LES ACTES DU COLLOQUE RÉGIONAL

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D É B A T O R G A N I S É P A R L A L I G U E C O N T R E L E C A N C E R D E S A L P E S - M A R I T I M E S DÉBAT PUBLIC ET RESTITUTION DES ETATS GÉNÉRAUX DE LA PRÉVENTION DES CANCERS* LES ACTES DU COLLOQUE RÉGIONAL —

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DÉBAT PUBLIC ET RESTITUTION DES ETATS GÉNÉRAUX DE LA PRÉVENTION DES CANCERS* D É B A T O R G A N I S É P A R L A L I G U E C O N T R E L E C A N C E R D E S A L P E S - M A R I T I M E S LES ACTES DU COLLOQUE RÉGIONAL — 03 02

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« Dans le cadre de la célébration du Centenaire de sa création, la Ligue contre le cancer a souhaité mettre l’accent sur la prévention des cancers.

En effet, depuis vingt ans, en particulier dans le cadre des Plans cancer qu’elle a impulsés, et compte tenu des progrès importants de la thérapeutique, la prise en charge et le soin des personnes atteintes de cancer ont connu des évolutions profondes et positives. Celles-ci ont conduit à une réduction de la mortalité pour certains cancers, à des gains conséquents d’espérance de vie, ainsi qu’à une meilleure qualité de vie des personnes malades et de leurs proches.

En revanche, alors qu’il est établi que 40 % des cancers pourraient être évités parce qu’ils sont dus à des facteurs de risque modifiables, et que les principaux facteurs de risque sont bien connus, peu a été fait jusque-là en matière de prévention. C’est pourquoi la Ligue contre le cancer a jugé que ce combat de la prévention était prioritaire dans la lutte contre le cancer. Elle a souhaité engager, avec de multiples partenaires et les citoyens impliqués, un vaste mouvement de réflexion et de propositions sur les enjeux d’une politique de prévention dans les années qui viennent.

Pour cela, la Ligue contre le cancer, avec le Conseil Economique, Social et Environnemental, et avec des partenaires institutionnels a organisé les 1ers États généraux de la prévention des Cancers.

L’objectif était de proposer un plan d’actions cohérent et ambitieux permettant de développer et d’intensifier la prévention des cancers. Nous avons la chance d’avoir ce matin avec nous le Professeur Franck CHAUVIN qui va nous présenter les grandes orientations issues des Etats généraux et qui feront … nous l’espérons tous … des lendemains meilleurs ». Professeur Maurice SCHNEIDER, Président de la Ligue contre le cancer des Alpes-Maritimes DISCOURS D’OUVERTURE «Il y a quelques années,alors que j’étais un jeune élu, j’avais la chance d’avoir des hommes et des femmes tels que vous pour m’expliquer ce qu’un homme politique,qui n’est pas un spécialiste de lasantépublique,devaitfairepouraccompagner touteslesgrandespolitiquesdesantépubliqueet notamment sur la dimension liée à la prévention.

L’action que la Ligue contre le cancer a conduite sur la scène nationale et relayée si bien ici avec le Professeur Maurice SCHNEIDER et l’ensemble des bénévoles, a commencé à porter ses fruits. Si la recherche a joué un rôle majeur dans ce mouvement,votre contribution a été essentielle. Les Niçois et l’ensemble des habitants de notre Région,vous expriment leur reconnaissance.Vos multiples campagnes ont permis à la prévention de faire un pas de géant.Votre combat contre les lobbys a été exemplaire. Vous n’avez cessé de dénoncer les mensonges criminels de l’industrie du tabac.Vos campagnes nationales ont permis d’ouvrir enfin les yeux sur la terrible réalité, de montrer que le cancer du poumon n’a jamais été une fatalité.

Combien de vies sauvées grâce à ces campagnes? C’est incalculable.

Votre combat se poursuit et nous continuerons de le mener ensemble. Le partenariat que nous avons noué depuis longtemps, mérite d’être montré en exemple. Nous soutenons activement votre action et en particulierdansledomainedel’accompagnement des malades, de l’annonce du diagnostic à la délicate période de réinsertion dans le monde du travail.C’est dans le domaine de la prévention que notre Ville a axé ses efforts. Pour prévenir et dépister le cancer du col de l’utérus notamment au moyen de la vaccination contre certaines infections ; pour aider au dépistage du cancer du sein et du cancer colo-rectal ; pour inciter à ne plus fumer dans les lieux publics (les plages sans tabac).La recherche,c’est l’autre grande priorité.

Pour le bien-être des 5 millions d’habitants du territoire, la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur soutient de nombreux projets menés par les acteurs de la santé, afin d’accroître la qualité des soins, lutter contre les inégalités et promouvoir la santé.Parmi les initiatives phares, la Région met l’accent sur le dépistage du cancer. En ce Centenaire de la Ligue, notre ville entend répondre aux préconisations nationales qui ont été faites aux Etats Généraux de la Prévention des Cancers. Je veux faire de Nice, la ville de référence en matière de prévention. Aussi, je souhaite amplifier la démocratie participative dans le champ de la santé et particulièrement de la prévention en donnant plus facilement la parole aux citoyens et aux talents du territoire.

D’ici quelques semaines,une messagerie«idée- santé » permettra à chacun de faire valoir son idée et son projet. De là, naîtront des pépites que je souhaite encourager, récompenser et propulser pour qu’elles agissent à nos côtés dans les politiques de prévention. Je veux renforcer fortement nos actions auprès des jeunes, acteurs clés du changement en créant avec vous des parcours éducatifs de santé. Vous pouvez compter sur nous afin d’être votre premier partenaire de cette préconisation issue des Etats Généraux. Enfin, je veux engager un Contrat Local de Santé qui intègrera les enjeux de prévention dès 2019 aux côtés de l’Agence Régionale de Santé et vous accompagner grâce à un appel à projets.

Depuis 100 ans la Ligue n’a cessé d’être une formidable force d’innovation. » Christian ESTROSI, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président délégué de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur 05 04

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2018 est une année anniversaire dont l’ambition est de rendre hommage à 100 ans de lutte contre le cancer, portée par nos quatre missions sociales : recherche, accompagnement des personnes malades et de leurs proches, mobilisation citoyenne et prévention mais aussi de créer un grand mouvement de solidarité autour de la lutte contre le cancer et de définir les perspectives de notre action pour les années à venir.

Les enjeux sont nombreux : développement de thérapies innovantes, lutte contre les facteurs de risque évitables, lutte contre l’exclusion et la précarisation dont sont encore souvent victimes les personnes malades, accompagnement au quotidien dans les parcours de soins et de vie, droit à l’oubli, mobilisation contre les prix exorbitants des médicaments innovants … Notre fondateur Justin GODART, né en 1871 à Lyon, et décoré de la médaille de Juste parmi les nations en 2004 à titre posthume, a initié ce vaste élan de solidarité qui fait encore aujourd’hui notre force. Aujourd’hui, et plus que jamais, la Ligue contre le cancer est l’acteur associatif majeur pour lutter sur tous les fronts de la maladie, première cause de mortalité en France.

Notre capacité à innover, à anticiper les combats à mener doit rester une force de la Ligue contre le cancer. LA LIGUE NATIONALE CONTRE LE CANCER Créée en 1918, la Ligue contre le cancer est une ONG et une association loi 1901 reconnue d’utilité publique reposant sur la générosité du public et sur l’engagement de ses bénévoles et salariés formés grâce à une école de formation agréée pour répondre aux besoins des personnes concernées par le cancer. Notre Fédération, composée de 103 Comités départementaux présents sur tout le territoire national, est apolitique et indépendante financièrement.

Elle est le premier acteur associatif de lutte contre le cancer en France.

Véronique BILLAUD, Directrice Générale par intérim Agence Régionale de Santé PACA « 40 % des cancers sont évitables. Si les principaux facteurs de risque sont sans surprise l’alcool et le tabac derrière l’alimentation, la pollution est un certain nombre de facteurs inconnus liés à l’environnement occupent une place croissante.Ilsfontdésormaispartiedesgrandespréoccupationsdelapopulation. Dans les 11 propositions de la Ligue,j’en ai retenu une : intégrer la prévention des cancers dans toutes les politiques publiques aux différents niveaux territoriaux.La smart city que vous êtes en train de développer sur la métropole Nice Côte d’Azur va permettre une connaissance précise de la qualité de l’air,grâce au monitoring individuel, rendu possible avec la création d’applications telles que MUSE.

Les nouvelles technologies, la prise de conscience des différents niveaux politiques et l’implication de tous les partenaires permet de mener des politiques de santé publique dans ce sens et au bénéfice de la population. Quoi qu’on en dise le lien entre cancer et environnement semble aujourd’hui mal évalué ou difficilement quantifiable.La loi de modernisation du système de santé promulguée en janvier 2016 a introduit un concept particulièrement important dans le domaine de la santé : le concept d’exposome qui permet d’avoir une vision intégratrice de notre santé et qui prend en compte toutes les expositions auxquelles un individu est soumis au cours de sa vie.

C’est pourquoi si nous souhaitons agir sur la santé de chacun et prévenir l’apparition de nouveaux cancers,nous devons faire porter tous nos efforts sur la recherche et la prévention des risques liés à l’environnement. Le troisième Plan Régional Santé Environnement piloté par la Région,le Préfet et l’ARS s’est lancé deux défis majeurs pour les 5 années à venir : préserver la qualité de l’air et améliorer la qualité de notre alimentation.» 07 06

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LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA PRÉVENTION « Jamais la Ligue contre le cancer n’a si bien porté son nom. Quand Justin GODART a baptisé ainsi la Ligue – et non pas association - il avait cette vision que la lutte contre le cancer allait être l’enjeu du siècle.

Il y a 100 ans, Justin GODART a créé une Ligue Franco-Anglo- Américaine. D’emblée il a eu le pressentiment que ce problème de cancer ne pouvait être résolu que si nous nous y mettions tous ensemble.

Quand nous avons réfléchi au Centenaire de la Ligue, nous nous sommes rappelés le rôle fondamental qu’elle a joué dans l’organisation des soins et la prise en charge suite aux Etats Généraux des malades de 1998. On s’est dit que l’enjeu c’était de faire la même chose pour la prévention, que la Ligue soit porteuse de propositions et qu’on fasse bouger enfin les choses dans notre pays. Il se trouve que la Ligue a été rattrapée par l’histoire politique : la santé et la prévention se sont invités dans la campagne électorale pour la présidentielle de 2017. La prévention est devenue l’axe principal de la politique de santé du Président de la République.

Pourquoi la prévention aurait-elle une telle importance dans les années à venir ? La France est le seul pays d’Europe dont la population va continuer à augmenter. Mais cela ne va se faire qu’avec des personnes de plus de 65 ans : l’augmentation de la population est due à son vieillissement. Du point de vue épidémiologique, le cancer est donc un paramètre à prendre en compte : on sait que le nombre de cancers va augmenter de manière importante dans les années qui viennent. On se rend compte que la mortalité diminue, que notre risque individuel de décéder d’un cancer diminue, en revanche, notre risque d’avoir un cancer augmente.

La France est le 3e pays parmi les pays de l’OCDE, en termes de budget consacré à la santé. Le problème c’est que les dépenses de santé sont consacrées au soin et très peu à la prévention. Or les conséquences apparaissent clairement : nous sommes le plus mauvais élève en termes de mortalité prématurée évitable (avant 65 ans). La France est le pays dans lequel les inégalités sociales de santé sont les plus marquées. Un exemple : entre les 5 % de la population les plus défavorisés et les 5 % les plus favorisés, il y a 13 ans d’espérance de vie en bonne santé de différence. Dans ce contexte qui nous est propre, nous devons garder à l’esprit un chiffre : 40 % des cancers sont évitables.

On annonce 1000 cancers par jour en France. Or on pourrait passer à « simplement » 600 si on supprimait un certain nombre de facteurs de risques, si on changeait nos habitudes, si on modifiait notre environnement, si on agissait… C’est assez simple, encore faut-il y arriver. Le Centre International de Recherche sur le Cancer arrive même à connaître le nombre de décès ou de cancers qui pourraient être évités si on supprimait chacun de ces facteurs de risque.

En France, le tabac a un tel poids qu’on se demande comment on n’arrive pas à convaincre nos concitoyens de diminuer leur consommation de tabac. Alcool, alimentation, surpoids et obésité, infections, expositions professionnels... autant de facteurs de risque parfaitement connus, alors comment se fait- il qu’on n’arrive pas à modifier un certain nombre de nos habitudes ? La Ligue s’est voulue être le catalyseur de ce que pense la société sur la prévention. C’est pour cela que nous avons élaboré un grand plan de prévention des cancers. » Professeur Franck CHAUVIN, Président du Haut Conseil de la Santé Publique, Vice-président de la Ligue nationale contre le cancer 09 08

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LES 1ERS ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA PRÉVENTION DES CANCERS 21 NOVEMBRE 2018 Le Professeur Franck CHAUVIN,s’est chargé de restituerles1ersEtatsGénérauxdelaPrévention des Cancers. 11 grandes propositions qui sont le fruit d’une concertation avec différents acteurs : médecins, scientifiques, experts, élus mais aussi et surtout des citoyens. Car la clé se trouve probablement entre les mains de la société civile, de tous ceux qui sont un jour confrontés à la maladie, qui connaissent le parcours et les problématiques qui se posent aux malades et à leurs proches.

Les Etats généraux des malades en 1998 avaient constitué un véritable électrochoc et ont fait bouger les lignes. La Ligue poursuit sa mission et se veut catalyseur de ce que la société pense pouvoir – devoir - réaliser en termes de prévention, clef de voûte de la lutte contre le cancer.

Au cours de l’année 2018, dix ateliers forts d’une cinquantaine de participants se sont réunis à trois reprises. Deux consultations du public ont également été menées via internet. Les plus jeunes ont aussi apporté leur pierre à l’édifice. Au total, plus d’un millier de personnes a exprimé ses convictions, ses intuitions pour que dans quelques années, on ne puisse plus parler qu’au passé du chiffre de 40 % de cancers évitables. Mais pour cela, il faut agir.

EN PARTENARIAT AVEC 13 12

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LES PROPOSITIONS PROPOSITION N°1 — Renforcer l’implication des citoyens dans les politiques de prévention et la promotion de la santé ; étendre la démocratie en santé au champ de la prévention à tous les échelons.

DEMOCRATIE PARTICIPATIVE On ne fera pas de prévention sans les citoyens. Cette mobilisation participative est essentielle si on veut faire bouger les lignes. PROPOSITION N°2 — Créer un dispositif d’information numérique national de référence visant à informer et à sensibiliser les individus et les populations à l’exposition aux risques.

INFORMATION Les ateliers ont fait ressortir un sentiment global de manque d’information quant aux risques encourus. Les participants expliquent avoir l’impression de connaître théoriquement les facteurs de risques mais ont du mal à en mesurer les conséquences en pratique. Il apparaît donc nécessaire de proposer un dispositif de référence que les citoyens pourraient consulter. L’information y sera claire et exhaustive, une place y sera faite à la lutte contre les fake-news mais aussi aux réseaux sociaux. L’objectif est que chacun puisse se faire une idée précise des risques qu’il encourt.

PROPOSITION N°3 — Promouvoir, dès le plus jeune âge et tout au long de la scolarité, les comportements favorables à la santé ÉDUCATION À LA SANTÉ Tout se joue dès l’enfance : c’est très jeune que l’on peut prendre de bonnes habitudes et adopter des comportements favorables à la santé.

Former les nouvelles générations commence donc dès l’école avec, pourquoi pas, des programmes éducatifs en santé adaptés à leur âge. PROPOSITION N°4 — Permettre à chacun de connaître les facteurs de risque auxquels il a été exposé tout au long de sa vie EXPOSOME Il apparaît que les citoyens ne savent pas à quels risques et quand ils ont été exposés. Or pour pouvoir mener des actions de prévention, il est impératif que chacun sache pertinemment sur quels leviers il doit agir en fonction de sa propre situation. C’est la notion d’exposome : la compilation de l’ensemble des facteurs environnementaux à risque.

PROPOSITION N°5 — Réduire les inégalités d’accès à la prévention ÉGALITÉ On sait qu’il existe des inégalités sociales or il existe malgré tout une égalité dans l’accès aux soins. Pour autant, c’est en amont, au niveau de l’accès à la prévention, au dépistage et à la lutte contre les facteurs de risque que le bât blesse. C’est pourtant à ce niveau que l’on pourrait obtenir des résultats significatifs. PROPOSITION N°6 — Professionnaliser et reconnaître les acteurs de la prévention IDENTIFICATION Force est de constater qu’en France, le système de soins est sécurisé, en revanche, les acteurs de la prévention sont globalement dans une logique beaucoup plus précaire.

Il s’agit souvent de représentants du monde associatif. Stabiliser le travail et le champ d’action de tous ceux qui travaillent dans le champ de la prévention permettrait de gagner en efficacité.

PROPOSITION N°7 — Intégrer un volet prévention des cancers dans toutes les politiques publiques, aux différents niveaux territoriaux POLITIQUES PUBLIQUES La prévention est indéniablement l’affaire de tous et de toutes les politiques publiques. Il n’y a pas de plus grand souci pour un Etat que de s’occuper de la santé de ses concitoyens, elle doit donc être au coeur de tous les projets menés. PROPOSITION N°8 — Créer un cadre réglementaire favorable à la prévention et permettant d’aller vers une dénormalisation des principaux facteurs de risque et des causes de cancers que sont l’alcool et le tabac STOP TABAC ET ALCOOL Alcoolettabacsontpartout,leurconsommation très largement répandue.

Pourtant leur limitation aurait des effets immédiatement positifs. Il y a finalement une ambivalence entre modifier les comportements en créant un environnement favorable, c’est l’incitation, et les décourager via des mécanismes type taxation.

PROPOSITION N°9 — Renforcer la recherche sur les déterminants des risques de cancers RECHERCHE Pour mener des politiques de prévention efficaces, il faut pouvoir s’appuyer sur des données fiables et vérifiées. La recherche doit être au coeur des préoccupations et doit servir de base à la lutte contre le cancer. PROPOSITION N°10 — Développer une politique ambitieuse de lutte contre les cancers viro-induits VACCINATION La Ligue contre le cancer milite pour une facilité d’accès à la vaccination lorsqu’on sait qu’elle peut limiter les risques de cancers, notamment les papillomavirus et hépatites virales, et des consultations de prévention.

PROPOSITION N°11 — Prévenir les conséquences néfastes de l’après-cancer liées à des expositions aux facteurs de risque APRÈS-CANCER Il ne faut pas oublier les patients et mettre en place un dispositif dans les établissements de soins pour informer sur les expositions aux facteurs de risque pouvant engendrer un second cancer et apprendre à mieux repérer les cancers d’origine professionnels. POUR PLUS D’INFORMATIONS, VEUILLEZ TÉLÉCHARGER LA SYNTHÈSE DES EGPC SUR WWW.ONENDISCUTE.ORG ZOOM — Si les progrès en termes de traitements ont été considérables ces dernières années, la prévention est restée le parent pauvre de la lutte contre le cancer.

Il est devenu urgent de modifier en profondeur nos habitudes pour en finir avec ce chiffre insupportable de 40 % de cancers évitables aujourd’hui en France. 15 14

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1 COMITÉ, 1 ÉCOLE SI J’ÉTAIS La vérité sort de la bouche des enfants. Et bien donnons-leur la parole. La Ligue contre le cancer a souhaité associer les jeunes aux Etats Généraux de la Prévention des Cancers. Parce qu’eux aussi ont des idées, parce qu’eux aussi se sentent concernés par l’avenir de la planète et de leur santé. Chaque Comité Départemental de la Ligue est allé à la rencontre d’adolescents de 9 à 14 ans pour recueillir leur perception sur les facteurs de risques de cancers et leurs propositions d’actions à mettre en œuvre pour éviter ces risques et construire une démarche de promotion de la santé.

Au total, ce sont 3100 élèves qui ont contribué aux propositions pour améliorer la prévention des cancers de demain. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils fourmillent de bonnes idées. Le message essentiel : « ADULTES, MONTREZ-NOUS L’EXEMPLE » ! Le Comité des Alpes-Maritimes de la Ligue contre le cancer a mené cette opération en partenariat avec le Conseil Départemental des Jeunes sous le Haut Patronage de Charles Ange GINESY, Président du Département des Alpes-Maritimes. Sigrid BARRACHIN, Chargée de prévention à la Ligue contre le cancer des Alpes-Maritimes, explique la démarche adoptée par le Comité : « Il nous a semblé pertinent de donner la parole à ces jeunes qui représentent l’ensemble du département et qui sont engagés dans des démarches de citoyenneté.

Ils avaient envie de participer à l’élan national autour de la prévention des cancers. Afin de rendre ce projet ludique et interactif, nous avons fait appel à une compagnie de théâtre forum. Deux saynètes reprenant la vie quotidienne des jeunes ont été proposées : l’une sur l’activité physique et l’autre sur le tabac, suivi d’un débat collectif ».

POUR VISIONNER LE FILM RÉALISÉ AVEC LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL DES JEUNES, RENDEZ-VOUS SUR LE SITE INTERNET : WWW.ONENDISCUTE.ORG POUR DÉCOUVRIR L’ENSEMBLE DES PROPOSITIONS DES ENFANTS, RENDEZ-VOUS SUR LE SITE INTERNET : WWW.LIG-UP.NET J’apprendrais aux personnes à utiliser les applications santé comme celles qui donnent la composition de produits alimentaires. Je mettrais des vélos et des trottinettes en libre-service et je construirais plus de pistes cyclables. Je rendrais les tickets gratuits pour les bus et les trains afin de réduire la pollution. Je diminuerais les publicités contre la malbouffe et mettrais en avant tous les slogans pour le sport et manger plus sainement.

J’essayerais de baisser les prix des fruits et légumes bios. Je ferais construire des espaces verts et des espaces sportifs dans les établissements scolaires ouverts à tous pendant les temps de pause. J’élargirais les espaces sans tabac en France pour qu’il y ait moins de fumeur. Je ferais en sorte de sensibiliser dès le plus jeune âge afin qu’il soit au courant des dangers de la cigarette. A l’école je ferais des vaccins gratuits en allant demander à l’infirmière ou en créant une alarme vaccin qui signifierait que toutes les classes doivent se rendre à l’infirmerie pour se faire vacciner.

Je mettrais un jour par mois où on n’utilise pas les véhicules. Je ferais une école pour les parents pour les aider à protéger leurs enfants. Gérard VAN DEN BULCKE, Directeur de la Ligue contre le cancer 06 Sigrid BARRACHIN, Chargée de prévention de la Ligue contre le cancer 06 17 16

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DÉBAT Nancy CATTAN, Journaliste médicale La qualité de l’air (intérieur et extérieur) et les perturbateurs endocriniens ont été au cœur du débat : QUELS IMPACTS SUR NOTRE SANTÉ ? ET QUELS « AGIR(S) POSSIBLE(S) » ? Débat animé par Nancy CATTAN, Journaliste médicale 19 18

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DISCOURS 1. Emmanuel RICARD, Délégué à la Prévention à la Ligue nationale contre le cancer 2. Muriel ANDRIEU-SEMMEL, Responsable du Département Sante Environnement de l’Agence Régionale de Santé PACA 3. Professeur Véronique PAQUIS-FLUCKLINGER Adjointe au Maire de Nice, Déléguée à L’Ecologie, la Recherche et l’Université, Conseillère Métropolitaine Présidente de la Commission Environnement, Enseignement Supérieur et Recherche 2.

3. 1. MURIEL ANDRIEU-SEMMEL, Responsable du Département Sante Environnement de l’Agence Régionale de Santé PACA « Bienvenue au pays de l’invisible : le problème des questions environnementales, c’est le problème de leur perception. On ne les voit pas, on ne les sent pas pourtant les pollutions sont là et ont un réel impact sur notre santé. Dans ce domaine, force est de constater que si l’on n’amène pas de propositions concrètes alors on ne nous écoute pas. Il faut que l’on puisse opérer des choix – les bons – pour construire un environnement qui nous soit le plus protecteur possible.

Mais cela engendre bien des interrogations : qui pour s’occuper du bien commun alors qu’on vit dans une société individualiste ? Comment préserver la mobilité des citoyens ? Nous parlons de la pollution extérieure mais le tableau n’est guère plus rassurant à l’intérieur.

Dans les propositions formulées lors des Etats Généraux de la Prévention des Cancers en figure une majeure : donner l’accès à l’information à l’ensemble du public. Il est primordial que chacun ait une parfaite connaissance de ce qu’il y a dans son environnement en termes de facteurs de risques. Et ce travail d’information commence dès l’école. Les enfants font déjà la relation entre exposition environnementale et risque de maladie. Cela doit se poursuivre tout au long de la vie afin que chacun sache à quels produits il a été exposé au cours de son parcours professionnel. » «Laresponsabilitéterritorialesurlessujetsenvironnementaux est indéniable.

La visite du Maire de Nice Christian ESTROSI, accompagné de plusieurs adjoints,témoigne de l’importance accordée à ces sujets par le conseil municipal.Les collectivités territoriales ont des moyens d’agir, j’en veux pour preuve trois exemples. L’ouverture de la ligne 2 du tramway de l’aéroport au port permettra de diminuer le nombre de voitures et de bus qui transitent par l’avenue de la Californie et la Promenade des Anglais. Dans le même temps, la ville de Nice va s’équiper de véhicules électriques. Autant d’actions qui auront un impact positif sur la qualité de l’air en ville. Le deuxième exemple, c’est celui des plastiques.

Le dernier Conseil Métropolitain a fait un vote fort et symbolique : désormais tous les plastiques seront bannis des cantines scolaires. C’est fondamental du point de vue notamment de la pollution marine parce que des études ont montré que si nous continuons à ce rythme, en 2025, il y aurait une tonne de plastique pour trois tonnes de poissons en Méditerranée. Troisième et dernier exemple : les pesticides. En 2008 à l’arrivée de Christian ESTROSI a été décidé le zéro pesticide, précédant même la législation. L’idée va être suivie au niveau de la Métropole : les 49 communes qui la composent vont s’engager à leur tour dans le zéro phyto.

Il s’agit maintenant de convaincre les citoyens de devenir à leur tour acteurs de l’environnement. » « L’Observatoire Régional de la Santé PACA a établi un Baromètre Santé Environnement afin de connaître les préoccupations des habitants. On remarque que 71 % de la population en PACA se déclare très sensible à l’environnement. Les deux grands sujets de préoccupations sont la qualité de l’air (91 % de la population PACA) et les pesticides (93%). En termes de perception des risques pour sa santé, 3 habitants sur 4 craignent de développer un problème de santé lié à leur environnement, et 44 % s’inquiètent du risque de développer un cancer lié à l’environnement.

Il y a une réelle prise de conscience citoyenne : la population a le sentiment de pouvoir agir à titre individuel (sur la pollution, l’alimentation, etc.) Pour preuve, 60 % des personnes considèrent qu’ils sont les premiers à devoir agir en matière de lutte contre la pollution de l’air alors qu’auparavant ils reportaient la charge de la responsabilité sur l’État. L’ARS, avec le Préfet et la Région PACA, pilote le Plan Santé Environnement qui aborde 9 thématiques au total parmi lesquelles la qualité de l’air et de l’eau, les déchets, les risques émergents et le changement climatique, l’urbanisme et la santé, etc.

Nous en sommes au 3e Plan Régional Santé Environnement. Le premier a servi à constituer un réseau. Le deuxième a financé des initiatives locales. Aujourd’hui, nous nous employons à mobiliser les collectivités territoriales pour que l’enjeu de santé public soit intégré dans les politiques de santé sectorielles. » EMMANUEL RICARD, Délégué à la Prévention à la Ligue nationale contre le cancer PROFESSEUR VÉRONIQUE PAQUIS-FLUCKLINGER Adjointe au Maire de Nice, Déléguée à L’Ecologie, la Recherche et l’Université, Conseillère Métropolitaine Présidente de la Commission Environnement, Enseignement Supérieur et Recherche 23 22

LA QUALITÉ Jacques ARASZKIEWIEZ Directeur de l’unité de recherche émergente Institut Méditerranéen du risque, de l’environnement et du développement durable. Dr. Michel POUDENX Oncologue et pneumologue au Centre Antoine Lacassagne et au CHU de Nice. Nancy CATTAN Journaliste Médicale ; Patricia ROQUES Enseignant Chercheur, spécialiste des questions de la consommation d’énergie à l’Université Nice Sophia Antipolis ; Dominique ROBIN Directeur Général d’Atmo Sud, A chaque inspiration, c’est un demi-litre d’air qui pénètre dans vos poumons, soit 400 litres par heures et plus de 4000 m3 par an. Les alvéoles pulmonaires représentent une surface d’échange de 100 m² par laquelle transitent tout ce qui constitue l’air, y compris les polluants.

Et plus ils sont fins, plus loin dans les alvéoles ils iront. Ces dernières années, la pollution aux particules fines et ultra- fines a explosé. Avec elle, le nombre de pathologies pulmonaires, y compris les cancers.

LE CONSTAT EST SANS APPEL : à tabagisme égal, les études prouvent que les personnes soumises à des niveaux de pollution plus élevés ont plus de cancers. Il y a par ailleurs un effet cumulatif entre tabac et pollution. Les fumeurs habitant donc dans des zones très exposées à la pollution sont réellement en danger. Non, le cancer du poumon ne concerne pas que les fumeurs. LA POLLUTION EXTÉRIEURE, 25 24

LES FILTRES À PARTICULES DES VOITURES FILTRENT TOUTES LES PARTICULES ? NON, UNE PARTIE DES POLLUANTS SONT REJETÉS DANS L’AIR. LE TABAC TUE.Le message est clair et bien connu du grand public.

Pour autant, difficile de lui faire abandonner la cigarette. Ce que l’on sait moins, c’est qu’un certain nombre de cancers du poumon ne lui sont pas imputables. Sur 100 hommes souffrant d’un cancer du poumon chez l’homme, 3 sont des non-fumeurs. Chez la femme, 25 % des patientes atteintes d’un cancer du poumon ne fument pas. On ignore précisément la raison, les hypothèses sont multiples : tabagisme passif, pollution, imprégnation hormonales. Les particules ultra-fines sont un ennemi redoutable. Elles sont capables de franchir la barrière placentaire. Donc même le fœtus est exposé. Des recherches ont mis en évidence qu’on retrouvait leur trace… dans le cerveau.

Extrêmement volatiles, elles peuvent utiliser les pollens comme moyen de locomotion et aggraver d’autant plus les problèmes respiratoires. On se croit protégé à l’abri du cocon de son domicile.On passe en moyenne 85 % de notre temps à l’intérieur des bâtiments. On s’y sent bien… et pourtant c’est pire !

POURQUOI ? C’est simple : l’air intérieur peut être bien plus mauvais que l’air extérieur en fonction des caractéristiques physiques du logement. Les revêtements, les matériaux utilisés peuvent diffuser les polluants. C’est facile : ce sont ces odeurs qui vous sautent aux narines lorsque vous faites de la peinture, que vous montez un meuble en kit tout neuf. Ce parfum chimique est le révélateur de toutes les particules que vous inhalez, pendant des mois voire des années après avoir refait votre cuisine ou installé la chambre de bébé. Des solutions, il y en a. Les industriels proposent de plus en plus des produits plus respectueux de l’environnement et de la santé avec des gammes estampillées vertes.

Ils sont un peu plus cher mais la dépense est largement justifiée par des raisons de santé. En revanche, les spécialistes mettent en garde les recettes de grand- mères du type mettre des plantes pour absorber la pollution intérieure, ça ne sert pas à grand-chose. Méfiance aussi à l’égard des huiles essentielles qui, si elles bénéficient d’une bonne image de marque, peuvent être allergènes. D’ailleurs elles sont totalement prohibées pendant la grossesse. TABAC ET CANCER DU POUMON LA POLLUTION DE L’AIR INTÉRIEUR 27 26

COMMENT SE PROTÉGER ? PRIVILÉGIER DES MATÉRIAUX « BIO » DOIT-ON QUAND MÊME FAIRE DU SPORT SI L’AIR EST POLLUÉ ? OUI, L’ACTIVITÉ PHYSIQUE RESTE INDISPENSABLE. Autre gros problème, la précarité énergétique. On estime que 7,5 millions de personnes en France chauffent peu ou mal faute d’isolation satisfaisante avec tous les risques liés à l’inhalation de monoxyde de carbone que cela implique. Orsioninvestissaituneurodanslelogement,onéconomiserait 0,42 euros pour la santé.

Pollution extérieure, pollution intérieure, du coup que doit-on faire : ouvrir ou fermer les fenêtres ? Et bien même si l’air extérieur est vicié celui de votre domicile l’est aussi mais surtout il a besoin d’être renouvelé.Alors il est conseillé d’aérer régulièrement sa maison, son appartement, son bureau.

Le mieux étant de le faire en dehors des pics de pollution, tôt le matin par exemple et en soirée, une fois que le flux de la circulation automobile est passé.

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ZOOM — La pollution atmosphérique est un facteur de risque indéniable dans la problématique du cancer. Air extérieur, air intérieur : où que l’on soit, on respire des particules fines, et ultra-fines nocives. Pourtant, il est possible d’adapter ses comportements : en évitant de sortir lors des pics de pollution, en adoptant des matériaux plus sains pour son domicile, en limitant l’utilisation de la voiture. Jacques ARASZKIEWIEZ pilote un projet d’application baptisée MUSE pour Monitoring Urbain Santé Environnement. Elle a vocation à vous donner des informations sur la qualité de l’air pour mieux adapter ses activités.

Par exemple, lorsqu’une personne veut sortir pour faire du sport, un footing par exemple. Elle pourra consulter l’application qui lui conseillera de courir plus tard dans la journée lorsqu’il y aura moins de gaz d’échappement dans l’air. MUSE est encore en phase expérimentale : des données sont collectées pour étoffer la base de données et affiner le programme. Une bonne manière de modifier la relation des citoyens avec l’environnement. Parce que lorsque l’on sait, on peut agir et adapter ses comportements. MUSE, UN OUTIL QUAND AÉRER SON LOGEMENT ? TÔT LE MATIN ET TARD LE SOIR. Une étude a été réalisée dans l’école : on a mesuré le taux de dioxyde de carbone dans une salle de classe, occupée par des élèves de primaire.

Elle révèle qu’en 15 minutes les salles qui ne sont pas aérées sont saturées, la conséquence : ça endort ! Les enfants peinent à se concentrer et donc à suivre la leçon. Il en va de même pour les adultes dans les lieux confinés.

Comme le résume bien le Dr Michel POUDENX : «dans ses poumons, il faut mettre de l’air et rien d’autre». Et donc se donner les moyens d’y mettre l’air le moins vicié possible. 31 30

LES PERTURBATEURS Dr. Claire GAGLIOLO Docteur en Pharmacie- Cosmétologue. Nancy CATTAN Journaliste Médicale. Pr Patrick FENICHEL PU - PH ENdocrinologie- Gynécologie et Reproduction CHU Nice Chercheur universitaire Inserm U1065 / C3M CHU de Nice Gilles NALBONE Directeur de recherche émérite Inserm, Correspondant Marseille Réseau Environnement Santé Les perturbateurs endocriniens sont des molécules capables de perturber le fonctionnement hormonal et d’induire des maladies.Problème,ils sont partout.On relève plusieurs piliers essentiels pour caractériser ces perturbateurs endocriniens.

D’abord, l’effet dose : il s’agit de molécules capables d’agir à très faible dose voire d’agir plus fortement lorsqu’elles sont à faible dose. On change donc totalement de paradigme en termes de toxicologie où classiquement la dangerosité est corrélée à la quantité. Ensuite, on trouve un effet cocktail. Les données scientifiques ont démontré qu’une molécule seule ou en mélange ne va pas se comporter de la même manière. C’est-à-dire que certaines molécules, seules, ne présentent pas de danger. En revanche, si elles sont associées à d’autres, même dans des doses infinitésimales,elles deviennent explosives.De ce fait,cela fait voler en éclats la notion de dose en dessous de laquelle on est protégé.

Enfin, il y a la période d’exposition. Grâce aux progrès de l’épigénétique, on sait qu’il y a un lien entre l’environnement et l’expression des gênes : des molécules, des polluants, des stress peuvent modifier le génome du fœtus et programmer plus tard des pathologies.Il existe une série d’exemples.Parmi eux, il a été démontré que les filles dont les mères avaient été exposées au DDT (le dichlorodiphényltrichloroéthane, un produit chimique organochloré utilisé alors dans des insecticides) dans les années 1960 ont 3,7 fois plus de risques de développer un cancer du sein.

Autre exemple, une étude menée à au CHU de Nice L’Archet a révélé que 80 % du lait maternel et 90 % du sang de cordon des femmes qui venaient d’accoucher présentaient des traces de DDT pourtant interdit depuis 40 ans.

L’explication est simple : certaines classes de polluants organiques persistants s’accumulent dans les graisses. Les tissus adipeux se comportent presque comme une éponge à polluants. Or pendant la grossesse, la future mère libère des acides gras. Il y a aussi le cas du distilbène,un médicament prescrit pendant une vingtaine d’années aux femmes enceintes pour éviter les fausses couches. Sauf qu’on a suivi des cohortes de fillettes exposées in utero à la molécule et qui ont développé des malformations de l’utérus, elles présentaient également un risque de cancer du sein trois fois plus élevés que les autres.

Les hommes sont aussi concernés puisque l’exposition aux polluants chimiques in utero peut modifier les cellules germinales et les transmettre à la descendance. Concernant le cancer du testicule, qui est le cancer le plus fréquent chez l’homme jeune (entre 15 et 30 ans),on remarque qu’il est en augmentation de 2% par an. Or on sait qu’il se «prépare» in utero. Une étude suédoise a mis en évidence le fait que le taux de perturbateurs endocriniens dans le sang de ces patients n’est pas différent de celui du reste de la population. En revanche c’est dans le sang des mères qu’on a retrouvé une concentration de perturbateurs endocriniens cinq fois plus élevées.

Cela montre bien la problématique de l’exposition fœtale aux perturbateurs endocriniens. 33 32

QUELLES PRÉCAUTIONS LA FEMME ENCEINTE DOIT-ELLE PRENDRE ? LA FEMME ENCEINTE ET MÊME SI POSSIBLE TROIS MOIS AVANT LE DÉBUT DE LA GROSSESSE DOIT LIMITER AU MAXIMUM LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS, DONC UTILISER LE MOINS DE COSMETIQUES POSSIBLE ET MANGER BIO. LA CUISSON AU MICRO-ONDES EST-ELLE NOCIVE ? C’EST LE FAIT DE CHAUFFER LES ALIMENTS DANS DES RÉCIPIENTS EN PLASTIQUE QUI EST DANGEREUX CAR LA CHALEUR LIBÈRE LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS QUI VONT DONC SE DÉPOSER SUR LA NOURRITURE ENSUITE INGÉRÉE. PRIVILÉGIEZ LE VERRE OU LA PORCELAINE POUR RÉCHAUFFER AU MICRO-ONDES.

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Dentifrice, savon, gel douche, après-rasage, déodorant, eau de toilette...

en moyenne, nous nous s’appliquons 150 molécules différentes par jour sur le corps, que l’on soit un homme ou une femme. Pour savoir ce que contient tous les cosmétiques que nous utilisons, nous pouvons nous aider de la technologie. Clean Beauty est une application qui permet de savoir ce que contient nos tubes et pots. Le principe est simple : on photographie la liste des ingrédients, obligatoirement présente sur l’emballage et l’appli met en évidence tous les composants dangereux, ceux qui sont soumis à controverse, les allergènes. Une manière de savoir ce que contiennent vraiment nos cosmétiques.

Pour autant difficile de connaître précisément les risques encourus à cause du fameux effet cocktail. Si l’on utilise plusieurs produits à la fois, les différents perturbateurs endocriniens contenus dans chacun peuvent s’associer. CLEAN BEAUTY EST-CE QUE LA NICOTINE EST NOCIVE ? EN TANT QUE TELLE, NON, ELLE EST SEULEMENT ADDICTIVE. CE SONT LES PRODUITS DE LA COMBUSTION QUI ONT DES EFFETS DÉLÉTÈRES SUR LA SANTÉ. COMMENT SAVOIR SI LES COSMÉTIQUES SONT DANGEREUX ? L’APPLICATION CLEAN BEAUTY VOUS PERMET DE SAVOIR S’ILS CONTIENNENT DES PRODUITS DANGEREUX OU SOUMIS À CONTROVERSE. ZOOM — Les perturbateurs endocriniens sont des molécules capables de modifier le fonctionnement des hormones et par là-même d’engendrer des maladies.

Problème, on connaît encore mal leur mode d’action. Donc il est nécessaire d’appliquer un principe de précaution, surtout lors de la grossesse. Le lien est net entre l’exposition aux perturbateurs endocriniens pendant la période foetale et la survenue ultérieure chez le bébé de troubles métaboliques.

Tabac et perturbateurs endocriniens, des liaisons dangereuses. En effet, le principal véhicule des perturbateurs endocriniens c’est le tabac. Globalement, les particules fines et ultra-fines véhiculent beaucoup de ces perturbateurs endocriniens. La fumée de cigarette transporte avec elle beaucoup de polluants. D’où le risque en cas d’exposition passive aux volutes de fumées. Si le tabac est aussi néfaste et contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas la nicotine qu’il contient qui a une action délétère mais bien le gourdon, les gaz toxiques (monoxyde de carbone, oxyde d’azote, acide cyanhydrique, ammoniac) et autres métaux lourds (cadmium, plomb, chrome, mercure).

La nicotine ne joue un rôle que dans l’addiction. Le concentré de perturbateurs endocriniens qu’est la cigarette est un poison.

La cigarette électronique, même si on ne connaît pas encore parfaitement les risques encourus, est de manière certaine moins nocive que le tabac. Toutefois, elle ne devrait être utilisée que pour se sevrer et être ensuite complètement abandonnée. TABAC ET PERTURBATEURS ENDOCRINIENS 37 36

DISCOURS DE LES INTERVENANTS La quasi-totalité des risques sanitaires ont des liens plus ou moins étroits avec l’environnement. L’intérêt que le public et les pouvoirs publics leur portent vient en partie du fait qu’ils concernent toute la population et affectent le bien commun.

Pour autant, nous n’avons pas touslamêmeperceptiondurisqueparce qu’elle est déterminée par un mélange de connaissances, d’expériences, d’émotions et de valeurs propres à chacun. La nouveauté du risque et la peur qu’il véhicule peuvent modifier radicalement la perception que l’on en a. Or ce sont eux qui vont enclencher – ou non- la prise de décision. Le scandale du Distilbène dans les années 1970 a propulsé sur le devant de la scène la problématique des perturbateurs endocriniens. Il est essentiel d’étudier la perception du risque qu’ils représentent dans la populationafind’adapterlescampagnes de communication.

Car entrent également en ligne de compte les bénéfices qu’ils apportent,la plupart des perturbateurs endocriniens étant d’usage courant. Si les citoyens ne disposent pas d’éléments scientifiques relatives à la dangerosité des perturbateurs endocriniens alors ils ne pourront pas décider et agir en connaissance de cause. L’information est donc un préalable nécessaire et incontournable pour modifier un comportement à risque… mais sans garantie de succès (pour preuve la problématiquedutabac:unepartiedela population accepte de prendre le risque en sachant bien les dangers auxquels elle s’expose).

L’enjeu réside désormais dans la lutte contre les croyances sans réel fondement.

La prévention est plus que jamais au centre de toutes les attentions. Michel SETBON, Directeur de recherche émérite CNRS, Membre du Haut Conseil de la Santé Publique, Commission spécialisée « les risques liés à l’environnement » Professeur Franck CHAUVIN est oncologue médical et professeur de Santé Publique à l’Université de Saint- Etienne et à l’institut de cancérologie Lucien Neuwirth de Saint-Etienne.

Il a créé le centre Hygée, centre de prévention des cancers, plateforme du Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône- Alpes (CLARA) et l’institut de Prévention et de santé globale (PRESAGE) à Saint- Etienne pour développer la recherche en prévention.

Il est Président du Haut Conseil de la Santé Publique, instance d’expertise auprès du ministère de la santé. Il est Vice-président de la Ligue Nationale contre le Cancer depuis 2014. Patricia ROQUES Docteur en Sciences de gestion, enseignante-chercheur à l’Université Nice Sophia Antipolis. De formation initiale scientifique, ses responsabilités professionnelles ont porté sur des questions à forts enjeux relatives aux ressources, au changement climatique et à l’énergie qu’elle a abordée dans un premier temps en entreprise sur un plan stratégique et opérationnel, de la gestion de projets et programmes jusqu’au Comité de direction d’une ETI de 2200 salariés.

Membre du Collège des Directeurs du développement durable,elle a directement participé à la préparationduGrenelleEnvironnement. Sa recherche dans une unité mixte du CNRS et de l’Université Côte d’Azur, en lien avec des enjeux majeurs de politique publique et de territoires prend racine dans le défi de la transition énergétique. Ses enseignements s’inscrivent dans la compréhension globale du développement durable et de la responsabilité sociale des entreprises et organisations (RSE, RSO), et portent notamment sur l’innovation écologique,la stratégie,le management et le marketing.

Dominique ROBIN Aprèsunparcoursuniversitairespécialisé sur la chimie de l’environnement, dans les villes de Grenoble puis Marseille, Dominique Robin travaille depuis 1995 dans la surveillance de la qualité de l’air. Sa formation et ses compétences, l’ont mené à différents postes tout au long de ses 23 ans de carrière, et lui ont notamment permis de participer au développement de la surveillance de la qualité de l’air sur le Var et le Vaucluse. Fort de cette expérience, il devient responsable du service et des études scientifiques, avant d’accéder au poste de Directeur de la Fédération Atmo PACA en 2008.

Depuis 2012, il occupe le poste de Directeur d’AtmoSud qui est un organisme collégial d’intérêt général, agréé par le Ministère de l’Ecologie, en charge de la surveillance de la qualité de l’air. Cette structure a pour mission de surveiller et d’observer la qualité de l’air (mesures, modélisation, prévision, expertise…) d’informer et de sensibiliser la population, d’accompagner les acteurs et d’améliorer les connaissances. Aujourd’hui, cette association compte 60 personnes sur 3 sites actifs qui sont basés à Marseille, Martigues et Nice et génère un chiffre d’affaire de 6 millions d’euros.

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Docteur Michel POUDENX Michel Poudenx est un médecin spécialiste des Centres de Lutte contre le Cancer : Pneumologue Cancérologue Responsable de l’OncologieThoracique au Centre Antoine-Lacassagne et au CHU de Nice (service de Pneumologie) et Coordinateur de l’activité d’Oncologie Thoracique entre les deux établissements. Ses nombreuses formations l’ont conduit à prendre part à différents projets de recherches cliniques dans le Cancer Bronchique en tant qu’investigateur et investigateur- coordonnateur. Il est membre de plusieurs sociétés savantes comme l’Intergroupe Français de Cancérologie Thoracique ou encore du groupe « Bronche » de la Fédération Nationale des Centres de Lutte contre le cancer.

Enseignant dans plusieurs domaines médicaux, notamment à l’Ecole d’Infirmière du CHU de Nice en tant qu’enseignant de Pneumologie, il apparait et publie plus de 22 revues scientifiques et médicales entre 2001 et 2018. Gilles NALBONE Doctorat d’Etat es Sciences Physiques, Université de Nice, 1980. Directeur de Recherche Inserm émérite (retraité depuis 2010). Auteur d’une centaine de publications internationales indexées dans le domaine du métabolisme des lipides, de la nutrition et des mécanismes cellulaires et moléculaires inflammatoires de l’athérosclérose. Actuellement : représentant régional (Marseille) du Réseau Environnement Santé (Paris) dont l’objectif principal est d’éliminer à terme les perturbateurs endocriniens (PE).

Co-rapporteur du rapport ECOD émis par le Réseau Environnement Santé (120 pages) remis aux instances sanitaires sur l’impact des PE sur l’obésité. Co-organisateur du colloque consacré à ce rapport le 4 avril 2013 à l’Assemblée Nationale. Membre du Conseil Scientifique de l’Institut Ecocitoyen pour la Connaissance des Pollutions (Fos- sur-Mer). Membre de la cellule de la Communication scientifique de l’Inserm PACA. Intervenant dans le Master 2 Santé/Environnement module « pollutions » (Pr. D. Charpin) et Master 2 Pathologie Humaine module « Bases moléculaires, expérimentales et comportementales des maladies métaboliques à risque vasculaire » (Pr.

A. Dutour-Meyer) à Aix-Marseille Université.

Jacques ARASZKIEWIEZ A l’issue d’une thèse en sciences de l’information et de la communication soutenue en 1992 (L’Imagination du signe, de la fonction des signes dans les films et dans l’étude des films), Jacques Araszkiewiez a intégré le département Information-Communication de l’IUT Nice Côte d’Azur. Il a dirigé ce département a de nombreuses reprises et a porté avec Geoffroy Soutrelle (journaliste) le dossier pour l’ouverture (2003) puis la reconnaissance de l’Ecole de journalisme de Cannes (2013).

Au plan de la recherche,cet enseignant- chercheur a successivement travaillé au sein du laboratoire de Psychologie Expérimentale et Quantitative et consacré ses recherches aux questions de réception des images puis au sein du laboratoire Informations-Milieux- Médias-Médiations (I3M) dans lequel il a orienté ses recherches vers l’étude de l’organisation et la communication à Sophia Antipolis (publication de deux ouvrages : l’Héritage d’une utopie et (avec Paul Rasse et Céline Masoni- Lacroix) Réseaux d’innovation, Enjeux de la communication au sein d’une technopole, le cas de Sophia Antipolis.

Il a enfin contribué à la création en 2016 avec quelques collègues de l’URE // Transitions.

Docteur Claire GAGLIOLO Après avoir exercé plus de 15 ans dans l’industrie pharmaceutique, Claire GAGLIOLO Pharmacien industriel spécialisé en cosmétique, a franchi le pas en 2005 et s’est lancée en cosmétique pour ne plus évoluer que dans ce milieu dont elle est passionnée. Pharmacien-Cosmétologue donc, mais aussi Esthéticienne-Cosméticienne, elle travaille à la recherche et au développement d’actifs et de soins cosmétiques ultra Clean. Elle est aussi chargée de formation à l’Institut de Formation Santé à Saint Laurent du var pour la Qualification Professionnelle en Dermo-Cosmétique des Pharmaciens d’officine et de leurs préparateurs en pharmacie.

Désireuse d’apporter une information simple, claire et fiable sur les ingrédients utilisés en cosmétique, elle crée, en février 2017, CLEAN BEAUTY, la première et seule appli mobile universelle qui permet, grâce à une simple photo de la liste des composants sur le packaging, d’identifier les ingrédients controversés dans tous les cosmétiques sur la base de la bibliographie scientifique la plus récente. Professeur Patrick FENICHEL PU-PH endocrinologie-gynécologie et reproduction CHU de Nice, chercheur universitaire Inserm U1065/C3M CHU de Nice Professeur des Universités/Praticien Hospitalier/ Chercheur INSERM C3M U1065 Université de Nice Chef du Service d’Endocrinologie, Diabétologie, Gynécologie et Reproduction 2000 – 2016 Consultant Service d’Endocrinologie, Diabétologie, Gynécologie et Reproduction Directeur équipe C3M /INSERM: Environnement, Reproduction et cancers Hormono-dépendants 2004- 2012 Responsable D.U.

Médecine Environnementale UNSA Coordonnateur du projet HERACLES de l’IDEX UCAJEDI Professeur associé à l’Université de Chiba Japon Michel SETBON Directeur de recherche émérite CNRS est membre du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), Commission Spécialisée Risques liés à l’environnement (CSRE). Il a été responsable du Centre Interdisciplinaire sur le Risque et sa Régulation (CIRR) à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) France de 2008 à 2012 Sociologue de la santé, PhD, les principaux travaux de recherche de Michel Setbon portent sur les maladies infectieuses émergentes, les risques et la sécurité sanitaire, ainsi que sur les processus de décision organisés en réponseàcesrisques.Sesrécentstravaux visent à identifier les déterminants de la perception du risque et leurs relations avec les comportements adoptés par les populations exposées à une nouvelle menace, ainsi que son impact, tant sur les réponses publiques que sur leur mise en œuvre.

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QUALITÉ DE L’AIR INTÉRIEUR ET EXTÉRIEUR GÉNÉRALITÉS Organisation mondiale de la santé (OMS) - Pollution de l’air https://www.who.int/topics/air_pollution/fr/ Ministère des solidarités et de la santé – Qualité de l’air intérieur et Air extérieur http://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/batiments/ article/qualite-de-l-air-interieur https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/air- exterieur/ Ministère de la Transition écologique et solidaire - Air https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/politiques/air Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités - Bâtiment et santé http://www.cohesion-territoires.gouv.fr/batiment-et-sante Santé publique France - Air et santé http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/ Environnement-et-sante/Air-et-sante Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) - Qualité de l’air intérieur et qualité de l’air extérieur (ambiant) https://www.anses.fr/fr/content/qualité-de-l’air-intérieur https://www.anses.fr/fr/content/qualité-de-l’air-extérieur Association pour la prévention de la pollution atmosphérique (APPA) http://www.appa.asso.fr/national/Pages/page.php Projet Nesting http://www.projetnesting.fr/ Femmes enceintes environnement et santé (FEES) http://www.projetfees.fr/ EN RÉGION SUD PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur– Air https://www.paca.ars.sante.fr/air-1 Plan régional santé environnement Provence-Alpes-Côte d’Azur (PRSE PACA) Air http://prsepaca.fr/wordpress/air/ AtmoSud https://www.atmosud.org/ Projet Monitoring urbain santé environnement (MUSE) http://www.projet-muse.com/ « Quand maman respire, bébé aussi ! » 3 Webinaires réalisés par le Cres http://www.cres-paca.org/a/399/quand-maman-respire-bebe-aussi-/ « Qualité de l’air intérieur et santé : comment en parler à vos patients ? »Webinaire réalisé par le Cres http://www.cres-paca.org/a/569/qualite-de-l-air-interieur-et-sante- des-reunions-en-ligne-pour-les-professionnels-de-sante/ Fil-à-Fil N° 22 – Septembre 2018 – Habitat et santé - 2ème partie : Qualité de l’air intérieur Fil-à-Fil N° 20 – Décembre 2017 – Qualité de l’air extérieur et santé PERTURBATEURS ENDOCRINIENS GÉNÉRALITÉS MINISTÈRE DES SOLIDARITÉS ET DE LA SANTÉ Le plan national santé environnement (PNSE3) 2015-2019 http://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/les-plans- d-action-nationaux/article/le-plan-national-sante-environnement- pnse3-2015-2019 Perturbateurs endocriniens http://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques- microbiologiques-physiques-et-chimiques/article/perturbateurs- endocriniens Ministère de la transition écologique et solidaire – Perturbateurs endocriniens https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/perturbateurs- endocriniens Santé publique France - Perturbateurs endocriniens http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/ Environnement-et-sante/Perturbateurs-endocriniens Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) – Perturbateurs endocriniens https://www.anses.fr/fr/content/les-perturbateurs-endocriniens Institut national du cancer (INCa) https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Reduire-les- risques-de-cancer/Environnement/Les-perturbateurs-endocriniens INSERM – Perturbateurs endocriniens https://www.inserm.fr/thematiques/sante-publique/dossiers-d- information/les-perturbateurs-endocriniens Etats généraux de la prévention des cancers https://assembl-civic.bluenove.com/ etatsgenerauxpreventioncancers/home Réseau environnement santé – Perturbateurs endocriniens http://www.reseau-environnement-sante.fr/perturbateurs- endocriniens EN RÉGION SUD PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR Agence régionale de santé PACA - Périnatalité et santé environnement https://www.paca.ars.sante.fr/perinatalite-et-sante-environnement URPS Médecins libéraux PACA – Campagne perturbateurs endocriniens http://www.urps-ml-paca.org/?page_id=2353 Retrouvez des références sur la qualité de l’air et les perturbateurs endocriniens dans le Filon et Bib-Bop www.lefilin.org www.bib-bop.org/ Diffusion (affiches, brochures, flyers) Difenligne (CoDES 06) http://www.codes06.org/arkotheque/client/codes06/difenligne/ SITES INTERNET DE LA LIGUE CONTRE LE CANCER Comité des Alpes-Maritimes www.ligue-cancer.net/cd06 Sites de prévention et d’éducation à la santé www.lig-up.net www.acteurdemasante.org POUR LEUR DISCOURS ET LEUR SOUTIEN À Christian ESTROSI, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président délégué de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur Véronique BILLAUD, Directrice Générale par intérim de l’Agence Régionale de Santé PACA Professeur Véronique PAQUIS- FLUCKLINGER Adjointe au Maire de Nice Déléguée à l’Ecologue, la Recherche et l’Université, Conseillère Métropolitaine, Présidente de la Commission Environnement, Enseignement Supérieur et Recherche Muriel ANDRIEU-SEMMEL, Responsable du Département Santé Environnement de l’Agence Régionale de la Santé PACA POUR LEURS INTERVENTIONS Professeur Franck CHAUVIN Président du Haut Conseil de la Santé Publique et Vice-président de la Ligue nationale contre le cancer Emmanuel RICARD Délégué à la Prévention de la Ligue nationale contre le cancer ET LES INTERVENANTS DES DÉBATS Patricia ROQUES Dominique ROBIN Docteur Michel POUDENX Jacques ARASKIEWIEZ Professeur Patrick FENICHEL Gilles NALBONE Docteur Claire GAGLIOLO Michel SETBON POUR SA QUALITÉ D’ANIMATRICE DES DÉBATS Nancy CATTAN, Journaliste Médicale POUR LEUR CONFIANCE EN TANT QUE PARTENAIRE La Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur Le Département des Alpes-Maritimes La Métropole Nice Côte d’Azur La Ville de Nice ET ÉGALEMENT, L’Agence Régionale de Santé PACA Le Comité Régional d’Education pour la Santé PACA Le Comité Départemental d’Education pour la Santé des Alpes- Maritimes POUR LEUR ENGAGEMENT Le Conseil Départemental des Jeunes Son Président, Charles Ange GINESY Son Président de la Commission des Finances, Éric CIOTTI Son Chargé de mission rattaché à la Direction de l’éducation, du sport et de la culture, Laurent GHILARDI Et les 20 jeunes qui ont participé à l’élaboration de ce plan d’actions de prévention des cancers Ainsi qu’à Muriel CAUVIN et Valérie PIOLAT CASELLI Comédiennes du Théâtre Forum Violette & Garance POUR LEUR SOUTIEN FINANCIER La Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur La Caisse d’Epargne Côte d’Azur POUR LEUR PRÉSENCE Docteur Andrée ALZIARI NEGRE, Conseillère Régionale, Subdéléguée à l’écologie de la ville de Nice Gilles VESSIERE, Adjoint au Maire de Nice, Délégué au sport et à l’insertion professionnelle.

Professeur Olivier GUERIN, Adjoint au Maire de Nice, Délégué à la santé, à l’autonomie et à la silver économie. Joëlle MARTINAUX, Présidente de l’UNCCAS, Présidente de l’UDCCAS 06,Adjointe au Maire de Nice, Déléguée aux affaires sociales, au logement et au handicap. Jean-Luc GAGLIOLO, Conseiller Municipal, Délégué au patrimoine historique, à l’archéologie, aux archives, à la littérature, à la lutte contre l’illettrisme, au théâtre et à la langue niçoise, Conseiller Métropolitain Martine MARTINON, Conseillère Municipale de la ville de Nice, Subdéléguée à la citoyenneté des séniors AINSI QUE LES REPRÉSENTANTS DU Cancéropole PACA Observatoire Régional de la santé de Corse Agence Régionale de Santé, Délégation départementale des Alpes-Maritimes CHU de Nice Centre Antoine Lacassagne APREMAS Centre d’Innovation et d’Usages en Santé District de la Côte d’Azur de la Fédération Française de Football Mutualité Française, Délégation des Alpes-Maritimes Caisse Primaire d’Assurance Maladie des Alpes-Maritimes Comité Départemental de golf des Alpes-Maritimes Méditerranée 2000 ET L’AGRÉABLE PRÉSENCE DE Anne-Marie JOUFFROY BOLOGNA, Présidente du Comité de Vaucluse de la Ligue contre le cancer Accompagnée de son Conseil d’Administration Et également des 60 élèves de l’école AMOS Sport Business School et de leur directeur Marc ROM ET POUR TERMINER Toute l’équipe technique du Théâtre National de Nice qui ont œuvré dans l’ombre au bon déroulement de ce colloque.

BIBLIOGRAPHIES TOUS NOS REMERCIEMENTS RENDEZ-VOUS SUR LE SITE INTERNET WWW.ONENDISCUTE.ORG POUR DÉCOUVRIR LA BIBLIOGRAPHIE COMPLÈTE. Les Actes du Colloque Rédigés par Axelle TRUQUET Photos Olivier ATTAR Facilitation graphique Magali BOURRY Réalisation du film Christian BASCIO, CB Production Réalisation graphique BHB Communication - Agence Conseil en Communication et Publicité Imprimer en janvier 2019 Riccobono 43 42

Avec le soutien financier de la Caisse d’Epargne Côte d’Azur et de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur www.onendiscute.org D É B A T O R G A N I S É P A R L A L I G U E C O N T R E L E C A N C E R D E S A L P E S - M A R I T I M E S DÉBAT PUBLIC ET RESTITUTION DES ETATS GÉNÉRAUX DE LA PRÉVENTION DES CANCERS* Shutterstock -

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