SOMMAIRE: ECE1. CONSIGNES POUR L'ÉTÉ - Cité scolaire Hector Berlioz

 
SOMMAIRE: ECE1. CONSIGNES POUR L'ÉTÉ - Cité scolaire Hector Berlioz
ECE1. CONSIGNES POUR L’ÉTÉ.

SOMMAIRE:

1) ESH

2) ANGLAIS

3) ALLEMAND

4) ESPAGNOL

5) LETTRES MODERNES

6) PHILOSOPHIE

7) MATHÉMATIQUES
Recommanda)ons pour cet été afin de préparer la rentrée
                        en Economie, Sociologie et Histoire.

    I)      Présenta)on générale

 L’an prochain vous serez en première année de prépa ECE (économique et commerciale), c’est-à-dire en
ECE1. L’enseignement de sciences économiques et sociales se déclinera sous la forme suivante :

- 6h d’ESH (Economie, Sociologie et Histoire) par semaine.
- 2h d’EA (Economie Approfondie) par semaine.

 Les SES consJtuent ainsi, avec les mathémaJques, la maJère la plus importante, tant au niveau de la
charge de travail, du nombre d’heures de cours et d’interrogaJons orales (une tous les quinze jours), que
des coefficients lors des concours que vous serez amenés à passer dans deux ans.

 Le programme est très chargé sur les deux années. Il ne faudra donc pas perdre de temps et se meOre
pleinement au travail dès la rentrée. Le programme porte sur l’histoire de la pensée économique et
sociologique, la comptabilité naJonale, la monnaie, la croissance, l’entreprise, l’histoire économique et
sociale contemporaine, et le développement économique. Nous ferons également un peu de micro-
économie.

    II)     Comment bien vous préparer à la rentrée ?

 Pour bien se préparer à la rentrée il faut tout d’abord meOre à profit les vacances pour vous reposer après
une année scolaire si parJculière. Il faut également meOre à profit votre temps en :
    1) Révisant vos cours de terminale et première. Le programme en première année de prépa se situe
       directement dans la conJnuité du programme du lycée en SES. Il faut donc absolument que vous
       maîtrisiez le ce programme qui sera considéré comme acquis.

    2) Achetant un manuel d’ESH et d’EA. Je vous conseil d’acquérir le manuel paru aux édiJons Dunod
       qui présente l’avantage de convenir aux deux années de prépa. Vous pouvez le trouver au lien
       suivant : hOps://www.dunod.com/prepas-concours/ece-1-et-2-economie-sociologie-histoire-du-
       monde-contemporain-economie-approfondie-0?
       gclid=Cj0KCQjw0Mb3BRCaARIsAPSNGpVFYuigiGjgHIMRATqEoWw9gwivpLzY5US5CDczuVpeCqBJqbe
       nyisaAs9REALw_wcB . N’hésitez pas à l’acheter d’occasion sur Le Bon Coin par exemple. Durant
       l’été, je vous conseille de le feuilleter, de vous familiariser avec lui et de travailler au moins le
       premier chapitre d’ESH.

    3) Renforçant votre culture générale en économie, sociologie et histoire. L’une des meilleurs façons de
       le faire consiste à écouter des podcasts. Je vous demande d’écouter au moins six émissions de votre
       choix d’ « entendez-vous l’éco », une émission quoJdienne diffusée sur France culture. Vous
       trouverez ces émissions au lien suivant : hOps://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-
       leco . Ecoutez également quelques émissions de « Money talks » sur le site des podcasts audios de
       The Economist. Cela vous permeOra de travailler à la fois votre anglais et l’économie : hOps://
       play.acast.com/s/theeconomistmoneytalks .
4) lisant un ouvrage d’économie vous permeOant d’aborder une quesJon centrale dans
      l’enseignement d’ESH et d’EA en prépa ECE, celle des inégalités. Je vous invite donc à lire, tout ou
      parJe, si vous êtes courageux et si vous vous confronter à la pensée rigoureuse et didacJque d’un
      économiste Le capital au XXIème siècle de Thomas PikeOy. A défaut, lisez (en prenant bien
      évidemment des notes) son peJt manuel sur l’analyse des inégalités en économie inJtulé
      L’économie des inégalités de la collecJon Repères. Cela vous permeOra d’avoir un peu d’avance dès
      le début de l’année d’une part, et cela vous permeOra, d’autre part, de briller en société lors de
      votre prochain repas de famille ou auprès de vos amis !

Si vous avez des quesJons relaJves à ces conseils ou pour toute autre quesJon, n’hésitez pas à me joindre
par e-mail à l’adresse suivante : bardeJenne@yahoo.fr

 Bon courage, félicitaJons pour votre admission dans notre prépa, et bonnes vacances.

EJenne Bard
Professeur d’ESH et d’EA en ECE1
ANGLAIS

helene.bautheney@laposte.net.
En cas d’urgence, laisser un sms et votre nom au 06 85 42 10 29.

BIBLIOGRAPHIE ANGLAIS :

Vous devez avoir acheté ces deux ouvrages pour la rentrée : (ils vous
serviront pendant les deux ans)

  - New Words. Florent Gusdorf, édition Ellipses. C’est un livre dont la
    couverture est noire. On peut l’acheter au format papier ou kindle. (c’est
    une nouvelle édition, ne pas acheter d’édition ancienne ou d’occasion).

  - Grammaire anglaise au lycée, Serge Berland Delépine (on peut acheter
    une édition ancienne ou d’occasion.)

Livre qu’il faudra acheter pour le second semestre : (il vous servira pendant
les deux ans).

  - Fiches de civilisation américaine et britannique. Edition éllipses (on
    peut acheter une édition ancienne ou d’occasion).

A faire pendant les vacances :

Regarder les documentaires suivants sur youtube et noter sur un petit cahier
les références et 4 éléments qui vous semblent importants :

  - Should kids learn how to shoot guns? (Nightline 9:19)
  - Mellody Hobson Color blind or color brave (Ted 14:15)
  - The Cold Hard Facts about obesity in America ( 1:23)

  - Jaywick: The most deprived town in Britain (Channel 4, 19:13)
  - Brexit: A history of the rocky relationship between the UK and EU
    ( Euronews 3:17)
  - Britain Is Bitterly Divided Over Immigration ( Journeyman Pictures
    17:47)
ALLEMAND

Pour me contacter : allemandpicasso@gmail.com
Les cours d’allemand des premières semaines sont conçus comme une
période de transition et de remise à niveau. Il est question de revoir et
d’approfondir le lexique vu en Terminale tout autant que de revoir les bases
de la grammaire allemande.
La première année en prépa sera par ailleurs l’occasion d’une découverte
de l’Allemagne à travers son histoire, sa géographie, ses villes, son
économie.

Dans cette perspective nous étudierons :
1) Les mouvements artistiques : Le Romantisme, Dada, le Bauhaus,
   l’Expressionnisme, et des artistes comme Hundertwasser.
2) L’économie allemande : la Révolution industrielle, les crises économiques
  de années 20, Max Weber, le miracle économique, l’économie planifiée en
  RDA, les répercussions de la Réunification sur l’économie allemande,
  l’économie allemande au XXIème siècle avant et après la crise du
   Coronavirus.
3) La politique allemande et européenne, le rôle de l’Allemagne dans le
   monde, sa constitution.
4) Le cinéma allemand, les classiques incontournables et les films des
  derniers mois. L’évolution du cinéma allemand. Le regard porté sur
  l’histoire allemande à travers le cinéma.
5) Les grands thèmes d’actualité récente ou immédiate : les gilets jaunes,
  les manifestations, le Coronavirus, le réchauffement climatique, la
  pollution…

Comme pour toutes les disciplines enseignées des interrogations orales
(khôlles) et des devoirs sur table seront régulièrement organisés.

L’ oral occupe une place fondamentale dans l’apprentissage de l’allemand.
Les cours sont donc conçus à partir des besoins des étudiants pour
exprimer leur point de vue. L’idée étant d’apprendre à capter et conserver
l’attention de son interlocuteur, il sera important d’apprendre à parler sans
notes, en continu sur toutes sortes de sujets.
Pour s’entraîner à cela, nous irons assister à des séances de récitation de
l’atelier théâtre des étudiants en L1 à la Sorbonne, à des représentations
théâtrales organisées par la faculté d’allemand de l’Université Paris-
Sorbonne (Paris IV) notamment au lycée Louis Le Grand.
Dans la mesure du possible dans le contexte actuel, nous irons au festival
du cinéma allemand, voire à certaines expositions en lien avec les cours.

Les cours se déroulent dans un esprit de confiance mutuelle et de réelle
bienveillance, l’idée étant de progresser en osant se tromper.

Vous trouverez ci-dessous les devoirs de vacances :
- 10 phrases de thème à traduire en allemand pour le premier cours de la
  rentrée.
- Un texte de version à traduire par écrit en français.
- Vous devrez savoir présenter oralement l’un des 4 grands thèmes
  étudiés en Terminale : Mythe et Héros, Espaces et Échanges, Idée de
  progrès, Lieux et Formes de pouvoir.

Thème :
1) Je me demande pourquoi il est venu aujourd’hui.
2) Nous nous connaissons depuis six mois.
3) Il prend son petit-déjeuner à 6 heures chaque matin.
4) Il est devenu acteur il y a dix ans.
5) Elle ne sait pas se concentrer.
6) Il pleut tous les lundis.
7) Il est trop tard, je ne la vois plus.
8) Qu’as-tu fait hier soir ?
9) Il a dormi toute la journée et tout le week-end.
10) Je ne sais pas s’il viendra.
ESPAGNOL classe d’ECE1
Bonjour à tous et bienvenue,

 Vous allez l’année prochaine poursuivre l’étude de l’espagnol mais le degré d’exigence en maJère de
maîtrise de la langue, par rapport à la Terminale, sera plus élevé. Pour aborder la rentrée sereinement, je
vous demande de vous procurer la grammaire ci-dessous, et de faire les exercices de fin de chapitre. Vous
pouvez évidemment reprendre tous vos cours ou livres de grammaire. La priorité : réviser les verbes à tous
les temps et en maîtriser l’emploi pour être prêt à aborder l’exercice de la traduc)on.

Je vous joins des recommandaJons de sites d’informaJon car comme vous le découvrirez nous aborderons
au long des deux années à venir l’actualité hispanique et hispanoaméricaine.
En somme : consolidez la grammaire par des exercices réguliers, ayez un œil sur l’actualité en Espagne ou en
Amérique laJne, et regardez des films, séries en espagnol (cf. fin de fiche)

Bon été et au plaisir de vous rencontrer au mois de septembre,

Béatrice Hucorne

profespjj@gmail.com

La Grammaire

hOps://livre.fnac.com/a7332851/Monica-CasJllo-Lluch-Bescherelle-L-espagnol-pour-tous chapitres 17 à
30 à TRAVAILLER/ apprendre tous les points pour les maîtriser à la rentrée
    ➔ Vous aurez dès la rentrée un test de grammaire sur les chapitres ci-dessus
La civilisa)on

    ➔ Voici un ar)cle du Monde publié le 27 mai 2020 qui rappelle l’histoire contemporaine
      récente en Espagne à travers celle de la Monarchie

    ➔ Relevez chaque date et élaborez une chronologie des faits en espagnol que vous me
      rendrez à la rentrée

Valise de billets en Suisse, fondation opaque au Panama : Juan Carlos, désarroi
d’Espagne
Par Sandrine Morel Le Monde 27 mai 2020
A 82 ans, l’ancien monarque espagnol, réputé séducteur et bon vivant, est au cœur
d’une affaire financière si retentissante qu’elle menace l’avenir même de la
couronne dans son pays.
Une valise de billets. Un vieux roi dévoré par la passion des femmes et de l’argent. Une
aristocrate allemande peut-être trop bavarde. De généreuses donations des pays du
Golfe. Un gestionnaire de fonds et un sulfureux avocat à Genève. Sans oublier une
fondation opaque, domiciliée au Panama… Tous les ingrédients d’un thriller politico-
financier sont réunis dans le scandale qui frappe la monarchie espagnole depuis début
mars. Les révélations sur la fortune cachée du « roi émérite » Juan Carlos en Suisse, où
un procureur enquête depuis deux ans sur des soupçons de blanchiment, n’en finissent
pas de salir la couronne et d’éclabousser son fils, Felipe VI.
Pour calmer le jeu, ce dernier a décidé de retirer à son père les fonds officiels qui lui sont
alloués (195 000 euros par an). Après être apparu comme le deuxième bénéficiaire de la
fondation utilisée par ce dernier pour occulter son patrimoine, il a aussi renoncé à tout
héritage futur.
Rien n’y a fait : malgré ces efforts, le jeune roi, désireux d’incarner le renouveau de la
monarchie espagnole depuis l’abdication de son père en 2014, n’a pas échappé au
tintamarre des casseroles, le 18 mars, sur de nombreux balcons d’Espagne. Une
protestation doublée du boycottage de l’allocution télévisée royale qui, au même moment,
était censée donner du courage au pays. « Si la crise sanitaire n’était pas si grave, on ne
parlerait de rien d’autre en Espagne », résume le politiste Pablo Simon.
Les faits rapportés au procureur suisse Yves Bertossa par leurs principaux acteurs, lors
d’interrogatoires menés en 2018 – et révélés par le quotidien El Pais grâce à des fuites de
la commission rogatoire entre les deux pays –, sont accablants.
Le gestionnaire de fortune de Juan Carlos, Arturo Fasana, dirigeant de la société Rhône
Gestion, raconte ainsi qu’au mois d’avril 2010, celui qui était alors encore le chef de l’Etat
espagnol s’était rendu à son domicile à Genève avec une mallette contenant 1,9 million de
dollars (1,74 million d’euros) en espèces. Un simple « cadeau » de l’émir de Bahrein, lui
aurait dit le roi, qui avait effectivement rencontré Hamad Ben Issa Al-Khalifa quelques
semaines plus tôt à l’occasion d’un grand prix de Formule 1. Devant le magistrat,
M. Fasana ne s’émeut guère de cette générosité. « Juan Carlos est une personne
appréciée dans les pays du Golfe », explique-t-il. A l’entendre, la visite du souverain
n’avait qu’un but : placer cet argent dans la banque Mirabaud, sur le compte de la
fondation Lucum.
Cette fondation, domiciliée au Panama, dont Juan Carlos était le bénéficiaire, n’a plus de
secret pour les Espagnols depuis que le quotidien La Tribune de Genève a révélé son
existence, le 3 mars.
C’est sur ce compte que l’ancien roi avait reçu, en août 2008, un autre « don », d’un
montant de 100 millions de dollars, cette fois de la part du gouvernement saoudien.
Quatre ans plus tard, c’est aussi de ce compte que sont partis, lors de sa clôture
précipitée, 65 millions de dollars vers un compte aux Bahamas appartenant à une certaine
Corinna zu Sayn-Wittgenstein. De 26 ans sa cadette, cette entrepreneuse allemande est
celle qui, sans le vouloir, a mis le procureur Bertossa sur la piste de la fortune de Juan
Carlos…
Des années durant, cette brillante lobbyiste internationale, ex-épouse d’un financier
américain puis d’un aristocrate allemand, a été très proche de Juan Carlos, marié depuis
1962 à Sophie de Grèce. Dès 2005, une photo montre le monarque dansant un rock
endiablé avec cette blonde aux yeux bleus lors du bal annuel du New York Botanical
Garden. Son nom, cependant, n’apparaît dans la presse espagnole qu’en avril 2012,
lorsque Juan Carlos est opéré de la hanche après un accident. La Zarzuela (le palais
royal) se voit alors contrainte d’expliquer aux Espagnols, plongés dans une terrible crise
économique, que le roi revient d’une partie de chasse à l’éléphant au Botswana. La presse
ajoute qu’il s’y est rendu avec une « tendre amie », une certaine Corinna, laquelle l’aurait
accompagné, voire représenté, lors de nombreux voyages effectués ces dernières années
dans les pays du Golfe…
Dire que l’épisode du safari abîme l’institution est un euphémisme. Les mots de
compassion que le roi avait prononcés un mois plus tôt, assurant que « le chômage des
jeunes l’empêch[ait] de dormir », sonnent soudain très faux aux oreilles de ses
compatriotes, qui y voient la marque d’un insoutenable cynisme.
Les mois suivants, la « note de confiance » de l’opinion envers la monarchie ne cesse de
baisser, atteignant un minimum de 3,68 sur 10 en 2013, selon le Centre de recherches
sociologiques, l’institut de sondage officiel espagnol. Ajoutée aux révélations sur
l’enrichissement illicite de son gendre, Iñaki Urdangarin, mari de sa fille Cristina de
Borbon, l’affaire du safari provoquera la fin prématurée du règne de Juan Carlos, deux ans
plus tard. Elle entraînera aussi, sans que cela se sache à l’époque, de nombreux remous
en Suisse…
Par précaution, Juan Carlos dissout sa fondation et décide de transférer le solde du
compte ouvert à la banque Mirabaud, soit 65 millions de dollars, à son amie allemande,
directrice d’une société de conseil stratégique.
S’il espère ainsi continuer à profiter de cette fortune par le biais de Corinna zu Sayn-
Wittgenstein, c’est raté. « Je n’ai pas sollicité la généreuse donation qui m’a été faite par le
roi d’Espagne en 2012 et qui fait l’objet d’un contrat de donation irrévocable », fait savoir
celle-ci au Monde par l’intermédiaire de son avocat en France, Me Eric Moutet. Autrement
dit, c’est un cadeau, et elle n’entend pas le rendre à Juan Carlos. « Je n’avais aucune
raison de douter de la sincérité des intentions de Juan Carlos Ier, fait-elle préciser par son
conseil. Mais deux ans plus tard, j’ai dû prendre l’initiative d’une réunion avec ce dernier
pour qu’un avocat lui explique que les fonds qu’il m’avait donnés ne pouvaient servir à
financer ses dépenses, car cela susciterait immanquablement des soupçons de
blanchiment. Il reviendra à Juan Carlos d’expliquer aux tribunaux anglais son
comportement après cette réunion. »
Corinna zu Sayn-Wittgenstein, installée à Londres, se dit prête à lancer une procédure
contre l’ex-roi d’Espagne au Royaume-Uni concernant les pressions dont elle s’affirme
victime. « J’ai été menacée de mort, je fais l’objet d’une surveillance constante, on a tenté
de me séparer de mes enfants et de détruire mon réseau de relations, notamment
professionnelles, on s’est introduit plusieurs fois chez moi, on a diffusé des centaines
d’articles contenant des mensonges et des calomnies grossières à mon encontre »,
détaille-t-elle à travers Me Moutet.
C’est peu dire que la relation entre l’ancien monarque et son amie s’est envenimée à partir
de 2012. En 2015, cette dernière se confie à un commissaire de police, ex-détective privé,
devenu membre des services spéciaux, José Manuel Villarejo. Cet homme, réputé
capable d’arranger tout type de problème grâce à quarante ans de « services » dans les
hautes sphères politiques et économiques d’Espagne, lui a été recommandé par le mari
d’une amie, l’ancien président de la compagnie Telefonica, Juan Villalonga, qui assiste lui
aussi à la réunion. Devant les deux hommes, Mme Wittgenstein s’épanche pendant des
heures sur les « affaires » de Juan Carlos. Elle ignore que M. Villarejo a la manie
d’enregistrer secrètement toutes ses réunions, et elle n’imagine sans doute pas qu’il
diffusera ces enregistrements trois ans plus tard…
En novembre 2017, l’ex-commissaire à présent à la retraite est rattrapé par la justice
espagnole dans un autre dossier, une affaire de blanchiment présumé et de corruption
internationale. Placé en détention provisoire, M. Villarejo est mis en examen pour
révélation de secret, usage de faux, trafic d’influence et extorsion. L’homme, qui se croyait
au-dessus des lois, exige d’être libéré sous peine de révéler de lourds secrets… C’est
ainsi qu’en juillet 2018, il transmet à deux sites d’information, El Español et Ok Diario, les
enregistrements de sa réunion de 2015 avec Corinna zu Sayn-Wittgenstein.
Les « confidences » de l’ex-amie du roi sont détonantes. A l’en croire, le directeur d’alors
des services espagnols, le Centre national du renseignement (CNI), Félix Sanz Roldan,
aurait fait « pression » sur elle et l’aurait même « menacée » pour qu’elle taise les secrets
en sa possession. Toujours selon elle, son domicile monégasque aurait été fouillé, Juan
Carlos aurait mis un terrain à Marrakech (Maroc) à son nom sans son accord, par le biais
d’un avocat établi en Suisse. « Non pas parce qu’il m’aime beaucoup, mais parce que je
réside à Monaco », précise-t-elle. Elle parle aussi de « cadeaux empoisonnés » que le roi
entend récupérer et qui risqueraient de lui valoir des accusations de blanchiment. D’après
elle, ce dernier disposerait d’un compte en Suisse au nom d’un cousin, Alvaro d’Orléans-
Bourbon, et ce compte lui servirait à payer des vols privés, qui décollent et atterrissent de
la base militaire de Torrejon de Ardoz.
La suite est à l’avenant : l’ancien roi aurait utilisé l’amnistie fiscale de 2012 pour rapatrier
des fonds et il aurait appelé des administrations publiques pour leur demander d’engager
la fondation Noos, appartenant à son gendre, Iñaki Urdangarin, lequel sera condamné
en 2018 pour détournement de fonds publics et trafic d’influence. Enfin, elle évoque une
possible commission versée au monarque en marge du contrat de construction d’un
« train du désert », entre Médine et La Mecque, marché attribué par l’Arabie saoudite à un
consortium espagnol pour 7 milliards d’euros, en 2011… « Il ne sait pas distinguer ce qui
est légal et ce qui est illégal », conclut-elle. Le commissaire Villarejo parle, lui,
de « l’impunité psychologique de celui qui a toujours fait ce qu’il voulait ».
Ces enregistrements ont tout d’une bombe pour la monarchie. Mais les principaux médias
refusent de les diffuser et limitent leur couverture de l’affaire, assurant ne pas vouloir
se prêter à un « chantage à l’Etat » de la part de M. Villarejo. Le gouvernement du Parti
socialiste ouvrier espagnol (PSOE) évite de commenter l’affaire et demande simplement
au directeur du CNI, M. Sanz Roldan, de comparaître devant la commission des
renseignements du Parlement.
Entendu le 25 juillet 2018, il dément toute pression à l’encontre de Corinna zu Sayn-
Wittgenstein, mais reconnaît l’avoir rencontrée à l’hôtel Connaught de Londres, à l’été
2012. Il assure que le CNI n’a jamais enquêté sur le patrimoine ou les activités
économiques du roi car aucun gouvernement ne le lui avait demandé, mais convient qu’il
connaissait l’existence des enregistrements. Il estime que les voix sont authentiques,
mais, selon El Pais, met en doute certaines des révélations faites par la chef d’entreprise
allemande, notamment sur la commission du « train du désert », les voyages payés par le
cousin du roi ou le fait que Juan Carlos ait pu bénéficier de l’amnistie fiscale de 2012.
Pour les deux grands partis espagnols, PSOE et Parti populaire (PP, droite), les
explications de M. Sanz Roldan sont suffisantes. Pas question d’ouvrir une commission
d’enquête parlementaire sur la fortune de Juan Carlos, comme le demandent alors le parti
de la gauche radicale Podemos et plusieurs partis régionalistes.
Deux mois plus tard, en septembre 2018, la justice espagnole classe sans suite les
révélations des enregistrements, « faute de preuve » et du fait de « l’inviolabilité du roi à
l’époque des faits ». En Espagne, l’affaire semble close. Mais pas à Genève, où le
procureur Bertossa a eu vent des commissions présumées versées sur des comptes en
Suisse et a décidé d’enquêter sur un possible cas de blanchiment aggravé…
Ces deux dernières années, ce magistrat discret et consciencieux semble avoir pu
confirmer une partie de ce que Mme Wittgenstein avait révélé à M. Villajero en 2015. En
remontant le fil des virements effectués à celle-ci, il a découvert l’existence de la fondation
Lucum, appartenant à Juan Carlos, et le versement de 100 millions de dollars de l’Arabie
saoudite. Mais aussi l’existence d’une autre fondation, Zagatka, détenue par Alvaro
d’Orléans-Bourbon, et dont Juan Carlos est le troisième bénéficiaire. Créée en 2003 au
Liechtenstein, associée à un compte au Crédit suisse, Zagatka aurait servi à payer des
dizaines de vols secrets durant onze ans, pour une valeur de 3 millions d’euros, selon El
Pais. Résident à Monaco, le prince Alvaro d’Orléans-Bourbon nie avoir été utilisé comme
prête-nom. D’après ses avocats, sa fondation ne servait qu’à suivre « la tradition familiale
héritée de son père et de son grand-père » de « venir en aide aux monarchies
européennes ».
Quant à Corinna zu Sayn-Wittgenstein, elle nie aussi avoir servi de prête-nom, car
si « certains ont essayé de la manipuler, leurs tentatives ont échoué, assure
Me Moutet. Elle a refusé d’être instrumentalisée et de servir de bouc émissaire pour
couvrir les agissements de certaines personnalités puissantes en Espagne ».
En mars 2019, ce sont les avocats britanniques de Mme Wittgenstein qui ont prévenu
Felipe VI qu’il était le second bénéficiaire de Lucum. Cette information, confirmée par la
Zarzuela, n’est sans doute pas étrangère au fait qu’en avril 2019, Juan Carlos a mis fin à
toute activité institutionnelle ou officielle et s’est retiré de la vie publique. Lui qui aurait pu
rester dans les livres d’histoire comme l’homme ayant apporté et consolidé la démocratie
en Espagne après la mort du dictateur Franco, en 1975, a fini par être rattrapé par ses
excès.
Pourtant, les Espagnols ont longtemps tout pardonné à ce souverain familier et
sympathique, bon vivant et enjoué, d’après le journaliste Jaime Peñafiel, spécialiste de la
monarchie espagnole : « Juan Carlos était considéré comme un bon roi, celui qui a mené
la transition vers la démocratie et mis fin à la tentative de coup d’Etat de 1983. Il existait
une certaine permissivité sur la question sentimentale. Quant à la question économique, il
régnait une importante opacité informative : la presse cachait ses affaires. »
Pour les médias comme pour les partis, le fait de protéger le roi allait au-delà de la
déférence due à un chef d’Etat : cela signifiait préserver la Constitution, la démocratie et
l’unité du pays. Ses relations extraconjugales, sans doute bien plus nombreuses que les
quelques noms avancés au fil du temps, donnaient une image de séducteur dont les
Espagnols s’accommodaient volontiers. Quant à ses bonnes relations avec les
monarchies du Golfe, elles étaient considérées comme profitables à tous.
Le journaliste Gregorio Moran a ainsi raconté, dans l’essai Adolfo Suárez : ambición y
destino (Debate, 2009, non traduit), comment, en 1977, en pleine transition démocratique,
le prince Fahd, futur roi d’Arabie saoudite, avait remis 100 millions de dollars à Juan
Carlos. Un prêt destiné à « renforcer la démocratie espagnole », même si, comme l’écrit
un autre journaliste, José Garcia Abad, dans Una tragedia griega (« une tragédie
grecque », La esfera de los libros, 2005, non traduit), « il est arrivé beaucoup
plus [d’argent] à la Zarzuela qu’à la Moncloa [siège du gouvernement] ». Nul ne sait
aujourd’hui si ce prêt a été remboursé ou pas.
Dès la crise pétrolière de 1973, les liens de Juan Carlos avec le prince Fahd avaient
permis à l’Espagne de ne jamais manquer de pétrole. « C’est à cette date qu’il a été
autorisé par Franco à recevoir des commissions comme intermédiaire avec l’Arabie
saoudite », assure Jaime Peñafiel, qui rappelle qu’il « n’avait pas de fortune, seulement
une toute petite allocation de Franco… ». Peu avant son abdication, en 2014, la vente de
près de 250 chars de combat Leopard à l’Arabie saoudite avait été perçue comme le
résultat de sa dernière intermédiation. Idem pour le marché du « train du désert », conclu
en 2011.
« Pendant longtemps, Juan Carlos Ier a été considéré comme le meilleur lobbyiste de
la “marque” Espagne : il avait coutume d’emmener des chefs d’entreprise dans ses
voyages dans les pays du Golfe et d’Amérique latine, et leur a permis d’obtenir de grands
contrats, rappelle José Maria Irujo, le journaliste d’El Pais qui a mené l’enquête en Suisse
et révélé les derniers scandales. Malgré les rumeurs, il n’a jamais été prouvé qu’il recevait
des commissions en échange. »
Les cadeaux reçus par Juan Carlos, parfois cédés au Patrimoine national après quelque
temps d’usage, avaient un caractère ostentatoire problématique, mais le roi ne les refusait
guère. La liste a de quoi impressionner : la somptueuse propriété de La Mareta, aux
Canaries, offerte en 1989 par Hussein de Jordanie, son ami intime ; le premier
yacht Fortuna, cadeau du roi Fahd d’Arabie saoudite en 1979, qu’il appelait « son frère » ;
le deuxième yacht Fortuna, présent de chefs d’entreprises des Baléares en 2000 ; les
deux Ferrari données par les Emirats arabes unis en 2011… Et les grands crus, et les
bijoux, et les œuvres d’art, et même ce guépard offert, alors qu’il n’était encore que prince,
par l’empereur d’Ethiopie, Hailé Sélassié, en 1972.
Dans les années 1990, son amitié avec des personnalités sulfureuses, comme les
financiers Javier de la Rosa et Mario Conde, emprisonnés par la suite pour des affaires de
corruption, ont commencé à ternir sa réputation.
En 2003, la revue Forbes alla jusqu’à chiffrer sa fortune à 1,79 milliard d’euros, « un
montant non négligeable pour l’héritier d’une famille exilée sans le sou », souligne
l’historienne Laurence Debray dans sa biographie Juan Carlos d’Espagne (Perrin, 2019),
en référence à l’exil de la famille royale lors de la proclamation de la République, en 1931,
tout en rappelant que cette estimation n’a jamais été ni confirmée ni démentie, mais revue
à la baisse à 300 millions d’euros après la crise immobilière de 2008.
Conscient que les écarts de son père ont endommagé l’image de la monarchie, Felipe VI
s’est engagé, en 2014, à « veiller à la dignité de l’institution, à préserver son prestige et à
observer une conduite intègre, honnête et transparente ». En 2015, il a écarté de la famille
royale sa sœur, l’infante Cristina, et lui a retiré son titre de duchesse de Palma de
Majorque, après le scandale de corruption impliquant son mari, condamné à cinq ans de
prison en 2018. Felipe VI publie à présent chaque année la liste des cadeaux que lui et sa
famille reçoivent lors d’activités officielles. Mais les murs ainsi dressés entre lui et son père
ne le protègent pas des retombées de l’enquête suisse.
Dans l’entourage de l’ancien roi, on relativise les accusations en rappelant que les faits
remontent à plus de dix ans, que le procureur suisse s’intéresse avant tout au rôle des
banques de son pays et que, pour le moment, l’ex-monarque, désormais âgé de 82 ans,
n’a pas été mis en examen, ni même convoqué. La Zarzuela, en revanche, ne cache pas
son inquiétude quant au pouvoir de destruction des « affaires » de Juan Carlos sur la
monarchie…
Par Sandrine Morel Le Monde 27 mai 2020

    ➔ Pour aller plus loin si vous le souhaitez :
L’Oral
Pour vous entraîner à l’oral, je vous recommande d’écouter les reportages sur hOps://www.bbc.com/mundo
ou hOps://es.euronews.com/

Vous avez également le site hOp://www.ver-taal.com/ qui propose des exercices de compréhension orale ou
vous pouvez vous inscrire sur QUIOZ hOps://qioz.fr/fr, plateforme d’apprenJssage de langues en ligne qui
est en accès gratuit via l’ENT. C’est très intéressant et ils proposent également des compréhensions
d’extraits de films, des exercices de grammaire et de lexique. Il ne faut pas s’en priver !
La presse espagnole ou interna)onale
hOps://elpais.com/

hOps://www.lavanguardia.com/

hOps://www.elmundo.es/

hOps://www.abc.es/

hOps://www.courrierinternaJonal.com/ il est intéressant de découvrir à la fin de chaque arJcle le peJt
encart sur la source, cela permet de se faire une idée des tendances poliJques de chaque journal.

hOps://www.nyJmes.com/es/

hOp://www.rtve.es/television/ vous pourrez y voir des émissions, séries (Arde Madrid, Estoy vivo),
documentaires…

hOps://www.bbc.com/mundo : la chaîne offre de nombreuses vidéos et reportages sur l’Amérique LaJne en
parJculier.

Le Cinéma
Un lien vers le site d’un collègue pour des recommandaJons de films :

hOp://espagnol.prepa.chartreux.over-blog.com/2015/07/cine-en-espanol.html
Conseils aux étudiants – Véronique Anglard, professeur de le\res
modernes.

La culture générale se construit au cours des années. Elle requiert la volonté d’enrichir ses connaissances
dans de mulJples domaines.
        Aux concours des grandes écoles commerciales, les épreuves d’admissibilité que sont le résumé, la
synthèse et la dissertaJon, puis les oraux pour l’admission, exigent une bonne connaissance de l’histoire et
des textes fondateurs mais aussi la capacité d’exprimer ses idées sous une forme claire et correcte.
        Il convient d’enrichir votre vocabulaire et votre maîtrise de la syntaxe tout autant que votre
connaissance de la chronologie des grands faits historiques et des grands courants de pensée. Ce travail
de structuraJon s’avère indispensable et requiert un invesJssement personnel sur le long terme.

L’épreuve de culture générale en classes préparatoires commerciales.
        Les concours d’entrée aux grandes écoles de commerce se préparent en deux ans. La première
année, le programme desJné aux étudiants des classes préparatoires aborde les neuf thèmes suivants :

➢ L’héritage de la pensée grecque et latine

➢ Les apports du judaïsme, du christianisme et de l’islam à la pensée occidentale

➢ Les étapes de la constitution des sciences exactes et humaines

➢ L’essor technologique, l’idée de progrès

➢ La société, le droit et l’État modernes

➢ Les figures du moi et la question du sujet depuis la Renaissance

➢ L’esprit des Lumières et leur destin

➢ Quelques grands courants esthétiques depuis la Renaissance

➢ Les principaux courants idéologiques contemporains

Ce programme aux contours délibérément flous ouvre la voie à la consJtuJon d'une culture transversale, à
la fois philosophique et liOéraire. Il favorise la mise en perspecJve des données nécessaires à l'élaboraJon
d'une pensée personnelle.

La deuxième année, le programme des dissertaJons change tous les ans et fournit l'occasion de spécialiser
la connaissance et la réflexion sur un thème précis, tout en convoquant aussi les différents savoirs acquis au
cours de l'année précédente. En effet, l’étude du thème au programme ne se limite à aucune œuvre
parJculière et ne s’accompagne d’aucune bibliographie officielle. Il conviendra donc de l’aborder en
mulJpliant les perspecJves, à parJr des différentes problémaJques étudiées en première année. En effet,
les thèmes au programme sont d'une portée si vaste qu'ils permeOent praJquement de balayer l'ensemble
des quesJons abordées en première année. Ces dernières années, les candidats ont composé sur les
quesJons suivantes : autrui, le bonheur, la croyance, le désir, l’échange, la jusJce, le mal, la passion, la
représentaJon, la sensibilité, le temps, l'acJon, le plaisir, l'espace, la vérité.
        S’il en était besoin, la preuve est faite que les candidats ont un réel intérêt à ne pas se contenter de
préparer leur épreuve de culture générale en deuxième année seulement. Elle requiert un entraînement de
longue haleine, digne d’un coureur de fond.
Comment se préparer au mieux ?
Première étape. Le travail de structura)on, indispensable pour une connaissance de
l’essen)el.

Ouvrages généraux.
• Histoire. Les “bons vieux” Malet et Isaac -- soit regroupés en un seul gros volume, soit en quatre tomes;
    I. Rome et le Moyen âge, 753 av. J-C-1492. II. L’Age classique, 1492-1789. III. Les révoluJons, 1789-1848.
    IV. La naissance du monde moderne, 1848-1914. Ouvrages repris par les édiJons Pluriel.
•   Philosophie. La philosophie, arJcles réunis sous la direcJon de François Châtelet; surtout, ne vous
    laissez pas impressionner par le Jtre, un peu énigmaJque et peut-être, pour certains, rébarbaJf: ces
    quatre tomes réunissent des analyses sur les grands auteurs classiques et se lisent comme un véritable
    roman. Ils proposent un tableau panoramique très complet de l’histoire des idées car vous y trouverez
    aussi bien un résumé très clair des systèmes philosophiques les plus importants qu’une approche des
    grandes religions ou des esthéJques les plus courantes: I. De Platon à Saint Thomas. II. De Galilée à J-J
    Rousseau. III. De Kant à Husserl. IV. XXe siècle. Ouvrages repris par les édiJons Pluriel.
•   Li\érature. Il est indispensable de compulser, avec aOenJon et de manière exhausJve, une collecJon
    enJère de manuels de liOérature -- comme ceux qui ont été composés par Lagarde et Michard, par
    exemple. Vous pourrez, de la sorte, avoir une vision globale des différentes théories et praJques
    esthéJques développées au cours des différents siècles.

Deuxième étape.
      Pour préparer le programme de première année, il convient de connaître les ouvrages les plus
recommandés.

Li\érature - LiOérature d’expression française : après avoir lu des extraits dans une liOérature, vous pourrez
vous adonner à des lectures intégrales en foncJon de vos goûts, de vos intérêts et de vos disponibilités -
LiOérature étrangère: Auster, Borgès, Eco, Dante, Dostoïevski, Faulkner, Goethe, Ka†a, Kawabata, Kundera,
Joyce, Lucrèce, Machiavel, Mishima, Shakespeare, Zweig, etc.

La mythologie - Carlier et Griton-RoOerdam, Des mythes aux mythologies, Ellipses, 1994.
La religion - Mircea Eliade, Histoire des croyances et des idées religieuses, Bibliothèque historique Payot
(approche très complexe et complète, sur plusieurs tomes); Dic
•   Roland Barthes, Le degré zéro de l’écriture, Seuil, “Points”, 1953. Mythologies, Seuil, “Points”, 1957. Etc.
•   Pierre Bourdieu, L’Iden
Lycée Hector Berlioz

       ECE 1 2020-21 Culture      générale (philosophie), M. Vert (alias Mr Grrr !!!)
                           Révisions et lectures préparatoires à la prépa

Réviser :

        Dans le cours de terminale: l’art, la culture, l’Etat, le bonheur.

Lire au moins un des livres suivants :

        Rousseau, Discours sur les sciences et les arts

        Rousseau, Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes

        Marx et Engels, Manifeste du parti communiste

        François Jullien, Eloge de la fadeur

        François Jullien, Traité de l’efficacité

NB :

     On peut télécharger les textes de Rousseau et Marx/Engels sur le site de l’Université du
Québec à Chicoutimi : Les classiques des sciences sociales.

        L’accès à l’accueil du site est ici : http://classiques.uqac.ca/

        Les textes de Rousseau sont ici :

http://classiques.uqac.ca/classiques/Rousseau_jj/discours_sciences_arts/discours_sc_arts.html

        et ici :

http://classiques.uqac.ca/classiques/Rousseau_jj/discours_origine_inegalite/origine_inegalite.html

        Le texte de Marx et Engels est ici :

http://classiques.uqac.ca/classiques/Engels_Marx/manifeste_communiste/
manifeste_communiste.html

      Les textes de Jullien sont à emprunter à la bibliothèque, attendre les consignes du
professeur avant de les acheter (sauf si acheter des livres ne vous pose pas de problème.)
Mathématiques. M. Vince.

Pas de devoirs de vacances.
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