Comptes consolidés - Christian Dior Finance
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Comptes consolidés
1. Compte de résultat consolidé 94
2. État global des gains et pertes consolidés 95
3. Bilan consolidé 96
4. Tableau de variation des capitaux propres consolidés 97
5. Tableau de variation de la trésorerie consolidée 98
6. Annexe aux comptes consolidés 100
7. Rapport des Commissaires aux Comptes 161
Rapport Annuel 2009 93COMPTES CONSOLIDÉS
Compte de résultat consolidé
1. Compte de résultat consolidé
(en millions d’euros, sauf résultats par action) Notes 2009 2008 2007
Ventes 22-23 17 745 17 933 17 245
Coût des ventes (6 422) (6 305) (6 060)
Marge brute 11 323 11 628 11 185
Charges commerciales (6 422) (6 490) (6 118)
Charges administratives (1 545) (1 517) (1 457)
Résultat opérationnel courant 22-23 3 356 3 621 3 610
Autres produits et charges opérationnels 24 (192) (153) (117)
Résultat opérationnel 3 164 3 468 3 493
Coût de la dette financière nette (242) (322) (272)
Autres produits et charges financiers (155) (26) (45)
Résultat financier 25 (397) (348) (317)
Impôts sur les bénéfices 26 (867) (904) (855)
Part dans les résultats des sociétés mises en équivalence 7 2 8 7
Résultat net avant part des minoritaires 1 902 2 224 2 328
Part des minoritaires 1 207 1 428 1 448
Résultat net - part du Groupe 695 796 880
Résultat net - part du Groupe par action (en euros) 27 3,90 4,46 4,94
Nombre d’actions retenu pour le calcul 178 243 418 178 304 484 178 147 605
Résultat net - part du Groupe par action après dilution (en euros) 27 3,89 4,43 4,86
Nombre d’actions retenu pour le calcul 178 475 792 178 932 178 179 109 815
94 Rapport Annuel 2009COMPTES CONSOLIDÉS
État global des gains et pertes consolidés
2. État global des gains et pertes consolidés
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Résultat net avant part des minoritaires 1 902 2 224 2 328
Variation du montant des écarts de conversion (127) 250 (570)
Effets d’impôt (20) 25 -
(147) 275 (570)
Variation de valeur des investissements et placements financiers 114 (186) 8
Montants transférés en résultat (11) (66) (29)
Effets d’impôt (26) 21 18
77 (231) (3)
Variation de valeur des couvertures de flux de trésorerie futurs en devises 128 128 234
Montants transférés en résultat (118) (211) (173)
Effets d’impôt (2) 47 (43)
8 (36) 18
Variation de valeur des terres à vignes (53) 172 80
Effets d’impôt 18 (59) (26)
(35) 113 54
Gains et pertes enregistrés en capitaux propres (97) 121 (501)
Total des gains et pertes 1 805 2 345 1 827
Part des minoritaires 1 138 1 532 1 142
TOTAL DES GAINS ET PERTES, PART DU GROUPE 667 813 685
Rapport Annuel 2009 95COMPTES CONSOLIDÉS
Bilan consolidé
3. Bilan consolidé
Actif
(1) (1)
(en millions d’euros) Notes 2009 2008 2007
Marques et autres immobilisations incorporelles, nettes 3 11 370 11 199 10 641
Écarts d’acquisition, nets 4 4 901 5 054 5 404
Immobilisations corporelles, nettes 6 6 395 6 345 5 664
Participations mises en équivalence 7 215 219 132
Investissements financiers 8 540 375 823
Autres actifs non courants 766 858 614
Impôts différés 26 555 714 596
Actifs non courants 24 742 24 764 23 874
Stocks et en-cours 9 5 802 5 963 5 000
Créances clients et comptes rattachés 10 1 515 1 721 1 675
Impôts sur les résultats (2) 224 235 156
Autres actifs courants 11 1 237 1 734 1 920
Trésorerie et équivalents de trésorerie 13 2 533 1 077 1 615
Actifs courants 11 311 10 730 10 366
TOTAL DE L’ACTIF 36 053 35 494 34 240
Passif et capitaux propres
(1) (1)
(en millions d’euros) Notes 2009 2008 2007
Capital 363 363 363
Primes 2 205 2 205 2 205
Actions auto-détenues et assimilés (265) (256) (240)
Écarts de réévaluation 378 354 433
Autres réserves 3 107 2 595 1 958
Écarts de conversion (219) (167) (263)
Résultat net - part du Groupe 695 796 880
Capitaux propres - part du Groupe 14 6 264 5 890 5 336
Intérêts minoritaires 16 9 857 9 281 8 510
Capitaux propres 16 121 15 171 13 846
Dette financière à plus d’un an 17 5 163 4 615 3 387
Provisions à plus d’un an 18 995 977 981
Impôts différés 26 4 023 4 016 3 761
Autres passifs non courants 19 3 086 3 254 4 147
Passifs non courants 13 267 12 862 12 276
Dette financière à moins d’un an 17 2 164 2 522 3 678
Fournisseurs et comptes rattachés 1 956 2 348 2 167
Impôts sur les résultats (2) 224 308 339
Provisions à moins d’un an 18 354 326 298
Autres passifs courants 20 1 967 1 957 1 636
Passifs courants 6 665 7 461 8 118
TOTAL DU PASSIF ET DES CAPITAUX PROPRES 36 053 35 494 34 240
(1) Les bilans aux 31 décembre 2008 et 2007 ont été retraités des effets de l’application de l’amendement d’IAS 38 Immobilisations incorporelles,
rétroactive au 1er janvier 2007. Voir Note 1.2.
(2) Depuis le 31 décembre 2008, la dette d’impôt sur les résultats au titre de l’intégration fiscale française est présentée compensée avec les acomptes
d’impôts versés. Le bilan au 31 décembre 2007 a été retraité afin de le rendre comparable.
96 Rapport Annuel 2009COMPTES CONSOLIDÉS
Tableau de variation des capitaux propres consolidés
4. Tableau de variation des capitaux propres consolidés
Total des
Écarts de conversion et de réévaluation capitaux propres
Couverture
Actions de flux de
auto- Invest. et trésorerie Résultat Intérêts
Nombre détenues et Écarts de placements futurs en Terres à et autres Part du minori-
(en millions d’euros) d’actions Capital Primes assimilés conversion financiers devises vignes Total réserves Groupe taires Total
Notes 14.1 14.2 14.4 16
Au 31 décembre 2006 181 727 048 363 2 205 (229) (53) 164 38 216 365 2 244 4 948 8 026 12 974
Effet de l’application d’IAS 38
amendée. Voir Note 1.2 (41) (41) (53) (94)
Au 31 décembre 2006,
après retraitement 181 727 048 363 2 205 (229) (53) 164 38 216 365 2 203 4 907 7 973 12 880
Gains et pertes enregistrés
en capitaux propres (210) (1) (2) 18 (195) (195) (306) (501)
Résultat net 880 880 1 448 2 328
Total des gains et pertes (210) (1) (2) 18 (195) 880 685 1 142 1 827
Charges liées aux plans d’options 27 27 26 53
(Acquisitions) cessions d’actions
auto-détenues et assimilés (11) (11) (22) 53 31
Augmentations de capital des filiales - 1 1
Dividendes et acomptes versés (261) (261) (544) (805)
Variations de périmètre - (15) (15)
Effets des engagements
d’achat de titres - (126) (126)
Au 31 décembre 2007 181 727 048 363 2 205 (240) (263) 163 36 234 170 2 838 5 336 8 510 13 846
Gains et pertes enregistrés
en capitaux propres 96 (102) (18) 41 17 17 104 121
Résultat net 796 796 1 428 2 224
Total des gains et pertes 96 (102) (18) 41 17 796 813 1 532 2 345
Charges liées aux plans d’options 27 27 27 54
(Acquisitions) cessions d’actions
auto-détenues et assimilés (16) 25 9 (64) (55)
Augmentations de capital des filiales - 5 5
Dividendes et acomptes versés (287) (287) (618) (905)
Variations de périmètre - 20 20
Effets des engagements
d’achat de titres - (139) (139)
Autres (8) (8) 8 -
Au 31 décembre 2008 181 727 048 363 2 205 (256) (167) 61 18 275 187 3 391 5 890 9 281 15 171
Gains et pertes enregistrés
en capitaux propres (52) 34 3 (13) (28) (28) (69) (97)
Résultat net 695 695 1 207 1 902
Total des gains et pertes (52) 34 3 (13) (28) 695 667 1 138 1 805
Charges liées aux plans d’options 25 25 27 52
(Acquisitions) cessions d’actions
auto-détenues et assimilés (9) (22) (31) 11 (20)
Augmentations de capital des filiales - - 29 29
Dividendes et acomptes versés (287) (287) (603) (890)
Variations de périmètre - 3 3
Effets des engagements d’achat
de titres - (29) (29)
Au 31 décembre 2009 181 727 048 363 2 205 (265) (219) 95 21 262 159 3 802 6 264 9 857 16 121
Rapport Annuel 2009 97COMPTES CONSOLIDÉS
Tableau de variation de la trésorerie consolidée
5. Tableau de variation de la trésorerie consolidée
(en millions d’euros) Notes 2009 2008 2007
I - OPÉRATIONS ET INVESTISSEMENTS D’EXPLOITATION
Résultat opérationnel 3 164 3 468 3 493
Dotations nettes aux amortissements et provisions, hors éléments fiscaux et financiers 863 749 680
Autres charges calculées, hors éléments financiers (41) (34) (39)
Dividendes reçus 21 17 33
Autres retraitements (43) (59) (22)
Capacité d’autofinancement générée par l’activité 3 964 4 141 4 145
Coût de la dette financière nette : intérêts payés (250) (271) (252)
Impôts payés (906) (877) (925)
Capacité d’autofinancement après intérêts financiers et impôts 2 808 2 993 2 968
Variation des stocks et en-cours 115 (829) (626)
Variation des créances clients et comptes rattachés 216 (19) (203)
Variation des fournisseurs et comptes rattachés (373) 122 223
Variation des autres créances et dettes 191 (11) 82
Variation du besoin en fonds de roulement 149 (737) (524)
Variation de la trésorerie issue des opérations d’exploitation 2 957 2 256 2 444
Acquisitions d’immobilisations incorporelles et corporelles (783) (1 071) (1 025)
Cessions d’immobilisations incorporelles et corporelles 26 100 58
Dépôts de garantie versés et autres flux d’investissements opérationnels (6) (9) (21)
Investissements d’exploitation (763) (980) (988)
Variation de la trésorerie issue des opérations et investissements d’exploitation 2 194 1 276 1 456
II- INVESTISSEMENTS FINANCIERS
Acquisitions d’investissements financiers (93) (155) (45)
Cessions d’investissements financiers 49 185 33
Incidences des acquisitions et cessions de titres consolidés 2.4 (277) (668) (329)
Variation de la trésorerie issue des investissements financiers (321) (638) (341)
III - OPÉRATIONS EN CAPITAL
Augmentations de capital des filiales souscrites par les minoritaires 42 11 1
Acquisitions et cessions d’actions auto-détenues et assimilés par le Groupe 21 (146) (3)
Dividendes et acomptes versés par la société Christian Dior 14.3 (287) (287) (261)
Dividendes et acomptes versés aux minoritaires des filiales consolidées 16 (604) (618) (544)
Variation de la trésorerie issue des opérations en capital (828) (1 040) (807)
IV - OPÉRATIONS DE FINANCEMENT
Émissions ou souscriptions d’emprunts et dettes financières 2 826 2 555 2 209
Remboursements d’emprunts et dettes financières (2 496) (2 549) (1 956)
Acquisitions et cessions de placements financiers 321 (47) (278)
Variation de la trésorerie issue des opérations de financement 651 (41) (25)
V - INCIDENCE DES ECARTS DE CONVERSION (114) 59 (45)
VARIATION NETTE DE LA TRÉSORERIE (I+II+III+IV+V) 1 582 (384) 238
TRÉSORERIE NETTE À L’OUVERTURE 13 653 1 037 799
TRÉSORERIE NETTE À LA CLÔTURE 13 2 235 653 1 037
Opérations comprises dans le tableau ci-dessus, sans incidence
sur la variation de la trésorerie :
- investissements par location financement 12 11 6
98 Rapport Annuel 2009Annexe aux comptes consolidés
NOTE 1 PRINCIPES COMPTABLES 100
NOTE 2 VARIATIONS DE PÉRIMÈTRE 107
NOTE 3 MARQUES, ENSEIGNES ET AUTRES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES 111
NOTE 4 ÉCARTS D’ACQUISITION 113
NOTE 5 ÉVALUATION DES ACTIFS INCORPORELS À DURÉE DE VIE INDÉFINIE 114
NOTE 6 IMMOBILISATIONS CORPORELLES 115
NOTE 7 PARTICIPATIONS MISES EN ÉQUIVALENCE 117
NOTE 8 INVESTISSEMENTS FINANCIERS 117
NOTE 9 STOCKS ET EN-COURS 118
NOTE 10 CLIENTS 119
NOTE 11 AUTRES ACTIFS COURANTS 120
NOTE 12 PLACEMENTS FINANCIERS 121
NOTE 13 TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE 121
NOTE 14 CAPITAUX PROPRES 122
NOTE 15 PLANS D’OPTIONS D’ACHAT 124
NOTE 16 INTÉRÊTS MINORITAIRES 127
NOTE 17 EMPRUNTS ET DETTES FINANCIÈRES 128
NOTE 18 PROVISIONS 130
NOTE 19 AUTRES PASSIFS NON COURANTS 131
NOTE 20 AUTRES PASSIFS COURANTS 132
NOTE 21 INSTRUMENTS FINANCIERS ET GESTION DES RISQUES DE MARCHÉ 132
NOTE 22 INFORMATION SECTORIELLE 138
NOTE 23 VENTES ET CHARGES PAR NATURE 143
NOTE 24 AUTRES PRODUITS ET CHARGES OPÉRATIONNELS 144
NOTE 25 RÉSULTAT FINANCIER 144
NOTE 26 IMPÔTS SUR LES RÉSULTATS 145
NOTE 27 RÉSULTATS PAR ACTION 148
NOTE 28 ENGAGEMENTS DE RETRAITES, FRAIS MÉDICAUX ET AVANTAGES ASSIMILÉS 148
NOTE 29 ENGAGEMENTS HORS BILAN 150
NOTE 30 PARTIES LIÉES 153
NOTE 31 ÉVÉNÉMENTS POSTÉRIEURS À LA CLÔTURE 154
Rapport Annuel 2009 99COMPTES CONSOLIDÉS
Annexe aux comptes consolidés
6. Annexe aux comptes consolidés
NOTE 1 - PRINCIPES COMPTABLES
1.1 Cadre général et environnement Ces textes n’ont pas d’impact significatif sur les comptes consolidés
du Groupe. IFRS 8 ne modifie pas la structure des données
Les comptes consolidés de l’exercice 2009 sont établis en publiées, ni le montant des écarts d’acquisition alloués à chaque
conformité avec les normes et interprétations comptables secteur d’activités. La norme IAS 23 amendée ne modifie pas
internationales (IAS/IFRS) adoptées par l’Union Européenne le calcul du coût de revient des stocks des activités Vins et
et applicables au 31 décembre 2009. Ces normes et interprétations Spiritueux, les biens produits « en grande quantité de manière
sont appliquées de façon constante sur les exercices présentés. répétitive » n’entrant pas dans son champ d’application. Les
Les comptes consolidés ont été arrêtés le 4 février 2010 par le effets de l’application de l’amendement d’IAS 38 sont décrits
Conseil d’Administration. ci-dessous.
L’exercice 2009 a été affecté par les conséquences de la
crise économique et financière qui a commencé en 2008. Effets de l’amendement d’IAS 38 Immobilisations
Les comptes consolidés de l’exercice 2009 ont été établis par
référence à cet environnement, notamment pour la valorisation
incorporelles
des investissements, placements et instruments financiers, À compter de l’exercice 2009, les frais de publicité et promotion
l’appréciation de l’écoulement probable des stocks et la sont enregistrés lors de leur réception ou de leur production s’il
recouvrabilité des créances commerciales. Les actifs dont la s’agit de biens ou lors de la réalisation des prestations s’il s’agit
valeur s’apprécie par référence à des perspectives à plus long de services. Jusqu’à cette date, ces frais étaient enregistrés en
terme, en particulier les actifs incorporels ou immobiliers, ont charges lorsqu’ils étaient encourus, en particulier le coût des
été évalués dans le cadre d’hypothèses prenant en compte une campagnes média était étalé sur la durée des campagnes et le
reprise progressive de l’activité à partir de 2010 puis des taux coût des échantillons et catalogues était comptabilisé lors de leur
de croissance modérés les années suivantes. mise à disposition aux clients. L’effet du changement de méthode
sur les capitaux propres au 1er janvier 2007 est de 94 millions ;
il s’analyse de la façon suivante :
1.2 Évolutions du référentiel comptable
en 2009 (en millions d’euros) Impact au 1er janvier 2007
Immobilisations incorporelles (13)
Normes, amendements et interprétations dont Écarts d’acquisition 6
l’application est obligatoire en 2009 Immobilisations corporelles (7)
Impôts différés 40
Les normes, amendements et interprétations qui concernent le
Groupe, appliqués depuis le 1er janvier 2009, sont les suivants : Stocks et en-cours (3)
Autres actifs courants (117)
• IFRS 8 Secteurs d’activités publiés ;
Capitaux propres consolidés (94)
• amendements d’IAS 1 sur la présentation des états financiers ; Dont :
• amendement d’IAS 38 Immobilisations incorporelles, relatif part du Groupe (41)
à la comptabilisation des frais de publicité et promotion ; intérêts minoritaires (53)
• amendements d’IAS 23 sur la capitalisation des coûts
d’emprunt ;
Les autres actifs courants correspondent aux charges constatées
• amendements d’IFRS 2 concernant les conditions d’acquisition d’avance enregistrées au titre des échantillons et matériels
des droits et le traitement de la caducité dans le cadre des publicitaires (activités Parfums et Cosmétiques principalement).
plans d’options ;
Les résultats des exercices 2007 et 2008 n’ont pas été retraités,
• l’interprétation IFRIC 14 IAS 19 portant sur les exigences l’effet de l’application de l’amendement d’IAS 38 par rapport à
de financement minimal des régimes à prestations définies et celui constaté au 1er janvier 2007 étant considéré non significatif.
leur interaction avec le plafonnement des actifs financiers ;
• amendements d’IFRS 7 sur la présentation des notes concernant
les instruments financiers.
100 Rapport Annuel 2009COMPTES CONSOLIDÉS
Annexe aux comptes consolidés
Normes, amendements et interprétations dont de la détermination du montant des provisions pour risques et
l’application est optionnelle en 2009 charges ou des provisions pour dépréciation des stocks et, le cas
échéant, des actifs d’impôts différés. Ces hypothèses, estimations
Les normes, amendements et interprétations concernant le ou appréciations établies sur la base d’informations ou situations
Groupe, applicables de manière obligatoire à compter du existant à la date d’établissement des comptes, peuvent se révéler,
1er janvier 2010, n’ont pas donné lieu à application anticipée dans le futur, différentes de la réalité.
en 2009 ; il s’agit de :
• IFRS 3 révisée sur les regroupements d’entreprises ;
1.5 Méthodes de consolidation
• IAS 27 révisée sur les états financiers individuels et consolidés ;
Les filiales dans lesquelles le Groupe exerce directement ou
• amendement d’IAS 17 relatif aux locations de terrains. indirectement un contrôle exclusif, en droit ou en fait, sont
consolidées par intégration globale.
L’application de ces textes en 2010 ne devrait pas avoir
d’impact significatif sur les comptes consolidés du Groupe. Les sociétés sous contrôle conjoint sont consolidées selon la
En particulier, IAS 27 et IFRS 3 révisées étant appliquées de méthode de l’intégration proportionnelle.
manière prospective, les écarts d’acquisition comptabilisés au
Les filiales de distribution détenues en commun avec le groupe
31 décembre 2009 au titre des engagements d’achat d’intérêts
Diageo sont consolidées à hauteur de la part de leurs bilans
minoritaires seront maintenus à l’actif du bilan. Voir Note 1.10.
et comptes de résultat correspondant aux seules activités du
Groupe (voir Note 1.23).
1.3 Première adoption des IFRS Les sociétés dans lesquelles le Groupe exerce une influence notable
Les premiers comptes établis par le Groupe en conformité avec sont consolidées selon la méthode de la mise en équivalence.
les normes IFRS l’ont été au 31 décembre 2005 avec une date de
transition au 1er janvier 2004. La norme IFRS 1 prévoyait des
exceptions à l’application rétrospective des normes IFRS à la date
1.6 Conversion des états financiers
de transition ; celles retenues par le Groupe sont les suivantes : des filiales étrangères
• regroupement d’entreprises : l’exemption d’application La devise d’établissement des comptes consolidés est l’euro ; les
rétrospective n’a pas été retenue. Le Groupe Christian Dior comptes des filiales utilisant une monnaie fonctionnelle différente
a retraité rétrospectivement les acquisitions réalisées depuis sont convertis en euros :
1988, date de première consolidation de LVMH. Les normes • aux cours de clôture pour les postes du bilan ;
IAS 36 Dépréciations d’actifs et IAS 38 Immobilisations
incorporelles ont été appliquées rétrospectivement depuis • aux cours moyens de la période pour les éléments du compte
cette date ; de résultat.
• valorisation des immobilisations corporelles et incorporelles : Les différences de change résultant de l’application de ces cours
l’option d’évaluation de ces actifs à leur juste valeur à la date sont inscrites dans les capitaux propres, en « Écarts de conversion ».
de transition n’a pas été retenue, à l’exception de l’ensemble
immobilier détenu par Christian Dior Couture ;
1.7 Opérations en devises
• avantages sociaux : les écarts actuariels différés en normes
françaises à la date de transition ont été comptabilisés ; et couvertures de change
• conversion des comptes des filiales étrangères : les réserves de Les opérations en devises étrangères réalisées par les sociétés
conversion relatives à la consolidation des filiales en devises consolidées sont converties dans leur monnaie fonctionnelle aux
étrangères ont été annulées au 1er janvier 2004 en contrepartie cours des devises à la date des opérations.
des « Autres réserves » ; Les créances et dettes exprimées en devises étrangères sont
• paiement en actions : la norme IFRS 2 sur les paiements en converties aux cours de ces devises à la date de clôture. Les
actions est appliquée à tous les plans d’options d’achat et de pertes et gains de change latents résultant de cette conversion
souscription ouverts à la date de transition, y compris ceux sont enregistrés :
mis en place avant le 7 novembre 2002, date avant laquelle • en coût des ventes pour les opérations à caractère commercial ;
l’application est optionnelle.
• en résultat financier pour les opérations de nature financière.
Les pertes et gains de change résultant de la conversion
1.4 Utilisation d’estimations d’opérations ou créances et dettes intra-Groupe en devises
Dans le cadre du processus d’établissement des comptes étrangères, ou de leur élimination, sont enregistrés au compte de
consolidés, l’évaluation de certains soldes du bilan ou du compte résultat, à moins qu’ils ne proviennent d’opérations de financement
de résultat nécessite l’utilisation d’hypothèses, estimations ou intra-Groupe à long terme pouvant être considérées comme des
appréciations. Il s’agit notamment de la valorisation des actifs opérations en capital : ils sont dans ce cas inscrits en capitaux
incorporels, des engagements d’achat de titres de minoritaires, propres, en « Écarts de conversion ».
Rapport Annuel 2009 101COMPTES CONSOLIDÉS
Annexe aux comptes consolidés
Lorsque des instruments dérivés sont affectés à la couverture Des tests de perte de valeur sont pratiqués pour les marques,
d’opérations commerciales en devises, ceux-ci sont comptabilisés enseignes et autres immobilisations incorporelles suivant la
au bilan à leur valeur de marché à la date de clôture ; la variation méthodologie présentée en Note 1.12.
de valeur de marché de ces instruments dérivés est enregistrée :
Les frais de recherche ne sont pas immobilisés. Les frais de
• en coût des ventes pour la part efficace de la couverture des développement d’un nouveau produit ne sont immobilisés que
créances et dettes inscrites au bilan à la date de clôture ; si la décision de lancement de ce produit est effectivement prise.
• en capitaux propres, en écarts de réévaluation, pour la part Les immobilisations incorporelles, autres que les marques et
efficace de la couverture de flux de trésorerie futurs, ce montant enseignes, sont amorties sur les durées suivantes :
étant transféré en coût des ventes lors de la comptabilisation
• droits au bail, pas de porte : selon les conditions de marché,
des créances et dettes objets de la couverture ;
le plus souvent 1 à 2 fois la durée du bail ;
• en résultat financier pour la part inefficace de la couverture ;
• frais de développement : maximum 3 ans ;
les variations de valeur liées aux points de terme des contrats
à terme ainsi que la valeur temps dans le cadre des contrats • logiciels : 1 à 5 ans.
d’options sont systématiquement considérées comme
part inefficace.
1.9 Écarts d’acquisition
Lorsque des instruments dérivés sont affectés à la couverture de
situations nettes en devises de filiales consolidées, la variation Lors de la prise de contrôle d’une entreprise en droit ou en fait,
de leur valeur de marché est inscrite en capitaux propres, en les actifs, passifs et passifs éventuels de l’entreprise acquise
«Écarts de conversion», à hauteur de la part efficace, et en sont évalués à leur juste valeur ; la différence entre le coût de
résultat financier pour la part inefficace. la prise de contrôle et la quote-part du Groupe dans la juste
valeur de ces actifs, passifs et passifs éventuels est inscrite en
En l’absence de relation de couverture, les variations de
écart d’acquisition.
valeur de marché des instruments dérivés sont enregistrées en
résultat financier. Le coût de la prise de contrôle est le prix payé par le Groupe
dans le cadre d’une acquisition, ou l’estimation de ce prix si
l’opération se fait sans versement de trésorerie.
1.8 Marques, enseignes et autres
En l’absence de dispositions spécifiques dans les textes en vigueur
immobilisations incorporelles au 31 décembre 2009, la différence entre le coût d’acquisition et la
Seules les marques et enseignes acquises, individualisables et de valeur comptable des intérêts minoritaires acquis postérieurement
notoriété reconnue sont inscrites à l’actif, à la valeur déterminée à la prise de contrôle est enregistrée en écart d’acquisition. A
lors de leur acquisition. compter du 1er janvier 2010, en application d’IAS 27 révisée,
cette différence sera portée en déduction des capitaux propres.
Les frais engagés pour créer une marque nouvelle ou développer
une marque existante sont enregistrés en charges. Les écarts d’acquisition sont comptabilisés dans la devise
fonctionnelle de l’entité acquise.
Les marques, enseignes et autres immobilisations incorporelles
à durée de vie définie sont amorties sur leur durée de vie. Le Les écarts d’acquisition ne sont pas amortis mais font l’objet
classement d’une marque ou enseigne en actifs à durée de vie d’un test de perte de valeur annuel suivant la méthodologie
définie ou indéfinie résulte en particulier de l’application des présentée en Note 1.12. La charge de dépréciation éventuelle est
critères suivants : comprise dans les « Autres produits et charges opérationnels ».
• positionnement global de la marque ou enseigne sur son marché
en termes de volume d’activité, de présence internationale, 1.10 Engagements d’achat de titres
de notoriété ;
de minoritaires
• perspectives de rentabilité à long terme ;
Les actionnaires minoritaires de certaines filiales consolidées par
• degré d’exposition aux aléas conjoncturels ; intégration globale bénéficient de promesses d’achat de leurs
titres octroyées par le Groupe.
• événement majeur intervenu dans le secteur d’activité
susceptible de peser sur le futur de la marque ou enseigne ; En absence de dispositions spécifiques des normes IFRS, le
Groupe comptabilise ces engagements de la façon suivante :
• ancienneté de la marque ou enseigne.
• la valeur de l’engagement à la date de clôture figure en « Autres
La durée d’amortissement des marques, fonction de l’estimation passifs non courants » ;
de leur pérennité, est comprise entre 15 et 40 ans.
• les intérêts minoritaires correspondants sont reclassés dans
La charge d’amortissement des marques et enseignes et, le cas le montant ci-dessus ;
échéant, le montant de leur dépréciation sont comptabilisés dans
les « Autres produits et charges opérationnels ». • la différence entre le montant de l’engagement et les intérêts
minoritaires reclassés est enregistrée en écart d’acquisition.
102 Rapport Annuel 2009COMPTES CONSOLIDÉS
Annexe aux comptes consolidés
Ce mode de comptabilisation n’a pas d’effet sur la présentation 1.12 Tests de perte de valeur
des intérêts minoritaires au compte de résultat.
des actifs immobilisés
À compter du 1er janvier 2010, en raison de la révision d’IAS 27,
Des tests de perte de valeur sont réalisés pour les actifs
les variations de la différence entre le montant de l’engagement
immobilisés corporels et incorporels dès lors qu’un indice de
et celui des intérêts minoritaires seront enregistrées en
perte de valeur apparaît, et au moins une fois par an pour les
déduction des capitaux propres. Cette disposition étant
actifs incorporels à durée de vie indéfinie, principalement les
d’application prospective, les écarts d’acquisition au titre
marques, enseignes et écarts d’acquisition. Lorsque la valeur
des engagements existants au 31 décembre 2009 seront
nette comptable de ces actifs devient supérieure au montant le
maintenus à l’actif du bilan, la variation future du montant des
plus élevé de leur valeur d’utilité ou de marché, une dépréciation
engagements nets d’intérêts minoritaires restant enregistrée
est enregistrée, du montant de la différence ; la dépréciation,
en écart d’acquisition.
imputée en priorité sur l’écart d’acquisition, est comptabilisée
en « Autres produits et charges opérationnels ».
1.11 Immobilisations corporelles La valeur d’utilité est fondée sur les flux de trésorerie futurs
La valeur brute des immobilisations corporelles, à l’exception des actualisés qui seront générés par ces actifs. La valeur de marché
terres à vignes et de l’ensemble immobilier détenu par Christian de l’actif est déterminée par référence à des transactions
Dior Couture, est constituée de leur coût d’acquisition. Les similaires récentes ou à des évaluations réalisées par des experts
frais financiers supportés au cours de la période précédant la indépendants dans une perspective de cession.
mise en exploitation ou durant la période de construction sont Les flux de trésorerie prévisionnels sont établis au niveau
immobilisés le cas échéant. du Groupe par secteur d’activités, un secteur d’activités
Les terres à vignes sont comptabilisées à leur valeur de marché correspondant à une ou plusieurs marques ou enseignes et à une
à la date de clôture. Cette valeur résulte de données officielles équipe de Direction spécifique. Au sein du secteur d’activités,
publiées sur les transactions récentes dans la même région, ou il peut être déterminé des unités génératrices de trésorerie d’un
d’expertises indépendantes. L’écart entre le coût d’acquisition niveau plus petit, tel un ensemble de magasins.
historique et la valeur de marché est inscrit en capitaux propres, Les marques et écarts d’acquisition sont évalués à titre principal
en « Écarts de réévaluation ». Si la valeur de marché devient sur la base des flux de trésorerie prévisionnels actualisés ou selon
inférieure au coût d’acquisition, une dépréciation est comptabilisée la méthode des transactions comparables, méthode utilisant
en résultat, du montant de la différence. les multiples de chiffre d’affaires et de résultat retenus lors de
Les pieds de vignes, ou vignobles, pour les champagnes, cognac transactions récentes portant sur des marques similaires, ou
et autres vins produits par le Groupe, sont des actifs biologiques sur les multiples boursiers applicables aux activités concernées.
au sens d’IAS 41 Agriculture. Leur valeur de marché étant peu D’autres méthodes sont utilisées à titre complémentaire : la
différente de leur valeur historique, aucune réévaluation de ces méthode des royalties, donnant à la marque une valeur équivalente
actifs n’est pratiquée. à la capitalisation des royalties qu’il faudrait verser pour son
utilisation ; la méthode du différentiel de marge, applicable
Les immeubles locatifs ne sont pas réévalués à leur valeur de lorsqu’il est possible de mesurer la différence de revenus générée
marché. par une marque, par référence à un produit sans marque ; enfin,
la méthode du coût de reconstitution d’une marque équivalente,
Les actifs financés par contrat de location financement sont
notamment en termes de frais de publicité.
immobilisés sur la base de la valeur actuelle des loyers futurs
ou sur la base de leur valeur de marché si celle-ci est inférieure. Les données utilisées dans le cadre de la méthode des flux de
trésorerie prévisionnels actualisés proviennent des budgets
Les immobilisations corporelles sont amorties selon le mode
annuels et plans pluri-annuels établis par la Direction des secteurs
linéaire sur la durée estimée de leur utilisation :
d’activités concernés. Les plans consistent en des projections
• Constructions, immeubles de placement 20 à 50 ans ; à cinq ans (à l’exception de Christian Dior Couture dont les
plans ont une durée de trois ans), cette durée pouvant être
• Installations techniques, matériels et outillages 3 à 25 ans ;
étendue lorsqu’il s’agit de marques en cours de repositionnement
• Agencements de magasins 3 à 10 ans ; stratégique, ou dont le cycle de production est supérieur à cinq
ans. En outre, s’y ajoute une valeur terminale correspondant
• Vignobles 18 à 25 ans.
à la capitalisation à l’infini des flux de trésorerie issus, le plus
La base amortissable des immobilisations corporelles est constituée souvent, de la dernière année du plan. Lorsque plusieurs scénarios
du coût d’acquisition, diminué de la valeur résiduelle estimée. prévisionnels sont retenus, une probabilité de survenance est
attribuée à chacun d’entre eux. Le taux d’actualisation des flux
Les frais d’entretien et de réparation sont enregistrés en charges
de trésorerie prévisionnels intègre le taux de rendement attendu
lors de la réalisation des opérations.
par un investisseur dans le domaine d’activité concerné et la
prime de risque propre à cette activité.
Rapport Annuel 2009 103COMPTES CONSOLIDÉS
Annexe aux comptes consolidés
1.13 Investissements 1.15 Créances clients,
et placements financiers autres créances et prêts
Les actifs financiers sont présentés en investissements financiers Les créances clients, autres créances et prêts sont comptabilisés
(actifs non courants) ou en placements financiers (actifs courants) à leur valeur nominale. Une dépréciation est enregistrée lorsque
selon leur nature et la durée estimée de leur détention. leur valeur d’inventaire, fondée sur la probabilité de leur
recouvrement, est inférieure à la valeur comptabilisée.
Les investissements financiers comprennent principalement les
prises de participation, stratégiques et non stratégiques. Lorsque l’échéance des créances et prêts est supérieure à un
an, leur montant fait l’objet d’un calcul d’actualisation, dont les
Les placements financiers incluent les placements
effets sont enregistrés en résultat financier, selon la méthode du
temporaires en actions, parts de Sicav, ou Fonds Commun de
taux d’intérêt effectif.
Placement (FCP) et assimilés, à l’exclusion des placements
relevant de la gestion de trésorerie au jour le jour, qui sont
comptabilisés en « Trésorerie et équivalents de trésorerie » 1.16 Trésorerie et équivalents de trésorerie
(Voir Note 1.16).
La ligne « Trésorerie et équivalents de trésorerie » inclut les
Investissements et placements financiers sont évalués au liquidités ainsi que les placements monétaires immédiatement
cours de clôture s’il s’agit d’actifs cotés et sur la base d’une disponibles dont la valeur présente un risque de variation
estimation de leur valeur de réalisation à cette date s’il s’agit négligeable.
d’actifs non cotés.
Les placements monétaires sont évalués à leur valeur de marché
Les variations de valeur, positives ou négatives, sont enregistrées et au cours de change à la date de clôture, les variations de valeur
en capitaux propres en Écarts de réévaluation. En cas de perte étant enregistrées en résultat financier.
de valeur jugée définitive, une dépréciation de ce montant est
enregistrée en résultat financier, la dépréciation n’étant reprise
en résultat qu’au moment de la cession des investissements et 1.17 Provisions
placements financiers correspondants.
Une provision est comptabilisée dès lors qu’existe une
obligation, vis-à-vis d’un tiers, dont il résultera pour le Groupe
1.14 Stocks et en-cours un décaissement probable dont le montant peut être évalué de
façon fiable.
À l’exception des vins produits par le Groupe, les stocks sont
comptabilisés à leur prix de revient, hors frais financiers. Le Lorsque la date d’exécution de cette obligation est au-delà d’un an,
prix de revient est constitué du coût de production (produits le montant de la provision fait l’objet d’un calcul d’actualisation,
finis), ou du prix d’achat majoré des frais accessoires (matières dont les effets sont enregistrés en résultat financier, selon la
premières, marchandises) ; il ne peut excéder la valeur nette méthode du taux d’intérêt effectif.
de réalisation.
Les stocks de vins produits par le Groupe, en particulier les vins 1.18 Dettes financières
de Champagne, sont évalués en valeur de marché de la vendange
correspondante, comme si les raisins récoltés avaient été acquis Les dettes financières sont comptabilisées au coût amorti, c’est-
auprès de tiers. Jusqu’à la date de vendange, l’évaluation des à-dire à leur valeur nominale nette des primes et frais d’émission,
raisins se fait prorata temporis sur la base d’un rendement et qui sont enregistrés progressivement en résultat financier jusqu’à
d’une valeur de marché estimés. l’échéance, selon la méthode du taux d’intérêt effectif.
Les mouvements de stocks sont valorisés selon les métiers au En cas de couverture du risque de variation de valeur de la dette
financière du fait de l’évolution des taux d’intérêt, le montant
coût moyen pondéré ou selon la méthode premier entré – premier
couvert de la dette, ainsi que les instruments de couverture
sorti (FIFO).
associés, figurent au bilan à leur valeur de marché à la date de
Compte tenu du processus de vieillissement nécessaire au clôture ; les effets de cette réévaluation sont enregistrés dans le
champagne et au cognac, la durée de détention de ces stocks résultat financier de la période. La valeur de marché de la dette
est le plus souvent supérieure à un an. Ces stocks restent classés couverte est déterminée selon des méthodes similaires à celles
en actifs courants selon l’usage de la profession. décrites ci-après en Note 1.19.
Les dépréciations de stocks sont constatées principalement dans En cas de couverture du risque d’évolution de la charge d’intérêt
les activités autres que Vins et Spiritueux. Elles sont établies le future, la dette financière dont les flux sont couverts reste
plus souvent en raison de l’obsolescence des produits concernés comptabilisée au coût amorti, la variation de valeur de la part
(péremption proche, saison ou collection terminées…) ou sur efficace de l’instrument de couverture étant enregistrée dans
la base de leur perspective d’écoulement. les capitaux propres en Écarts de réévaluation.
104 Rapport Annuel 2009COMPTES CONSOLIDÉS
Annexe aux comptes consolidés
En l’absence de relation de couverture, ou pour la partie inefficace Actions auto-détenues LVMH et assimilés
des couvertures, les variations de valeur des instruments dérivés
sont enregistrées en résultat financier. Les achats/ventes par LVMH, de ses propres titres, à l’origine
des variations de pourcentages d’intérêt du Groupe Christian
Lorsqu’un instrument dérivé est incorporé à la dette financière, Dior dans LVMH, sont traités dans les comptes consolidés du
celle-ci est comptabilisée à la valeur de marché ; les variations Groupe Christian Dior comme des acquisitions et des cessions
de valeur de marché sont enregistrées en résultat financier. d’intérêts minoritaires.
La dette financière nette est constituée des dettes financières Par mesure de simplification, le mode de traitement de ces
à plus et moins d’un an et de la valeur de marché à la date de intérêts minoritaires a été modifié en 2007 et est appréhendé,
clôture des instruments dérivés sur risque de taux d’intérêt, depuis cette date, globalement sur la période.
sous déduction de la valeur des placements, des autres actifs
financiers courants ainsi que de la valeur de marché à la date de À compter du 1er janvier 2010, en raison de la révision d’IFRS 3,
clôture des instruments dérivés sur risque de change associés les variations de pourcentage du Groupe Christian Dior dans
à l’un de ces éléments et de la trésorerie et équivalents de LVMH seront enregistrées dans les capitaux propres. Cette
trésorerie à cette date. disposition étant d’application prospective, les écarts d’acquisition
enregistrés au 31 décembre 2009 seront maintenus à l’actif
du bilan.
1.19 Instruments dérivés
Les options d’achat d’actions LVMH détenues par le Groupe,
Le Groupe négocie des instruments financiers dérivés dans le sont comptabilisées à leur coût d’acquisition, en déduction des
cadre de sa stratégie de couverture des risques de change et de capitaux propres consolidés.
taux d’intérêt.
La mise en oeuvre d’une comptabilité de couverture requiert,
selon IAS 39, de démontrer et documenter l’efficacité de la 1.21 Retraites, frais médicaux et autres
relation de couverture lors de sa mise en place et pendant toute engagements vis-à-vis du personnel
sa durée. L’efficacité de la couverture sur le plan comptable est
Lorsque les indemnités de départ à la retraite, retraites, frais
vérifiée par le rapport des variations de valeur du dérivé et du
médicaux et autres engagements donnent lieu à cotisations
sous-jacent couvert, ce rapport devant rester dans une fourchette
comprise entre 80 et 125 %. versées par le Groupe à des organismes extérieurs qui assurent
le paiement des allocations ou le remboursement des frais
Les instruments dérivés sont comptabilisés au bilan pour leur médicaux, ces cotisations sont comptabilisées dans les charges
valeur de marché à la date de clôture. Les variations de valeur de l’exercice au titre duquel elles sont dues, aucun passif n’étant
des instruments dérivés sont enregistrées selon les modalités comptabilisé au bilan.
précisées en Note 1.7 pour les couvertures de risque de change
et en Note 1.18 pour les couvertures de risque de taux d’intérêt. Lorsque les indemnités de départ à la retraite, retraites, frais
médicaux et autres engagements sont à la charge du Groupe,
La valeur de marché est établie par référence à des données de le montant de l’engagement actuariel correspondant donne
marché et selon des modèles d’évaluation communément utilisés ; lieu à provision au bilan, la variation de cet engagement étant
cette valeur est confirmée dans le cas d’instruments complexes comptabilisée dans le résultat opérationnel courant de l’exercice,
par des cotations d’établissements financiers tiers. y compris l’effet d’actualisation financière.
Les instruments dérivés dont la maturité est supérieure à douze Lorsque cet engagement est couvert, partiellement ou en totalité,
mois sont présentés en actifs et passifs non courants. par des fonds versés par le Groupe à des organismes financiers,
le montant de ces placements dédiés vient en déduction, au bilan,
de l’engagement actuariel.
1.20 Actions Christian Dior et LVMH
auto-détenues et assimilés L’engagement actuariel est calculé sur la base d’évaluations
spécifiques au pays et à la société du Groupe concernée ;
ces évaluations intègrent notamment des hypothèses de
Actions auto-détenues Christian Dior taux d’actualisation, de progression des salaires, d’inflation,
Les actions Christian Dior détenues par le Groupe, sont d’espérance de vie, de rotation des effectifs et de rentabilité
comptabilisées à leur coût d’acquisition en déduction des capitaux des placements dédiés.
propres consolidés quel que soit l’objet de leur détention. Les effets cumulés des écarts actuariels sont amortis dès lors
En cas de cession, le prix de revient des actions cédées est établi que ceux-ci excèdent en fin d’exercice 10 % du montant de
par catégorie d’affectation (voir Note 14.2) selon la méthode l’engagement ou de la valeur de marché des placements venant
premier entré – premier sorti (FIFO). Les résultats de cession en couverture. L’amortissement de ces écarts se fait à compter
sont inscrits directement en capitaux propres, pour leur montant de l’exercice suivant leur constatation, sur la durée résiduelle
net d’impôt. moyenne d’activité du personnel concerné.
Rapport Annuel 2009 105COMPTES CONSOLIDÉS
Annexe aux comptes consolidés
1.22 Impôts courants et différés Lorsque cette pratique est établie, les ventes enregistrées sont
diminuées d’un montant correspondant à une estimation de ces
Les différences temporelles entre les valeurs en consolidation des retours, en contrepartie de la réduction des créances clients
éléments d’actif et de passif, et celles résultant de l’application et d’une inscription en stocks. Le taux de retour retenu pour
de la réglementation fiscale, donnent lieu à la constatation l’établissement de ces estimations est calculé sur la base de
d’impôts différés. statistiques historiques.
Le taux d’impôt retenu pour le calcul des impôts différés est celui
connu à la date de clôture ; les effets des changements de taux Activités en partenariat avec Diageo
sont enregistrés sur la période au cours de laquelle la décision
de ce changement est prise. Une partie significative des ventes des activités Vins et Spiritueux
est réalisée dans le cadre d’accords de distribution avec Diageo,
Les économies d’impôts résultant de déficits fiscaux reportables consistant le plus souvent en un partenariat dans des structures
sont enregistrées en impôts différés actifs qui sont dépréciés le communes. Celles-ci assurent les livraisons et les ventes à la
cas échéant, seuls les montants dont l’utilisation est probable clientèle des marques des deux groupes, le partage du résultat
étant maintenus à l’actif du bilan. et du bilan de ces entités entre LVMH et Diageo étant régi par
Les actifs et passifs d’impôts différés ne sont pas actualisés. les accords de distribution. Sur la base de ces accords, le Groupe
consolide ces structures à hauteur de la quote-part des ventes
Les impôts dus au titre des réserves distribuables des filiales sont et des charges concernant ses propres marques.
provisionnés à hauteur des distributions envisagées.
1.24 Frais de publicité et de promotion
1.23 Comptabilisation des ventes
Les frais de publicité et de promotion incluent le coût de la
réalisation des supports publicitaires, des achats d’espaces
Définition des ventes média, de la fabrication d’échantillons et de catalogues et de
Les ventes incluent principalement des ventes au détail dans manière générale, le coût de l’ensemble des activités destinées
le cadre des magasins du Groupe et des ventes de gros à des à la promotion des marques et produits du Groupe.
distributeurs et agents. Sont assimilées à des opérations au détail Les frais de publicité et de promotion sont enregistrés en charge
les ventes effectuées dans le cadre de magasins appartenant à lors de leur réception ou de leur production s’il s’agit de biens,
des tiers si les risques et avantages liés à la propriété du stock ou lors de la réalisation des prestations s’il s’agit de services.
sont conservés par le Groupe.
Les ventes au détail proviennent des activités Mode et
Maroquinerie, de certaines marques des Parfums et Cosmétiques 1.25 Plans d’options et assimilés
ou des Montres et Joaillerie ainsi que de la Distribution sélective. Les plans d’options d’achat ou de souscription d’actions donnent
Ces ventes sont comptabilisées lors de l’achat par la clientèle. lieu à enregistrement d’une charge constituée de l’estimation du
Les ventes de gros proviennent des activités Vins et Spiritueux et gain pour les bénéficiaires de ces plans ; l’estimation du gain est
de certaines marques des Parfums et Cosmétiques ou des Montres calculée le jour du Conseil d’Administration ayant attribué les
et Joaillerie. Ces ventes sont comptabilisées lors du transfert options, selon la méthode Black & Scholes.
de propriété, c’est-à-dire le plus souvent lors de l’expédition. Pour les plans d’attribution d’actions gratuites, l’estimation du
Les frais d’expédition et de transport refacturés aux clients ne sont gain est calculée sur la base du cours de clôture de l’action la
compris dans les ventes que lorsqu’ils sont inclus forfaitairement veille du Conseil d’Administration ayant mis en place le plan et
dans le prix des produits. des dividendes anticipés sur la période d’acquisition des droits.
Les ventes sont présentées nettes de toutes formes de remises et Pour les plans de rémunérations liés au cours de l’action LVMH
ristournes. En particulier les sommes permettant le référencement et dénoués en numéraire, l’estimation du gain sur la période
des produits ou correspondant à des accords de participation d’acquisition des droits est établie, selon le type de plan, comme
publicitaire avec le distributeur viennent en déduction des décrit ci-dessus.
ventes correspondantes. Pour l’ensemble des plans, la charge est répartie linéairement sur
la période d’acquisition des droits en contrepartie des réserves
Provision pour retours de produits pour les plans d’options ou d’attribution et en contrepartie des
provisions pour les plans de rémunérations dénoués en numéraire.
Les sociétés du groupe d’activités Parfums et Cosmétiques et
dans une moindre mesure des activités Mode et Maroquinerie, Au-delà de la période d’acquisition des droits, seuls les plans de
ou Montres et Joaillerie, peuvent reprendre auprès de leurs rémunérations dénoués en numéraire ont un effet sur le compte de
clients et distributeurs les produits invendus ou périmés. résultat, du montant de la variation du cours de l’action LVMH.
106 Rapport Annuel 2009Vous pouvez aussi lire