Concept suisse de test VIH : récapitulatif actualisé
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Maladies transmissibles
Concept suisse de test VIH : récapitulatif actualisé
Le concept de test VIH de l’Office fédéral tion que si l’on a les réponses aux
trois premières.
de la santé publique exige la réponse à quatre questions En ce qui concerne l’organisation,
le dépistage du VIH incombe aux
diagnostiques : 1. Le patient est-il réellement infecté par laboratoires de diagnostic médical
le VIH? 2. Si oui, quelles sont les caractéristiques du (laboratoires cliniques) reconnus par
virus? 3. Quelle est la charge virale? 4. Quel est le pour- l’OFSP, aux cabinets médicaux et
aux centres de dépistage du VIH. La
centage d’infections à VIH récentes parmi les nouvelles confirmation du VIH est depuis 2010
infections déclarées? – Sur le plan de l’organisation, le sous la responsabilité du Centre
national pour les rétrovirus (CNR). [2]
dépistage du VIH est réalisé par un laboratoire clinique Les onze anciens laboratoires régio-
reconnu par l’OFSP, un cabinet médical ou un centre de naux de confirmation du VIH, char-
dépistage du VIH. Depuis 2010, la confirmation du VIH gés de déclarer le VIH, sont désor-
mais les « laboratoires déclarants ».
incombe au Centre national pour les rétrovirus (CNR). Sur mandat du CNR, ils reçoivent les
Pour le compte de celui-ci, l’un des onze laboratoires résultats disponibles pour tout nou-
déclarants régionaux applique à chaque nouveau dia- veau diagnostic d’infection VIH, réa-
lisent les tests exigés par le concept
gnostic de VIH une procédure standardisée, afin de de test VIH, qui n’ont pas encore été
déterminer si des réponses aux quatre questions sont faits, et communiquent les résultats
au médecin traitant. La série de
déjà disponibles, puis il réalise les analyses qui restent à tests la plus simple et privilégiée par
faire. En même temps que les résultats, il indique au le CNR est représentée sur la figure
médecin traitant, par une interprétation de cas standar- 1. Les laboratoires déclarants du
VIH envoient la déclaration aux auto-
disée, si toutes les exigences formulées dans le
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rités de santé et indiquent au méde-
concept de test sont remplies ou si des lacunes sub- cin traitant si toutes les dispositions
sistent. C’est ensuite au médecin de demander les du concept de tests sont respec-
tées ou si des lacunes subsistent.
analyses manquantes. Une copie anonymisée des résul- Pour accomplir ces différents
tats, tenant lieu de déclaration de VIH, est envoyée aux tâches, les laboratoires déclarants
utilisent un formulaire électronique
autorités sanitaires (cantonales et fédérales), ainsi qu’au mis au point par le CNR[3]. Cet outil
CNR. Celui-ci contrôle chaque déclaration, exige le cas parcourt les différentes étapes du
échéant des correctifs ou des compléments, et établit processus de confirmation du VIH
et, à partir des résultats indiqués,
un rapport annuel à l’intention de l’OFSP. génère une interprétation de cas
standardisée (figure 2). Si toutes les
conditions sont remplies, la réponse
Diagnostic du VIH : les quatre rants sur le marché ne détectent «YES» apparaît dans la fenêtre Meets
questions et l’organisation que le VIH-1 et les inhibiteurs non ALL SFOPH requirements (satisfait
L’OFSP a introduit en 1985 un nucléosidiques de la transcriptase à toutes les exigences de l’OFSP). Si
concept de test VIH, afin de garantir inverse (NNRTI) sont généralement ce n’est pas le cas, il indique ce qu’il
la fiabilité optimale du diagnostic inefficaces contre le VIH-2, comme reste à faire. Les laboratoires décla-
Bulletin
d’infection par le VIH, un diagnostic d’ailleurs contre les VIH-1 du groupe rants envoient l’interprétation du
lourd de conséquences. A l’origine, O. Pour définir la TAR [1] optimale, il cas au médecin traitant en même
ce concept devait surtout permettre faut également connaître les résis- temps que la déclaration VIH com-
d’affirmer qu’un patient était réelle- tances liées aux mutations du virus. plémentaire. C’est ensuite au méde-
ment infecté par le virus, mais la Comme on estime aujourd’hui que cin de combler les éventuelles la-
palette des questions s’est sensi- toutes les personnes infectées par cunes informatives.
blement élargie depuis. Dès que le le VIH ont en principe besoin d’une Toutes les données, anonymi-
diagnostic d’infection VIH est confir- TAR1, il est nécessaire de répondre sées, sont en outre envoyées par
mé, deux autres questions se à ces questions importantes dès le voie électronique à l’OFSP et
posent : celle des propriétés géné- diagnostic, afin de pouvoir individua- tiennent lieu de déclaration de cas
tiques et biologiques du virus et liser le traitement. Pour la surveil- de laboratoire. Une copie est adres-
celle de la quantité de virus dans le lance nationale du VIH, une autre sée au CNR. Celui-ci surveille ainsi
plasma. Connaître le type de virus question se pose : parmi les nou- en continu la qualité des confirma-
(HIV-1, HIV-2) est indispensable velles infections à VIH déclarées, tions qu’il reçoit et, au besoin, exige
pour choisir le test VIH adapté et combien sont véritablement ré- des correctifs ou des compléments.
définir la composition de la thérapie centes, c’est-à-dire ont débuté dans Chaque année, il évalue la qualité
6 antirétrovirale (TAR). En effet, les
tests de charge virale les plus cou-
les douze derniers mois? On ne peut
répondre à cette quatrième ques-
des déclarations et établit un rap-▶▶▶▶▶▶ Maladies transmissibles
Figure 1: port à l’intention de l’OFSP.
Déroulement idéal du processus de confirmation du VIH Le tableau 1 récapitule les diffé-
rentes questions, les domaines de
tâches, dont elles relèvent, les exi-
gences, auxquelles les tests doivent
Cabinet médical, centre de Laboratoire clinique satisfaire, et les compétences défi-
dépistage VIH
nies pour ces tâches. Les explica-
1er Sang capillaire Sérum/plasma Premier tions détaillées sont données ci-
prélève- Test rapide combiné réactif Test de recherche combiné de résultat
ment laboratoire réactif positif après. L’adresse du CNR et celles
des laboratoires déclarants figurent
Laboratoire déckarant ou CNR sur le tableau 2.
2e prélè Nouveau sang EDTA 7–10 ml Deuxième ré-
vement sultat positif et
autres résultats
Question 1 : le patient est-il
(év. test de recherche Confirmation de la réactivité sur positifs infecté par le VIH?
combiné : un nouvel échantillon)
Tous les tests spécifiques du VIH,
VIH-1/2 Line Distinction VIH-1/VIH-2
Immunoassay : Détection infection double VIH-1/
qu’il s’agisse de tests de dépistage
VIH-2 ou de confirmation, contribuent à
Distinction infection récente/
infection ancienne VIH-1
répondre à cette question primor-
diale. Le choix des tests doit tenir
Charge virale : VIH-1
et/ou VIH-2 compte du fait que les méthodes
Tests génotypiques de Résistances aux (médicaments)
employées pour le diagnostic du
résistance : antirétroviraux VIH pédiatrique chez les nouveau-
Identification du sous-type VIH ;
virus du groupe O
nés et les nourrissons jusqu’à l’âge
de 18 mois ne sont pas les mêmes
que chez les adultes et les enfants
plus âgés.
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Déroulement idéal du processus de confirmation du VIH. Sur le premier échantillon
(sang capillaire ou sérum/plasma), on ne réalise que le dépistage du VIH par des tests
a) Dépistage du VIH chez les adultes
combinés certifiés CE. Pour la confirmation, on envoie un second prélèvement de sang et les enfants de plus de 18 mois
frais sur tube EDTA au laboratoire déclarant ou au CNR, qui pratiquent tous les tests Pour le dépistage du VIH, il convient
nécessaires. d’utiliser uniquement les tests certi-
Figure 2:
Interprétation de cas standardisée
Bulletin
Interprétation de cas standardisée. Elle combine les résultats des tests effectués sur tous les échantillons analysés de la personne
séropositive et indique si les exigences formulées dans le concept de test VIH de l’OFSP sont satisfaites. Dans l’exemple présenté,
toutes les exigences sont satisfaites, à l’exception des tests de résistance du VIH en cours: au moins, deux types différents de tests VIH
étaient réactifs, le résultat de deux prélèvements différents était clairement positif et le type de VIH identifié était le VIH-1. En raison de
la rareté des infections par des virus n’appartenant pas au groupe M, le fait que ce soit un VIH-1 de ce groupe est vraisemblable, mais
doit être confirmé par des tests de résistance. La charge virale – 111 000 copies/ml – est suffisamment élevée et n’a pas besoin d’être
confirmée par le test PERT ; un commentaire n’est donc pas nécessaire. En raison des résultats de l’Inno-Lia, une infection datant de
plus de trois à six mois est pratiquement certaine.
Dans cet exemple, les tests réalisés sont les suivants : premier test de dépistage du VIH combiné (comme il était réactif, le laboratoire
déclarant a réalisé gratuitement un second test de dépistage du VIH combiné), Inno-Lia HIV I/II Score et charge virale du VIH. Ces trois 7
tests – à l’exception des tests de résistance en cours – ont suffi pour satisfaire à toutes les exigences du concept de test.▶▶▶▶▶▶ Maladies transmissibles
fiés CE, qui détectent aussi bien les de confiance à 95% ; de ce fait, VIH.
anticorps anti-VIH que l’antigène même les tests VIH moléculaires, b) Dépistage du VIH chez les nou-
p24 du VIH-1 (tests combinés ou pourtant très sensibles, restent né- veau-nés et les nourrissons
tests de 4 e génération). A l’heure gatifs jusqu’au dernier moment dans Quand le statut VIH de la mère d’un
actuelle, les tests combinés ne sont les quelques cas, où la séroconver- nourrisson ou d’un jeune enfant
plus réservés aux laboratoires de sion est retardée. Les essais réali- n’est pas connu (en cas d’adoption
diagnostic médical ; sous forme de sés sur des modèles animaux ont p. ex.), il faut commencer par un test
tests rapides, ils sont également à montré que le virus, qui semble ne de dépistage du VIH certifié CE,
disposition des cabinets médicaux pas diffuser au début, peut rester comme chez les enfants plus âgés
et des centres de dépistage du plus ou moins longtemps dans les et les adultes. Si le résultat est néga-
VIH[4]. La recherche de l’antigène tissus lymphatiques à proximité de tif, aucun test supplémentaire n’est
dans le cadre du dépistage du VIH la porte d’entrée[11]. De plus, dans nécessaire. En revanche, si le test
est importante, car elle permet de une étude réalisée chez l’être hu- est réactif, cela laisse supposer qu’il
repérer aussi les personnes haute- main, on a observé chez 6 patients y a eu exposition au VIH et d’autres
ment infectieuses au stade de pri- sur 15, de 9 à 25 jours (médiane 18) tests doivent être effectués, afin de
mo-infection VIH (PHI)[5,6]. La dé- avant la multiplication rapide et défi- déterminer le statut VIH de l’enfant.
tection de l’ARN viral par RT-PCR et nitive du virus, des épisodes mar- Etant donné que les IgG mater-
d’autres techniques d’amplification qués par une virémie transitoire très nelles, et donc les anticorps spéci-
spécifiques de séquences, per- basse, appelés « blips » [12]. Les ré- fiques du VIH, parviennent en grande
mettent de détecter l’infection VIH sultats de cette étude montrent clai- quantité au fœtus par transport actif
un peu plus tôt que les tests de dé- rement que l’intervalle entre l’évé- transplacentaire, tous les enfants de
pistage combinés. Dans l’étude la nement infectieux et le début de la mères séropositives naissent avec
plus complète réalisée jusqu’à pré- multiplication rapide et définitive du des anticorps anti-VIH maternels et
sent sur la phase précoce de l’infec- virus dans le sang varie énormé- présentent donc un test de dépis-
tion VIH (Fiebig et al.), ces tech- ment aussi chez l’être humain. Cette tage du VIH réactif. Par conséquent,
niques étaient positives en moyenne propriété biologique n’a évidem- on ne peut pas utiliser les tests, qui
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5 jours plus tôt que les tests de re- ment pas changé malgré les progrès détectent les anticorps anti-VIH pour
cherche de l’antigène (intervalle de du diagnostic du virus, raison pour le diagnostic d’une infection VIH pé-
confiance à 95% : 3,1–8,1 jours)[7] ; laquelle il est toujours nécessaire diatrique jusqu’à la disparition com-
ceux-ci étaient positifs 5,3 jours en d’attendre trois mois pour exclure plète des anticorps maternels, c’est-
moyenne (de 3,3 à 7,7) plus tôt que une infection VIH. à-dire peu avant l’âge de 2 ans. Une
les tests sensibles de troisième gé- Des incertitudes persistent quant infection VIH durant cette période ne
nération de dosage des anticorps à la meilleure procédure diagnos- peut donc être mise en évidence que
IgM, qui, eux, deviennent positifs tique à appliquer pendant les pre- par des tests établissant la présence
environ trois semaines après l’infec- miers jours ou les premières se- de composants du virus (acides nu-
tion[8]. D’après ce premier modèle maines après une situation à risque. cléiques ou protéines VIH). Comme
de Fiebig, le temps médian néces- Chez les personnes ayant des anté- de nombreux laboratoires suisses
saire à leur mise en évidence était cédents d’exposition au VIH, qui quantifient systématiquement l’ARN
de 10–11 jours après l’infection pour présentent déjà des symptômes de du VIH-1, on recherche en général
l’ARN du VIH-1 et de 16 jours pour primo-infection VIH[1] (PHI), un test l’ARN viral, mais plus rarement l’ADN
l’antigène p24. Un second modèle de dépistage du VIH combiné doit du VIH associé aux cellules, égale-
employé par Fiebig et al. a conclu être effectué immédiatement. En ment recommandé par l’OMS [13]. A
que l’ARN du VIH-1 devient positif 7 l’absence de symptômes PHI, un noter que le VIH-2 n’est pas reconnu
jours avant l’antigène p24 – soit au premier test de dépistage du VIH par les tests actuellement dispo-
9e jour après l’infection – pour une combiné n’a d’intérêt que 10 à 14 nibles sur le marché pour quantifier
Bulletin
limite de détection de 50 copies/ml jours après l’événement à risque. l’ARN du VIH-1. Si le type de VIH (1
et 11 jours avant l’antigène p24 pour Même si le résultat de ce premier ou 2) de la mère n’est pas connu, on
1 copie/ml, donc une semaine déjà test est négatif, il importe de signa- demande d’abord, lors du premier
après l’infection (valeurs médianes). ler à la personne qu’une infection prélèvement sanguin chez le nou-
Mais attention : les médianes im- VIH reste possible et que c’est jus- veau-né, un Line-Immunoassay
pliquent que, au moment indiqué, tement au stade précoce d’infection (Inno-Lia® VIH I/II Score), afin de pou-
seules 50% des personnes infec- que le risque de transmettre le virus voir utiliser ensuite le test viral qui
tées par le VIH sont positives et que, à d’autres personnes est particuliè- convient : soit une RT-PCR pour
par conséquent, 50% présentent rement élevé. Dans cette situation, l’ARN du VIH-1 dans le plasma, soit
encore un résultat négatif. Des il faut lui proposer un autre test une PCR pour l’ADN proviral du VIH-
études antérieures avaient conclu après deux semaines (ou dès que 2 dans les PBMC.
que la séroconversion peut excep- des symptômes apparaissent). S’il Un test doit être immédiatement
tionnellement être plus tardive[9-11]. est toujours négatif après ces deux demandé en cas d’exposition symp-
Comme l’ont montré Fiebig et al., semaines, il convient d’attendre tomatique ou bien à 1, 2 ou 6 mois
l’ARN-PCR, l’antigène et les anti- trois mois pour effectuer le test de chez les enfants asymptomatiques,
corps deviennent rapidement posi- dépistage du VIH définitif. Un test selon les expériences plurian-
8 tifs, les uns après les autres, comme
l’indique l’étroitesse de l’intervalle
combiné négatif après trois mois
exclut définitivement une infection
nuelles de l’étude de Cohorte Mo-
CHIV (Swiss Mother+Child HIV Co-▶▶▶▶▶▶ Maladies transmissibles
hort). Comme la prophylaxie antiré- different samples). La combinaison en Suisse, est donc réservé aux la-
trovirale est devenue la règle de tests choisie n’influe pas sur le boratoires déclarants VIH et au
aujourd’hui, les tests PCR chez les résultat final, il suffit que les tests CNR[17].
nouveau-nés infectés par le VIH soient spécifiques du VIH. Il est pré- Des résultats positifs pour le VIH-
peuvent encore être négatifs à l’âge férable de combiner les tests de 2 avec l’Inno-Lia doivent être confir-
de 1 ou 2 mois. Après 3 et 6 mois, dépistage avec les tests nécessaires més par une PCR pour le VIH-2. Ce
leur sensibilité est en général suffi- pour répondre aux questions 2 à 4. test est aussi utilisé en cas de doute,
sante[14] et les enfants, dont la PCR Si le laboratoire déclarant VIH ne re- en particulier quand les anticorps
est toujours négative à cet âge, ne çoit qu’un seul échantillon à analy- réagissent avec les antigènes d’en-
sont vraisemblablement pas infec- ser, le laboratoire clinique doit impé- veloppe aussi bien du VIH-1 que du
tés. Un test définitif est effectué à rativement lui indiquer, sur le formu- VIH-2, de sorte que l’on a peut-être
l’âge de 24 mois, de préférence un laire de demande, les résultats affaire à une double infection. L’ARN
test de dépistage du VIH combiné obtenus avec des prélèvements in- du VIH-2 n’est pas toujours mis en
certifié CE, solution la moins coû- dépendants, afin que les critères 1 à évidence dans le plasma, même
teuse. Un résultat négatif exclut 4 puissent être satisfaits. chez les patients non traités, et sur-
définitivement une infection VIH de Dans pratiquement tous les cas, tout chez les personnes encore
l’enfant. les deux échantillons et les tests dis- asymptomatiques. Pour confirmer
Pour l’établissement d’un dia- ponibles aujourd’hui permettent de une infection par le VIH-2, il faut
gnostic positif chez un nouveau-né clairement confirmer ou exclure l’in- donc spécifiquement mettre en évi-
ou un nourrisson, les règles valables fection VIH. Pour les rares excep- dence l’ADN du VIH-2 dans les cel-
pour les tests de confirmation sont tions, par ex., des personnes pré- lules infectées, ce qui nécessite du
les mêmes que chez l’adulte (cf. sentant plusieurs fois un résultat ré- sang prélevé dans un tube EDTA et
paragraphe suivant). Il faut se mon- actif au test de dépistage, un non pas seulement du plasma.
trer prudent, si la charge virale est Inno-Lia douteux et une PCR dispo- Comme la concentration des cel-
très basse, par ex., « positif avec nible sur le marché négative, le CNR lules infectées par le VIH-2 est géné-
moins de 20 copies/ml ». Dans le a développé une ADN-PCR diagnos- ralement faible (moins de 1 copie/µg
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domaine pédiatrique, ces résultats tique ultrasensible (MEGA-PCR). d’ADN), on utilise un grand échantil-
sont généralement négatifs lors Cette PCR analyse les échantillons lon d’ADN, comme dans la PCR
des tests du VIH ultérieurs ; il ne avec une très grande quantité d’ADN High-Input (MEGA), afin d’obtenir
faut donc pas communiquer trop (jusqu’à 500 µg au lieu de 1 à 2 µg une sensibilité suffisante[18]. La
vite un résultat faiblement positif de normalement) et sa sensibilité est MEGA-PCR, uniquement réalisée
ce genre. En revanche, si l’ARN du donc évidemment beaucoup plus au CNR, nécessite 4 x 10 ml de sang
VIH-1 est mis en évidence lors du élevée[15]. EDTA.
premier prélèvement avec suffi- Question 2 : Quelles sont les Actuellement, l’Inno-Lia est aussi
samment de certitude, autrement propriétés du virus? le meilleur test pour détecter les
dit, s’il est présent en une quantité a) Distinction entre VIH-1 et VIH-2, doubles infections, à VIH-1 et à VIH-
nettement mesurable, et que les doubles infections, détection des 2. En principe, une mesure de la
tests de résistance sont également virus du groupe O charge virale de VIH-1 positive
réalisés avec succès lors d’un prélè- Les infections par le VIH-2 ou le prouve bien une infection par le VIH-
vement ultérieur, on peut considé- groupe O du VIH-1 doivent être iden- 1, mais elle ne peut pas exclure une
rer l’infection VIH pédiatrique tifiées le plus rapidement possible, infection concomitante par le VIH-2.
comme certaine et on dispose de car ces virus exigent un autre traite- Si l’Inno-Lia montre une double in-
toutes les informations virologiques ment et, pour ce qui est du VIH-2, fection, on détermine donc séparé-
nécessaires au traitement antirétro- aussi une autre méthode de déter- ment la charge virale pour le VIH-1
viral. mination de la charge virale. et pour le VIH-2.
Bulletin
Les personnes ayant un lien épidé- En outre, le diagnostic est problé-
c) Confirmation ou certitude du dia- miologique avec l’Afrique de l’Ouest matique pour les très rares virus
gnostic d’infection VIH (Côte d’Ivoire, Ghana, Sénégal, Gui- VIH-1 du groupe O, qui sont naturel-
Pour pouvoir avancer avec certitude née-Bissau ou Cameroun, p. ex.) ou lement résistants contre tous les
un diagnostic d’infection VIH, un avec une ancienne colonie portu- NNRTI et que l’on trouve principale-
principe est essentiel : il faut qu’au gaise sont davantage susceptibles ment chez les patients ayant un lien
moins deux tests spécifiques du VIH d’être infectées par le VIH-2. Les épidémiologique avec certains pays
différents soient positifs et que deux examens commencent par des tests d’Afrique de l’Ouest (Cameroun,
résultats soient positifs sans ambi- sérologiques. L’Inno-Lia ® VIH I/II Gabon et Guinée équatoriale).
güité sur au moins deux échantillons Score, un test immunoenzymatique L’identification de ces virus du
indépendants, c’est-à-dire un pre- sur bandelette, a fait ses preuves groupe O est importante, parce
mier prélèvement, puis un second. pour la détermination des différents qu’ils exigent un traitement VIH dif-
L’interprétation de cas standardisée types ; outre les anticorps contre férent (les NNRTI sont tous ineffi-
établie par le laboratoire déclarant cinq antigènes du VIH-1, il met en caces). Les versions antérieures des
doit répondre «YES» aux deux pre- évidence les anticorps contre les tests de détermination de la charge
miers critères (Clear reactivity in >= protéines d’enveloppe gp105 et virale du VIH-1 de Roche ne détec-
2 different types of HIV tests et Posi- gp36 du VIH-2[16]. Ce test, qui sert taient pas les virus du groupe O ; de 9
tive, non-discrepant results in >= 2 aussi à surveiller l’épidémie de VIH ce fait, la recherche de ces virus▶▶▶▶▶▶ Maladies transmissibles
Tableau 1:
Les quatre questions du diagnostic de VIH : tâches, exigences et compétences
Question Tâches Exigences Compétence
1. Le patient est-il infecté par Dépistage du VIH >18 mois Test VIH 1/2/O certifié CE Laboratoires cliniques re-
le VIH? anticorps + antigène, test connus par l’OFSP, cabinets
combiné pour laboratoire et médicaux ou centres de dépis-
comme test rapide tage du VIH
Laboratoires déclarants VIH
CNR
Garantie (confirmation) du 2 tests différents certifiés Ensemble : laboratoires
diagnostic CE sont clairement réactifs/ cliniques reconnus par l’OFSP,
positifs cabinets médicaux ou centres
2 échantillons différents de dépistage du VIH
donnent un résultat clairement Laboratoires déclarants VIH
réactif/positif CNR
Dépistage néonatal / pédia- Si le statut VIH de la mère est Laboratoires déclarants à Bâle
trique du VIH inconnu : test VIH 1/2/O certifié et Genève ; CNR▶▶▶▶▶▶ Maladies transmissibles
chez les patients ayant reçu récem- Genève et Lausanne, plus le CNR à que chez ceux qui ont déjà des taux
ment un diagnostic d’infection à Zurich. L’analyse des résistances doit de CD4 bas ou une évolution clinique
VIH-1 pouvait se limiter aux rares porter au moins sur les régions du rapide, malgré une charge virale infé-
cas, pour lesquels la charge virale génome PR (protéase) et RT (trans- rieure à 10 000 copies/ml, une PERT
n’était pas détectable par le test de criptase inverse), ainsi que, si pos- soit effectuée, indépendante des
Roche. Les versions actuelles des sible, sur la région IN (intégrase), ce séquences, de façon au moins à
tests de charge virale les plus em- qui constitue la norme diagnostique confirmer une charge virale basse.
ployés sur le marché (Roche, Ab- pour les patients faisant partie de
bott) détectent aussi les virus du l’étude suisse de cohorte VIH (SHCS). Question 4 : Quel est le pourcen-
groupe O. On ne peut donc plus, tage d’infections VIH récentes
aujourd’hui, limiter la recherche de Question 3 : Quelle est la charge parmi les nouvelles infections
candidats à ce groupe aux quelques virale? déclarées?
cas présentant une charge virale Entre-temps, différents fabricants Pour la surveillance nationale du VIH
non détectable par le test de Roche, (Roche, Abbott, BioMérieux et Sie- réalisée par l’OFSP, il est important
ni diagnostiquer les virus du groupe mens) commercialisent des tests qui de connaître le pourcentage des per-
O autrement que dans le cadre des permettent de quantifier l’ARN viral sonnes ayant reçu récemment un
tests génotypiques de résistance dans le plasma. Dans le cas du VIH-1, diagnostic d’infection à VIH, qui pré-
(GRT). Malheureusement, il n’est ces tests couvrent un large spectre sentent une infection récente (≤12
pas certain que les techniques em- de virus VIH-1 (les différents sous- mois) ou relativement ancienne.
ployées en Suisse soient toutes à types des groupes M et O ; le test Jusqu’ici, les «detuned tests» ou
même d’amplifier les virus du d’Abbott détecte en outre les STARHS (Serologic Testing Algo-
groupe O dans les domaines du gé- groupes N et P, très rares jusqu’ici). rithms for Recent HIV Seroconver-
nome intéressants pour les GRT. Par contre, aucun test n’est encore sion)[27] étaient utilisés à cet effet.
Dans les cas où, malgré une charge commercialisé pour le VIH-2. On uti- Or, il y a quelques années, des
virale en soi assez élevée pour le lise à la place la Product-Enhanced études ont révélé que les bandes du
GRT, l’amplification ne réussit pas, il Reverse Transcriptase (PERT) propo- test Inno-Lia® HIV I/II Score peuvent
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faut donc penser à un virus du sée par le CNR, qui mesure l’activité aussi être utilisées, pour estimer le
groupe O comme cause possible de enzymatique de la transcriptase in- pourcentage d’infections ré-
cet échec. On peut alors trans- verse rétrovirale dans la particule vi- centes[17] et que cette méthode,
mettre ces cas au CNR, car celui-ci rale. Le test a une sensibilité proche contrairement à la majorité des
dispose d’un GRT, qui fonctionne de celle de la RT-PCR[21–23]. Mais autres STARHS, présente une
aussi, comme cela a été prouvé, comme, en tant que test destiné à grande spécificité[28]. Depuis sep-
pour les virus du groupe O. mettre en évidence l’activité enzy- tembre 2007, l’outil d’interprétation
b) Détection des mutations entraî- matique virale, il est totalement indé- utilisé par les laboratoires déclarants
nant des résistances pendant des séquences, il peut VIH, cité plus haut, évalue automati-
La connaissance des mutations du quantifier tous les isolats de VIH quement les bandes de l’Inno-Lia de
virus, qui entraînent une résistance existants. A noter en effet que des chaque nouveau patient diagnosti-
aux médicaments antirétroviraux et isolats rares ou nouveaux du VIH-1 qué, afin de déterminer la durée pro-
qui sont susceptibles d’être pré- sont parfois largement sous-détec- bable de son infection, puis il trans-
sentes avant le début du traitement, tés en raison des importantes diffé- met les données à l’OFSP, où elles
est une base importante pour toute rences que présentent les sé- sont évaluées en même temps que
TAR[19]. Les virus résistants, trans- quences au niveau des amorces ou celles figurant dans les déclarations
mis lors de l’infection, deviennent des sondes [24, 25]. Ce phénomène complémentaires des médecins.
souvent minoritaires car les virus n’a guère de conséquences pour la Comme l’Inno-Lia donne pratique-
« sauvages » se répliquent mieux ; ils clinique, quand la quantité de virus ment toujours des résultats com-
Bulletin
restent cependant archivés dans des est élevée (> 10 000 copies/ml), tan- plets et que plusieurs algorithmes
cellules infectées de façon latente. Il dis qu’une charge virale non détec- différents peuvent être appliqués
est important de faire les premiers tée par erreur ou trop faible peut pour les calculs, il permet d’estimer
tests de résistance le plus tôt pos- conduire à des estimations cliniques avec une fiabilité élevée le pourcen-
sible, dès le diagnostic, même si l’on erronées pouvant faire croire, par tage d’infections récentes dans
n’envisage de commencer la TAR que ex., à une situation d’elite controller, l’ensemble des nouvelles déclara-
plus tard[20]. En outre, le séquen- voire augmenter le risque de trans- tions de VIH et de suivre l’évolution
çage du virus effectué pour ces tests mission du virus à une personne de ce pourcentage dans le
de résistance génétique constitue la tierce (comme la charge virale n’est temps[28,29].
seule possibilité de diagnostiquer les pas détectée plusieurs fois de suite,
virus appartenant à des groupes exo- les patients pourraient se considérer Collaboration entre différents
tiques comme le groupe O du VIH-1 comme non infectieux au sens de la niveaux et compétences
(cf. paragraphe précédent), ce qui est déclaration de la CFPS de 2008[26]). La collaboration des acteurs aux dif-
pourtant essentiel pour un suivi fiable Pour éviter de telles complications, férents niveaux est indispensable
de la charge virale. En Suisse, quatre le concept de test VIH exige que, pour optimiser la qualité du diagnos-
laboratoires déclarants VIH ont été chez les patients, dont le diagnostic tic de VIH et garantir en même
autorisés par l’OFSP à réaliser les est récent et la charge virale de VIH-1 temps une efficience élevée en 11
tests de résistance : ceux de Bâle, inférieure à 1000 copies/ml, ainsi termes de coûts. Si le dépistage est▶▶▶▶▶▶ Maladies transmissibles
obligatoirement réalisé dans un la- ral que propre au VIH, et une compé- early primary HIV-1 infection. J Acquir
boratoire clinique reconnu par tence élevée dans l’évaluation des Immune Defic Syndr 2005; 39:133–7.
l’OFSP, peu importe toutefois que problèmes liés au diagnostic du VIH. 13. Antiretroviral therapy of HIV infec-
Le groupe GT2 suit en permanence tion in infants and children: towards
les résultats nécessaires pour ré-
universal access: recommenda-
pondre aux questions 1 à 4 pro- la question du diagnostic du VIH, se tions for a public health approach
viennent de ce laboratoire, du labo- tient au courant de son évolution, – 2010 revision, 2010. (Accessed
ratoire déclarant ou du CNR. Les identifie les éventuels problèmes et at whqlibdoc.who.int/publica-
exceptions sont l’Inno-Lia, qui ne recherche des solutions conjointe- tions/2010/9789241599801_eng.pdf.)
peut être réalisé que par le labora- ment avec les acteurs impliqués et 14. Burgard M, Blanche S, Jasseron C,
toire déclarant ou le CNR, les tests la CFSS. ■ et al. Performance of HIV-1 DNA or
HIV-1 RNA tests for early diagnosis of
de résistance au VIH, qui ne peuvent perinatal HIV-1 infection during anti-
être effectués que par les quatre la- Bibliographie retroviral prophylaxis. In: J Pediatr.
boratoires désignés par l’OFSP, ainsi 1. Guidelines for the Use of Antiretro- 2011/08/27 ed; 2011:60–6 e1.
que les tests spéciaux mis au point viral Agents in HIV-1-Infected Adults 15. Boni J, Shah C, Flepp M, Luthy R,
and Adolescents. 2012. (Accessed Schupbach J. Detection of low copy
par le CNR (tableau 1). L’expérience at www.aidsinfo.nih.gov/guidelines/
générale montre que, si l’on veut dis- numbers of HIV-1 proviral DNA in
html/1/adult-and-adolescent-treat- patient PBMCs by a high-input,
poser de toutes les informations, le ment-guidelines/0/.) sequence-capture PCR (Mega-PCR). J
plus simple est qu’elles soient géné- 2. Mise à jour du concept de laboratoire Med Virol 2004; 72:1–9.
rées au même endroit ; le processus VIH. Bulletin OFSP 2010; 2010:791. 16. Walther L, Putkonen P, Dias F, Biber-
présenté sur la figure 1, qui attribue 3. Schüpbach J. Nouveautés dans feld G, Thorstensson R. Evaluation of
le diagnostic VIH. Bulletin OFSP; HIV-1/HIV-2 immunoblots for detec-
toutes les analyses du niveau confir- 2007:643–4.
mation au laboratoire déclarant ou tion of HIV-2 antibodies. Clin Diagn
4. Beelaert G, Fransen K. Evaluation of Virol 1995; 4:67–79.
au CNR, est donc à privilégier. a rapid and simple fourth-generation 17. Schupbach J, Gebhardt MD, Tomasik
Mais les choses sont plus compli- HIV screening assay for qualitative Z, et al. Assessment of recent HIV-1
quées, si le médecin traitant préfère detection of HIV p24 antigen and/or infection by a line immunoassay for
qu’une partie des analyses néces- antibodies to HIV-1 and HIV-2. J Virol HIV-1/2 confirmation. PLoS Med 2007;
18 Novembre 2013
Methods 2010; 168:218–22. 4:e343.
saires – généralement la détermina- 5. Yerly S, Vora S, Rizzardi P, et al. Acute
tion de la charge virale du VIH-1 – ne 18. Gunthard HF, Huber M, Kuster H, et
HIV infection: impact on the spread al. HIV-1 superinfection in an HIV-
soit pas réalisée dans un laboratoire of HIV and transmission of drug resis- 2-infected woman with subsequent
déclarant. Dans ce cas, pour que tance. Aids 2001; 15:2287–92. control of HIV-1 plasma viremia. Clin
celui-ci puisse répondre aux quatre 6. Wawer MJ, Gray RH, Sewankambo Infect Dis 2009; 48:e117–20.
questions, il faut que le laboratoire NK, et al. Rates of HIV-1 transmis- 19. Wittkop L, Gunthard HF, de Wolf
sion per coital act, by stage of HIV-1 F, et al. Effect of transmitted drug
de dépistage ou le médecin traitant infection, in Rakai, Uganda. J Infect
lui envoie des informations sur les resistance on virological and immu-
Dis 2005; 191:1403-9. nological response to initial combi-
tests effectués. Conformément à la 7. Fiebig EW, Wright DJ, Rawal BD, nation antiretroviral therapy for HIV
décision de l’OFSP du 1er février et al. Dynamics of HIV viremia and (EuroCoord-CHAIN joint project): a
2008, les laboratoires cliniques antibody seroconversion in plasma European multicohort study. Lancet
doivent indiquer au laboratoire décla- donors: implications for diagnosis and Infect Dis 2011; 11:363–-71.
staging of primary HIV infection. Aids 20. Pingen M, Nijhuis M, de Bruijn JA,
rant le nom et l’adresse du médecin 2003; 17:1871–9.
traitant[30]. De leur côté, les labora- Boucher CA, Wensing AM. Evolutio-
8. Busch MP, Lee LL, Satten GA, et al. nary pathways of transmitted drug-re-
toires déclarants VIH sont tenus de Time course of detection of viral and sistant HIV-1. In: J Antimicrob Chemo-
prévoir sur leurs formulaires de de- serologic markers preceding human ther. 2011/04/20 ed; 2011:1467–80.
mande les champs nécessaires pour immunodeficiency virus type 1 sero- 21. Pyra H, Boni J, Schupbach J. Ultrasen-
ces informations ou, si ce n’est pas conversion: implications for screening sitive retrovirus detection by a reverse
of blood and tissue donors. Transfu- transcriptase assay based on product
possible, d’utiliser des formulaires sion 1995; 35:91–7.
Bulletin
de demande spéciaux servant uni- enhancement. Proc Natl Acad Sci U S
9. Petersen LR, Satten GA, Dodd R, et A 1994; 91:1544–8.
quement à la confirmation du VIH. al. Duration of time from onset of 22. Burgisser P, Vernazza P, Flepp M,
Le groupe de travail 2 (GT2) de la human immunodeficiency virus type et al. Performance of five different
nouvelle Commission fédérale pour 1 infectiousness to development of assays for the quantification of viral
la santé sexuelle (CFSS), qui a suc- detectable antibody. The HIV Sero- load in persons infected with various
conversion Study Group. Transfusion subtypes of HIV-1. Swiss HIV Cohort
cédé à la Commission fédérale pour 1994; 34:283–9.
les problèmes liés au sida (CFPS), Study. J Acquir Immune Defic Syndr
10. Ciesielski CA, Metler RP. Duration of 2000; 23:138–44.
comprend, d’une part, des spécia- time between exposure and serocon- 23. Boni J, Pyra H, Schupbach J. Sensitive
listes du diagnostic issus du CNR et version in healthcare workers with detection and quantification of par-
des laboratoires déclarants VIH et, occupationally acquired infection with ticle-associated reverse transcriptase
d’autre part, des personnes travail- human immunodeficiency virus. Am J in plasma of HIV-1-infected individuals
Med 1997;102:115–6. by the product-enhanced reverse
lant à l’OFSP ou à Swissmedic. De 11. Busch MP, Satten GA. Time course of
nombreux membres du GT2 parti- transcriptase (PERT) assay. J Med
viremia and antibody seroconversion Virol 1996; 49:23–8.
cipent également à l’étude SHCS et following human immunodeficiency 24. Korn K, Weissbrich B, Henke-Gendo
conduisent activement de la re- virus exposure. Am J Med 1997; C, et al. Single-point mutations cau-
cherche dans le domaine du VIH. Ils 102:117-24; discussion 25–6. sing more than 100-fold underestima-
12. Fiebig EW, Heldebrant CM, Smith RI,
12 réunissent ainsi la connaissance
technique du diagnostic, tant géné-
Conrad AJ, Delwart EL, Busch MP.
tion of human immunodeficiency virus
type 1 (HIV-1) load with the Cobas
Intermittent low-level viremia in very▶▶▶▶▶▶ Maladies transmissibles
Tableau 2:
Adresses et responsables du Centre de référence pour le VIH et des laboratoires déclarants
Adresse de l’institut Responsable Fonction
Centre national pour les rétrovirus Prof. Dr. med. Jörg Schüpbach Centre de référence VIH pour tous les
Institut de virologie médicale Tél: 044 634 38 03 problèmes diagnostiques
Université de Zurich Fax: 044 634 26 83 Laboratoire déclarant VIH
Winterthurerstrasse 190 schupbach.jorg@virology.uzh.ch Tests de résistance VIH
8057 Zurich Diagnostic VIH pédiatrique
BSD SRK Bern AG Dr. phil. nat. FAMH Laboratoire déclarant VIH
Murtenstrasse 133 Christoph Niederhauser
Case postale 5512 Tél: 031 384 23 04
3001 Berne Fax: 031 384 23 01
Christoph.Niederhauser@bsd-be.ch
Clinique de la Source Dr ès sc. FAMH Corinne Andreutti Laboratoire déclarant VIH
Laboratoire Tél: 021 641 32 44 laboratoire
Avenue Vinet 30 Tél: 021 641 32 57 direct
1004 Lausanne Fax: 021 641 32 49
c.andreutti@lasource.ch
Institut des maladies infectieuses Dr. med. FAMH Meri Gorgievski Laboratoire déclarant VIH
Université de Berne Tél: 031 632 35 62
Friedbühlstr. 51 Fax: 031 632 49 66
3010 Berne Meri.Gorgievski@ifik.unibe.ch
DBM, Haus Petersplatz Prof. Dr. Thomas Klimkait Laboratoire déclarant VIH
Institut de microbiologie médicale Tél: 061 267 32 62 secrétariat Tests de résistance VIH
Université de Bâle Tél: 061 267 32 72 direct Diagnostic VIH pédiatrique
18 Novembre 2013
Petersplatz 10 Fax: 061 267 32 83
4003 Bâle Thomas.Klimkait@unibas.ch
Servizio di microbiologia EOLAB Dr. FAMH Gladys Martinetti Laboratoire déclarant VIH
Via Mirasole 22A Tél: 091 811 17 35 direct
6501 Bellinzona Tél: 091 811 17 11 central
Fax: 091 811 17 19
Gladys.MartinettiLucchini@eoc.ch
Clinique d’immunologie DIA Dr. med. FAMH Stephan Regenass Laboratoire déclarant VIH
Hôpital universitaire de Zurich Tél: 044 634 28 69
Häldeliweg 4 Fax: 044 634 29 01
8044 Zurich Stephan.regenass@usz.ch
Laboratoire de virologie Dr. Sabine Yerly Laboratoire déclarant VIH
Hôpitaux Universitaires de Genève Tél: 022 372 40 98 direct Tests de résistance VIH
Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4 Tél: 022 372 49 92 secrétariat Diagnostic VIH pédiatrique
1211 Genève 14 Fax: 022 372 49 90
Sabine.Yerly@hcuge.ch
Service d’immunologie et d’allergie CHUV Dr. FAMH Vincent Aubert Laboratoire déclarant VIH
Rue de Bugnon 46 Tél: 021 314 08 05 secrétariat Tests de résistance VIH
1011 Lausanne Tél: 021 314 08 42 direct
Fax: 021 314 08 01
vincent.aubert@chuv.ch
Bulletin
Laboratoire Synlab Dr. Güntert AG Dr. med. et dipl. Mikrobiol. FAMH Laboratoire déclarant VIH
Alpenquai 14 Marcel Brandenberger
6002 Lucerne Tél: 041 360 35 35
Fax: 041 360 72 94
marcel.brandenberger@synlab.com
Viollier SA Dr. sc. nat. ETH FAMH Diana Ciardo Laboratoire déclarant VIH
Case postale Tél: 061 486 11 11 Central
4002 Bâle Tél: 061 486 14 45 direct
Fax: 061 486 15 47
diana.ciardo@viollier.ch
Zentrum für Labormedizin St. Gallen Dr. rer. nat. FAMH Günter Dollenmaier Laboratoire déclarant VIH
Frohbergstr. 3 Tél: 071 494 37 00
9001 St. Gallen Tél: 071 494 37 11 direct
Fax: 071 494 37 85
guenter.dollenmaier@zlmsg.ch
13▶▶▶▶▶▶ Maladies transmissibles
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Référence
1. Cf. mémento Primo-infection VIH du
10 mai 2011, téléchargeable au format
PDF à l’adresse suivante : www.bag.
admin.ch/hiv_aids/12472/12474/index.
html?lang=fr
Bulletin
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