Réalisation d'une base de données - Les récifs artificiels en Languedoc-Roussillon - Cepralmar
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Les récifs artificiels en Languedoc-Roussillon Réalisation d’une base de données Cépralmar, Novembre 2010
Remerciements
Aux différentes personnes qui nous ont apportées leur
aide : P. Lenfant, V. ROUBAUD ainsi que les différentes
personnes qui ont répondu à notre questionnaire.
Ce rapport technique reprend les résultats de l’étude
détaillées dans le rapport de stage de Fanette
Barraquet-Porte (Master Professionnel « Environnement
Marin », université Aix-Marseille II). Ce rapport peut être
consulté au Cépralmar.
2Sommaire
Introduction .......................................................................................................................................... 4
I. Les suivis scientifiques réalisés sur les récifs artificiels en Languedoc-Roussillon .................. 6
I.1 Généralités sur les suivis scientifiques ..................................................................................... 6
I. 2 Détails techniques des suivis scientifiques ............................................................................. 7
II. Tour d’horizon sur les bases de données et analyse des besoins relatifs à une base sur les
récifs artificiels ...................................................................................................................................... 9
II.1 Les bases de données existantes ............................................................................................. 9
II.2 Réflexions préalables à la création de la base de données ................................................ 10
II.3 Orientations à prendre pour la base de données ................................................................ 14
II.4 Analyse des Système de Gestion de Base de Données (SGBD) existants ......................... 15
II.5 Présentation du projet et validation lors du comité de pilotage sur les récifs artificiels
........................................................................................................................................................... 16
III. Réalisation de la base de données pour les récifs artificiels du Languedoc-Roussillon ..... 17
III.1 Conception de la base de données ....................................................................................... 17
III.3 Implémentation de la base de données ............................................................................... 20
IV. Bilan et perspectives..................................................................................................................... 22
IV.1 La base de données sur les récifs artificiels de la région Languedoc-Roussillon ........... 22
IV.2 Intégration des nouveaux suivis........................................................................................... 22
IV.3 Valorisation des informations de la base de données ....................................................... 22
Annexes................................................................................................................................................ 24
3Introduction
Les premières immersions de récifs artificiels en Languedoc-Roussillon ont eu lieu en 1968 au large
de Palavas-les-Flots. Vingt ans plus tard, en novembre 2008 le Cépralmar et la Région ont tenu à
dresser un bilan de ces implantations et ont organisé un séminaire regroupant l’ensemble des
acteurs concernés par les problématiques inhérentes aux récifs.
Le but de ce séminaire était d’une part de pouvoir dresser un bilan technique sur les récifs artificiels
et d’autre part, de pouvoir mettre en avant leur impact socio-économique. Les discutions qui ont
eu lieu lors de cette journée ont permis de faire avancer la problématique des récifs artificiels en
mettant en lumière les points à améliorer pour permettre d’augmenter la qualité des
connaissances sur ces derniers. Il est ainsi apparu indispensable de :
- Développer une stratégie globale d’aménagement pour les futures immersions
dépendante des objectifs et des enjeux définis par l’ensemble des acteurs impliqués dans les
projets de récifs artificiels
- Mettre en place des suivis standardisés adaptés aux objectifs poursuivis et des indicateurs
de suivis quantifiables permettant de répondre à la question de la rentabilité économique des
aménagements.
- Réaliser une base de données permettant de centraliser et de valoriser l’ensemble des
données scientifiques acquises et en cours d’acquisition.
La Région Languedoc-Roussillon a ainsi lancé en janvier 2010 un appel d’offre pour la réalisation de
deux études. La première a pour objectif la réalisation d’un guide pratique d’aide à l’élaboration,
l’exploitation et la gestion des récifs artificiels présents sur le territoire régional. La seconde porte
sur la mise en place d’une « boîte à outils » permettant la constitution d’un suivi standardisé des
récifs artificiels en fonction des objectifs des immersions. Ces deux études ont respectivement été
attribuées aux groupements BRLi/P2A Développement et CréOcéan/SIRENA en Juin 2010.
En Mars 2010, un stage de 6 mois a débuté au Cépralmar. L’objectif était de créer une base de
données pour les récifs artificiels de la région Languedoc-Roussillon qui permette d’optimiser le
stockage des données acquises par les bureaux d’études et universités en évitant les redondances
et en générant automatiquement différents types de restitutions. La base de données intègrera par
la suite les indicateurs issus de la deuxième étude de la Région.
Le travail s’est déroulé en trois parties. Il a tout d’abord fallu reprendre l’ensemble des projets de
récifs artificiels réalisés en Languedoc-Roussillon pour voir l’évolution des immersions, et pour
comprendre les différents suivis scientifiques réalisés sur ces récifs. Dans un second temps, un tour
d’horizon a été fait sur les bases de données environnementales existantes. Les besoins des acteurs
relatifs à une base de données sur les récifs artificiels ont également été analysés. Enfin la
réalisation de la base de données à proprement parlé a pu se concrétiser.
4Figure 1 : Localisation des différentes immersions de récifs artificiels en Languedoc-Roussillon. Source Cépralmar 2008
5I. Les suivis scientifiques réalisés sur les récifs artificiels en Languedoc-
Roussillon
I.1 Généralités sur les suivis scientifiques
Si les immersions de 1968 au large de Palavas-les-Flots avaient fait l’objet de quelques
observations, il faut toutefois attendre 1985 pour parler de suivis scientifiques sur les récifs
artificiels. Ainsi sept sites sur les dix sites d’immersion ont fait l’objet de suivis ou d’observations (cf.
tableau 1). Il a de plus fallu attendre l’attribution des aides européennes pour pouvoir imposer des
suivis de 5 ans répondant à des objectifs précis :
- Décrire la colonisation des récifs artificiels par la macroflore et la macrofaune sessile et
vagile depuis leur immersion jusqu’à la première phase de stabilisation des peuplements, en
privilégiant les espèces d’intérêt commercial.
- Comparer les caractéristiques des zones d’immersion de récifs avec des zones non
aménagées.
- Evaluer le « comportement » des ouvrages par rapport aux contraintes naturelles
(enfouissement, envasement…).
- Mesurer l’impact de ces immersions sur la pêche professionnelle locale et formuler des
propositions pour de futurs aménagements au moyen de récifs artificiels.
Tableau 1 : Sites d'immersions ayant fait l'objet d'un suivi scientifique ou d'observations (Cépralmar, 2009)
Secteurs Date d’immersion Suivis Détails
Palavas 1968 ? Observations faites lors de rares plongées
Suivis réalisés en lien avec la phase
1985-1986 et
Saint-Cyprien 1985 expérimentale. Méthodes destructives et
1987-1988
enquêtes de pêche
Suivis réalisés en lien avec la phase
1985-1986 et
1985 expérimentale. Méthodes destructives et
1987-1988
enquêtes de pêche
Gruissan Suivis obligatoires de 5 ans débutés 1 an après
2002 (tranche 1) 2003 à 2007
l’immersion
Suivis obligatoires de 5 ans débutés 1 an après
2005 (tranche 2) 2006
l’immersion
Agde et Marseillan 1992-1996 1996-1997 Suivis non obligatoire mais réalisés sur 2 ans
1999 2000 à 2003 Suivis non obligatoires mais réalisés sur 4 ans
Aigues-Mortes Suivis obligatoires mais toujours pas
2006
commencés
Suivis obligatoires de 5 ans débutés 1 an après
Leucate-le-Barcarès 2004 2005 à 2009
l’immersion
Suivis obligatoires de 5 ans débutés environ1 an
Valras-Plage 2006 2008 à 2011
après l’immersion
6I. 2 Détails techniques des suivis scientifiques
Les premiers suivis ont été réalisés par l’Ifremer sur les récifs artificiels des secteurs de Saint-Cyprien
et de Gruissan immergés en 1985. 10 campagnes de chalutage, 42 campagnes de pêches
expérimentales et des enquêtes de pêche avaient ainsi été menées.
Depuis les suivis ont évolué en intégrant notamment des techniques d’observations du milieu
marin non destructives comme les évaluations visuelles de la faune et la flore en plongée sous-
marine. Ils n’ont ensuite pas cessé d’être améliorés avec l’invention de nouvelles technologies
(comme le scaphandre en circuit fermé) et la mise au point de nouveaux protocoles appliqués à
des sujets d’études précis. Les suivis scientifiques ont donc évolué au fil du temps, tant et si bien
que non seulement ils diffèrent d’un site à l’autre, mais ils peuvent également diverger sur un
même site (cf. tableau 2 ci-dessous).
Il est très important d’une part de bien intégrer la grande diversité des méthodes de suivis
réalisés sur les récifs artificiels, et d’autre part de comprendre comment ces suivis divergent les
uns des autres. Ces informations sont indispensables à la structuration d’une base de données.
7Tableau 2 : Détail des différents suivis sur les récifs artificiels établis à partir des matériels et méthodes
présentés dans les rapports des bureaux d'études1
Récifs Artificiels Agde‐Marseillan Aigues‐mortes Gruissan Leucate ‐ Le Barcarès Valras Plage
Bureau d'étude Univ Montpellier II CEGEL + GIS posidonie Créocéan + OA Créocéan + OA EPHE Océanide
Année 1994 1995 1996 1997 2000 2001 2002 2003 2003 2004 2005 2006 2007 2005 2006 2007 2008 2009 2008 2009 2010 2011
Fréquence suivi par an 4 2 2
Buse 12 6
Buse sur tapis AA
Nombre de
Type Dalots 6
RA suivi
Amas Chaotiques 6
TOTAL 12 18
Paramètres physiques
Moyen de mesure
Localisation oui oui oui oui oui oui
extérieure oui oui oui oui
Profondeur maximum oui oui oui oui
minimum oui oui oui oui
Orientation oui oui oui
Dimension oui oui oui oui oui oui
Composition oui oui oui oui oui oui
Environnement
sédiment oui oui oui oui
turbidité oui oui oui oui
courant oui oui oui oui
température oui oui oui
salinité oui oui oui
oxygène dissous oui oui oui
Paramètres biologiques
Scaphandre autonome oui oui oui oui
Scaphandre circuit fermé oui oui
Photos oui oui oui oui oui
Complément
Vidéo oui oui oui oui oui
Temps sur les RA (min) 20 45 30
Météo / Visibilité oui oui
Faune + flore fixée
recouvrement oui oui oui
oui oui oui
quadrat dimension 20x20 23x16
Comptage grattage
surface (m²) 0,04 0,0368 0,03
intégral
nombre par RA 3 3‐4 3
replicat 0 3 3
identification oui oui oui oui oui oui
Faune substrat meuble
Prélèvement Benne Van Veen (0,1m²) Benne Van Veen (0,1m²)
Zone 0‐50‐100‐200‐500 du RA 0 ‐ 50 ‐ 100 ‐ 300 du RA
Réplicat 3
identification oui oui
Fraction fine ‐ granulométrie ‐
Analyse
MO ‐ CO ‐ Azote de Kjeldahl
Faune mobile
oui (surtout invertébrés
Identification oui oui oui oui oui
benthiques)
Base 2 : 1/2‐5/6‐10/11‐
abondance 30/31‐50/51‐100/101‐ comptage quand n≤30; puis Base 2 : 31‐50/51‐100/101‐200/201‐500/>500
200/201‐500/>500
taille Juvénile (leucate) Petit (0‐1/3Lmax) ‐ Moyen (1/3‐2/3Lmax) ‐ Gros (2/3‐Lmax) Très gros (leucate)
biomasse relations allométriques
fréquence oui
Suivi halieutique
Enquête de pêche
identification oui oui oui
Abondance oui oui oui
Débarquement
identification oui
Abondance oui
taille oui
mesure
poids oui
Pêche expérimentale
nombre de campagne par an 2
trémail : 200‐500m Maillant :
taille du filet 5 x 100 900 100
250m
Météo oui oui
heure de callée oui oui
positionnement Proche ‐ Médian ‐ loin
1
Tableau réalisé à partir du matériel et méthode des différents rapports fournis par les bureaux d’études
8II. Tour d’horizon sur les bases de données et analyse des besoins relatifs
à une base sur les récifs artificiels
II.1 Les bases de données existantes
Un état des lieux des bases de données existantes a été réalisé afin de voir s’il n’en existait pas déjà
une susceptible d’intégrer les données acquises lors des suivis scientifiques sur les récifs artificiels ;
et aussi d’avoir une vue d’ensemble sur les diverses bases de données existantes (mode de
construction, type de saisie, type de rendus…).
II.1.1 Les bases de données environnementales diffusées sur Internet
L’état des lieux a débuté par un tour d’horizon sur les différentes bases de données
environnementales diffusées sur Internet (cf. tableau 1 en annexe). Le premier constat est qu’il en
existe une multitude, et que les possibilités en terme de rendu semblent infinies. De même le
format des données diffère complètement entre les bases, tout comme les modes de saisie et le
degré de confidentialité. De plus la facilité de compréhension est très différente d’une base à
l’autre. Certaines sont ainsi adressées au grand public, tandis que d’autres sont davantage
destinées à des spécialistes.
QUADRIGE mise en place par l’Ifremer est un exemple de base de données très évoluées. Cette
base, permettant de stocker les données acquises sur les différents réseaux de surveillance de
l’Ifremer, est associée à une panoplie d’outils d’interprétation et d’élaboration de produits
d’information qui lui permette de rendre rapidement accessibles les observations faites au travers
des différents réseaux Ifremer.
En se concentrant davantage sur la problématique des récifs artificiels, seules quelques unes des
bases de données diffusées sur Internet pourraient éventuellement être utilisées pour stocker et
exploiter les données acquises lors des suivis scientifiques. L’une d’entre elles a été spécialement
créée pour les récifs artificiels par le Comté de Lee (Etats-Unis). Il s’agit de la base « Lee County
Artificial Reef fish survey Database » qui permet de stocker les données concernant l’abondance
relative des espèces observées sur les récifs.
Moins spécifique aux récifs artificiels, la base de données SERENA mise au point par les réserves
naturelles de France pourrait également convenir pour stocker les données acquises lors des suivis.
Cette base peut en effet être implémentée par un large panel de données naturalistes issues
notamment d’inventaires floristiques et faunistiques.
Les deux bases de données précédemment décrites ne sont cependant orientées que sur une
partie des suivis faits sur les récifs artificiels. Elles ne peuvent en effet intégrer que les données
issues des suivis biologiques réalisés en plongée. Ces bases n’offrent donc qu’une solution partielle
pour le stockage et l’exploitation de l’ensemble des données issues des suivis scientifiques.
II.1.2 Les bases de données relatives aux récifs artificiels
Au-delà des bases de données existantes sur Internet, d’autres ont été créées à de plus petites
échelles. Par exemple, M. LENFANT, du laboratoire Ecosystèmes Aquatiques Tropicaux et
Méditerranéens de l’Université de Perpignan, a mis en place une base de données sur Access
permettant de stocker et d’exploiter en partie les données acquises lors des suivis des pêches. M.
BONHOMME (du Gis Posidonie) en a également créé une sur Access stockant entre autre les
données des comptages de poissons.
9Ces deux bases ont été créées pour répondre à des besoins locaux et sont de fait centrées sur des
problématiques précises. Elles ne peuvent par conséquent pas intégrer la totalité des données
acquises lors des suivis sur les récifs artificiels.
Actuellement, il n’existe que peu de bases de données pouvant répondre aux attentes relatives
aux récifs artificiels. Ces dernières sont par ailleurs orientées sur des problématiques précises et
ne permettent pas d’intégrer la totalité des données acquises (données physiques, paramètres
environnementaux…) lors des suivis scientifiques. Or, la base de données sur les récifs artificiels
de la région Languedoc-Roussillon se doit d’intégrer l’ensemble des informations pouvant être
utiles pour les récifs. C'est-à-dire toutes les données issues des suivis scientifiques et
éventuellement d’autres données acquises par divers réseaux de surveillance. Un observatoire
des pêches a été mis en place en Languedoc-Roussillon et pourrait par exemple permettre, dans
le cadre de conventions établies avec le Cépralmar, d’alimenter la base de données sur les récifs
artificiels et vice-versa.
II.2 Réflexions préalables à la création de la base de données
Avant de réaliser la base de données, il a fallu se poser certaines questions :
- A qui est-elle destinée ?
- Qui va l’utiliser ?
- Quels types de restitutions devra-t-elle générer ?
- Etc.
Afin de répondre à ces questions, les différents acteurs des récifs artificiels ont été questionnés sur
leurs attentes vis-à-vis de la base de données. Ces réponses permettront ainsi de choisir le logiciel
le plus adapté pour la créer afin qu’elle satisfasse au mieux les attentes des futurs utilisateurs.
II.2.2 Mise en place de questionnaires
Trois questionnaires ont été élaborés :
- le premier était destiné aux professionnels de la pêche ;
- le second, plus technique, aux scientifiques et aux gestionnaires ;
- le troisième aux administrations en charge du milieu marin (cf. figure 1, 2 et 3 en annexe).
Une vingtaine de personnes ont ainsi été interrogées (cf. Tableau 3 ci-dessous).
Tableau 3 : Participation aux questionnaires (détails tableau 2 en annexe)
Services instructeur de Scientifiques et
Professionnels de la pêche Financeurs
dossier Gestionnaires
Communes Préfecture maritime
Prud’hommes Gruissan – Agde – Valras Affaires maritimes
Agde – Valras – Leucate – ADENA
DREAL
Grau-du-Roi Conseils généraux
(police de l’eau – biodiversité
Gard – Hérault EPHE
marine et terrestre)
CRPMEM
Région Languedoc-Roussillon Agence des AMP
10Les questionnaires étaient divisés en 4 parties :
- Informations générales sur les récifs artificiels.
- Les suivis scientifiques et leurs résultats.
- Attentes vis-à-vis de la base de données et les informations à faire figurer.
- Les bulletins d’information et autres formes de restitution.
II.2.3 Analyse des questionnaires
II.2.3.1 Les retours sur les suivis scientifiques
Le premier point abordé dans les questionnaires concernait les informations auxquelles les
différents acteurs ont accès sur les récifs artificiels, et plus particulièrement sur celles acquises lors
des suivis scientifiques.
• Les professionnels de la pêche
La diffusion de l’information sur les suivis varie énormément d’une prud’homie à l’autre. Certains
des prud’hommes interrogés disposent en effet de nombreuses informations, acquises notamment
lors des réunions de restitution auxquelles ils sont conviés, tandis que d’autres n’ont aucun retour.
Ces différences résultent souvent de l’investissement des bureaux d’études sur la communication
de leurs résultats. Le CRPMEM du Languedoc-Roussillon n’a pour sa part que peu de retour, et
aurait aimé être destinataire des rapports sur les suivis scientifiques.
• Les financeurs
L’ensemble des financeurs, c'est-à-dire le conseil régional, les conseils généraux et les communes,
ont des retours sur les suivis. De manière générale ils disposent d’un compte rendu papier (parfois
d’un rapport numérique) et assistent à la réunion de restitution organisée chaque année par le
bureau d’étude. Tous se disent satisfaits des retours sur les suivis, mais certains reprochent
toutefois la technicité des rapports scientifiques et insistent sur le fait que les réunions de
restitution en améliorent vraiment la compréhension.
• Les services instructeurs de dossiers
Les services instructeurs des dossiers, n’ont pour leur part aucun retour sur les suivis. Ces
informations pourraient pourtant s’avérer très utiles pour faciliter l’évaluation des nouveaux
projets d’immersion de récifs artificiels.
II.2.3.2 Les attentes vis-à-vis de la base de données
Les questionnaires analysés ont permis d’obtenir de précieuses informations concernant les
attentes des différents acteurs vis-à-vis de la base de données.
Les principales attentes des professionnels de la pêche sont (figure 2 ci-dessous) :
- Avoir une vision globale des récifs artificiels, c'est-à-dire pouvoir comparer les différentes
structures entre elles, voir lesquelles sont le plus rapidement colonisées, lesquelles
présentent les plus fortes biomasses ou encore lesquelles regroupent le plus d’espèces
nobles.
- Connaitre le véritable rôle des récifs artificiels (concentration, production, concentration
et production, alternance des deux phases…)
- Connaitre l’efficacité/performance des récifs (les espèces présentes sur le récif, leur
abondance, leur taille, etc.)
11Figure 2 : Attentes des pêcheurs vis-à-vis de la base de données
Les principales attentes des autres acteurs sont (figure 3 ci-dessous) :
- Connaitre l’efficacité/performance des récifs (les espèces présentes sur le récif, leur
abondance, leur taille, etc.)
- Avoir une vision globale des récifs artificiels, c'est-à-dire pouvoir comparer les différentes
structures entre elles, voir lesquelles sont le plus rapidement colonisées, lesquelles
présentent les plus fortes biomasses ou encore lesquelles regroupent le plus d’espèces
nobles.
- Connaitre la rentabilité des récifs artificiels. Ce point est surtout souhaité par les financeurs
afin de faire des retours sur investissement.
- Avoir des informations d’ordre environnementales afin de répondre à la question de
l’impact des récifs sur le milieu.
- La tenue physique des modules.
- Avoir des informations sur la performance sur le rôle anti-chalutage.
- Connaitre le véritable rôle des récifs artificiels (concentration, production, concentration
et production, alternance des deux phases…).
Figure 3 : Attentes des autres acteurs vis à vis de la base de données
12II.2.3.3 Informations à faire figurer dans la base de données
L’analyse des questionnaires a aussi permis d’obtenir des informations sur les éléments à faire
figurer dans la base de données.
- Des données techniques telles que la date d’immersion, la taille de la concession, le type
de module immergé, etc.
- La tenue physique des récifs artificiels, le pourcentage d’envasement des récifs,
l’émergence, etc.
- Des indicateurs halieutiques, par la quasi-totalité des personnes interrogées. L’indicateur
le plus cité concerne le nombre d’espèces présentes au niveau des récifs artificiels.
- Les indicateurs socio-économiques afin de pouvoir évaluer la rentabilité des immersions.
Le plus cité concerne le nombre d’espèces commerciales présentes au niveau des récifs
artificiels. Ce point a été vivement discuté avec les scientifiques et les gestionnaires des
récifs artificiels qui ont insisté sur la difficulté d’acquérir de telles données.
II.2.3.4 Bulletins d’information et autres formes de restitution
L’analyse des questionnaires a également permis de révéler les types de rendus dont les acteurs
interrogés souhaiteraient disposer (cf. figure 4). De manière générale, tous s’accordent à dire que
l’information doit être restituée de la manière la plus claire et synthétique qui soit. Les deux formes
de restitution les plus attendues sont :
- les graphiques,
- les cartes,
- les photographies,
- des analyses statistiques.
Figure 4 : Types de rendus souhaités par les différents acteurs interrogés
13II.2.3.5 Indexation et gestion de la base de données
Les différents acteurs interrogés considèrent que le Cépralmar et la Région Languedoc-Roussillon
sont les deux structures les plus indiquées pour gérer une base de données ayant une portée
régionale. Concernant l’indexation, il est apparu normal que les gestionnaires de la base de
données s’occupent de la saisie des anciens suivis en revanche, il incombera ensuite aux maîtres
d’œuvre d’implémenter la base de données avec les futurs suivis.
II.3 Orientations à prendre pour la base de données
II.3.1. Prise en compte des questionnaires
L’analyse des questionnaires a été utile pour orienter la manière de créer la base de données. Par
exemple, la diversité des attentes des acteurs sous entend de mettre en place une base de données
très dense, regroupant le maximum d’informations. Il faut ainsi envisager de pouvoir stocker et
exploiter à la fois toutes les données issues des suivis scientifiques, mais également celles acquises
par diverses structures (réseaux de surveillance, observatoires…). Cela implique notamment de
pouvoir importer des données issues de fichiers Excel ou d’autres bases de données.
De même, le fait que les acteurs espèrent voir figurer des cartes et des analyses statistiques dans les
bulletins d’information met en avant l’importance de pouvoir lier la base données avec d’autres
logiciels (en l’occurrence un SIG et un logiciel de statistique).
II.3.2. Prise en compte de l’hétérogénéité des suivis
Comme cela a été détaillé précédemment, les suivis scientifiques réalisés sur les récifs artificiels ont
fortement évolués dans le temps. Bien qu’ils aient une petite base commune, de très nombreux
points de divergence subsistent entre eux notamment du fait du matériel et de la méthode
employée pour les réaliser.
A terme, ce genre de difficultés ne devrait plus être rencontré, puisque les suivis régionaux
devraient prochainement être standardisés (étude n°2 décrite en Introduction). Par conséquent un
grand nombre de champs jusqu’alors nécessaire pour indexer les anciens suivis ne devrait plus
servir à l’avenir, et prendrait donc inutilement de la place sur la base de données. La création d’une
deuxième base de données pourrait être envisagée.
La base de données pour les récifs artificiels de la région Languedoc-Roussillon doit :
- Permettre de stocker un large panel d’informations
- Offrir la possibilité d’être liée avec d’autres bases ou tout du moins d’intégrer d’autres
données que celles issues des suivis scientifiques
- Pouvoir être liées à d’autres logiciels (SIG, Statistiques…)
A noter qu’il serait peut être bien d’envisager la création d’une nouvelle base de données pour
les suivis standardisés issus de la seconde étude lancée par la Région Languedoc-Roussillon.
Cette base aurait un nombre de champs plus limité que la première permettant ainsi
d’économiser de l’espace de stockage sur le disque dur. Les suivis standardisés pourraient par
ailleurs prendre en considération le besoin d’acquérir des données géoréférencées.
14II.4 Analyse des Système de Gestion de Base de Données (SGBD)
existants
II.4.1 Les Systèmes de Gestion de Base de données
Un Système de Gestion de Base de Données (SGBD) est un ensemble de programmes qui va
permettre la gestion et l’accès à une base de données.
Une fois les orientations à prendre pour la base de données définies, le choix du SGBD a pu
commencer. Bien qu’il existe de nombreux éditeurs, les plus importants à retenir sont Oracle, IBM
et Microsoft puisqu’ils représentaient à eux trois en 2008 près de 85% des parts du marché (cf.
figure 5). Une recherche un peu plus poussée a donc été faite sur les différents SGBD que
proposaient ces éditeurs pour permettre de voir si l’un d’entre eux pouvait répondre aux besoins
soulevés par la création d’une base de données pour les récifs artificiels.
Figure 5 : Marché des SGBD en 2008. Source : International Data Corporation, Août 2009
II.4.2 Analyse des SGBD existants
Afin de déterminer quel SGBD serait le plus intéressant à utiliser pour créer la base de données sur
les récifs artificiels, une analyse comparative a été réalisée (cf. tableau 4). Cette dernière s’est basée
sur une description exhaustive des principaux SGBD (cf. détails sur les principaux SGBD en annexe),
rédigée à partir des sites du journal du net ainsi que de différents forums spécialisés. Les SGBD ont
ainsi été évalués suivant cinq critères :
- La facilité d’utilisation : ce point est important dans le sens où les données des nouveaux
suivis devront être indexées directement par les maîtres d’œuvre, il faut par conséquent que la
base de données soit la plus accessible possible.
- Les performances (robustesse, richesse fonctionnelle…) : la génération de rendu, et
l’exploitation des données dépendent fortement des outils que le SGBD met à disposition. Par
exemple, plus la richesse fonctionnelle est grande plus les possibilités en terme de rendu sont
importantes.
- La taille du logiciel
- La pérennité
- Le prix
15Tableau 4 : Analyse comparative (Grille d’évaluation tableau 3 en Annexe)
Facilité Taille du Note
SGBD Société Performance Pérennité Prix
d'utilisation logiciel finale
Ooo Base Open Office 5 2 3 4 5 3,8
Access Microsoft 5 2 3 5 5 4
Interbase Borland 3 3 4 4 4 3,6
DB2/UBD IBM 2 4 1 5 1 2,6
Informix IBM 3 2 3 1 2 2,2
SQLServer Microsoft 3 4 3 5 4 3,8
Oracle
Oracle 1 5 2 5 3 3,2
Corporation
Oracle
MySQL 4 2 3 5 4 3,6
Corporation
PostgreSQL PostgreSQL 3 4 3 4 5 3,8
SyBaseSQL SyBase 2 2 5 4 2 3
SQLite SAP 3 2 3 4 5 3,4
D’après l’analyse comparative, Access semble être le meilleur SGBD pour construire la base de
données sur les récifs artificiels. Son principal avantage réside dans sa facilité d’utilisation. Son
interface est en effet conçue pour faciliter au maximum sa prise en main par des débutants. Par
ailleurs Access est compris dans le pack Microsoft Office et est donc fortement répandu.
II.5 Présentation du projet et validation lors du comité de pilotage sur les récifs
artificiels
Lors du comité de pilotage de lancement des études sur les récifs artificiels une présentation de ce
travail a été réalisée. (Liste des personnes présentes tableau 3 en Annexe)
Un certain nombre de décisions ont été validées :
- La base de données sera réalisée sous Access.
- Deux bases de données seront réalisées. La première servira à stocker et exploiter les
anciens suivis tandis que la seconde intégrera les indicateurs de suivis issus de l’étude en cours. Ce
choix semble être le plus judicieux pour optimiser au mieux l’exploitation des données.
- Il est apparu indispensable de lier la base de données à un SIG comme ça avait été
mentionné par de nombreux acteurs lors des entretiens. Cela sera mis en place pour la base de
données intégrant les indicateurs issus des suivis standardisés.
- L’accès à la base de données sera donné aux personnes en faisant la demande, ce qui
permettra de gérer la confidentialité des données. Les bulletins d’informations générés par la base
seront pour leur part mis en libre accès sur Internet. A partir du moment où les données sont
agrégées leur diffusion ne pose plus de problème.
- La saisie des données se fera par les bureaux d’études en charge des suivis, ce qui sera
stipulé dans les cahiers des charges des futurs suivis. Les anciennes données seront pour leur part
indexées par le Cépralmar.
16- Des liens entre la base de données sur les récifs artificiels et d’autres bases de données
comme celles de l’observatoire des pêches pourront être créés à la condition de mettre en place un
système de conventionnement. Par ailleurs, une réflexion sera à mener sur l’intégration d’autres
données sur les récifs artificiels acquises en dehors des suivis scientifiques (N2000, Parc Marin,
programmes de recherches, etc.)
III. Réalisation de la base de données pour les récifs artificiels du
Languedoc-Roussillon
III.1 Conception de la base de données
La mise en place d’une base de données peut être divisée en trois étapes comme l’indique le
schéma ci-dessous :
- Recherche des données et création de la base de données
- Structuration des données
- Implémentation de la base de données
Structuration des données
‐ Recherche des dépendances
Recherche des données fonctionnelles Implémentation de la base
contenues dans la base de ‐ Création des relations et définissions de données
données des clés
Etablissement du dictionnaire de ‐ Normalisation Saisie des données
données ‐ Etablissement du schéma des
relations
Figure 6 : Etapes de création d’une base de données (à partir de Largouët, 2007)
III.1.1 Recherche des données et création du dictionnaire de données
Afin de définir le contenu de la base de données, il a été nécessaire de récupérer les données
brutes générées par les suivis scientifiques. Il a été demandé aux différents bureaux d’études de
communiquer l’ensemble de leurs données brutes au Cépralmar. A quelques exceptions près, elles
étaient stockées sur Excel (cf. tableau 5 en annexe). Ce sont ainsi 148 données qui ont été décrites
par un nom informatique (mnémonique), une description détaillée de ce à quoi elles
correspondent, un type, des contraintes, et éventuellement des calculs permettant de les générer
(cf. tableau 6 en annexe). Le dictionnaire de données qui est le fondement de toutes bases de
données a ainsi pu être créé.
III.1.2 Structuration des données
A partir du dictionnaire il a été possible de débuter la structuration de la base de données. Les
données ont été triées par sujet, chaque sujet correspondant à une table. Dans un premier temps
28 sujets ont été déterminés (en noir dans le tableau 5). Leur nombre est ensuite passé à 32 (en
bleu dans le tableau 5) pour des raisons pratiques : certains bureaux d’études ne disposaient que
17de données agrégées pour les suivis des pêches et les suivis physiques, il a alors fallu dissocier ces
données de celles détaillées ; il était par ailleurs plus pratique de scinder en deux les suivis de la
faune mobile (poissons d’un côté et invertébrés de l’autre).
Tableau 5 : Tables à créer pour stocker les différentes données (issues du tableau 8 en annexe)
Table Nom Table Table Nom Table
1 Récifs artificiels 17 Suivi des pêches
2 Bateau 18 Espèces présentes dans les pêches
3 Bureau d'étude 19 Détail des pêches
4 Equipe du bureau d'étude 29 Général pêches
5 Maître d'œuvre 20 Suivi physique
6 Responsable de la maîtrise d'œuvre 30 Suivi physique calculé
7 Maître d'ouvrage 21 Suivi de la faune mobile
8 Responsable de la maîtrise d'ouvrage 22 Espèces faune mobile - poisson
9 Concession 31 Espèces faune mobile - invertébrés
10 Suivi des espèces benthiques 23 Détail du suivi de la faune mobile - poisson
11 Espèces benthiques 32 Détail du suivi de la faune mobile - invertébrés
12 Détail du suivi des espèces benthiques 24 Suivi des quadrats photos
13 Suivi des grattages 25 Détail du suivi quadrats photos
14 Espèces présentes dans les suivis grattage 26 Suivi du substrat meuble
15 Détail des espèces grattées 27 Espèces des substrats meubles
16 Zone de pêhce 28 Détail du suivi du substrat meuble
III.1.3 Création du modèle relationnel
Pour que la base de données fonctionne, il faut que les différentes informations contenues dans la
base soient liées entre elles. Pour mettre en relation deux tables il est nécessaire de disposer d’une
information commune. Sauf cas exceptionnel une table devra donc disposer d’un champ
particulier, contenant des valeurs uniques (table mère) qui pourront être dupliquées dans le champ
d’une autre table (table fille) afin d’établir une relation.
18Figure 7 : Modèle relationnel de la base de données sur les récifs artificiels du Languedoc-Roussillon
19III.2 Exemples d’exploitation
Une fois l’ensemble des informations sur les récifs artificiels saisi, la base de données pourra être
très largement exploitée. Grâce au tri et au filtre des requêtes les facteurs susceptibles d’influer sur
la biomasse de la faune mobile peuvent par exemple être recherchés. La figure 12 expose ainsi une
forme d’exploitation possible de la base de données, en représentant la biomasse des poissons
observés en fonction de l’année et du type de récif.
Figure 8 : Biomasse moyenne des poissons observés en fonction des périodes de l'année sur différents types de
récifs2
Il existe bien d’autres formes d’exploitation possibles. Grâce à la base de données, de nombreux
paramètres peuvent être rapidement testés. Par exemple :
- L’impact du type du récif sur ses capacités de production, sa tenue physique, sa vitesse de
colonisation, son aire d’influence…
- L’effet des saisons sur la présence et l’abondance d’espèces nobles.
- L’effet de la profondeur sur la taille des animaux colonisant le récif.
- Les méthodes de pêches permettant les plus grosses captures.
- La mise en valeur de différences significatives dans les suivis en fonction du matériel et de
la méthode choisis.
- …
III.3 Implémentation de la base de données
III.3.1 Les formulaires de saisie des données
La base de données sur les récifs artificiels est composée de trente deux tables. Afin de faciliter
l’implémentation des données et l’accès à l’information, six formulaires de « saisie » et un
formulaire « tableau de bord » (permettant d’accéder à 21 formulaires, sous formulaires, sous-sous
formulaires et deux requêtes), ont été créés.
Sachant qu’à terme la base de données pourra être manipulée par un nombre relativement
important d’utilisateurs, un gros effort a été fourni au moment de la réalisation des différents
2
Les résultats présentés ne servent ici qu’à illustrer la manière dont la base de données peut être exploitée, et ne doivent
par conséquent pas être considérés comme représentatifs de la réalité, puisque la totalité des données n’était pas encore
indexée au moment de la réalisation du graphique
20formulaires. Ainsi, des masques de saisie (type date, coordonnées, majuscules ou minuscules
imposées…) ont été mis en place pour assurer la conformité des données. Des listes de choix
déroulantes ont de plus été créées dès que cela était possible, limitant ainsi les erreurs courantes
de saisie (données mal orthographiées par exemple).
Figure 9 : Exemple de formulaire « évolué » issu de la base de données Access sur les récifs artificiels
III.3.2 Le tableau de bord
L’idée de ce tableau de bord est de guider les utilisateurs débutant dans la base de données. Il
renvoi aux différents formulaires et sous-formulaires de saisies ainsi qu’aux qu’aux requêtes.
Figure 10 : Tableau de bord issu de la base de données Access sur les récifs artificiels
21IV. Bilan et perspectives
IV.1 La base de données sur les récifs artificiels de la région Languedoc-
Roussillon
IV.1.1 La structure de la base de données
La manière dont la base de données a été créée assure le stockage de l’ensemble des informations
actuellement à disposition sur les récifs artificiels en Languedoc-Roussillon. Elle permet plus
particulièrement de centraliser les données acquises lors des suivis scientifiques en prenant en
considération tous leurs points de divergences.
IV.1.2 La saisie des données dans la base
Les formulaires élaborés pour la base de données sur les récifs artificiels, ont été conçus pour
améliorer au maximum la saisie des données. Ils ont été créés dans une optique d’une multi-
utilisation de la base, et se veulent donc le plus accessibles possible pour que les différents acteurs
amenés à indexer des informations soient le plus rapidement performants.
IV.2 Intégration des nouveaux suivis
En février 2011, les bureaux d’études Créocéan et SIRENA, en charge de la deuxième étude sur les
récifs artificiels lancée par la Région Languedoc-Roussillon devraient avoir identifiés les indicateurs
et proposés une standardisation des suivis scientifiques.
Comme cela a été décidé lors du comité de pilotage sur les récifs artificiels, ces suivis standardisés
ainsi que les différents indicateurs développés par ces bureaux d’études seront intégrés dans une
nouvelle base de données. Cette dernière sera plus performante que celle réalisée pour les anciens
suivis. Elle sera en effet allégée d’un grand nombre de champs créés du fait des divergences
existantes entre les anciens suivis.
Elle devrait de plus être liée à un SIG, ce qui permettra de disposer d’informations géoréférencées.
Des conventions pourront par ailleurs être établies entre le Cépralmar et les différents détenteurs
de données susceptibles d’améliorer la connaissance sur les récifs artificiels, afin de mettre en place
des passerelles entre leurs données et la nouvelle base.
IV.3 Valorisation des informations de la base de données
En centralisant l’ensemble des données acquises sur les récifs artificiels, la base permet de les
exploiter sous un angle nouveau, et offre ainsi une vision régionale des choses. De nombreuses
interrogations, jusqu’alors sans réponse, pourraient ainsi être en partie résolues. La base permet en
effet de générer des rendus inédits en élargissant notamment les possibilités de regroupements de
données.
Afin de valoriser au mieux les diverses informations obtenues grâce la base de données, le
Cépralmar réalisera un travail de communication auprès des pêcheurs, auprès des acteurs des
récifs, par la diffusion sur internet des bulletins d’information, mais aussi lors de communication à
des colloques et séminaires.
22Pour conclure, la base de données doit être considérée comme un support utile pour les
différentes personnes amenées à travailler sur les récifs artificiels. Elle va en effet permettre :
- Aux porteurs de projets de légitimer leur demande d’immersion en agrémentant ces
dernières d’exemples de succès de projets antérieurs.
- D’aider les services instructeurs de dossiers réglementaires en leur fournissant davantage
d’informations techniques.
- D’apporter aux financeurs des garanties sur la rentabilité des immersions.
- De faciliter la saisie et l’exploitation des données issues des suivis scientifiques.
- D’offrir aux usagers la possibilité de s’informer sur les récifs artificiels.
23Annexes
Tableau 1 : Détails des différentes bases de données environnementales accessibles sur Internet. 25
Tableau 2 : Personnes interrogées pour les différents questionnaires sur les récifs artificiels .......... 26
Figure 1: Questionnaire 1 "Professionnel de la mer" ........................................................................... 27
Figure 2 : Questionnaire 2 "Technique" ............................................................................................... 28
Figure 3 : Questionnaire 3 "Administratif" ........................................................................................... 29
Détails sur les principaux SGBD............................................................................................................ 30
Tableau 3 : Grille d'évaluation des différents Systèmes de Gestion de Bases de Données................ 32
Tableau 4 : Personnes présentes lors du Comité de Pilotage du 1er Juillet 2010 sur les récifs artificiels
............................................................................................................................................................... 32
Tableau 5 : Données brutes récupérées auprès des bureaux d'études en charge des suivis ............ 33
Tableau 6 : Dictionnaire de données et structuration de la base (partie grisée) ................................ 34
24Tableau 1 : Détails des différentes bases de données environnementales accessibles sur Internet
Nom de la base de Paramètres Mode de valorisation des Accessibilité/
Gestion Fonctionnement de la base Saisi des données Utilisateur Avantages Inconvénients
données analysés données confidentialité
Intégration de l'ensemble Outil de production d'indicateurs,
Accessibilité à l'ensemble des
Ifremer (DYNECO, Dynamiques des paramètres obtenus notamment pour la Directive Cadre sur Inteface agréable, Base de données propres
Production de cartes, tableaux, Alimentation de la BD par les données traitées + possibilité
QUADRIGE de l'Environnement Côtier + avec les différents réseaux l'Eau. Outil d'interprétation Ouverte en large majorité possibilité d'évolution à l’Ifremer. Nécessite une
bulletins explicatifs, rapports différents acteurs autorisés à rentrer de récupérer certaines données
http://wwz.ifremer.fr/envlit/ IDM, Iformatique et Données de surveillance de l'Ifremer cartographique. Outil de mise à au grand public (intégration de nouveau formation spéciale pour
scientifiques, diagrammes… leurs données brutes via téléchargement sur
Marines) (RENO, REMI, REPHY, disposition pour le grand public. Création réseau de surveillance) la saisie des données.
Surval
IGO…) de bulletins
Essentiellement
Une petite partie accessible à Mode de saisi facile.
scientifiques, gestionnaires,
Mise à jour quotidienne. Outil de l'ensemble de la communauté, Information quotidienne.
Ensemble des paramètres Alimentation directe par les postes Etat, mais il existe une
Atmonet - BDQA (Base de Données production d'indice (tel l'indice Atmo). mais l'acquisition de données Pluridisciplinarité,
relatifs à la qualité de l'air Production de cartes, tableaux, de suivis automatisés + saisi des partie pouvant être utilisée
sur la Qualité de l'Air) Ademe Outil de statistique permettant de faire brutes ne peut être faite que comparaison à l'échelle
(particules, CO2, diagramme… information par les producteurs de pour la diffusion auprès du
http://www.atmonet.org des prévisions. Utilisation de SIG pour par les personnes ayant reçues nationale. Accessibilité
polluants…) données autorisés grand public (buld'air :
extrapolation de données de l'Ademe un identifiant et un ciblée en fonction des
présentation des indices
mot de passe utilisateurs
atmo
Saisi possible par les
différents acteurs.
Ensemble des paramètres
Accessibilité restreinte pour le Informations plus ou moins
ADES (Accès au Données sur les relatifs à la qualité des Base reliée à un SIG pour valorisation des Alimentation de la BD par les Essentiellement fait pour
Production de carte + tableau + grand public. Consultation de limités en fonction de Peu compréhensible
Eaux Souterraines) BRGM + MEEDDM eaux souterraines résultats + traitement statistique des différents acteurs autorisés à rentrer les professionnels et
statistiques certaines données uniquement l'utilisateur. Possibilité pour pour le grand public
http://www.ades.eaufrance.fr (microbiologiques, données leurs données service de l'Etat
réservée aux professionnels les professionnels
chimiques, physiques…)
d'extraire les données
brutes
Interface peu
Base reliée à une carte évolutive qui relie compréhensible pour le
BASIAS (Base d'Ancien Sites Types d'industries Accessibilité à l'ensemble des Possibilité de choisir les
les informations en fonction des Données sous forme de carte + grand public. Manque de
Industriels et Activités de Services) BRGM présentes sur le site, Ouverte au grand public activités ayant eu lien sur un paramètres à considérer,
paramètres considérés (type d'activité, tableau valorisation des données
http://basias.brgm.fr/donnees.asp position… site précis association à une carte
lieu…) (fiches explicatives,
bilans…)
BDAT (Base de Données des Ensemble des paramètres
Données sous forme de carte + Accessibilité à l'ensemble des Manque de comparaison
Analyses des Terres) relatifs aux sols (physico- Base reliée à un SIG et permettant de faire Base simple et accessible à
INRA histogramme + répartition stat + Ouverte au grand public données relatives à la directe entre les
http://bdat.gissol.fr/geosol/index.p chimique, analyses des calculs statistique tous
commentaires explicatifs caractérisation des sols différents sites
hp chimiques, texture)
Restitution des données sous Mise en commun de plusieurs BD
Partenariat : INERIS - Ademe - Base reliée à une carte (SIG) + modèle Accessibilité à l'ensemble des Utilisation simple et
Prev'Air http://www.prevair.org Ozone, N2O, Particules forme de carte + carte de (NCEP, MM5, Météo France, IER, Ouverte au grand public
Météo France - CNRS statistique données relatives à l'air accessible à tous
prévision + carte analysée GLCF…)
BASOL (Base de données sur les Choix des paramètres à mettre en avant Rendu sous forme de fiche avec BD très complète. Vue
Large pannel des polluants Utilisation par moment de BD Accessibilité à l'ensemble des
SOLs pollués) MEEDDM (Polluants, impact, mesure d'urbanisme, description, situation technique, Ouverte au grand public d'ensemble sur les sols
pouvant affecter les sols existante (comme BASIAS) données
http://basol.environnement.gouv.fr surveillance, lieu…) Environnement du site… pollués)
BD facile à créer et
Tout type de données Possibilité de saisir des données sur
SERENA (Système de gestion et Logiciel relié à différents programme pour administrateur décide à qui accessible à des non
naturalises (inventaires Diverses : carte, histogramme, différents postes à partir du le degré de confidentialité est
d'Echange de données des Réseaux Réserves Naturelles de France pouvoir traiter les données sous plusieurs ouvrir la base en informaticiens. Format des reste très simple
faunistiques et floristiques, stats… moment où les utilisateurs sont défini par l'administrateur
d'Espaces NAturels) formes (SIG, Excel…) définissant les droits données en mode Access =
objet inanimé…) définis
pérennité des données
Lee County Artificial Reef fish survey Gérée par le bureau du compté de Valorisation des données
Base permettant de stocker des données Rendu sous forme de tableau
Database Nombre d'espèces par site Lee (données acquises par le Accessibilité à l'ensemble des BD facilement légère (seulement un
Bureau du Comté de Lee (USA) d’abondance d’une espèce, à un moment (espèce, site, abondance, date, Ouverte au grand public
http://www3.leegov.com/naturalres à un moment de l'année personnel du bureau ou par des données compréhensible tableau). Manque cartes,
donné, et sur un site précis. température de l'eau, visibilité)
ources/database.asp plongeurs volontaires) histogramme…
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