SONDAGE SANOFI CANADA SUR LES SOINS DE SANTÉ - INTROSPECTION
←
→
Transcription du contenu de la page
Si votre navigateur ne rend pas la page correctement, lisez s'il vous plaît le contenu de la page ci-dessous
2016
INTROSPECTION :
Évaluer le soutien en milieu de travail
en matière de gestion de la santé
SONDAGE SANOFI CANADA
SUR LES SOINS DE SANTÉ
L E PLU S I M P O RTA N T S O N DAGE S U R L ES R ÉGI M ES D E S O I N S D E SA N T É AU CA N A DAÉ D I T I O N 2 016 D U S O N D A G E S A N O F I C A N A D A S U R L E S S O I N S D E S A N T É
TABLE DES MATIÈRES
SONDAGE SANOFI CANADA
SUR LES SOINS DE SANTÉ
INTROSPECTION :
L E P L U S I M P O R TA N T S O N DAG E
SUR LES RÉGIMES DE SOINS DE
Évaluer le soutien en milieu de travail
S A N T É AU C A N A DA
en matière de gestion de la santé
THÈME 1 d’une stratégie de gestion de la
3 ÉVALUATION DES
RÉGIMES DE
SOINS DE SANTÉ
DANNY PEAK
Chef principal,
santé qui intégrerait les régimes de
soins de santé, les programmes de
Stratégie nationale, promotion du mieux-être et la culture
Secteur privé d’entreprise. Les membres de notre
SANOFI CANADA conseil consultatif abondent dans ce
THÈME 2 sens, soulignant qu’une telle stratégie
12 BILAN DE SANTÉ
PERSONNEL
Lorsqu’il s’agit de soutenir la santé
et la productivité personnelles, les
intégrée est autant une priorité
d’entreprise que la bonne chose à
participants à un régime accordent- faire. Pour contribuer à transposer
ils à leurs milieux de travail des notes cette réflexion en gestes concrets,
THÈME 3 de passage? De manière générale, la nous sommes heureux de vous faire
20 SOUHAITS ET réponse est oui, mais l’édition 2016 du part de la vision du conseil quant à un
BESOINS EN Sondage Sanofi Canada sur les soins de plan moderne de gestion de la santé.
MATIÈRE DE santé révèle de nombreuses possibilités Le sondage de cette année indique
MIEUX-ÊTRE pour les promoteurs de régime et que les employeurs sont prêts à
leurs fournisseurs d’en faire plus afin faire les choses différemment afin
THÈME 4
d’accéder au tableau d’honneur. de minimiser les demandes de
26 UNE VISION DE Par exemple, les résultats de cette règlement futures. Pour compléter ces
LA GESTION année mettent en lumière des liens conclusions, le rapport présente des
DE LA SANTÉ entre la santé et la satisfaction à promoteurs qui ouvrent de nouvelles
l’égard de l’emploi. Les implications voies en matière de gestion de la santé,
sont particulièrement fascinantes dans dont Sanofi Canada. Chez Sanofi,
33 LA MÉTHODOLOGIE le cas des participants atteints de
maladies chroniques, qui comptent pour
nous sommes résolus à passer de la
parole aux actes à l’interne comme
plus de la moitié des employés. Ceux à l’externe – le moment est venu de
qui sont insatisfaits de leur emploi sont mettre en commun nos connaissances
34 LECONSULTATIF
CONSEIL non seulement plus susceptibles de et d’apprendre les uns des autres afin
dire que leur maladie chronique a réduit d’en faire beaucoup plus pour la santé
leur productivité, mais ils sont aussi et la productivité des employés. n
beaucoup plus susceptibles de déclarer
que leur milieu de travail a eu une
35 LEAUGROUPE
CANADA
SANOFI incidence négative sur leur maladie.
Alors que la prévalence des
maladies chroniques augmente, les
promoteurs ont beaucoup à gagner
MERCI AUX COMMANDITAIRES DIAMANT DE NOTRE ÉDITION 2016
2 SONDAGE SANOFI CANADA SUR LES SOINS DE SANTÉ | 2016 L E P LU S I M P O R TA N T S O N DAG E S U R L ES R É G I M ES D E S O I N S D E S A N T É AU C A N A DATHÈME
ÉVALUATION DES RÉGIMES
1 DE SOINS DE SANTÉ
(en sachant que, selon le sondage de d’augmenter la productivité en amé-
LA DOUBLE l’an dernier, 77 % des employés ne liorant la santé, mais le sondage nous
NATURE DES
quitteraient pas leur emploi pour un révèle également que les employeurs
poste qui ne comprend pas d’avan- sous-estiment considérablement
RÉGIMES DE tages sociaux), et de l’autre, une
approche à long terme pour maximiser
l’incidence des maladies chroniques et
que 70 % d’entre eux aimeraient mieux
SOINS DE SANTÉ la productivité.
Bien que ces objectifs ne soient pas
comprendre les maladies chroniques
qui touchent les membres de leur
nécessairement incompatibles, les personnel. S’il existe une corrélation
répondants s’expriment peut-être dans très étroite entre la compréhension de
es promoteurs de régime semblent une perspective plus théorique que l’incidence des maladies chroniques
partagés quant aux principaux pratique. Certains membres du conseil et le soutien de la productivité, ces
objectifs d’affaires qui les consultatif font remarquer que, de résultats révèlent une lacune impor-
poussent à offrir un régime nos jours, dans de nombreux secteurs tante », affirme Lori Casselman, vice-
de soins de santé aux employés et d’activité, les avantages sociaux visent présidente adjointe, excellence des
donnent les réponses suivantes dans principalement à faire face à la concur- pratiques et innovation à la Financière
des proportions presque équivalentes : rence et à fidéliser les employés. Sun Life. n
préserver la productivité en protégeant Sur le plan de la productivité au
«
la santé (64 %), préserver la produc- travail, l’écart entre la théorie et la
tivité en veillant à la satisfaction des pratique devient plus apparent à la
employés (60 %) et attirer et fidéliser lumière des résultats. En effet, presque
le personnel (60 %). Le fait qu’il agisse tous les répondants (97 %) indiquent Peu de promoteurs mettent
comme assurance en cas de coûts de que leur régime de soins de santé
santé catastrophiques (32 %) est un atteint le principal objectif. « En réalité, par écrit des objectifs pour
objectif jugé moins important. peu de promoteurs mettent par écrit leur régime, et ce qui n’est
L’importance accordée à la santé et des objectifs pour leur régime, et ce pas consigné ne peut
à la productivité (67 %) plutôt qu’à l’at- qui n’est pas consigné ne peut être
être mesuré. Et si on ne
traction et à la fidélisation (55 %) semble mesuré. Et si on ne peut mesurer les
croître proportionnellement à la taille de résultats, comment savoir alors si un peut mesurer les résultats,
l’entreprise (500 employés ou plus). objectif a été atteint? », demande Art comment savoir alors si un
Le conseil consultatif observe que
les résultats reflètent la double nature
des régimes de soins de santé. D’une
Babcock, vice-président d’Aon Hewitt.
Les autres résultats du sondage
soulèvent des questions supplémen-
»objectif a été atteint?
part, ils représentent un outil immédiat taires. « Les promoteurs affirment
pour contribuer à la stabilité d’emploi que leur régime atteint l’objectif Art Babcock, AON HEWITT
L E P LU S I M P O R TA N T S O N DAG E S U R L ES R É G I M ES D E S O I N S D E S A N T É AU C A N A DA SONDAGE SANOFI CANADA SUR LES SOINS DE SANTÉ | 2016 3THÈME 1 n ÉVALUATION DES RÉGIMES DE SOINS DE SANTÉ
Les autres membres du conseil men-
tionnent que, selon les données rela-
tives aux demandes de règlement, seul
un faible pourcentage des participants
atteint le plafond des avantages limités
comme les services paramédicaux, ce
qui porte à croire que l’impression d’un
dû provient d’une minorité qui se fait
entendre. En revanche, les promoteurs
offrant des programmes de rémunéra-
tion globale pourraient considérer ces
données comme le résultat d’un effort
de sensibilisation aux coûts des avan-
tages sociaux. « Certains employeurs
ont tenté de transformer les avantages
sociaux en rémunération de façon à
ce que les employés reconnaissent la
valeur des programmes et les dépenses
engagées par leur employeur », affirme
Telena Oussoren, directrice, Avantages
sociaux à Suncor.
Pour leur part, les promoteurs de
LES AVANTAGES SOCIAUX régime ont plus tendance à croire que
leurs employés considèrent leur régime
SONT-ILS CONSIDÉRÉS COMME comme une ressource à utiliser seule-
ment quand ils sont malades ou en cas
UNE RÉMUNÉRATION? de besoin (54 %) que comme une rému-
nération supplémentaire (21 %). « En
Quarante-trois pour cent des partici- une rémunération supplémentaire et fait, les écarts sont notables. Si, en tant
pants ont tendance à considérer leur seulement 16 % sont neutres. que promoteur, vous n’avez pas connais-
régime de soins de santé comme une Plusieurs membres du conseil sance du nombre de personnes qui
ressource à utiliser seulement pour consultatif du Sondage Sanofi Canada considèrent les avantages comme une
traiter ou prévenir une maladie ou une sur les soins de santé se sont dits éton- rémunération et que vous remaniez le
blessure. En revanche, un nombre nés des résultats. « Je m’attendais à ce régime pour mettre davantage l’accent
considérable de répondants (35 %) que les résultats soient complètement sur l’assurance en demandant aux parti-
considèrent leur régime comme une différents et à ce que la majorité des cipants de payer plus pour les dépenses
rémunération supplémentaire à utiliser répondants considèrent les régimes qu’il est possible de budgétiser, par
le plus possible afin d’en « avoir pour comme une rémunération supplémen- exemple, les soins dentaires de base et
leur argent ». Les autres 23 % sont
neutres ou considèrent leurs avantages
à la fois comme une rémunération et
une ressource en soins de santé.
«
Certains employeurs ont tenté de transformer les avantages
Plus les répondants sont âgés, sociaux en rémunération de façon à ce que les employés
plus les opinions sont tranchées.
reconnaissent la valeur des programmes et les dépenses
Par exemple, les points de vue des
répondants de 18 à 34 ans sont divisés
assez également : 40 % considèrent
»
engagées par leur employeur.
leur régime comme une ressource en
soins de santé, 30 % le considèrent Telena Oussoren, SUNCOR
comme une rémunération supplémen-
taire et 30 % sont neutres. En revanche, taire. À la lumière de mon expérience, les soins de la vue, vous pourriez engen-
près de la moitié des employés de les participants ont fortement tendance drer plus de difficultés que prévu »,
55 à 64 ans (49 %) considèrent leur à considérer leur régime comme un explique Lisa Callaghan, vice-présidente
régime comme une ressource en soins dû », explique Dave Patriarche, courtier adjointe, Produits, Assurance collective
de santé, 35 % le considèrent comme à Mainstay Insurance Brokerage Inc. chez Manuvie. n
Les objectifs multiples des régimes de soins de santé risquent de devenir
SECTION 1 – contradictoires. Il est essentiel de clarifier, de documenter et de mesurer les
POINTS CLÉS
résultats souhaités.
4 SONDAGE SANOFI CANADA SUR LES SOINS DE SANTÉ | 2016 L E P LU S I M P O R TA N T S O N DAG E S U R L ES R É G I M ES D E S O I N S D E S A N T É AU C A N A DAENTREPRENDRE
SOIN DE VOS EMPLOYÉS
...............................................................
Vos besoins et ceux de vos employés évoluent. Nos solutions
d’assurance et d’épargne-retraite collectives aussi. Elles permettent
à vos employés de gérer leur santé et leur bien-être financier.
Pour maximiser votre régime, nous misons sur la gestion
optimale de la santé et sur l’engagement de vos employés dans la
planification de leur retraite. Ils profiteront de meilleurs lendemains.
Votre entreprise aussi.
desjardinsassurancevie.com
Fière partenaire de
Desjardins Assurances désigne Desjardins
Sécurité financière, compagnie d’assurance vie.THÈME 1 n ÉVALUATION DES RÉGIMES DE SOINS DE SANTÉ
FEUILLE DE POINTAGE PARTICIPANTS
DES PARTICIPANTS : ÉVALUATION DES VOLETS DU RÉGIME Excellent/très bon
LES MEILLEURES Assurance médicaments sur ordonnance
Soins dentaires de base et préventifs 53 %
60 %
NOTES VONT Services de professionnels de la santé
autres que des médecins 43 %
AUX RÉGIMES Soins dentaires majeurs et orthodontie 41 %
D’ASSURANCE Assurance invalidité de courte durée
Programme d’aide aux employés (PAE) ou programme
39 %
MÉDICAMENTS d’aide aux employés et à leur famille (PAEF) 39 %
Assurance invalidité de longue durée 37 %
Soins de la vue 35 %
Lorsqu’on demande aux participants Assurance vie 35 %
d’évaluer leurs avantages actuels, ils Vaccination 35 %
ont le plus tendance à qualifier d’excel-
Compte de soins de santé (CSS) 33 %
lente ou de très bonne leur couverture
Assurance maladies graves 29 %
pour les médicaments sur ordonnance
(60 %) et pour les soins dentaires de 0% 10 % 20 % 30 % 40 % 50 % 60 %
base (53 %). Ces avantages obtiennent ÉCHANTILLON : Tous les participants (n varie de 935 à 1 476)
également de bonnes notes pour ce qui
est de leur importance pour les partici- PARTICIPANTS
pants, puisque 94 % d’entre eux disent IMPORTANCE DES VOLETS DU RÉGIME Très/assez important
que l’assurance médicaments est « très Assurance médicaments sur ordonnance 94 %
importante » ou « assez importante » Soins dentaires de base et préventifs 93 %
et 93 % pensent la même chose de leur Soins de la vue 91 %
assurance soins dentaires de base. Soins dentaires majeurs et orthodontie 89 %
Bien que la concordance de ces notes Assurance invalidité de longue durée 81 %
soit un signe positif pour les fournisseurs Physiothérapie 79 %
d’avantages sociaux, peut-être que les Assurance invalidité de courte durée 79 %
notes d’excellente ou de très bonne Assurance vie 77 %
pourraient être encore meilleures compte Services de professionnels de la santé 76 %
autres que des médecins
tenu de l’importance que revêtent ces Assurance maladies graves 76 %
deux avantages pour les participants, Psychothérapie/services de consultation en santé mentale 69 %
remarque le conseil consultatif. Massothérapie 65 %
Le plus grand écart entre les notes et Chiropratique 62 %
l’importance concerne les soins de la vue. Programme d’aide aux employés (PAE) ou programme 60 %
Les participants classent les soins de la d’aide aux employés et à leur famille (PAEF)
vue au troisième rang des avantages les ÉCHANTILLON : Tous les participants (n = 1 500) 0% 20 % 40 % 60 % 80 % 100 %
plus importants (91 %), mais seulement
35 % d’entre eux qualifient leur couverture « sans opinion » (24 % dans le cas de qui estiment qu’il s’agit d’un avantage très
actuelle d’excellente ou de très bonne et l’assurance maladies graves et des CSS, important (23 %), et 22 % affirment qu’il
21 % indiquent qu’elle est mauvaise ou et 20 % dans le cas de la vaccination), ce n’est ni important ni sans importance.
très mauvaise, soit le taux d’« échec » le qui reflète un taux d’utilisation inférieur « Avec un taux d’utilisation moyen
plus élevé parmi tous les avantages. ou une connaissance moindre. de seulement 11 %, la neutralité des
Les participants aimeraient également « En général, les gens ne comprennent résultats est plutôt prévisible », observe
bénéficier d’une meilleure couverture pas très bien ce que sont les comptes de Paula Allen, vice-présidente, groupe
pour les soins dentaires majeurs. À l’heure soins de santé, affirme Art Babcock. Étant Recherche et Solutions intégratives chez
actuelle, 17 % des répondants qualifient donné que c’est aux régimes d’assurance Morneau Shepell. Cependant, ces résul-
leur couverture de mauvaise ou de très médicaments et de soins dentaires que tats reflètent également une occasion
mauvaise, et 41 % la qualifient d’excel- les employés accordent le plus d’impor- manquée. « Les utilisateurs des PAE
lente ou de très bonne. Sur le plan de tance, ils devraient tenir tout autant à leur expriment des points de vue beaucoup
l’importance, la couverture pour les soins CSS puisqu’ils peuvent l’utiliser pour ce plus positifs, car ils en comprennent la
dentaires majeurs arrive au quatrième type de dépense. » valeur. Une meilleure communication
rang (89 %), derrière les soins de la vue. Il faudrait porter une attention par- pourrait jusqu’à doubler l’utilisation de
Les participants accordent le moins ticulière aux programmes d’aide aux ces programmes, et un taux de 20 % est
de votes positifs à l’assurance maladies employés (PAE). Les évaluations actuelles considéré comme avantageux sur le plan
graves (29 %), aux comptes de soins sont plutôt neutres : 39 % des participants du rendement du capital investi, explique-
de santé (CSS, 33 %) et à la vaccina- qualifient cet avantage d’excellent ou de t-elle. Ces programmes représentent
tion contre des maladies autres que très bon, 16 % n’ont aucune opinion et tout de même moins de 2 % des coûts
la grippe (35 %). Toutefois, il importe seulement 8 % le qualifient de mauvais ou du régime et on peut déjà observer une
de noter que ces trois avantages ont de très mauvais. Le PAE recueille le pour- baisse des demandes de règlement liées
également recueilli le plus de réponses centage le moins élevé de répondants à d’autres avantages ». n
6 SONDAGE SANOFI CANADA SUR LES SOINS DE SANTÉ | 2016 L E P LU S I M P O R TA N T S O N DAG E S U R L ES R É G I M ES D E S O I N S D E S A N T É AU C A N A DAque le milieu de travail exerce une
incidence négative sur leur capacité à
gérer le stress (page 12). « Les partici-
pants nous disent donc qu’ils utilisent
leur régime pour mieux se détendre.
N’est-ce pas une bonne chose? La mas-
sothérapie peut être considérée comme
un moyen de favoriser la productivité
des employés. La grande question
est la suivante : est-ce que nous leur
offrons assez de choix pour soulager
le stress occasionné par le travail? »,
demande Anne Nicoll, vice-présidente,
développement des affaires à Croix
LES ENJEUX SOUS-JACENTS Bleue Medavie.
DE LA MASSOTHÉRAPIE
Si la simple massothérapie peut
aider à éviter les journées de maladie
ou l’utilisation de médicaments pour
Pour un avantage dont l’objectif comme principale raison de recourir traiter des problèmes comme l’anxiété
consiste à apaiser le corps et l’esprit des à la massothérapie. ou les douleurs au dos, alors « il s’agit
employés, la massothérapie suscite une Certains membres du conseil consul- d’un avantage important pour de
attention inattendue. Voici les résultats tatif font remarquer qu’il existe bien peu grandes catégories de population, en
du sondage concernant l’utilisation de de données appuyant le recours à la mas- particulier les adultes plus âgés ayant
la massothérapie par les participants, sothérapie pour se détendre ou soulager reçu certains diagnostics, affirme Chris
pour eux-mêmes ou des membres de les tensions. « D’autres interventions Bonnett, Président, H3 Consulting. La
leur famille : appuyées par des preuves médicales tâche des assureurs consiste peut-être
• Quarante-trois pour cent des parti- beaucoup plus solides ne sont pourtant à aider les employeurs à comprendre
cipants ont présenté au moins une pas couvertes par les régimes, le meilleur l’utilité de la massothérapie et dans
demande de règlement au cours de la exemple étant l’exercice », observe Peter quelles situations elle pourrait faire une
dernière année, la moyenne totale étant Gove, responsable de l’innovation en ges- grande différence sur le plan du mieux-
de 5,1 demandes pendant l’année. tion de la santé à Green Shield Canada. être ou du rendement au travail. »
• Les femmes (46 %) ont un peu plus Mais est-ce qu’un manque de preuves « On en revient encore à la nécessité
tendance que les hommes (40 %) médicales signifie nécessairement un d’avoir une philosophie établie assor-
à présenter des demandes de manque de valeur? « De nombreuses tie d’objectifs mesurables, insiste Art
règlement et le font plus souvent cultures d’entreprise, par exemple celles Babcock. Autrement, la chasse aux
(5,4 demandes par rapport à 4,7). des sociétés de haute technologie, avantages qui ne correspondent pas à
• Les employés de 18 à 34 ans privilégient grandement ce type d’avan- la définition traditionnelle d’un service
(47 %) ont plus tendance que ceux de tages. Dans la mesure où aucun signe médicalement nécessaire est ouverte.
55 à 64 ans (40 %) à présenter des d’exagération ou de fraude n’est décelé, Certains promoteurs estiment qu’il est
demandes de règlement, mais ils le
«
font moins souvent (4,2 demandes
par rapport à 5,5).
• Le traitement d’une maladie ou d’une
blessure est la raison la plus cou- Les participants nous disent qu’ils utilisent leur régime pour se
rante de recourir à la massothérapie détendre. N’est-ce pas une bonne chose? La massothérapie
(50 %), un résultat qui chute à 33 % peut être considérée comme un moyen de favoriser la
quand les maladies ou les blessures productivité des employés. La grande question est la
autodiagnostiquées sont exclues. suivante : est-ce que nous leur offrons assez de choix pour
• Trente-huit pour cent des répondants
utilisent principalement la massothé-
rapie pour se détendre ou soulager
»
soulager le stress occasionné par le travail?
les tensions.
Anne Nicoll, CROIX BLEUE MEDAVIE
• L’âge représente ici un facteur : les
participants de 18 à 34 ans ont plus
tendance à recourir à la massothéra- la massothérapie peut être considérée difficile de poser des limites claires
pie pour se détendre (47 %) que pour comme un soin de santé préventif », entre la massothérapie et un milieu
traiter des maladies ou des blessures affirme John McGrath, premier vice- de travail amélioré, alors pourquoi leur
(33 %), tandis que les participants de président et chef de la pratique capital régime devrait-il couvrir tout le monde?
55 à 64 ans ont plus tendance à men- humain chez Willis Towers Watson. Il pourrait s’agit d’un choix pour lequel
tionner des maladies ou des bles- Dans le sondage de cette année, les employés paieraient à l’aide d’un
sures (58 %) que la détente (31 %) les participants affirment également compte de soins de santé. » n
L E P LU S I M P O R TA N T S O N DAG E S U R L ES R É G I M ES D E S O I N S D E S A N T É AU C A N A DA SONDAGE SANOFI CANADA SUR LES SOINS DE SANTÉ | 2016 7THÈME 1 n ÉVALUATION DES RÉGIMES DE SOINS DE SANTÉ
incidence sur les perceptions : seule-
QUAND LA QUALITÉ ET LES BESOINS ment 39 % des participants insatisfaits
NE VONT PAS TOUJOURS DE PAIR
affirment que la qualité de leur régime
de soins de santé est excellente ou très
bonne, comparativement à 60 % des
Si les participants restent positifs quant satisfaction des besoins repose surtout participants satisfaits, et seulement 34 %
à la qualité générale de leur régime sur l’expérience et les attentes des parti- des employés insatisfaits affirment que
de soins de santé, ils semblent plus cipants, qui semblent évoluer », observe leur régime répond extrêmement bien ou
incertains lorsqu’on leur demande si le Lisa Callaghan. très bien à leurs besoins, comparative-
régime satisfait leurs besoins. Les participants qui travaillent pour des ment à 57 % des employés satisfaits.
Dans l’ensemble, 55 % des partici- organisations offrant des programmes de Les perceptions sur l’état de santé ont
pants décrivent la qualité de leur promotion du mieux-être ont une percep- également une incidence sur les résultats.
régime comme étant excellente ou très tion plus positive de la qualité (66 %) et Soixante-neuf pour cent des répondants
bonne, des résultats qui se comparent de la satisfaction de leurs besoins (64 %), qui qualifient leur état de santé d’excel-
à ceux des dernières années ainsi comparativement à 46 % et à 41 %, lent ou de très bon ont la même opinion
qu’à ceux de 2006 (59 %), année où la respectivement, parmi ceux qui travaillent à propos de la qualité de leur régime de
question a été posée pour la première pour des organisations n’offrant pas soins de santé, et 65 % indiquent que
fois. Les répondants sont presque ce type de programme. La satisfaction leurs besoins sont extrêmement bien ou
aussi nombreux (52 %) à affirmer que par rapport à l’emploi a également une très bien satisfaits. n
leurs besoins sont extrêmement bien
PARTICIPANTS
ou très bien satisfaits, une baisse par
rapport à 63 % en 2006 et une chute
LE RÉGIME RÉPOND AUX BESOINS DES PARTICIPANTS
considérable par rapport à 73 % en
n Extrêmement/très bien
1999, année où la question a été posée
pour la première fois. Parmi les 49 % 73 %
de répondants restants, 40 % affirment
70 %
que leurs besoins sont assez bien satis- 66 % 65 %
faits et 9 %, qu’ils ne sont pas satisfaits. 68 % 63 %
Les points de vue divergents concer- 61 %
nant la qualité et les besoins ont retenu 60 %
56 %
l’attention des membres du conseil 58 % 57 % 52 %
consultatif du Sondage Sanofi Canada 56 %
sur les soins de santé. « Les percep- 50 %
tions de la qualité s’appuient surtout 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2012 2015 2016
sur les modèles des régimes, qui n’ont ÉCHANTILLON : Tous les participants (n = 1 500)
pas énormément changé, alors que la
Les régimes de soins de santé sont au plus bas en ce qui concerne la
SECTION 1 – satisfaction des besoins, ce qui laisse supposer une évolution des attentes
POINTS CLÉS
des participants.
8 SONDAGE SANOFI CANADA SUR LES SOINS DE SANTÉ | 2016 L E P LU S I M P O R TA N T S O N DAG E S U R L ES R É G I M ES D E S O I N S D E S A N T É AU C A N A DAMoins de la moitié des promoteurs comprennent les mesures actuelles
de gestion des coûts. Une meilleure compréhension est essentielle pour SECTION 1 –
POINTS CLÉS
investir dans la santé.
GESTION DES médicaments génériques (39 %), mais le
degré de compréhension chute ensuite :
remédier aux lacunes dans les connais-
sances pourrait améliorer la prise de
COÛTS ET • 10 % en ce qui concerne l’assurance décisions et atténuer l’anxiété. « Les
RÉPERCUSSIONS
en excédent de pertes; promoteurs, qui ont une connaissance
• 13 % à l’égard de la gestion de cas supérieure de ce qui peut être fait et
pour les médicaments de spécialité des répercussions de ce qu’ils font déjà,
Les promoteurs sont préoccupés par plus coûteux; sont mieux placés pour prendre des
les coûts grandissants des régimes • 17 % en ce qui concerne les listes de décisions qui comprennent des inves-
d’assurance médicaments, mais moins de médicaments gérées ou restreintes. tissements dans la santé plutôt que de
la moitié d’entre eux comprennent claire- « Certaines de ces mesures sont en simples réductions de coûts », observe
ment les mesures les plus courantes qu’ils vigueur depuis de nombreuses années Loretta Kulchycki, vice-présidente du
peuvent utiliser pour gérer ces coûts. et, pourtant, les degrés de compré- marketing collectif à la Great-West,
Deux répondants sur trois (66 %) hension sont étonnamment faibles. De compagnie d’assurance-vie.
affirment que le coût total des avan- toute évidence, l’éducation des conseil-
tages sociaux a augmenté au cours lers et des promoteurs de régime et LE LIEN AVEC LES
des trois dernières années. En ce qui les communications des fournisseurs MALADIES CHRONIQUES
concerne l’avenir, 80 % des répondants doivent être améliorées », déclare Si l’on revient à la question des coûts,
sont préoccupés à l’idée que les coûts Nathalie Laporte, vice-présidente, il importe de noter que les promoteurs
grandissants dépasseront le taux développement, commercialisation et de régime ont plus tendance à
d’inflation au cours des trois à cinq stratégie chez Desjardins Assurances. désigner comme des facteurs de coût
prochaines années, et 28 % d’entre Les degrés de compréhension ont les médicaments traditionnels que
eux se disent très préoccupés. une incidence directe sur la connais- les médicaments de spécialité plus
coûteux. Voilà qui appuie la nécessité
«
Les promoteurs, qui ont une connaissance supérieure
de la sensibilisation sur le fardeau
financier des maladies chroniques en
vue de mieux comprendre la valeur
des avantages de soins de santé qui
de ce qui peut être fait pour contrôler les coûts et des favorisent la réussite du traitement.
répercussions de ce qu’ils font déjà, sont mieux placés pour « Un pourcentage énorme des coûts
prendre des décisions qui comprennent des investissements
»
associés aux maladies chroniques
dans la santé plutôt que de simples réductions de coûts. est attribuable à une mauvaise prise
en charge personnelle. Par exemple,
environ la moitié des personnes traitées
pour l’hypertension artérielle ou l’hyper
Loretta Kulchycki, LA GREAT-WEST COMPAGNIE D’ASSURANCE-VIE
cholestérolémie cessent de prendre
leurs médicaments après un an », dit
Lorsqu’on leur demande de nommer sance qu’ont les promoteurs de leurs Steve Semelman, chef de la direction
les principales raisons qui expliquent propres régimes. Par exemple, 51 % des de Gemini Pharma Consultants. En
l’augmentation des coûts, la plupart des promoteurs ayant une excellente com- revanche, « la prise adéquate des médi-
promoteurs de régime mentionnent le préhension de l’assurance en excédent caments peut contribuer à ralentir ou
coût global des médicaments (54 %) et de pertes indiquent avoir cette mesure, à prévenir l’évolution de la maladie, et
le nombre de demandes de rembourse- un pourcentage qui chute à seulement ainsi éviter l’utilisation de médicaments
ment de médicaments (40 %). Dix-huit 9 % pour l’ensemble des répondants. Le supplémentaires, voire les hospitalisa-
pour cent mentionnent les demandes conseil consultatif insiste sur le fait que tions d’urgence », ajoute-t-il. n
de remboursement de médicaments
biologiques ou d’autres médicaments
à prix plus élevé.
Quand on leur présente une liste de
12 mesures actuellement utilisées pour
gérer les coûts des régimes d’assu-
rance médicaments, moins de la moitié
des promoteurs affirment en avoir une
compréhension excellente ou solide. Ils
connaissent plutôt bien les franchises
annuelles ou les coassurances acquit-
tées par les participants (40 %) ainsi
que la substitution obligatoire par des
L E P LU S I M P O R TA N T S O N DAG E S U R L ES R É G I M ES D E S O I N S D E S A N T É AU C A N A DA SONDAGE SANOFI CANADA SUR LES SOINS DE SANTÉ | 2016 9«
THÈME 1 n ÉVALUATION DES RÉGIMES DE SOINS DE SANTÉ
LA PERCEPTION « Quand les promoteurs affirment
que les avantages offrent une valeur
Quand les promoteurs
affirment que les avantages
DE LA VALEUR inadéquate, les fournisseurs d’avan-
tages sociaux doivent réagir. Cela offrent une valeur inadéquate,
À l’instar des participants (page 6), signifie que nous ne répondons pas aux les fournisseurs d’avantages
les promoteurs de régime ont le plus besoins et que nous devons redoubler sociaux doivent réagir.
tendance à indiquer que leur organisation d’efforts pour déterminer comment Cela signifie que nous ne
est très ou assez satisfaite des avantages offrir de la valeur », affirme Marilee
offerts en ce qui concerne les médica- Mark, vice-présidente, développement
répondons pas aux besoins et
ments sur ordonnance (81 %), les soins du marché à la Financière Sun Life. que nous devons redoubler
d’efforts pour déterminer
»
dentaires de base (78 %) et les services Les promoteurs sont relativement
paramédicaux (74 %). Toujours à l’instar moins satisfaits de l’assurance comment offrir de la valeur.
des participants, ce sont les soins de la maladies graves (65 %), de la
vue (15 %) et les soins dentaires majeurs vaccination (63 %) et des comptes
(15 %) qui suscitent le plus d’insatisfac- de soins de santé (CSS, 61 %), des Marilee Mark, FINANCIÈRE SUN LIFE
tion chez les promoteurs. avantages par rapport auxquels le
Lorsqu’on leur demande pourquoi plus grand nombre de répondants
ils sont insatisfaits, les promoteurs ne sont ni satisfaits ni insatisfaits « Ces promoteurs sont indécis, ce
de régime répondent le plus souvent (28 % dans le cas des CSS, 27 % qui soulève la question de savoir s’il
que les avantages offrent une valeur dans le cas de la vaccination et 26 % existe des lacunes de communication
inadéquate (47 %), qu’ils représentent dans le cas de l’assurance maladies entre les fournisseurs et les clients.
des coûts élevés pour les participants graves). Parallèlement, les promoteurs Les promoteurs paient pour ces
(34 %), qu’ils représentent des coûts expriment un point de vue neutre avantages sans avoir d’opinion quant
élevés pour l’organisation (34 %) et qu’ils quand il est question des programmes à leur valeur. Voilà une situation à
suscitent des commentaires négatifs de d’aide aux employés (PAE, 25 %) et laquelle nous devons remédier »,
la part des participants (32 %). de l’assurance vie (22 %). déclare Anne Nicoll. n
PROFIL DE PROMOTEUR DE RÉGIME • KELLOGG CANADA
UNE RECETTE POUR UNE SANTÉ PHYSIQUE ET MENTALE
La variété représente un ingrédient de fabrication et des représentants qui sations essentielles au travail », ajoute
essentiel au mieux-être chez travaillent de la maison. Sandra Scollay.
Kellogg Canada. En 2015, Kellogg a élargi de nouveau La priorité, qui consistait à surmonter
Pour favoriser l’utilisation de son sa portée aux travailleurs éloignés la stigmatisation, a mené à une for-
centre d’entraînement physique sur dans l’ensemble du Canada en offrant mation de la direction et à des dîners-
place (le KClub) par ses 230 employés, le soutien téléphonique individuel de causeries. Les employés cherchaient
le fabricant de céréales prêtes à son conseiller en mieux-être, qui éla- également des moyens concrets de
consommer a embauché un coordon- bore un plan personnel de santé et de gérer le stress, ce qui a mené à des cam-
nateur du mieux-être et de la forme mise en forme et effectue des appels pagnes d’un mois portant notamment
physique. À la fin de l’année 2014, de suivi. « Grâce à ces programmes, sur la méditation consciente et l’inci-
66 % des employés étaient membres nous avons suscité l’intérêt pour le dence de l’alimentation sur l’humeur.
du centre et 65 % d’entre eux en utili- mieux-être et la forme physique et Bien qu’il soit trop tôt pour connaître
saient les installations au moins une avons reçu des commentaires formi- les effets de ces changements sur les
fois par semaine. dables. Les employés éloignés ont été demandes de règlement, le personnel
Outre le centre, un dépistage annuel ravis de pouvoir accéder facilement à et la direction entretiennent désor-
des risques pour la santé réalisé par un conseiller en mieux-être », affirme mais des conversations plus saines.
une infirmière contribue à favoriser les Sandra Scollay, directrice associée, « J’entends même des employés parler
démarches personnelles. Le conseil- Rémunération globale et Services de santé mentale à la cafétéria sans la
ler en mieux-être fait des « rondes de partagés de RH. moindre trace de stigmatisation. C’est
mieux-être » qui permettent de rensei- L’an dernier, un vaste programme de encourageant, déclare Sandra Scollay.
gner directement les employés, et les sensibilisation à la santé mentale a éga- Les gestionnaires apprécient également
démonstrations de fabrication de jus à lement été lancé en collaboration avec d’avoir un point de vue différent quand il
la cafétéria ont connu un succès reten- le Centre de toxicomanie et de santé est question d’absentéisme. »
tissant. Les défis par courriel et sur le mentale. « Conscients que nous avions Kellogg a aussi déployé des politiques
Web, par exemple pour améliorer ses un rôle à jouer en matière de santé axées sur la santé et la sécurité psycho-
habitudes de sommeil, encouragent la mentale, nous souhaitons devenir un logiques, notamment sur les heures de
participation des employés de l’usine chef de file pour entamer des conver- travail et les horaires variables. n
10 SONDAGE SANOFI CANADA SUR LES SOINS DE SANTÉ | 2016 L E P LU S I M P O R TA N T S O N DAG E S U R L ES R É G I M ES D E S O I N S D E S A N T É AU C A N A DALa connaissance est
le fondement de tout
programme de santé et de
mieux-être d’une entreprise
Solutions en matière de santé et de mieux-être de la Great West
Notre outil Évaluation personnelle des risques pour la santé améliorée permet aux participants de
régime de concevoir un plan par étapes personnalisé visant à améliorer leur santé et leur mieux-
être. Cet outil complet est une source d’information et de ressources susceptibles de les aider à :
• Créer leur propre profil médical en déterminant leurs risques et leur réceptivité au
changement
• Élaborer un plan d’action personnalisé adapté à leurs besoins en matière de santé et de
mieux-être
• Faire le suivi de leurs progrès
Outil intéressant pour les participants de régime et utile pour vous
Les résultats des évaluations vous fourniront un portrait précis de l’état de santé actuel dans votre
organisation en mettant à votre disposition une sélection de rapports qui vous aideront à jauger
le mieux-être général de votre main-d’œuvre. Les renseignements que vous obtiendrez vous
aideront à mettre en place des programmes d’intervention et de sensibilisation ciblés pour votre
personnel.
Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur nos outils et services novateurs,
communiquez avec votre représentant de la Collective de la Great-West.THÈME
BILAN DE SANTÉ
2 PERSONNEL
POUR LES PARTICIPANTS, L’EXERCICE PARTICIPANTS
ET LA GESTION DU STRESS POSENT LES INFLUENCE DU MILIEU
DE TRAVAIL SUR…
PLUS GRANDS DÉFIS
T
n Influence positive (nette)
n Aucune influence
n Influence négative (nette)
rente-cinq pour cent des partici- bonne, tout comme les participants Exercice
pants qualifient leur santé et qui disent que leur régime de soins 30 % 48 % 22 %
leur forme physique de très de santé ne répond pas à leurs Consommation de repas et de collations santé
bonnes ou d’excellentes, un besoins (23 %). 27 % 54 % 19 %
résultat semblable à ceux des deux Dans le sondage de cette année, on
dernières années. La moitié des répon- a demandé aux participants d’évaluer Sommeil suffisant
dants (51 %) affirment que leur santé leur capacité à maintenir quatre com- 23 % 49 % 28 %
est bonne et seulement 14 %, qu’elle portements liés à un mode de vie sain Gestion du stress
est mauvaise ou très mauvaise. qui contribuent directement à la santé 22 % 38 % 40 %
Les participants atteints de mala- et à la forme physique : manger saine-
dies chroniques (29 %) et ceux qui ment, faire de l’exercice, dormir suffi- 0% 20 % 40 % 60 % 80 % 100 %
sont insatisfaits de leur emploi (23 %) samment et gérer leur stress. L’exercice
ont beaucoup moins tendance à dire semble poser le plus grand défi, car ÉCHANTILLON : Tous les participants (n = 1 500)
que leur santé est excellente ou très près de trois répondants sur quatre
12 SONDAGE SANOFI CANADA SUR LES SOINS DE SANTÉ | 2016 L E P LU S I M P O R TA N T S O N DAG E S U R L ES R É G I M ES D E S O I N S D E S A N T É AU C A N A DA«
L’exercice, le régime
alimentaire et le sommeil
ont une influence sur la LA SANTÉ EN CHIFFRES
santé et les maladies Près des deux tiers des
chroniques, ce qui se participants (63 %) affirment
traduit en productivité. avoir mesuré leur tension arté-
rielle au cours de la dernière
C’est une occasion pour année. Comme on pouvait s’y
les promoteurs de régime attendre, les employés plus
et leurs fournisseurs de âgés (de 55 à 64 ans) ont beau-
transformer l’attitude coup plus tendance à connaître
neutre des employés leur tension artérielle (82 %),
quoique les employés plus
quant à l’incidence du
jeunes (de 18 à 34 ans) sont
milieu de travail en une
»
assez nombreux à la connaître
attitude positive. (42 %). « L’accessibilité accrue
à des tensiomètres fiables en dehors des cabinets de médecin explique
probablement ce résultat positif », fait remarquer le Dr Sotto.
Lisa Callaghan, MANUVIE Près de la moitié des répondants ont fait mesurer leur taux de cholestérol
(47 %) et leur glycémie (44 %) au cours de la dernière année, un résultat
qui varie énormément entre les employés plus âgés et plus jeunes (68 %
indiquent qu’ils pourraient faire un peu par rapport à 18 % et 61 % par rapport à 21 %, respectivement). Parallèle-
(45 %) ou beaucoup (27 %) mieux. ment, seulement 27 % des répondants ont pris connaissance de leur risque
Les résultats pour les trois autres personnel de diabète, 21 %, de leur risque de maladie cardiaque et 23 %, de
comportements sont répartis plus leur indice de masse corporelle.
uniformément, mais il convient de noter « Peu importe l’âge, il est très important que tous connaissent les
que, dans tous les cas, moins de la moi- chiffres associés à leur état de santé afin de réagir rapidement en cas de
tié des répondants affirment y arriver changement. Chaque minute et chaque dollar consacrés à la prévention et
(45 % arrivent à gérer leur stress, 41 %, au dépistage précoce permettent de récupérer énormément de temps et
à dormir suffisamment et 40 %, à man- d’argent sur le plan de la productivité et des dépenses en santé, sans comp-
ger sainement). « Un important pour- ter la réduction de la mortalité et de la morbidité », explique le Dr Sotto.
centage de répondants estime ne pas Le conseil consultatif suggère que les employeurs favorisent l’accès à des
dormir suffisamment. Voilà un résultat appareils d’examens médicaux non accessibles aux consommateurs lors
dont les employeurs prudents tiendront des dépistages sur place avec des professionnels de la santé. Les sondages
compte dans le cadre de leur stratégie menés dans le passé montrent systématiquement la volonté élevée des
globale de gestion de la santé », affirme employés de se soumettre à de tels dépistages. n
Telena Oussoren, directrice, Avantages
sociaux à Suncor.
« Comme professionnels de la
santé, nous observons une épidémie exerce une incidence négative sur leur le milieu de travail n’a pas d’incidence
d’apnée du sommeil non diagnostiquée capacité à gérer leur stress, un pour- – des résultats qui mériteraient d’être
qui augmente directement le risque centage qui grimpe à 68 % chez ceux examinés de plus près. « L’exercice,
d’obésité, d’hypertension artérielle, qui sont insatisfaits de leur emploi. le régime alimentaire et le sommeil
d’hypercholestérolémie, de diabète et « Quarante pour cent des employés ont une influence sur la santé et les
de dépression », ajoute le Dr Alain Sotto, n’arrivent pas à gérer leur stress aussi maladies chroniques, ce qui se traduit
directeur de la Medcan Wellness Clinic bien qu’ils le pourraient en raison de en productivité. C’est une occasion
et conseiller en médecine du travail à la leur milieu de travail. C’est un chiffre pour les promoteurs de régime et
Toronto Transit Commission. énorme », déclare Pierre Marion, leurs fournisseurs de transformer
Qu’en est-il des répercussions du directeur de marché à Croix Bleue l’attitude neutre des employés quant
milieu de travail sur ces quatre com- Medavie (pour en savoir plus sur la à l’incidence du milieu de travail en
portements liés au mode de vie? C’est santé psychologique, voir la page 18). une attitude positive », mentionne
la gestion du stress qui est la plus En ce qui concerne les autres com- Lisa Callaghan, vice-présidente
compromise : 40 % des répondants portements liés au mode de vie, environ adjointe, Produits, Assurance collective
indiquent que leur milieu de travail la moitié des répondants déclarent que chez Manuvie. n
Le milieu de travail a une incidence sur les comportements sains, SECTION 2 –
en particulier sur le plan de la gestion du stress. POINTS CLÉS
L E P LU S I M P O R TA N T S O N DAG E S U R L ES R É G I M ES D E S O I N S D E S A N T É AU C A N A DA SONDAGE SANOFI CANADA SUR LES SOINS DE SANTÉ | 2016 13THÈME 2 n BILAN DE SANTÉ PERSONNEL
Les maladies chroniques peuvent réduire la productivité et le milieu de travail
SECTION 2 – peut compromettre la capacité d’un employé à gérer sa maladie, un résultat
POINTS CLÉS
toutefois moins probable chez les personnes satisfaites de leur emploi.
LES MALADIES CHRONIQUES SONT
Ces résultats doivent être mieux
quantifiés. « Les employeurs peuvent
BIEN PRÉSENTES AU TRAVAIL demander l’aide des assureurs et
des consultants pour déterminer les
répercussions financières des absences
Cinquante-neuf pour cent des 38 % chez les employeurs qui comptent du travail ou du travail rendu plus
employés sont atteints d’au moins une 500 employés ou plus. Selon le conseil difficile pour les employés en raison
maladie chronique comme l’hyperten- consultatif, un tel écart entre les esti- d’une maladie chronique. Tout d’abord,
sion artérielle, le diabète ou la dépres- mations et la réalité signifie probable- en traduisant les résultats en chiffres,
sion. Si l’on tient compte de l’âge, 79 % ment que les promoteurs sous-estiment nous pourrons utiliser les données pour
des employés de 55 à 64 ans sont également les répercussions des préserver les programmes de prise
atteints d’au moins une maladie, com- maladies chroniques au travail. en charge des maladies chroniques »,
parativement à 40 % des employés de De fait, 70 % des promoteurs aime- affirme Telena Oussoren.
18 à 34 ans. raient mieux comprendre le fardeau Qu’en est-il de l’effet du milieu de
Les trois maladies les plus fréquentes des maladies chroniques chez leurs travail? Trente-trois pour cent des
sont l’hypertension (21 %), l’hyper- employés, un pourcentage qui augmente participants affirment que leur milieu
cholestérolémie (19 %) et la maladie à 83 % chez ceux offrant un régime avec de travail a un effet négatif sur leur
mentale (19 %). Les employés plus âgés services administratifs seulement. Selon capacité à prendre en charge leur
sont généralement plus susceptibles le sondage de l’an dernier, un peu moins maladie chronique, un résultat qui
d’être atteints d’au moins une de ces de la moitié (48 %) des promoteurs affir- grimpe à 63 % chez les participants
maladies, à deux exceptions près : la ment connaître les problèmes de santé insatisfaits de leur emploi. Le conseil
maladie mentale, dont la prévalence est qui touchent le plus leurs employés. consultatif observe que le milieu
de 23 % chez les employés plus jeunes de travail ne devrait pas avoir un
et de 17 % chez les employés plus âgés, EFFET DOUBLE effet aussi négatif sur les employés
et les maladies respiratoires comme Plus d’un tiers des participants (38 %) atteints de maladies chroniques. Les
l’asthme, dont la prévalence est à peu atteints d’une maladie chronique sont employeurs devraient également
près la même dans les deux groupes d’accord pour dire que leur maladie les garder à l’esprit que la prévalence des
d’âge (12 % et 14 %, respectivement). a forcés à s’absenter du travail (25 %) maladies mentales est parmi les plus
Pour leur part, les promoteurs de ou a rendu leur travail plus difficile élevées, ce qui renvoie à l’incidence
régime sous-estiment la prévalence (19 %). Le résultat grimpe à 62 % chez du milieu de travail sur la gestion du
des maladies chroniques au travail : les employés atteints de dépression. stress (page 12). n
ils laissent entendre que 32 % de leurs Les employés plus jeunes (53 %) et les
employés en sont atteints, un résultat employés insatisfaits de leur emploi PARTICIPANTS
qui varie de 29 % chez les employeurs (52 %) ont également beaucoup plus
qui comptent moins de 50 employés à tendance à être du même avis. VOTRE ÉTAT DE SANTÉ
VOUS A-T-IL FORCÉ À
PARTICIPANTS VOUS ABSENTER DU
TRAVAIL OU A-T-IL RENDU
INCIDENCE DES MALADIES CHRONIQUES VOTRE TRAVAIL PLUS
DIFFICILE?
N’importe laquelle (net) 59 %
n Oui n Non
Hypertension artérielle 21 %
Hypercholestérolémie 19 %
Dépression, anxiété ou autre
problème de santé mentale 19 %
Arthrite 17 %
38 %
Diabète 11 %
Asthme ou maladie pulmonaire chronique, comme
la bronchite chronique, l’emphysème ou la BPCO 11 %
Autre maladie chronique 10 %
62 %
Cancer 5%
Maladie du cœur, y compris une crise cardiaque 4%
Aucune 41 %
0% 10 % 20 % 30 % 40 % 50 % 60 % ÉCHANTILLON : Participants ayant une maladie chronique
ÉCHANTILLON : Tous les participants (n = 1 500) (n = 882)
14 SONDAGE SANOFI CANADA SUR LES SOINS DE SANTÉ | 2016 L E P LU S I M P O R TA N T S O N DAG E S U R L ES R É G I M ES D E S O I N S D E S A N T É AU C A N A DAVous pouvez aussi lire