Yves Saint Laurent HÉRODIADE XIII présente le biopic officiel consacré au célèbre couturier
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HÉRODIADE
XIII
présente
le
biopic
officiel
consacré
au
célèbre
couturier
Yves
Saint
Laurent
Un
film
de
Jalil
Lespert
Sommaire
Section
1
:
Le
cinéma
:
un
produit
financier
attractif.
1.1
La
chaîne
de
valeur
du
cinéma
5
1.2
Un
marché
en
croissance,
rentable
et
protégé
8
1.3
Le
film
présente
de
nombreux
avantages
pour
des
investisseurs
financiers
11
Section
2
:
Le
film
«
YSL
».
2.1
Le
film
14
2.2
Le
réalisateur
:
Jalil
Lespert
14
2.3
Yves
Saint
Laurent
16
2.4
Le
Casting
17
Section
3
:
L’entreprise.
3.1
L’équipe
20
3.2
Organisation
juridique
22
3.3
Gouvernance
de
l’entreprise
22
Section
4
:
Modèle
financier.
4.1
Budget
et
plan
de
financement
de
«
YSL
»
24
4.2
Recettes
de
«
YSL
»
25
Section
5
:
Besoin
de
financement.
5.1
Recherche
de
fonds
28
5.2
Utilisation
des
fonds
28
5.3
Aspects
fiscaux
de
l’investissement
28
5.4
Analyse
de
l’investissement
financier
34
5.5
Sortie
de
l’investissement
à
n+10
40
5.6
Contact
41
Section
6
:
Quelques
clés
pour
mieux
comprendre
le
modèle
Hérodiade.
6.1
Les
avantages
de
l’investissement
Hérodiade
42
6.2
Hérodiade
:
un
accès
prioritaire
aux
recettes
42
6.3
Dans
le
détail…
Questions/réponses
Investissement
Hérodiade
dans
le
cinéma
42
Annexes
Annexe
I
–
Glossaire
succinct
46
Annexe
II
–
Quelques
exemples
de
levées
de
fonds
48
Annexe
III
–
Références
51
Annexe
IV
–
Statuts
de
la
SAS
HÉRODIADE
XIII/YSL
52
Annexe
V
–
Note
relative
à
l’impact
des
lois
de
finances
sur
la
fiscalité
personnelle
liée
à
l’investissement
réalisé
dans
la
société
Hérodiade
70
Annexe
VI
–
Contrat
de
coproduction
HÉRODIADE
XIII
/
WY
Productions
73
3
Avertissement
Ce
Mémorandum
(le
«
Mémorandum
»)
vous
est
confié
à
titre
confidentiel.
Il
présente,
de
manière
volontairement
succincte,
les
fondamentaux
qui
sous-‐
tendent
la
création
d’un
véhicule
d’investissement
pour
le
film
«
YSL
».
Il
ne
peut
être
distribué,
publié
ou
reproduit,
en
tout
ou
partie,
et
les
informations
qu’il
contient
ne
peuvent
être
dévoilées
à
des
tierces
personnes.
En
acceptant
ce
Mémorandum,
le
récipiendaire
accepte
ces
conditions
et
retournera
le
Mémorandum
s’il
décide
de
ne
pas
donner
suite
à
une
éventuelle
collaboration
avec
les
promoteurs
de
«
YSL
».
Il
s’agit
d’un
placement
privé
et
non
d’un
appel
public
à
l’épargne.
Les
données
et
informations
contenues
dans
ce
Mémorandum
n’ont
pas
été
visées
par
les
autorités
de
marché.
Les
auteurs
n’en
garantissent
pas
l’exactitude
et
n’encourent
aucune
responsabilité
les
concernant.
Il
est
de
la
responsabilité
des
investisseurs
intéressés
par
«
YSL
»
de
se
faire
leur
propre
idée
des
risques
associés
à
cet
investissement,
des
bénéfices
qu’ils
pourraient
en
tirer
et
de
se
conformer
à
la
juridiction
les
concernant.
Il
est
à
noter
que
l’analyse
d’un
tel
investissement
–
sa
rentabilité
financière
en
particulier
–
dépend
à
la
fois
des
caractéristiques
du
projet
de
film
communes
à
l’ensemble
des
investisseurs,
mais
aussi
des
caractéristiques
personnelles
propres
à
chaque
investisseur.
Sur
ce
dernier
point,
citons
par
exemple
la
situation
patrimoniale
et
fiscale
de
l’investisseur
;
il
est
alors
recommandé
à
chacun
de
consulter
un
conseiller
en
gestion
de
patrimoine
pour
apprécier
la
pertinence
de
l’investissement.
Toutes
les
informations
figurant
dans
ce
Mémorandum
(et
notamment
les
comédiens
composant
le
casting
du
film)
sont
susceptibles
de
faire
l’objet
de
modifications
sans
préavis
et
sans
responsabilité
vis
à
vis
de
qui
que
ce
soit.
4
Section
1
:
Le
cinéma
:
un
placement
financier
attractif.
Note
:
Les
termes
en
italiques
sont
explicités
dans
le
glossaire
qui
figure
en
annexe
I.
La
plupart
des
chiffres
mentionnés
proviennent
du
CNC,
de
l’Observatoire
Européen
de
l’Audiovisuel
ou
d’Unifrance.
1.1
La
chaîne
de
valeur
du
cinéma.
1.1.1
Financement
des
films.
Le
développement
de
projets
de
films
s’apparente
à
la
recherche
de
molécules
dans
l’industrie
pharmaceutique.
Le
producteur
met
en
chantier
le
développement
de
plusieurs
projets
en
parallèle
;
il
achète
une
option
sur
un
livre,
fait
écrire
une
adaptation
ou
un
scénario
original,
réunit
un
casting
;
plusieurs
de
ces
projets
ne
se
concrétiseront
pas
et
ne
seront
pas
tournés
(en
général
par
manque
de
financements).
Ces
développements
sont
financés
par
le
producteur
sur
ses
fonds
propres
ou,
en
France,
en
puisant
sur
le
Fonds
de
soutien
qu’il
a
acquis,
ou
bien
encore
grâce
à
diverses
Soft
monies
(aides
et
subventions).
On
estime
que
seulement
un
projet
développé
sur
quatre
part
en
fabrication,
parfois
2
ou
3
ans
après
sa
première
gestation.
Le
schéma
de
financement
d’un
film
obéit
aux
mêmes
règles
dans
la
plupart
des
pays
européens.
En
France,
la
fabrication
d’un
film
est
financée
par1
:
•
des
chaînes
de
télévision
-‐
pré-‐ventes
(les
premiers
passages
TV
sur
chaînes
payantes
et
gratuites
sont
pré-‐achetés
par
les
chaînes)
et
co-‐productions
-‐
à
hauteur
de
31,1%
•
des
Minima
Garantis,
à-‐valoirs
sur
recettes
versés
par
les
distributeurs
(c’est
à
dire
les
vendeurs
du
film)
en
salles,
en
vidéo
et
à
l’étranger
à
hauteur
de
13,8%
•
des
Sofica
(produits
d’investissement
défiscalisés
grand
public)
pour
3,7%
•
des
Soft
monies
(aides
et
subventions
diverses)
à
hauteur
de
8,8%
(à
égalité
entre
crédit
d’impôt
nouvellement
institué
et
panoplie
d’aides
usuelles)
1
Chiffres moyens constatés sur 2002 – 2006, source CNC.
5
•
des
apports
producteurs
(soit
par
investissement
du
Fonds
de
soutien
qui
leur
revient,
soit
par
la
mise
en
participation
de
tout
ou
partie
de
leurs
salaires
et
frais
généraux,
soit
par
appel
à
d’autres
coproducteurs
français
ou
étrangers)
à
hauteur
de
42,6%
(dont
6,9%
de
Fonds
de
soutien).
Les
Pré-‐ventes
aux
chaînes
de
télévision
et
les
Minima
garantis
versés
par
les
distributeurs
constituent
des
Pré-‐recettes
garanties
quel
que
soit
le
succès
du
film.
Elles
font
l’objet
de
contrats,
prévoyant
parfois
un
acompte
(de
l’ordre
de
10%)
à
la
signature
et
l’essentiel
du
paiement
à
la
livraison
du
master
du
film.
Les
producteurs
escomptent
le
plus
souvent
ces
contrats
dès
la
fabrication
du
film
auprès
de
banques
spécialisées
(Coficiné,
filiale
de
Natexis
;
Cofiloisirs,
filiale
d’OBC
;
Fortis
House,
Société
Générale
pour
citer
les
principales
en
France).
1.1.2
Commercialisation
des
films.
Trois
principaux
acteurs
interviennent
dans
l’ensemble
du
processus
:
•
Le
producteur
fabrique
le
film
et
prend
la
responsabilité
de
sa
livraison
auprès
de
ses
financiers
et
des
éventuels
clients
à
qui
il
l’a
déjà
pré-‐vendu,
en
conformité
avec
le
cahier
des
charges
initial.
•
Le
distributeur
vend
le
film
aux
différents
supports
(cf.
ci-‐dessous).
Outre
sa
participation
au
financement
du
film
par
le
biais
des
Minima
Garantis,
le
distributeur
finance
les
frais
d’édition,
de
copie
et
de
marketing
(Prints
&
Advertising).
•
Les
supports
d’exploitation
et
de
diffusion
(exploitants
de
salles
de
cinéma,
circuits
de
ventes
de
DVDs,
chaînes
de
TV,
étranger,
etc.).
1.1.3
Chronologie
des
médias.
Elle
varie
d’un
pays
à
l’autre,
tout
en
essayant
de
respecter
une
certaine
cohérence.
En
France,
les
films
sortent
d’abord
en
salles,
puis
en
DVD
(6
mois
après
la
sortie
salle),
en
VOD
(entre
6
et
9
mois
à
dater
de
la
sortie
en
salle,
ce
délai
étant
actuellement
en
négociation
entre
les
professions
du
cinéma,
les
chaînes
de
télévision
et
les
fournisseurs
d’accès).
Il
peut
passer
en
multidiffusion
sur
une
chaîne
payante
à
compter
du
13ème
mois
suivant
la
sortie
en
salles
et
en
diffusion
sur
une
chaîne
hertzienne
gratuite
à
compter
du
25ème
mois
suivant
la
sortie
en
salles.
Les
ventes
à
l’étranger,
quant
à
elles,
peuvent
débuter
avant
même
que
le
film
soit
tourné.
Cet
ensemble
constitue
sa
première
exploitation
(environ
3-‐4
années).
Si
le
film
a
eu
du
succès
en
salles
et
s’il
a
réalisé
un
bon
score
d’audience
au
cours
de
ses
passages
TV
en
première
6
exploitation,
sa
seconde
exploitation
commence,
comme
«
film
de
catalogue
»,
pendant
la
durée
des
droits
restant
à
courir
(au
total
les
droits
du
producteur
portent
sur
une
trentaine
d’années).
1.1.4
Répartition
des
recettes.
Schématiquement,
les
exploitants
conservent
environ
45%
des
Recettes
salles
perçues
aux
guichets.
En
France
(c’est
un
système
que
nous
envient
beaucoup
de
pays),
environ
10%
des
Recettes
salles
va
alimenter,
sous
forme
d’une
taxe,
le
Fonds
de
soutien.
Tous
les
films,
y
compris
les
films
étrangers,
supportent
cette
taxe.
Mais
le
produit
de
cette
taxe
n’est
reversé
qu’aux
producteurs
français
(au
prorata
du
succès
de
leurs
précédents
films).
Sur
les
45%
restants
des
Recettes
salles,
le
distributeur
prélève,
dès
le
premier
euro
de
recette,
une
commission
de
vente
(de
l’ordre
de
10
à
30%
en
fonction
de
l’importance
de
son
investissement)
;
les
premières
recettes
lui
sont
également
affectées
en
priorité
pour
rembourser
les
frais
de
Prints
&
Advertising
(tirage
des
copies
et
marketing),
puis
jusqu’à
concurrence
du
remboursement
des
Minima
garantis
(à-‐valoir
sur
recettes
versés
d’avance
au
producteur
pour
qu’il
puisse
fabriquer
son
film).
Au
delà,
le
distributeur
reverse
les
recettes
restantes
au
producteur
tout
en
continuant
de
prélever
sa
commission
de
vente.
Le
schéma
de
répartition
est
analogue
pour
les
autres
supports
(vidéo,
étranger,
etc.).
Insistons
ici
sur
les
positionnements
très
différents
du
producteur
et
du
distributeur
en
termes
d’exposition
au
risque
et
d’accès
aux
recettes
:
•
Le
distributeur
est
remboursé
de
son
investissement
en
priorité
dès
le
premier
euro
de
recettes
et
perçoit
une
commission
proportionnelle
à
toutes
les
recettes,
quelles
que
soient
les
recettes,
dès
le
premier
euro.
Il
prend
le
risque
d’investir
en
Prints
&
Advertising
et
en
Minima
garantis,
est
remboursé
en
priorité,
mais
son
revenu
est
limité
à
la
hauteur
de
sa
commission.
Il
n’est
pas
détenteur
de
droits
patrimoniaux
sur
les
films.
•
Le
producteur
perçoit
des
recettes
nettes
de
commissions
du
distributeur,
après
que
ce
dernier
ait
récupéré
son
investissement.
Son
profil
de
risque
est
donc
plus
élevé
;
en
revanche,
il
possède
les
droits
sur
le
film
sur
une
longue
période
(une
trentaine
d’années)
et
son
potentiel
de
recettes
est
plus
élevé
en
cas
de
succès.
7
1.2
Un
marché
en
croissance,
rentable
et
protégé.
1.2.1
Un
marché
européen
en
croissance.
Le
marché
mondial
du
divertissement
et
des
médias
a
doublé
entre
1995
et
2005
et
continue
de
croître
à
un
rythme
soutenu
(en
moyenne
6,6%
par
an
sur
la
période
2006-‐2010)
pour
atteindre
1.800
milliards
$
en
2010
selon
une
étude
de
Price
Waterhouse
Coopers
(2006).
Selon
cette
même
étude,
le
marché
du
cinéma
croît
encore
plus
vite
(7,1%
en
moyenne
par
an)
et
pèse
120
milliards
de
$
en
2010.
Aux
Etats-‐Unis
en
2010,
la
sortie
cinéma
en
salles
est
toujours
de
loin
la
plus
prisée
(1,45
milliard
d’entrées)
devant
les
parcs
à
thèmes
(341
millions)
et
les
événements
sportifs
(137
millions).
Une
étude
Nielsen
en
février
2007
a
montré
que
63%
des
spectateurs
préféraient
découvrir
les
films
dans
les
multiplexes
plutôt
qu’à
la
TV.
Les
mieux
équipés
en
nouvelles
technologies
voient
plus
de
films
en
salles
que
les
moins
équipés.
Le
cinéma
ne
s’use
pas
et
continue
de
rester
un
produit
phare.
De
nombreuses
évolutions
technologiques
créent
d’ailleurs
de
nouvelles
perspectives
d’exploitation
de
contenus
;
plusieurs
facteurs
soutiennent
la
croissance
du
marché
du
cinéma
dans
le
monde
et
permettent
de
diversifier
les
revenus
:
•
La
multiplication
des
supports
d’exploitation
des
films
(et
notamment
internet,
baladeurs,
mobiles
dont
la
croissance
annuelle
du
marché
publicitaire
sera
à
deux
chiffres
les
prochaines
années)
;
•
La
multiplication
des
canaux
de
diffusion
et
notamment
des
chaînes
de
télévision
toujours
plus
nombreuses
et
dopées
par
la
croissance
soutenue
du
marché
publicitaire
;
•
L’apparition
de
nouveaux
supports
haute
résolution
(l’arrivée
du
Blu-‐Ray
redynamise
ce
marché)
;
•
La
location
de
films
en
ligne
et
la
vidéo
à
la
demande
;
l’augmentation
des
recettes
salles
(modernisation
et
multiplication
des
écrans,
développement
du
numérique,
de
la
3D)
;
•
Le
développement
croissant
de
produits
dérivés
(élaboration
de
jeux
vidéo,
développement
de
franchises,
etc.).
8
Le
piratage
reste
certes
un
problème
mais
les
associations
professionnelles
intentent
de
plus
en
plus
de
poursuites,
les
gouvernements
appliquent
la
loi
avec
diligence
et
imposent
des
peines
plus
sévères
;
le
développement
d’alternatives
légales
qui
trouveront
leur
viabilité
financière
devrait
permettre,
selon
Price
Waterhouse
Coopers,
d’endiguer
ce
phénomène.
C’est
le
marché
européen
qui
tire
la
croissance
du
cinéma.
Après
une
croissance
régulière
depuis
10
ans
à
un
rythme
de
près
de
4%
par
an2,
Price
Waterhouse
Coopers
prévoit
une
accélération
de
cette
croissance
avec
un
taux
moyen
annuel
attendu
de
8,5%
et
un
chiffre
d’affaires
supérieur
à
40
milliards
$
en
2011.
1.2.2
Le
marché
français
est
le
plus
dynamique
des
marchés
européens.
La
France
se
place
en
2010
au
premier
rang
en
termes
d’entrées
salles
(189
millions)
devant
le
Royaume
Uni
(157
millions),
l’Allemagne
(137
millions),
l’Espagne
(107
millions)
et
l’Italie
(107
millions).
En
moyenne
sur
5
ans,
le
marché
français
partage
avec
le
Royaume
Uni
le
leadership
des
recettes
totales
salles
(24,1%
de
part
de
marché
pour
la
France
contre
27,8%
pour
le
Royaume
Uni),
films
de
toutes
origines
confondues.
Les
films
français
sont
également
en
tête
des
recettes
sur
le
marché
européen,
avec
11,1%
de
part
de
marché
en
2011
(9,4%
en
2005),
après
les
films
américains
(64%)
et
loin
devant
les
autres
pays
d’Europe
(le
premier
d’entre
eux
est
l’Allemagne
avec
5,1%).
En
2009,
le
cinéma
a
enregistré
plus
de
200
millions
d’entrées
en
salles,
record
depuis
25
ans
et
en
2011,
plus
de
215
millions
d’entrées,
record
depuis
1966
(source
Ecran
Total
01/2012).
Les
recettes
salles
en
France
des
films
français
ont
augmenté
en
moyenne
de
7%
par
an
depuis
5
ans.
La
France
est
le
pays
dans
lequel
la
part
de
marché
des
films
nationaux
est
la
plus
forte
:
•
45%
(contre
19%
pour
le
Royaume
Uni,
en
comptant
des
productions
tournées
au
Royaume
Uni
mais
financées
par
des
sociétés
américaines
;
25,8%
pour
l’Allemagne
;
26,2%
pour
l’Italie
ou
15,4%
pour
l’Espagne).
•
elle
croît
régulièrement
chaque
année
(2,5%
de
croissance
annuelle
sur
10
ans,
5%
de
croissance
annuelle
sur
5
ans).
2
Aussi bien en termes de films produits (3,7%) que de recettes (3,5% par an sur 10 ans; 4% en 2006) selon
l’Observatoire Européen de l’Audiovisuel ; 17 pays sur les 20 observés sont en croissance en 2006.
9
•
pour
la
première
fois
depuis
20
ans,
la
part
de
marché
des
films
français
en
France
dépasse
celle
des
films
américains
;
avec
plus
de
84
millions
d’entrées
salles,
les
films
français
ont
enregistré
en
2010
leur
meilleure
performance
depuis
plus
de
vingt
ans.
La
France
est
de
loin
le
pays
qui
produit
le
plus
de
films
en
Europe
(plus
de
30%
des
films
produits
en
Europe
en
moyenne
sur
5
ans)
;
le
nombre
de
films
français
produits
a
connu
une
croissance
de
plus
de
7%
par
an
sur
les
5
dernières
années.
La
France
se
place
également
au
premier
rang
en
termes
de
consommation
cinématographique
(3,2
entrées
par
an
et
par
habitant
contre
2,8
pour
les
seconds
espagnols).
1.2.3
Un
marché
rentable
et
protégé.
La
production
française
est
globalement
rentable,
tous
films
confondus
:
*
En
2010,
les
Coûts
de
production
des
films
ont
atteint
986
M€3
dont
97
M€
d’aides,
subventions
et
crédit
d’impôt,
auxquels
il
faut
ajouter
environ
140
M€
de
frais
de
commercialisation
(Prints
&
Advertsing)
;
soit
un
prix
de
revient
total
de
1.030
M€.
*
En
2010,
les
Recettes
salles
se
sont
élevées
à
204
M€,
les
Recettes
vidéo
à
197
M€.
Selon
les
estimations
d’Unifrance,
les
films
français
ont
réalisé
59
millions
d’entrées
dans
les
salles
étrangères
pour
une
recette
de
156
M€
en
2006.
Le
montant
des
achats
de
films
français
par
les
chaînes
de
télévision
est
estimé
à
402
M€
dont
233
M€
en
Préventes
de
films
sur
scénarios.
Enfin,
le
Fonds
de
soutien
collecté
en
2006
pour
le
cinéma
s’élève
à
169
M€.
Au
total
les
recettes
des
films
français
(producteurs
/
distributeurs)
se
monte
à
près
de
1.130
M€4.
Le
cinéma
français
a
jusqu’à
présent
été
très
préservé
:
*
Par
l’encadrement
du
CNC
(Centre
National
de
la
Cinématographie)
:
les
remontées
de
recettes
sont
contrôlées,
tous
les
contrats
conclus
doivent
être
inscrits
au
Registre
Public
de
la
Cinématographie
et
de
l’Audiovisuel
(RPCA)
et
sont
publics.
3
Le devis total de production déclaré au CNC en 2006 est de 1.148 M€ auquel nous avons appliqué la décote
observée usuellement entre le devis déclaré initialement et le coût de production effectif des films après
leur fabrication, soit environ 14%.
4
Cette recette ne concerne pas directement les films produits en 2006 qui n’ont évidemment pas commencé
leur exploitation en 2006 puisqu’ils sont produits en 2006. Elle concerne l’exploitation en 2006 des films
produits au cours des exercices précédents. Les coûts de production ayant augmenté, on peut toutefois tirer
une conclusion significative sur la rentabilité globale du marché : des recettes de 1,13 M€ pour un coût
maximal de production de 1 M€ sur une exploitation moyenne de 5 ans représente un TRI annuel moyen pour
producteurs et distributeurs supérieur à 4%.
10
*
Par
les
mécanismes
du
Fonds
de
soutien
et
du
Crédit
d’impôt,
les
aides
du
CNC
et
des
régions.
*
Par
l’existence
de
Sofica,
produits
d’investissement
défiscalisés,
qui
permet
aux
producteurs
d’obtenir
des
investissements
moins
exigeants
en
matière
de
rentabilité
(défiscalisation
augmentant
considérablement
le
rendement
pour
les
souscripteurs)
*
Grâce
à
un
système
bancaire
spécifique
(l’IFCIC
contre-‐garantit
les
prêts
et
escomptes
de
contrats
de
Pré-‐ventes).
*
Par
les
obligations
d’investissement
et
de
diffusion
des
chaînes
de
télévision
:
3,2%
du
chiffre
d’affaires
des
grandes
chaînes
en
clair
et
20%
du
chiffre
d’affaires
de
Canal
Plus
et
des
chaînes
de
cinéma
doivent
être
investis
chaque
année
dans
le
cinéma
européen
;
40%
du
temps
d’antenne
des
chaînes
en
clair
doivent
être
consacrés
à
la
diffusion
d’œuvre
d’expression
originale
française,
avec
des
obligations
de
«
prime
time
».
Premier
marché
européen,
en
croissance,
rentable,
le
marché
français
du
cinéma
bénéficie
donc
de
surcroît
de
nombreux
atouts
complémentaires
liés
à
la
spécificité
même
de
son
organisation
en
France.
1.3
Le
film
présente
de
nombreux
avantages
pour
des
investisseurs
financiers.
1.3.1
Le
film
est
un
actif
décorrélé
des
marchés
financiers.
1.3.2
Le
film
est
un
actif
modélisable.
Selon
JF
Camilleri
(Le
Marketing
du
cinéma,
Dixit),
patron
de
Walt
Disney
Studios
France,
90%
des
films
qui
sortent
ont
des
résultats
prévisibles
en
fonction
de
leur
thème,
du
casting,
du
nombre
de
copies
et
du
budget
marketing5.
Dans
son
mémoire,
«
Les
déterminants
du
box
office
»
(novembre
2005,
IAE
de
Paris),
Julien
Jourdan,
ancien
Directeur
Financier
de
Warner
Bros.
France,
montre
que
le
nombre
de
copies,
témoin
de
l’étendue
de
la
distribution
physique
et
indicateur
de
l’intensité
de
la
campagne
de
lancement,
explique
près
de
la
moitié
de
la
variance
de
la
série
des
nombres
d’entrées
en
salles
de
la
base
de
données
(et
près
des
2/3
de
la
variance
des
entrées
de
la
première
5
« Prédire le nombre de spectateurs potentiels d’un film détermine les recettes salles, puis par certains
calculs simples les recettes issues de la vente de DVD et permet aux producteurs, aux financiers et au
distributeur d’avoir une bonne visibilité. Si la beauté du cinéma est de ne pouvoir prévoir les succès (ni
les échecs), la majorité des résultats films répondent pourtant à des règles simples qui se basent sur les
antécédents récents. Soit, sur les 600 films sortis chaque année, une cinquantaine réalise des résultats
inattendus (dans le bon ou le mauvais sens). Mais cela ne représente que 10 % des sorties. 90% des films
ont donc des résultats prévisibles. »
11
semaine).
Ce
résultat
est
corroboré
par
une
autre
étude,
menée
cette
fois
par
des
étudiants
de
l’Essec
en
2006,
qui
constate
que
lorsque
le
budget
marketing
de
lancement
des
films
en
salles
est
inférieur
à
500
k€,
le
film
dépasse
rarement
500.000
entrées.
A
partir
de
750
k€,
le
résultat
est
plus
ouvert.
Enfin,
dès
la
sortie
du
film
en
salles,
il
est
possible,
selon
le
type
de
films
et
le
nombre
d’entrées
salles
de
la
première
semaine,
d’estimer
ce
que
seront
les
recettes
de
la
première
exploitation
du
film
(salles,
premiers
passages
TVs
payantes
et
gratuites,
première
exploitation
vidéo,
ventes
étranger)
et
sa
valeur
catalogue
(passages
TVs
ultérieurs
et
ventes
complémentaires
vidéo)
;
un
film
peut
alors
être
considéré
comme
une
matrice
de
droits
à
recettes
par
support
et
par
pays,
en
général
valorisée
par
la
méthode
des
«
net
discounted
cash
flows
».
L’actif
financier
film
devient
donc
prévisible
sur
sa
durée
de
vie
et
sur
tous
les
supports.
1.3.3
Le
film
offre
des
revenus
diversifiés
sur
de
longues
périodes
:
Les
revenus
sont
diversifiés
selon
les
différents
supports
:
salle,
vidéo,
TV,
nouvelles
plateformes
de
diffusion,
dans
le
monde
entier
;
les
nouvelles
technologies
et
la
multiplication
des
canaux
de
diffusion
favorisent
une
exploitation
de
plus
en
plus
diversifiée.
Ces
revenus
obéissent
à
des
modèles
économiques
différents
(marchés
«
B
to
C
»
pour
la
salle
et
la
vidéo,
«
B
to
B
»
pour
les
ventes
étranger
et
la
TV
par
exemple)
diversifiant
également
les
risques.
Le
film
possède
une
véritable
valeur
catalogue
sur
30
ans,
pour
lequel
il
existe
un
marché
secondaire
après
la
première
exploitation.
1.3.4
Le
risque
«
film
»
est
limité
pour
des
investisseurs
financiers
:
Le
risque
inhérent
au
sous-‐jacent
peut
être
supprimé
par
la
souscription
d’une
garantie
de
bonne
fin
auprès
d’organismes
spécialisés.
A
la
différence
d’un
investissement
de
type
capital
risque,
le
risque
pour
l’investisseur
financier
de
devoir
faire
face
à
une
crise
de
trésorerie
est
de
fait
considérablement
diminué
voire
supprimé.
En
tout
état
de
cause,
le
taux
de
sinistre
avancé
par
l’IFCIC
(organisme
qui
contre-‐garantit
les
banques
de
leurs
prêts
aux
sociétés
de
productions)
est
très
faible
et
inférieur
à
1
pour
mille.
Le
risque
inhérent
à
la
fragilité
des
sociétés
de
production
est
lui
aussi
très
limité
:
même
si
le
producteur
fait
faillite,
l’investisseur
financier
conserve
tous
ses
droits
sur
les
actifs
films
qu’il
aura
financés.
1.3.5
L’ingénierie
financière
du
financement
d’un
film
permet
aux
investisseurs
financiers
de
choisir
leur
couple
rentabilité/risque
:
12
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