15 ACTIONS Relevez le défi avec nous ! et une alimentation durable - Bio en Hauts-de-France

 
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15 ACTIONS Relevez le défi avec nous ! et une alimentation durable - Bio en Hauts-de-France
15 ACTIONS
pour une agriculture bio résiliente
et une alimentation durable
Relevez le défi avec nous !
15 ACTIONS Relevez le défi avec nous ! et une alimentation durable - Bio en Hauts-de-France
ÉDITO

Connaissez-vous la diversité des projets que
nous menons chaque année en lien étroit
avec toujours plus d’acteurs de la filière bio
régionale ? La bio est une agriculture inno-
vante, en perpétuelle évolution, et sa constante
progression en Hauts-de-France nous pousse à
enrichir davantage encore nos actions en 2021.
Vous avez la possibilité d’en découvrir une quin-
zaine à travers cette publication : vous le verrez,
nombreux sont les producteurs qui saisissent
l’opportunité de s’investir à nos côtés pour faire
avancer les choses.

Ce plan d’actions, nous le co-construisons avec
les producteurs, transformateurs, distribu-
teurs, structures de formation, associations,
opérateurs agricoles… de la région pour
apporter des réponses aux nombreux défis que
l’agriculture biologique doit relever : que ce soit
sur le plan environnemental (qualité de l’eau,
de l’air, des sols, préservation de la biodiversité,
lutte et adaptation au changement climatique),
économique (création d’emplois, débouchés
diversifiés...) et social (équitabilité, santé, accès
à une alimentation de qualité).

Partout, et pour tous ! C’est la ligne de
conduite de Bio en Hauts-de-France dans la
mise en œuvre de ces projets, pour que tout
le monde puisse apporter sa pierre. Ces projets
sont vos projets, à tout moment vous avez la
possibilité de vous impliquer sur une théma-
tique qui vous tient à cœur, ou tout simplement
qui vous intéresse, quel que soit votre niveau
d’expertise. Et même, n’hésitez pas à nous
suggérer des idées… ce sont elles qui font
progresser l’agriculture biologique !

Chaque année, nous nous engageons avec
énergie pour déployer ces projets innovants
qui profitent à tous. Et la légitimité de cet
engagement dépend de vous. Aussi, je me dois
de rappeler que l’adhésion à Bio en Hauts-de-
France permet de soutenir une structure qui
agit au plus près des producteurs, qui tisse des
liens étroits avec l’ensemble des maillons de
la filière bio régionale… et qui agit au-delà des
préoccupations individuelles.                            Frédéric Eeckhout,
                                                         producteur à Terdeghem (59)
                                                         et administrateur à Bio en Hauts-de-France
Adhérer à Bio en Hauts-de-France permet
de faire partie d’un réseau local, dyna-
mique et convivial, avec la possibilité d’aller
chercher des solutions en s’impliquant au sein
de groupes de travail thématiques. Et je suis
convaincu qu’individuellement, on a à gagner à          Bio en Hauts-de-France, Groupement Régional d’Agriculture Biologique, est
faire du collectif ! Alors si vous voulez avancer,      une association au service des agriculteurs, des collectivités et de l’ensemble
nous rencontrer, échanger, progresser, vous             des acteurs de la filière. Elle soutient un projet de développement cohérent,
impliquer, nous soutenir, expérimenter…                 durable et solidaire de la bio pour faire face aux défis environnementaux,
rejoignez-nous !                                        sociaux et économiques de nos territoires.

                                                                2
15 ACTIONS Relevez le défi avec nous ! et une alimentation durable - Bio en Hauts-de-France
SOMMAIRE

           P.2    ÉDITO

                  AGRICULTURE BIOLOGIQUE (AB), AGRICULTURE DE CONSERVATION
           P.4    (AC) : 2 AGRICULTURES SANS GLYPHOSATE

           P.5    FÉV’INNOV : DE LA FÉVEROLE DANS NOS ASSIETTES OU COMMENT
                  (RE)DONNER DE LA VALEUR À UNE CULTURE EN DÉCLIN

           P.6    P.A.N.I.E.R.S., POUR AGIR ENSEMBLE CONTRE LA PRÉCARITÉ
                  ALIMENTAIRE DANS LES HAUTS-DE-FRANCE !

           P.8    DÉVELOPPER ET STRUCTURER LA FILIÈRE DES PLANTES À PARFUM,
                  AROMATIQUES ET MÉDICINALES (PPAM)

           P.9    RÉSEAU BIO CLIMAT, POUR ACCOMPAGNER LA TRANSITION
                  CLIMATIQUE DES AGRICULTEURS ET DES TERRITOIRES

           P.10   OPTER POUR PLUS DE FERTILITÉ : LES ENGRAIS VERTS EN
                  MARAÎCHAGE BIOLOGIQUE

           P.12   S’IMPLIQUER DANS UN PROJET COLLECTIF : UNE DYNAMIQUE
                  VERTUEUSE SOUTENUE EN RÉGION

           P.13   PROTÉOLUZ : ALLER VERS PLUS D’AUTONOMIE PROTÉIQUE EN
                  RÉGION GRÂCE À LA LUZERNE

           P.14   AMÉLIORER LA QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL (QVT) DES SALARIÉS
                  ET DES PRODUCTEURS

           P.15   REVENIR À LA RÉGIE DIRECTE, POUR DES REPAS DE QUALITÉ
                  EN RESTAURATION COLLECTIVE

           P.17   LES SEMENCES : SE SAISIR D’UN ENJEU MAJEUR POUR L’AGRI-
                  CULTURE BIOLOGIQUE DE DEMAIN

           P.18   CRÉER UNE FILIÈRE DE VALORISATION DES VEAUX MÂLES

                  EXPÉRIMENTATION EN CAPS ET MARAIS D’OPALE POUR RECRÉER
           P.19   UNE FILIÈRE DE VOLAILLE DE CHAIR

                  FAIRE DE TERR’EAU BIO 2021, VOTRE SALON DE L’AGRICULTURE
           P.20   BIOLOGIQUE DES HAUTS-DE-FRANCE !

                  DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES DE PLUS EN PLUS
           P.22   ENGAGÉES EN FAVEUR DE L’AGRICULTURE BIO !

                  FOCUS SUR : LE LABEL «BIO. FRANÇAIS. EQUITABLE», UNE TRA-
           P.23   DUCTION DU PROJET DE LA FNAB

                            3
15 ACTIONS Relevez le défi avec nous ! et une alimentation durable - Bio en Hauts-de-France
AGRICULTURE BIOLOGIQUE (AB), AGRICULTURE
DE CONSERVATION (AC) : 2 AGRICULTURES SANS
GLYPHOSATE
Le projet ABAC a pour but de trouver des solutions en agriculture de conservation (AC) pour la réduction de
l’utilisation des herbicides et en agriculture biologique (AB) pour la réduction du travail du sol. Pour cela, des
essais ont été mis en place principalement sur trois fermes des Hauts-de-France : à Saint Georges (62) en AC,
à Hallencourt (80) en AB et le dernier à Chavignon (02) en AB.

QUELS OUTILS EN RÉGION ?
Dans le cadre de ce projet, une enquête a été menée auprès           La parole à...
des agriculteurs régionaux sur les outils employés en AC et
en AB. Les réponses d’une soixantaine de participants ont                   Amandine Mollet,
permis de réaliser une cartographie de ces outils, utilisés et              FREDON Hauts-de-France,
disponibles en région : elle est aujourd’hui consultable sur
le site www.bio-hautsdefrance.org. A compter du mois de              Quels sont les premiers constats
mai 2021, des fiches techniques seront également mises à             sur l’évolution des adventices ?
disposition de tous : des fiches sur les semoirs SD, les outils de   Les premiers résultats indiquent qu’à Saint-Georges,
scalpages et d’autres matériels, mais aussi sur certains types       les populations de vulpins et de laiterons ont ten-
d’adventices...                                                      dance à diminuer, hormis dans la modalité conduite
                                                                     sans travail du sol et sans herbicide (le sol est resté
                                                                     nu plus longtemps et les déchaumages y ont été plus
DES RENCONTRES À (RE) VIVRE                                          fréquents - problème de gibier, sécheresse…).
Plusieurs démonstrations et tours de plaine ont été organisés
                                                                     A Hallencourt, les repousses de luzerne diminuent
sur les fermes d’essais : les photos et vidéos prises au cours
                                                                     dans l’ensemble des modalités mais une adventice
de ces rendez-vous sont disponibles sur les canaux digitaux de
                                                                     devient prédominante sur l’ensemble de l’essai : le
Bio en Hauts-de-France (site internet, chaîne Youtube…). D’autres
                                                                     Ray Grass Italien. Les techniques de destruction de
démonstrations sur ce sujet, seront proposées lors du salon
                                                                     couvert prévues au printemps permettront d’évaluer
Terr’Eau Bio, les 2 et 3 juin à Brie (02), avec des semoirs de
                                                                     leur efficacité face à cette graminée.
semis direct et différents outils de destruction de couvert. Au
cours de ces 2 jours, seront également présentés les résultats       Enfin, à Chavignon, la majorité des espèces présentes
d’essais mis en place dans les fermes impliquées.                    sont des plantes annuelles. Moins présentes en juillet
Pour aller plus loin, rendez-vous jeudi 23 septembre 2021, pour      dans la modalité la plus travaillée, elles ont pourtant
une journée dédiée à l’Agriculture Biologique et l’Agriculture de    été plus abondantes après la récolte du sarrasin dans
Conservation avec au programme : des interventions d’experts         cette même modalité. Ces deux paramètres réunis
nationaux et des échanges entre producteurs investis sur cette       (travail du sol et accès à la lumière) ont certainement
thématique.                                                          été favorables à la germination des adventices.

                 Si vous êtes intéressé-e-s, contactez-nous :
                 Noelie Delattre, 07 87 32 93 03,
                 n.delattre@bio-hdf.fr

     Les partenaires :
   • APAD 62
   • FREDON Hauts-de-France

Le projet, en bref :

z 3 fermes expérimentales en AB et en AC
z U
   ne dizaine de fiches techniques sur des outils utilisables
  en AB et en AC
z 1
   recueil d’agriculteurs de la région qui ont testé ou mis en
  place des techniques pour répondre aux mêmes objectifs que
  le projet ABAC
z Plusieurs rencontres à vivre ces prochains mois sur ce sujet
z Un réseau d’une trentaine d’agriculteurs qui échangent

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FÉV’INNOV : DE LA FÉVEROLE DANS NOS ASSIETTES
OU COMMENT (RE)DONNER DE LA VALEUR
À UNE CULTURE EN DÉCLIN
Le projet est né en 2018 sous le nom de Far’Innov. L’objectif ? Valoriser des légumineuses à graines bio et régionales à
travers une technologie par voie sèche prometteuse : la turbo séparation. Cette technologie, qu’on pourrait qualifier
de meunerie avancée, permet d’obtenir deux fractions de farine dont une enrichie en protéines. En 2021, l’ambition
est de chercher à valoriser les différents produits issus de la féverole : graine entière, farine, farine fractionnée à
travers une filière bio, régionale, et bien sûr, équitable !

LA FÉVEROLE, UNE GRAINE D’AVENIR POUR L’ALIMENTATION
HUMAINE                                                                 La parole à...
Les évolutions réglementaires au 1er janvier 2022 concernant
l’alimentation animale vont fortement impacter les besoins des                   Marie Dubot,
fabricants d’aliment pour le bétail en féverole, et ce, à la baisse.             chargée de mission innovation à Terres
Néanmoins, même si elle n’est pas (ou presque pas) consom-                       Univia
mée par l’humain en France aujourd’hui, certaines variétés de
printemps sont adaptées à l’alimentation humaine et déjà bien           Historiquement, les seuls marchés en alimentation
présentes dans la culture culinaire de certains pays, comme             humaine pour la féverole française étaient la meunerie,
l’Egypte.                                                               en tant qu’agent blanchissant ou en tant qu’ingré-
                                                                        dient nutritionnel ou fonctionnel, mais en très petits
                                                                        volumes. Le plus gros de la féverole pour l’alimenta-
FÉV’INNOV, UN PROJET DE FILIÈRE INNOVANT                                tion humaine était exporté en Egypte en graine entière.
Dans le cadre du projet, il est question de définir un prix             La problématique bruche a mis un coup d’arrêt à
agricole rémunérateur pour faire revenir la féverole dans les           ces exportations à partir de 2016. Depuis quelques
assolements. En lien avec la plateforme IMPROVE, de nouveaux            années, une forte dynamique d’innovation autour
lots de farine vont être fabriqués avec cette fois des essais de        de la féverole émerge, surtout portée par des start-
toastage préalables, car l’aspect gustatif est central en alimen-       ups en quête d’origine France ou même plus local,
tation humaine. Un point important consistera à réaliser des            et, bien souvent, bio ! Terres Univia accompagne ces
essais en cuisine, que ça soit via des traiteurs ou des collectifs      initiatives à travers un tout récent club Féverole créé
autour de la cuisine intéressés par le végétal.                         en 2020 et qui a vocation à faciliter l’émergence de
                                                                        filières féverole structurées sur les territoires, comme
DU CIRCUIT COURT AU CIRCUIT LONG, EN PASSANT PAR LA                     Fév’Innov. En partenariat avec l’ITERG nous avons
RESTAURATION HORS-DOMICILE                                              prévu de réaliser des essais sur la sensorialité de cette
                                                                        graine, essais à relier avec les produits de Fév’Innov.
Les industriels peuvent trouver un intérêt à la farine fraction-
née de féverole tandis que les paysans meuniers en quête
d’autonomie se tourneront plutôt vers la farine « classique ».
Les évolutions en restauration collective via la loi Egalim et le
repas végétarien hebdomadaire invitent les cantines à se pencher
sur les protéines végétales.
                                                                       Les partenaires :
                                                                        •   IMPROVE
                                                                        •   Des agriculteurs.trices bio
                   Si vous êtes intéressé-e-s, contactez-nous :
                                                                        •   Terres Inovia et Terres Univia
                   Fanny Vadewalle, 07 87 32 64 30                      •   Des liens avec des industriels (ex. : Soufflet)
                   f.vandewalle@bio-hdf.fr                              •   Et des PME (ex. Graines de choc)

                                                                        CHIFFRES CLES
Le projet, en bref :

z Organisation de tours de plaine avec un point sur la féverole
                                                                                11 ÉCHANTILLONS
                                                                                de graines transformés
z Visite d’essais menés par Terres Inovia dans la Somme                         depuis 2018
z Visite de l’unité de turbo séparation du groupe Soufflet
z F
   abrication de produits à tester : farine non fractionnée toastée
  ou non                                                                        28%        DES SURFACES
z Mise en place et suivi d’essais culinaires                                    EN LÉGUMINEUSES à graine bio :
                                                                                c’est ce que représente la féverole
z Communication autour d’une filière en construction
                                                                                dans les Hauts-de-France en 2019

                                                                   5
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P.A.N.I.E.R.S., POUR AGIR ENSEMBLE CONTRE LA PRÉ-
CARITÉ ALIMENTAIRE DANS LES HAUTS-DE-FRANCE !

Dès 2018, Bio en Hauts-de-France, le Réseau des AMAP Hauts-de-France et Les Jardins de Cocagne Hauts-de-France
coopèrent autour du dispositif P.A.N.I.E.R.S. – une démarche visant le déploiement de paniers de produits bio et lo-
caux accessibles à tous dans les Hauts-de-France. La déclinaison du sigle P.A.N.I.E.R.S résume bien l’ambition : Pour
l’Accès à une Nourriture Inclusive, Écologique, Régionale et Solidaire.

Le dispositif propose de lever les freins à l’alimentation durable en distribuant des paniers de produits bio et locaux à
moindre prix aux personnes en situation de précarité alimentaire. Ces foyers peuvent ainsi bénéficier d’un tarif préférentiel et
d’un accompagnement au changement d’habitudes alimentaires au travers d’ateliers de sensibilisation, ainsi que des formations.

PLUSIEURS TERRITOIRES ENGAGÉS EN RÉGION
Nous accompagnons les territoires dans la mise en place du
                                                                            La parole à...
dispositif, sa coordination, son suivi et son déploiement. Ac-                     Anne Lescieux,
tuellement opérationnel sur la Métropole Européenne de Lille                       El Cagette, Roubaix, structure-relais depuis
et Douaisis Agglo, le dispositif P.A.N.I.E.R.S. se déploie en 2021                 septembre 2020
sur les territoires de la Communauté d’agglomération de Bé-
thune-Bruay, Artois Lys Romane, du Parc naturel régional de                 L’accessibilité fait partie des valeurs d’El Cagette, car
l’Avesnois, ainsi que du département de la Somme.                           nous avons conscience d’être situés sur un territoire
                                                                            où il y a des inégalités sociales et économiques impor-
                                                                            tantes. L’idée, à l’origine du groupement d’achat, était
UNE CAMPAGNE POUR MOBILISER LES DONS
                                                                            donc de rendre accessible les produits bio locaux au
Pour déployer ce dispositif, nous cherchons des solutions de                plus grand nombre. Nous avons connu le dispositif
financements en complément des fonds publics alloués à sa                   par la MEL, qui le soutient. J’ai trouvé cela intéressant
mise en œuvre actuelle. Les citoyens des Hauts-de-France                    dans la mesure où il implique une approche globale.
souhaitant agir concrètement pour la réduction de la fracture               Et pour nous, c’était important que l’on puisse pro-
sociale de notre société ont la possibilité de financer un ou               poser plusieurs manières de faire le premier pas qui
plusieurs paniers (5 € = 1 panier, 20 € = 4 paniers, 100 € = 20 paniers).   vont amener les suivants. Cela a permis d’amener de
Les entreprises peuvent aussi contribuer à financer ce dispositif           nouveaux publics au sein d’El Cagette, les personnes
en faisant un don du montant qu’elles désirent.                             prennent les paniers et complètent dans l’épicerie.
Un site internet dédié au dispositif est aujourd’hui en ligne,              Nous avons l’avantage d’être un lieu qui n’est pas
il présente en détail la démarche aussi bien au grand public,               identifié pour les foyers modestes, ce qui permet une
qu’aux entreprises et territoires intéressés : www.paniers-hdf.fr.          grande mixité sociale. Le dispositif P.A.N.I.E.R.S., c’est
                                                                            un coup de pouce nécessaire. Nous avons démarré à
                                                                            4 foyers, et maintenant nous sommes 18, sans avoir
EN TANT QUE PRODUCTEUR, COMMENT AGIR ?                                      mené de réelle communication autour du dispositif.
• En communiquant à l’échelle de ma collectivité sur le dispositif          C’est le bouche-à-oreille qui fonctionne le mieux.
                                                                            On touche des personnes seules avec des minima
• En parlant de la campagne de dons auprès de mes clients et                sociaux, des personnes en contrats aidés, des
  de mon réseau                                                             étudiants, des retraités, des familles ainsi que des
• En fournissant les paniers accessibles sur mon territoire                 personnes qui travaillent.

                  Si vous êtes intéressé-e-s, contactez-nous :                   Les partenaires :
                  Sophie Rosblack, 07 87 32 85 80                                 • Réseau des AMAP Hauts-de-France
                  s.rosblack@bio-hdf.fr                                           • Les Jardins de Cocagne Hauts-de-France

               Raphaëlle Delporte, 03 20 32 25 35
                            r.delporte@bio-hdf.fr
                                                                               CHIFFRES CLES

                                                                                  + DE 20 STRUCTURES
Les prochaines étapes, en bref :                                                  engagées

 z Lancement de la campagne de collecte de dons en mars 2021
 z Démarrage du dispositif sur la CABBALR (62) en mars 2021                       130 PRODUCTEURS BIO
 z Intégration d’une dizaine de nouvelles structures-relais sur                  de la région engagés dans
    la MEL                                                                        la démarche

                                                                      6
15 ACTIONS Relevez le défi avec nous ! et une alimentation durable - Bio en Hauts-de-France
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15 ACTIONS Relevez le défi avec nous ! et une alimentation durable - Bio en Hauts-de-France
DÉVELOPPER ET STRUCTURER LA FILIÈRE DES PLANTES
À PARFUM, AROMATIQUES ET MÉDICINALES (PPAM)

Afin de répondre aux sollicitations toujours plus nombreuses des porteurs-es de projets à l’installation en PPAM,
des producteurs-trices en vente directe, mais également des agriculteurs-trices en grandes cultures souhaitant
se diversifier… Bio en Hauts-de-France a initié un projet visant à développer et structurer la filière PPAM en
région. Les producteurs-trices investi-e-s dans le projet ont choisi de travailler sur deux thématiques : les PPAM
diversifiées et les PPAM de plein champ.

UN INTÉRÊT CROISSANT POUR LES PPAM DIVERSIFIÉES
Un groupe d’une quinzaine de producteurs-trices s’est rapi-         La parole à...
dement constitué et des visites de ferme ont été organisées,
dans l’objectif de mieux se connaître et d’échanger sur les                SCIC Planet Aroma,
pratiques. Ces rendez-vous ont permis de faire émerger des                 associée au groupe de producteurs-trices
actions co-construites, autour de la mutualisation de matériel,            de PPAM plein champ
de commandes groupées, d’un annuaire de fournisseurs inter-         Nos besoins en huiles végétales et huiles essentielles
régional et d’acquisitions de références technico-économiques.      sont exponentiels depuis la première période de
Bio en Hauts-de-France prévoit un espace dédié aux PPAM lors        COVID en mars 2020. Nous sommes liés aux services
de Terr’Eau Bio, les 2 et 3 juin à Brie (02).                       de soins et professionnels de santé pour des forma-
Dans le même temps, au sein du réseau FNAB, Bio en                  tions en aromathérapie mais aussi pour des condi-
Hauts-de-France participe à développer un outil d’aide à la         tionnements et l’élaboration de synergies d’huiles
décision spécifique, qui apportera des données qualitatives et      en fonction de leurs demandes émanant des soins
quantitatives pour répondre aux questions majeures qu’un.e          cliniques. Notre objectif est de pouvoir utiliser les
porteur-se de projet en PPAM se pose en phase de pré-               plantes de notre région et d’orienter les producteurs
installation.                                                       vers ces cultures pour une distillation sur place et une
                                                                    vente de proximité.

DES ATELIERS DE DIVERSIFICATION EN PPAM BIO POUR DES
SYSTÈMES PLUS RÉSILIENTS
En parallèle, des acteurs de la filière PPAM ont souhaité
étudier les possibilités de relocaliser certains de leurs appro-
visionnements en région, notamment en huiles essentielles.
Pour cela, Bio en Hauts-de-France a recensé les besoins et            CHIFFRES CLES
démarré un travail pour développer et vulgariser la mise en œuvre
d’itiné-raires techniques PPAM bio auprès des produc-
teurs-trices en grandes cultures souhaitant se diversifier :
                                                                    15 PRODUCTEURS-TRICES
                                                                    en PPAM diversifiées investi.e.s
acquisition de fiches techniques existantes, construction de
                                                                    dans le projet
nouvelles fiches adaptées aux conditions pédo-climatiques
locales et mise en œuvre d’expérimentations en plein champ.
Des formations et un voyage d’études hors région sont égale-
                                                                    7PRODUCTEURS-TRICES
ment prévus afin d’acquérir plus de connaissances.                  en diversification PPAM
                                                                    plein champ
Selon les experts de la filière, la production de PPAM sous le
label AB n’est plus à considérer comme un marché de niche                                                    NATIONAL
mais un marché à part entière. Dans l’accompagnement de
ce développement, Bio en Hauts-de-France porte une atten-
tion particulière à la question de l’équitabilité des prix : une
                                                                    9000         HECTARES              2248 FERMES BIO
                                                                    en PPAM bio contre                 en PPAM contre 747
démarche sur la construction d’un « prix juste et équitable »       2 000 il y a 10 ans                il y a 10 ans
sera ainsi mise en place entre les opérateurs économiques et les
producteurs-trices engagé.es au sein du projet.

                Si vous êtes intéressé-e-s, contactez-nous :
                Juliette Parent, 07 87 32 52 70                     Le projet, en bref :
                j.parent@bio-hdf.fr
                                                                    z U
                                                                       n outil d’accompagnement à l’installation en
                Martin Jansens, 07 87 32 31 79                        PPAM diversifiées
                         m.jansens@bio-hdf.fr                       z Favoriser les échanges et la mutualisation
                                                                       cquérir + de références technico-économiques
                                                                    z A
                                                                      pour la production en région
  Les partenaires :                                                    ne mise en culture d’essai de PPAM plein champ
                                                                    z U
                                                                      dès 2021
   • La SCIC Planet Aroma, le CIVAM, le CPPARM,
     le CRIEPPAM, l’Iteipmai, le syndicat des                       z Un distillateur en commun pour des huiles
                                                                       essentielles bio et locales
     Simples, Initiatives paysannes, la FNAB.

                                                               8
15 ACTIONS Relevez le défi avec nous ! et une alimentation durable - Bio en Hauts-de-France
RÉSEAU BIO CLIMAT, POUR ACCOMPAGNER LA TRANSITION
CLIMATIQUE DES AGRICULTEURS ET DES TERRITOIRES
Favoriser la diminution de l’émission des gaz à effet de serre (GES) et l’adaptation au changement climatique
des exploitations agricoles et des territoires, tel est l’objectif du projet Réseau Bio Climat. Il se déploie autour de
3 axes – parcelles, fermes et territoires - afin de stimuler les améliorations de pratiques, de systèmes de production,
de mesures ou d’approches territoriales innovantes. Six territoires du réseau FNAB participent : Hauts-de-France,
Grand Est, Mayenne, Lot, Gers et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

A L’ÉCHELLE DE LA PARCELLE
Depuis plus de 2 ans, nous suivons l’évolution du taux de
carbone d’une parcelle cultivée en céréales et légumes de plein
de champ, sur la ferme de Corentin Masson dans l’Oise. Une
stratégie a été établie pour faire grimper le taux évalué en
début de projet, l’objectif étant de tendre vers le ratio de stoc-
kage de carbone symbolique des « 4 pour 1000 ». A l’aide d’un
outil de simulation, une progression du taux carbone dans le
sol a été estimée à plus de 6 pour 1000, selon la méthode la           La parole à...
plus défavorable. Une analyse de sol est prévue au printemps
2021 pour constater le stockage effectif.                                     François Dumont,
                                                                              éleveur laitier à Isques (62)
A L’ÉCHELLE DE LA FERME
Avec l’accompagnement de Solagro, nous avons réalisé un                L’urgence climatique est bien là, ce sont surtout les
diagnostic carbone et émission de gaz à effet de serre sur la          générations à venir qui vont être affectées. Participer
ferme de François Dumont, éleveur laitier dans le Pas-de-Calais.       à l’effort collectif est pour moi une évidence et c’est
Selon l’analyse Dialecte, une note de 85 sur 100 en approche           pour cela que j’ai transmis ma candidature afin de
globale du système en a découlé, avec quelques marges de               rejoindre le projet. Je trouvais intéressant de pouvoir
progrès sur l’autonomie fourragère notamment : il est prévu            réaliser un bilan carbone, de pouvoir me situer et
en 2021 que la ferme soit 100% autonome. Cette ferme est la            identifier quelques marges de manœuvre. J’ai été assez
preuve qu’une ferme laitière peut générer un résultat positif et       surpris des résultats du diagnostic, un peu sévères
peu impactant sur le climat !                                          en considérant les quantités d’aliments achetées
                                                                       (3 tonnes concentrées sur l’année exceptionnellement,
A L’ÉCHELLE DU TERRITOIRE                                              conséquence de la sécheresse). Mais mon objectif est
                                                                       vraiment de travailler là-dessus afin d’obtenir un
Nous sommes engagés aux côtés de la Communauté de                      bilan carbone positif ; j’ai aussi l’idée de regrouper
Communes des Sablons pour sensibiliser et accompagner la               les terres au maximum autour de la ferme. On essaie
collectivité à développer la bio dans le cadre de ses actions en       d’être dans une démarche d’amélioration continue.
faveur du climat. En 2020, 3 webinaires ont été proposés : les
leviers en matière d’alimentation durable, de soutien aux projets
locaux d’énergie partagée et une présentation du label bas
carbone et de la façon dont les collectivités peuvent s’en saisir
ont été abordés. Une matinée de sensibilisation des élus avec
une visite de ferme est programmée au printemps 2021.
                                                                            BILAN BIOCLIMAT CHEZ F.DUMONT
                                                                               Bilan gaz effet de serre (flux annuel)
                Si vous êtes intéressé-e-s, contactez-nous :                  répartition des émissions de GES par poste
                Mathilde Joseph, 07 87 32 58 88                                                       3.9%
                m.joseph@bio-hdf.fr
                                                                                                          7.5%
                 Marie Augagneur, 07 87 32 93 41
                         m.augagneur@bio-hdf.fr
                                                                                                                 16.5%

Le projet, en bref :                                                                    65.6%                    6.5%

z U
   n réseau de parcelles pour stocker du carbone dans les sols
  à hauteur de "4%0" et améliorer sa fertilité
z U
   n réseau de fermes pour optimiser la gestion des intrants et
  utiliser des solutions basées sur la nature pour renforcer la
  capacité d’adaptation du système de production                                 Consommation d’énergie directe
                                                                                 Fabrication des intrants, matériel et bâtiment
z U
   n réseau de collectivités locales engagées en faveur de la                   Fermentation entérique
  transition agricole et climatique                                              Gestion des déjections animales
                                                                                 Sols agricoles

                                                                   9
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OPTER POUR PLUS DE FERTILITÉ : LES ENGRAIS VERTS
EN MARAÎCHAGE BIOLOGIQUE

Les engrais verts sont des cultures implantées et non exportées entre deux cultures dites « commerciales ».
Ces cultures ou mélanges d’espèces ont des intérêts multiples, comme la biodiversité, que ce soit à l’échelle de
la parcelle ou à l’échelle des micro-organismes présents dans nos sols. Cette biodiversité est source d’équilibre.
Bio en Hauts-de-France a engagé une démarche d’autonomie et de fertilité des fermes bio avec des producteur.
trices prêt.e.s à réaliser des essais.

L’origine de la réalisation de ces essais est la demande
des producteur.trices. Les motivations sont nombreuses, elles
concernent à la fois l’augmentation de la biodiversité faunistique
                                                                     La parole à...
et microbienne, la capitalisation du carbone et des éléments                Marie Ortegat,
minéraux, l’occupation du sol, ainsi que l’amélioration de la               l’EARL Le Bio Gardin,
structure du sol. Ces motivations sont devenues nos objectifs.              à La Neuville-sur-Oudeuil (60)

                                                                     Depuis notre installation en 2012, nous fertilisons
PREMIERS ESSAIS, PREMIERS RÉSULTATS
                                                                     avec des pellets organiques ou « bouchons ». Nous
Nous avons débuté les essais chez deux producteur.trices dans        nous sommes rendu compte que pour l’augmentation
le but de démocratiser la pratique des engrais verts par des         de la matière organique du sol et l’amélioration de
essais de mélanges de différentes espèces, telles que l’avoine       la structure du sol, c’était insuffisant. C’est pourquoi,
et la vesce, ou encore la phacélie. Cela nous a permis d’analy-      nous avons pris la décision d’implanter des engrais
ser les freins techniques à l’implantation des engrais verts et      verts dans une démarche plus durable. Nous appré-
d’obtenir une analyse économique et sociale de l’implantation        cions expérimenter et améliorer nos pratiques, tout
à la destruction des engrais verts. Chaque couvert a été analysé     en intégrant des céréales ou autres espèces dans la
sur sa facilité d’implantation et de destruction, son comporte-      rotation. C’est pourquoi, nous réalisons des essais
ment en mélange, son rendement en matière fraîche, et son            engrais verts avec Bio en Hauts de France depuis
développement végétatif et racinaire.                                Terr’Eau Bio 2019, en plein champ et également sous
En 2020, nous avons opté pour deux essais consistant à               abri.
comparer l’effet fertilisant d’un engrais vert (avoine, vesce) par
rapport à un engrais organique du commerce sur des choux-
fleurs et choux-chinois d’automne, ainsi que de la mâche
cultivée sous abri. Chaque essai a subi une série de reliquats
azotés avant et après implantation de l’engrais verts, avec des
analyses laboratoires visant à quantifier l’assimilation azotée
des plantes. L’engrais vert a été implanté fin mai et détruit
début juillet pour l’essai plein champ. L’essai sous abri a été
implanté début août et détruit fin septembre.

DES OUTILS À (RE)DÉCOUVRIR
Une vidéo sur notre chaîne Youtube présente ces 2 essais
engrais verts mis en place au sein de l’EARL Le Bio Gardin, à La
Neuville-sur-Oudeuil (60) : https://youtu.be/clwcEngYrEY. Une
synthèse des résultats 2020 avec les perspectives des essais
2021 sera diffusée au printemps 2021.

                Si vous êtes intéressé-e-s, contactez-nous :
                Valentin Dubois, 07 87 32 13 45
                v.dubois@bio-hdf.fr

Le projet, en bref :

z A
   méliorer la qualité des sols  par une augmentation de la
  biodiversité et de la fertilité
z Acquérir des références  technico-économiques
z A
   méliorer l’autonomie et la résilience des fermes maraîchères
  biologiques
z Démocratiser et vulgariser la pratique des engrais verts

                                                               10
11
S’IMPLIQUER DANS UN PROJET COLLECTIF : UNE
DYNAMIQUE VERTUEUSE SOUTENUE EN RÉGION
Parce que la performance de nos fermes bio (écologique, économique, sociale) passe par davantage de coopération
entre producteurs, Bio en Hauts-de-France soutient et accompagne les dynamiques de groupes. Nous accompagnons
déjà une quinzaine de collectifs en région, dont un GIEE (Groupement d’intérêt économique et environnemental) :
n’hésitez pas à nous solliciter et nous faire part de vos projets !

A travers la mise en place de groupes territoriaux, Bio en                   Frédéric Eeckhout,
Hauts-de-France (ré)affirme son orientation en faveur de la                  producteur à Terdeghem
coopération, identifiée comme un levier essentiel de la transition           impliqué dans le groupe
agricole et alimentaire. En créant des ponts, la coopération                 des maraîchers des Flandres
permet en effet aux agriculteurs bio et conventionnels de
s’appuyer sur une diversité de ressources nécessaires à cette         On progresse plus vite en groupe
transition : échanges de savoirs, productions de connais-             Lorsqu’on se rencontre entre producteurs, on s’aperçoit
sances, croisements d’expériences… Et les sollicitations reçues       que l’on est tous soumis aux mêmes difficultés. Le fait
de la part des producteurs soulignent bien l’intérêt porté à la       de se voir permet d’échanger sur nos connaissances
dynamique collective.                                                 et nos expériences. On prend des solutions chez l’un
                                                                      et chez l’autre. Du coup, on progresse beaucoup plus
A CE JOUR, ET EN FONCTION DES INTÉRÊTS PORTÉS LOCALE-                 vite que si l’on reste seul.
MENT, UNE QUINZAINE DE GROUPES EST EN PLACE EN
RÉGION POUR AVANCER SUR DIVERSES THÉMATIQUES :                        On trouve plus d’opportunités en groupe
                                                                      À chaque fois qu’on se voit, on découvre de nouvelles
 • Améliorer la performance des systèmes maraîchers bio
                                                                      opportunités techniques ou commerciales. Par
 • Favoriser la résilience des systèmes de production                 exemple, c’est lors d’un tour de plaine chez Bertrand
 • Favoriser la coopération « production animale-production           Devienne que j’ai trouvé un producteur qui m’a fourni
   végétale »                                                         du seigle pour démarrer ma production de céréales.
 • Rompre l’isolement et favoriser l’échange de savoir-faire à        Le fait d’être soutenu par Bio en Hauts-de-France,
   travers une approche systémique                                    nous permet de participer à ces rencontres.
 • Echanger techniquement et économiquement sur les                   Merci à l’équipe de Bio en Hauts-de-France
   résultats en élevage laitier
                                                                      Si ces évènements ne sont pas organisés et animés
 • Echanger sur l’utilisation des médecines alternatives en           par un tiers, on ne prendra jamais le temps de se voir.
   élevage                                                            Personnellement, je n’irais pas voir un producteur si
 • …                                                                  je n’ai pas de raisons d’y aller. Et l’organisation d’un
                                                                      évènement collectif demande du temps de préparation
                                                                      que je n’ai pas.

     La parole à...                                                   Un accompagnement personnalisé pour aller
                                                                      encore plus loin
            Kevin Tamboise,                                           Depuis cette année, nous sommes accompagnés par
            agriculteur et salarié de la Cuma Bio Territoires,        Bio en Hauts-de-France et Norabio pour échanger
            labellisée GIEE (Groupement d’intérêt écono-              plus profondément sur nos pratiques. Nous nous
            mique et environnemental)                                 réunissons 5 fois / an pour développer nos pratiques
                                                                      techniques et commerciales. Grâce au groupe :
     La CUMA a pour objectif de coopérer pour œuvrer à                • nous nous formons sur la fertilité de nos sols
     la pérennité des systèmes légumiers de plein champ                 (analyse Herody et implantation d’engrais verts)
     en agriculture biologique en améliorant la fertilité des         • nous évaluons la performance sociale et écono-
     sols, en optimisant la gestion de l’eau et en renforçant           mique de notre ferme depuis notre installation
     le lien social à travers des structures collectives.               (à travers l’outil Trajectoire)
     Il est nécessaire pour que le groupe fonctionne que              • nous recherchons d’autres circuits de commerciali-
     les adhérents s’impliquent, pas uniquement pour                    sation notamment pour du ½ gros.
     l’utilisation du matériel, mais aussi pour apporter
     leurs compétences et leurs sensibilités. Bénéficier d’un         On reçoit plus que l’on ne donne
     accompagnement extérieur plus neutre est aussi                   Tout cela fonctionne si chacun échange. Il faut savoir
     fondamental pour y parvenir. C’est le cas à travers              donner pour recevoir. Mais comme on est nombreux,
     l’appui de Bio en Hauts-de-France qui a facilité le              on reçoit beaucoup plus que ce que l’on donne.
     montage et dépôt du GiEE, le partage des connais-
     sances sur la question de la durabilité des systèmes
     bio, le partage et l’animation autour de techniques
     innovantes en faveur de la fertilité des sols par                     Si vous êtes intéressé-e-s, contactez-nous :
     exemple.
                                                                           Jean-Baptiste Pertriaux, 07 87 32 64 37
                                                                           jb.pertriaux@bio-hdf.fr

                                                                 12
PROTÉOLUZ : ALLER VERS PLUS D’AUTONOMIE
PROTÉIQUE EN RÉGION GRÂCE À LA LUZERNE

Dès 2022, la réglementation évolue vers une alimentation 100% bio pour les monogastriques. Cet impératif, en
plus d’augmenter le coût alimentaire, risque d’accentuer la dépendance de la filière française au tourteau de soja,
majoritairement importé. C’est dans ce contexte que le projet Protéoluz a été créé en 2018, avec pour double
objectif de trouver de nouvelles sources protéiques bio et locales pour l’alimentation des monogastriques, tout en
valorisant la luzerne des polyculteurs. Ce projet s’articule autour de trois axes.

AXES 1 ET 3 : PRODUIRE DE LA LUZERNE RICHE EN PROTÉ-
INES POUR LES FABRICANTS D’ALIMENTS DE BÉTAIL                          Les partenaires :
                                                                        • Guy Vanlerberghe, Jean-Luc et Franck Stammose,
L’axe 1 consiste à introduire de la luzerne granulée dans les
                                                                          Corentin Masson, Stephane Leleu, agriculteurs
rations des monogastriques en passant par Novial, fabricant
                                                                          bio dans l’Oise et dans le Nord
d’aliment. En 2020, nous avons produit de la luzerne entre
19 et 22,6% de MAT (matière azotée totale) contre 16 à 18%              • Novial, Fabricant d’Aliment pour le Bétail
habituellement. La luzerne a été récoltée jeune (4 à 5 semaines),       • UCDV, Usine de déshydratation de luzerne dans
plante entière, mise en ballot puis séchée par chaleur douce.             l’Eure
A 85% de Matière Sèche, elle peut être stockée en attendant             • IMPROVE, plateforme d’innovation européenne
d’être granulée à l’UCDV (usine dans l’Eure). L’axe 3 est en              dédiée à la valorisation des protéines végétales
résonnance avec l’axe 1. A partir des granulés, il s’agit de
passer par un procédé physique de broyage tamisage dans
l’objectif d’enrichir encore le produit fini en protéines.
Pour cela, nous sommes en lien avec la plateforme IMPROVE
(Dury, 80). Pour 2021, il sera question d’axer nos travaux sur
le séchage par chaleur douce et la granulation.
                                                                            La parole à...
                                                                                   Stéphane Leleu,
AXE 2 : FAVORISER L’AUTONOMIE DES FERMES AVEC LA
                                                                                   producteur de porcs bio
LUZERNE ENRUBANNÉE AUX PORCS CHARCUTIERS
                                                                                   à Hucqueliers (62)
Un essai en élevage a été mené en 2020 (voir le témoignage).
L’objectif était d’évaluer si un apport de luzerne enruban-                 En bio depuis 2000, je me suis lancé dans l’élevage
née permettrait de diminuer la quantité d’aliment distribué                 porcin en 2016. J’ai participé au voyage d’étude du
aux porcs en engraissement. Les 40 porcs de l’essai ont été                 projet Protéoluz en septembre. J’y ai vu des cochons
séparés en deux cases homogènes de 20 porcs. Les porcs de                   qui pâturent ! Ce n’est pas nouveau, nos anciens
la « case témoin » ont suivi le plan d’alimentation utilisé en              mettaient déjà des truies au pâturage. Ça me donne
routine par l’éleveur plafonné à 2,8 kg / porc / jour. Les porcs            des idées pour l’engraissement de mes cochons,
de la « case luzerne » ont reçu 90% de cette ration et disposent            mais c’est un projet de plus long terme. Avant de
en complément d’enrubannage de luzerne à volonté (29 % MS                   commencer l’essai d’apport d’enrubannage à mes
– 22,4% de MAT). La quantité d’enrubannage distribuée a été                 porcs, je n’aurais pas pensé leur donner de la luzerne.
enregistrée, les performances de croissance et la qualité de                Ils la mangent et l’assimilent bien ! Bien sûr, l’essai
carcasse évaluées.                                                          2020 est une première approche mais c’est déjà
                                                                            réjouissant car qualité et productivité sont au
Au regard des résultats prometteurs de 2020, il est prévu pour
                                                                            rendez-vous. Je suis curieux de poursuivre les essais
2021 de formuler un aliment à bas taux protéique qui tienne
                                                                            en 2021, cette fois-ci en affinant et en remplaçant
compte de l’apport de luzerne enrubannée dans la ration et
                                                                            réellement une partie de l’aliment complet par de la
d’en évaluer l’intérêt (performances des porcs, qualité de carcasse,
                                                                            luzerne.
coût de la ration...).

                                                                            Le projet, en bref :

                 Si vous êtes intéressé-e-s, contactez-nous :
                                                                            z U
                                                                               ne luzerne jeune qui présente un taux de MAT de
                 Fanny Vadewalle, 07 87 32 64 30                              19% ou 22.6% (selon la coupe)
                 f.vandewalle@bio-hdf.fr                                       n produit de luzerne granulée séchée par chaleur
                                                                            z U
                                                                              douce qui a déjà trouvé son débouché
                Marie Augagneur, 07 87 32 93 41
                                                                               es pistes pour enrichir la luzerne en protéine par
                                                                            z D
                        m.augagneur@bio-hdf.fr                                des procédés physiques en post-récolte
                                                                            z 7
                                                                               50 kg de luzerne enrubannée consommée par
                 Carole Bertin, 07 87 32 12 54                                20 porcs en 74 jours ou 500 g de luzerne enrubannée
                 c.bertin@bio-hdf.fr                                          consommée / porc / jour
                                                                               es résultats très encourageants sur la qualité
                                                                            z D
                                                                              de carcasse des porcs ayant consommé la luzerne
                                                                              enrubannée (TMP et couleur)

                                                                13
AMÉLIORER LA QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL (QVT)
DES SALARIÉS ET DES PRODUCTEURS

Conscient des enjeux à venir sur les emplois générés par l’agriculture biologique en région, Bio en Hauts-de-France
travaille depuis 3 ans sur un plan d’action qui repose sur trois approches (producteurs, salariés, collectivités) : il vise
à améliorer la qualité de vie au travail des producteurs et des salariés, et à favoriser la création d’emplois pérennes
sur les fermes bio régionales.

Dans le cadre de l’action pour développer l’emploi de qualité
en AB (projet ATEC), coconstruit avec le GE GEIQ 3A (Groupement
d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification Agricole Agro-
                                                                        La parole à...
Alimentaire), nous nous sommes intéressés à la qualité de vie et               Joséphine Boutin,
aux conditions de travail des producteurs et salariés agricoles                productrice bio, ayant participé à la formation
en région. Une enquête a permis de recueillir des données inté-                « Embaucher pour me libérer du temps et
ressantes, avec plus de 300 participations. Les résultats à retenir :          gagner en sérénité »
  • Qualité de vie et conditions de travail en agriculture
                                                                        Nous accueillons régulièrement des saisonniers et
    biologique : 100% des producteurs bio et des salariés
                                                                        nous avons un salarié à temps plein. Actuellement,
    d’exploitation bio déclarent faire un travail en adéquation
                                                                        nous cherchons à recruter un chef d’équipe salarié.
    avec leurs valeurs. La moyenne d’auto-évaluation de la
                                                                        Etant donné l’activité que je reprends, je vais être
    QVT des salariés d’exploitation bio est supérieure à celle
                                                                        amenée à gérer le personnel donc j’avais besoin de
    des salariés d’exploitation conventionnelle.
                                                                        faire un point sur ces questions, notamment la façon
  • Embaucher pour améliorer sa qualité de vie au travail :             d’organiser le travail. La formation s’est très bien dé-
    les producteurs-employeurs ont une meilleure perception             roulée, elle allie bien la théorie et la pratique. C’est
    de leur QVT que les producteurs qui n’ont pas de salariés           assez concret, notamment via les jeux de rôles. J’ai
    sur leur ferme.                                                     trouvé ça très enrichissant.

Ces travaux ont conduit à la création d’une boîte à outils mise
à disposition des adhérents à Bio en Hauts-de-France, propo-
sant : une fiche synthèse des résultats de l’étude, une fiche
de poste type, un modèle de DUERP, une fiche conseil sur les
relations employeurs-salariés, une fiche sur le droit du travail
ainsi que sur l’évaluation des risques professionnels.
                                                                          Le projet, en bref :

DES FORMATIONS POUR FAVORISER LA MONTÉE                                   z M
                                                                             ise en place d’un groupe de travail sur la QVT
EN COMPÉTENCES                                                              des producteurs et des salariés
Pour contourner certains freins à l’embauche, Bio en Hauts-                  iffusion de la boîte à outils auprès de nos
                                                                          z D
de-France propose, en lien avec ses partenaires, plusieurs                  adhérents
formations : des formations au rôle d’employeur comme                     z F
                                                                             ormation au rôle d’employeur dans l’Oise et le
« Embaucher pour me libérer du temps et gagner en sérénité », pour          Nord
permettre aux producteurs de réussir leur embauche et de se               z D
                                                                             émarrage des entretiens avec les producteurs
sentir à l’aise avec cette fonction. Des formations à destination           de la CABBALR (62) et les partenaires de l’emploi
des salariés agricoles et agents de services de remplacement,               dans le cadre de la GPEC
comme « Découverte de l’agriculture biologique en production              z F
                                                                            ormation « Découverte de l’homéopathie,
végétale et animale », visant une montée en compétences pour                l’aromathérapie et la phytothérapie » à destina-
répondre au mieux aux besoins des producteurs.                              tion des agents du service de remplacement de
                                                                            l’Avesnois
UN ACCOMPAGNEMENT À DESTINATION DES COLLECTIVITÉS
Les territoires ont aussi leur rôle à jouer. Pour les accompa-
gner, Bio en Hauts-de-France propose la mise en place d’une
Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC).
L’objectif : élaborer un plan d’action partenarial d’adaptation
des dispositifs d’emploi-formation aux besoins existants et à
venir d’un territoire et de ses acteurs économiques. En 2021,
la Communauté d’Agglomération de Béthune-Bruay Artois
Lys Romane (CABBALR) sera accompagnée dans ce sens, en
partenariat avec le GE GEIQ 3A.

                 Si vous êtes intéressé-e-s, contactez-nous :

                Raphaëlle Delporte, 03 20 32 25 35
                r.delporte@bio-hdf.fr

                                                                 14
REVENIR À LA RÉGIE DIRECTE, POUR DES REPAS
  DE QUALITÉ EN RESTAURATION COLLECTIVE

  3,5 milliards de repas servis en moyenne chaque année en France et un marché évalué à 7 milliards d’euros de chiffre
  d’affaires : avec de telles données, le secteur de la restauration collective représente un levier essentiel de la transition
  de notre modèle alimentaire. Dans ce sens, Bio en Hauts-de-France encourage les territoires à favoriser une alimenta-
  tion locale, bio, de qualité et à garantir des repas nutritifs, sains et diversifiés. Faire bouger les choses dans les cuisines,
  c’est possible !

  Et ça bouge déjà ! Depuis quelques temps, des collectivités
  souhaitent reprendre en main la gestion de leur restauration
  collective et sont en quête de conseils. Parmi elles, nous
                                                                             La parole à...
  pouvons citer le projet commun d’Anstaing, Tressin, Sainghin-                     Nathalie MONIER,
  en-Mélantois ou encore les réflexions de la Communauté de                         Maire de Le Favril
  Commune du Pays de la Serre et de l’Agglomération de la
  Région de Compiègne. La motivation principale ? Proposer des               La reprise en régie directe de la restauration
  repas sains et équilibrés pour tou.tes et favoriser un approvi-            scolaire de Le Favril a abouti à la mise en place d’un
  sionnement local et bio.                                                   système vertueux sur le plan gustatif, du bien-être et
                                                                             économique. Nous avons remis du sens dans notre
  Ainsi, Bio en Hauts-de-France souhaite accompagner la transi-
                                                                             restauration : les approvisionnements sont locaux
  tion dans la restauration collective en lançant une étude sur
                                                                             et génèrent une activité régulière pour 6 producteurs
  les différents modes de gestion de cette restauration, qui
                                                                             et productrices du Pays de Mormal, les produits sont
  permettra de mettre en lumière ceux favorisant une alimen-
                                                                             de qualité, les retours des enfants et des familles
  tation locale et de qualité. La régie directe est une solution
                                                                             sont positifs. Nous avons accru la qualité de la
  politique forte pour atteindre un tel but, sans pour autant être
                                                                             prestation sans que cela nous coûte plus cher que si
  la seule. Bio en Hauts-de-France étudiera aussi les alternatives
                                                                             l’on passait par un traiteur. Ainsi, il est encourageant
  comme le recours à des traiteurs locaux, ou des sociétés de
                                                                             de constater le questionnement d’autres collectivités
  restauration collective responsables et locales…
                                                                             sur leur gestion de la restauration collective : avec de
  À terme, les résultats de cette étude permettront de guider les            la volonté on peut réellement ancrer ce service au
  collectivités souhaitant repenser leur restauration collective,            cœur du territoire et proposer de meilleurs repas.
  et conduiront à la réalisation d’outils spécifiques comme une
  méthodologie d’accompagnement pour un retour en régie
  directe (quel modèle le plus adapté aux caractéristiques de la
  commune, les écueils à éviter, les formations et accompagne-
  ments disponibles…), visant à développer une alimentation de                            Si vous êtes intéressé-e-s,
  qualité et locale pour l’ensemble des convives.                                         contactez-nous :
                                                                                          Sophie Rosblack, 07 87 32 85 80
                                                                                          s.rosblack@bio-hdf.fr
  Le projet, en bref :
                                                                                                    Camille Romeu,
  z Collecter des retours d’expériences de collectivités
                                                                                                c.romeu@bio-hdf.fr
  z A
     nalyser les différents modes de gestion de la restauration
    collective existants pour mettre en lumière ceux favorisant une
    alimentation bio et locale, la qualité, le fait-maison et le frais
  z F
    ormuler des recommandations pour un mode de gestion
    cohérent avec la transition agricole et alimentaire
  z M
     ettre en place et animer un groupe de travail pour les collec-
    tivités en réflexion sur leur mode de gestion

   CHIFFRES CLES
3,5 MILLIARDS                     20    COLLECTIVITÉS
DE REPAS SERVIS                   ENQUÊTÉES dans
en moyenne chaque                 les Hauts-de-France
année en France

60%                                         15 COLLECTIVITÉS
                              Objectif de

          DES REPAS
servis avec un mode                         INTÉGRÉES au groupe
en gestion directe                          de travail

                                                                  15
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