Base de données Global Findex Database | 2017 - Open Knowledge Repository
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Base de données Global Findex Database | 2017
En 2011, la Banque mondiale – avec le financement de la Fondation
Bill & Melinda Gates – a lancé Global Findex, la base de données la
plus complète au monde sur la manière dont les adultes épargnent,
empruntent, effectuent des paiements et gèrent les risques. S’appuyant
sur des données d’enquête collectées en collaboration avec Gallup, Inc.,
la base de données Global Findex couvre plus de 140 économies dans le
monde. L’enquête initiale a été suivie d’une deuxième enquête en 2014,
puis d’une troisième en 2017.
Compilée à l’aide d’enquêtes représentatives à l’échelle nationale
auprès de plus de 150 000 adultes âgés de 15 ans et plus dans plus
de 140 économies, la base de données Global Findex 2017 comprend
des indicateurs actualisés sur l’accès aux services financiers formels et
informels, et leur utilisation. Elle fournit des données supplémentaires sur
l’utilisation de la technologie financière (ou fintech), y compris l’utilisation
de la téléphonie mobile et d’Internet pour effectuer des transactions
financières. Les données révèlent des possibilités de renforcer l’accès aux
services financiers chez les personnes qui ne possèdent pas de compte
– les personnes non bancarisées – et de promouvoir une utilisation plus Base de données
Global Findex
large des services financiers numériques par les titulaires de compte.
La base de données Global Findex est devenue la clé de voûte des
2017
initiatives mondiales visant à promouvoir l’inclusion financière. Largement
citées par les chercheurs et praticiens du développement, les données de
Global Findex servent à suivre les progrès accomplis dans la réalisation de
l’objectif de la Banque mondiale visant un accès financier universel d’ici
2020 et les objectifs de développement durable des Nations Unies. Mesurer l’inclusion financière
et la révolution technico-financière APERÇU
Cet aperçu reprend les principales conclusions des six chapitres du rapport
principal sur la base de données Global Findex 2017. La base de données,
le texte intégral du rapport et les données sous-jacentes des pays pour
tous les chiffres – tout comme le questionnaire, la méthodologie de
l’enquête et d’autres documents pertinents – sont disponibles à l’adresse :
Asli Demirgüç-Kunt
http://www.worldbank.org/globalfindex
Leora Klapper
@globalfindex Dorothe Singer
Saniya Ansar
Jake Hess
SKU 33196Base de données Global Findex 2017 Mesurer l’inclusion financière et la révolution technico-financière APERÇU Asli Demirgüç-Kunt Leora Klapper Dorothe Singer Saniya Ansar Jake Hess
Cet abrégé présente une vue d’ensemble et la table des matières de la Base de données Global Findex 2017 : Mesurer l’inclusion financière et la révolution technico-financière, doi : 10.1596/978-1-4648-1259-0. La version intégrale du rapport définitif, une fois publiée, sera affichée en format PDF sur le site https:// openknowledge.worldbank.org/. Des exemplaires du rapport peuvent également être commandés à l’adresse http://Amazon.com. Pour toute citation, reproduction et adaptation, veuillez utiliser la version définitive du rapport. © 2018 Banque internationale pour la reconstruction et le développement/La Banque mondiale 1818 H Street NW, Washington DC 20433 Téléphone : 202-473-1000 ; Internet : www.worldbank.org Certains droits réservés L’ouvrage original a été publié en anglais en 2018 sous le titre de The Global Findex Database 2017: Measuring Financial Inclusion and the Fintech Revolution. En cas de contradictions, la langue originelle prévaudra. Cet ouvrage a été établi par les services de la Banque mondiale avec la contribution de collaborateurs exté- rieurs. Les observations, interprétations et opinions qui y sont exprimées ne reflètent pas nécessairement les vues de la Banque mondiale, de son Conseil des Administrateurs ou des pays que ceux-ci représentent. La Banque mondiale ne garantit pas l’exactitude des données citées dans cet ouvrage. Les frontières, les couleurs, les dénominations et toute autre information figurant sur les cartes du présent ouvrage n’im- pliquent de la part de la Banque mondiale aucun jugement quant au statut juridique d’un territoire quel- conque et ne signifient nullement que l’institution reconnaît ou accepte ces frontières. Rien de ce qui figure dans le présent ouvrage ne constitue ni ne peut être considéré comme une limitation des privilèges et immunités de la Banque mondiale, ni comme une renonciation à ces privilèges et immuni- tés, qui sont expressément réservés. Droits et autorisations L’utilisation de cet ouvrage est soumise aux conditions de la licence Creative Commons Attribution 3.0 IGO (CC BY 3.0 IGO) http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/igo/ Conformément aux termes de la licence Creative Commons Attribution (paternité), il est possible de copier, distribuer, transmettre et adapter le contenu de l’ouvrage, notamment à des fins commerciales, sous réserve du respect des conditions suivantes : Mention de la source — L’ouvrage doit être cité de la manière suivante : Demirgüç-Kunt, Asli, Leora Klap- per, Dorothe Singer, Saniya Ansar, et Jake Hess, Base de données Global Findex 2017 : Mesurer l’inclusion financière et la révolution technico-financière. Brochure Aperçu. Washington, DC : La Banque mondiale. Licence : Creative Commons Attribution CC BY 3.0 IGO Traductions — Si une traduction de cet ouvrage est produite, veuillez ajouter à la mention de la source de l’ouvrage le déni de responsabilité suivant : Cette traduction n’a pas été réalisée par la Banque mondiale et ne doit pas être considérée comme une traduction officielle de cette dernière. La Banque mondiale ne saurait être tenue responsable du contenu de la traduction ni des erreurs qu’elle pourrait contenir. Adaptations — Si une adaptation de cet ouvrage est produite, veuillez ajouter à la mention de la source le déni de responsabilité suivant : Cet ouvrage est une adaptation d’une œuvre originale de la Banque mondiale. Les idées et opinions exprimées dans cette adaptation n’engagent que l’auteur ou les auteurs de l’adaptation et ne sont pas validées par la Banque mondiale. Contenu tiers — La Banque mondiale n’est pas nécessairement propriétaire de chaque composante du contenu de cet ouvrage. Elle ne garantit donc pas que l’utilisation d’une composante ou d’une partie quel- conque du contenu de l’ouvrage ne porte pas atteinte aux droits des tierces parties concernées. L’utilisateur du contenu assume seul le risque de réclamations ou de plaintes pour violation desdits droits. Pour réutili- ser une composante de cet ouvrage, il vous appartient de juger si une autorisation est requise et de l’obtenir le cas échéant auprès du détenteur des droits d’auteur. Parmi les composantes, on citera, à titre d’exemple, les tableaux, les graphiques et les images. Pour tous renseignements sur les droits et licences, les demandes doivent être adressées à World Bank Publi- cations, The World Bank Group, 1818 H Street, NW Washington, DC, 20433, USA ; courriel : pubrights@ worldbank.org. Conception de la page de couverture : Hank Isaac of 495 Digital
SOMMAIRE
Avant-proposv
Remerciementsix
À propos de la base de données Global Findex xi
Aperçu1
Pourquoi l’inclusion financière est-elle importante pour le développement ? 1
Croissance continue de l’ouverture de comptes 2
Inégalités persistantes dans l’accès aux comptes 4
Qui reste non bancarisé, et pourquoi ? 4
Comment les gens effectuent et reçoivent des paiements 6
Modèles d’épargne, de crédit et de résilience financière 9
Accroître l’inclusion financière grâce à la technologie numérique 11
Références15
Sommaire de La Base de données Global Findex 2017 : Mesurer l’inclusion
financière et la révolution technico-financière17
| i i iAVANT-PROPOS
Pour ceux d’entre nous qui se sont engagés à promouvoir l’inclusion financière,
il n’existe pas d’outil plus précieux que la base de données Global Findex (Global
Financial Inclusion). Cet ensemble de données inestimable fournit une image
rigoureuse et multidimensionnelle de la situation actuelle et des progrès accom-
plis dans l’élargissement de l’accès universel aux services financiers de base dont
les populations ont besoin pour se protéger de l’adversité et investir pour leur
avenir.
La Base de données Global Findex 2017 : Mesurer l’inclusion financière et la révo-
lution technico-financière présente les principales conclusions tirées de la base
de données Global Findex, et détaille notamment comment, dans plus de 140
économies, les adultes ont accès à un compte bancaire, effectuent des paiements,
épargnent, empruntent et gèrent les risques. Comme le montrent ces données, en
matière d’inclusion financière, chaque économie connaît ses propres succès, défis
et opportunités. Un nombre croissant d’études démontre les impacts des progrès
accomplis par les pays sur des priorités déterminantes telles que la réduction de
la pauvreté, de la faim et des inégalités entre les sexes. Aujourd’hui, des États
membres des Nations Unies utilisent les données de Global Findex pour suivre
les progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable.
Des dizaines de gouvernements nationaux ont adopté des politiques visant à
élargir l’inclusion financière. Ces politiques et d’autres initiatives mondiales et
nationales s’avèrent payantes. De nouvelles données de Global Findex révèlent
que, à l’échelle mondiale, la part des adultes détenant un compte bancaire atteint
aujourd’hui 69 %, ce qui représente une augmentation de 7 points de pourcentage
par rapport à 2014. On dénombre donc aujourd’hui 515 millions d’adultes ayant
accès à des outils financiers. Les chiffres de 2017 sur la détention de comptes
bancaires dans le monde connaissent toujours la trajectoire ascendante que nous
avons constatée depuis la première publication de la base de données Global Fin-
dex : l’inclusion financière est en hausse de 18 points de pourcentage depuis 2011,
année durant laquelle le pourcentage de détention de compte était de 51 %.
Les données de Global Findex 2017 reflètent l’évolution ininterrompue de l’inclu-
sion financière. Les récents progrès proviennent des paiements numériques, des
politiques gouvernementales et d’une nouvelle génération de services financiers
par téléphonie mobile et Internet.
| vC’est en Afrique subsaharienne que le pouvoir des technologies financières s’il-
lustre de la façon la plus convaincante : 21 % des adultes y possèdent aujourd’hui
un compte d’argent mobile, soit près de deux fois la part de 2014, et ce chiffre
est certainement le plus élevé de toutes les régions du monde. D’abord centré en
Afrique de l’Est, l’argent mobile s’est propagé en Afrique de l’Ouest et au-delà,
selon les données de 2017.
Les technologies numériques transforment aussi le paysage des paiements. À
l’échelle mondiale, 52 % des adultes ont envoyé ou reçu des paiements numé-
riques durant l’année écoulée, un chiffre en hausse par rapport aux 42 % de
2014. Les géants de la technologie ont investi la sphère financière, profitant d’une
connaissance approfondie des clients pour fournir une vaste gamme de ser-
vices financiers. Les paiements effectués sur leurs plateformes technologiques
facilitent une utilisation plus large des comptes dans les principales économies
émergentes telles que la Chine, où 57 % des titulaires de compte utilisent un télé-
phone portable ou Internet pour procéder à des achats ou payer leurs factures,
soit à peu près deux fois la part de 2014.
Des progrès ont été réalisés pour aider les femmes à accéder aux services finan-
ciers. En Inde, il y a trois ans, les hommes étaient de 20 points de pourcentage
plus susceptibles que les femmes de posséder un compte. Aujourd’hui, l’écart
entre les sexes en Inde s’est réduit à 6 points de pourcentage grâce à une force
incitation de l’État à augmenter la détention de comptes bancaires au moyen de
cartes d’identité biométriques.
Pourtant, dans la plupart des pays du monde, les femmes restent largement à la
traîne par rapport aux hommes. À l’échelle mondiale, 65 % des femmes possèdent
un compte, contre 72 % des hommes, ce qui représente un écart de 7 points de
pourcentage, une situation inchangée depuis 2011. L’égalité dans la possession
de compte n’a pas été non plus atteinte à d’autres égards. Le fossé entre les riches
et les pauvres ne s’est pas réduit depuis 2014 : la détention de compte est de
13 points de pourcentage plus élevée chez les adultes vivant dans les 60 % des
ménages les plus riches que chez ceux des 40 % les plus pauvres. Et les popula-
tions urbaines continuent à profiter d’un meilleur accès aux moyens financiers
que les communautés rurales. En Chine, près de 200 millions d’adultes ruraux
restent exclus du système financier formel.
La participation continue des entreprises sera capitale pour débloquer des
opportunités d’élargir l’inclusion financière. En effet, les entreprises versent
des salaires en espèces à près de 230 millions d’adultes non bancarisés dans le
monde ; le passage à un système de paie électronique pourrait aider ces travail-
leurs à intégrer le système financier formel. Les téléphones portables et Internet
présentent également de belles perspectives de progrès : à l’échelle mondiale,
un milliard d’adultes en situation d’exclusion financière possèdent déjà un télé-
phone portable, et près de 480 millions ont accès à Internet.
Mais le secteur privé, les gouvernements et les organisations de développement
doivent tous s’intéresser davantage à l’utilisation des comptes, qui a stagné pour
v i | F I N D E X 2 017l’épargne et les emprunts. Si les personnes ne se servent pas activement de leurs
comptes, nos travaux resteront sans effet.
La base de données Global Findex est un outil indispensable pour ceux d’entre
nous qui œuvrent pour le renforcement de l’inclusion financière. Je suis fière
d’être associée à l’équipe de Global Findex et je remercie le Groupe de recherche
sur le développement de la Banque mondiale et la Fondation Bill & Melinda Gates
de leur appui sur cette initiative capitale. J’espère qu’à l’heure où nous redou-
blons d’efforts pour approfondir l’inclusion financière, les gouvernements, les
entreprises et les personnes qui se consacrent au développement vont continuer
à utiliser la Base de données Global Findex 2017 : Mesurer l’inclusion financière et
la révolution technico-financière et la mine d’informations qu’elle contient.
De Sa Majesté la Reine Máxima des Pays-Bas
Défenseur spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la finance
inclusive pour le développement et Présidente d’honneur du
Partenariat mondial pour l’inclusion financière du G-20
Avan t- p r o p o s | v i iREMERCIEMENTS
La base de données Global Findex 2017 a été compilée par l’équipe Finances et
développement du secteur privé du Groupe de recherche sur le développement.
Sous la direction de Leora Klapper et la supervision d’Asli Demirgüç-Kunt,
l’équipe comprenait Saniya Ansar, Jake Hess, Deeksha Kokas, Adrienne Sigrid
Larson et Dorothe Singer. Les travaux ont été menés sous la direction de Shan-
tayanan Devarajan.
L’équipe exprime sa reconnaissance à Tito Cordella, Robert Cull, Loretta
Michaels, Sebastian-A Molineus, Ceyla Pazarbasioglu-Dutz, Mahesh Uttam-
chandani, ainsi qu’à ses collègues de la Banque mondiale, à la Vice-présidence de
l’économie du développement et de la Pratique mondiale Finance, compétitivité
et innovation, ainsi qu’au personnel de la Fondation Bill & Melinda Gates, de l’Al-
liance Better Than Cash, du Groupe consultatif d’assistance aux plus pauvres, de
l’Association GSM, du Partenariat global pour l’inclusion financière du G-20 et
du Bureau de l’UNSGSA (Défenseur spécial du Secrétaire général de l’ONU pour
la finance inclusive pour le développement ) pour les commentaires substantiels
apportés à différentes étapes du projet. L’équipe remercie également Gallup, Inc,
pour l’excellent travail mené dans le cadre de l’étude et le soutien apporté, sous la
direction de Jon Clifton et Joe Daly, assistés de Cynthia English et Neli Esipova.
L’équipe est tout particulièrement reconnaissante envers la fondation Bill &
Melinda Gates pour leur concours financier, grâce auquel la collecte et la diffu-
sion des données ont été possibles.
Des cartes ont été créées par Tariq Afzal Khokhar et Andrew Michael Whitby,
du Groupe de données sur le développement de la Banque mondiale. Bru-
non Bonansea, de l’unité de cartographie de la Banque mondiale, a fourni des
conseils sur ces cartes. Une équipe de Communications Development Incorpo-
rated, dirigée par Bruce Ross-Larson, a conçu la maquette et réalisé la compo-
sition typographique. Hank Isaac, de 495 Digital, a réalisé la couverture. Alison
Strong a assuré une assistance éditoriale. L’équipe de production était composée
de Patricia Katayama (acquisitions) et Susan Graham (chef de projet).
| i xÀ PROPOS DE LA BASE DE
DONNÉES GLOBAL FINDEX
En 2011 la Banque mondiale —avec le financement de la Fondation Bill & Melinda Gates – a
lancé Global Findex, la base de données la plus complète au monde sur la manière dont les
adultes épargnent, empruntent, effectuent des paiements et gèrent les risques. S’appuyant sur
des données d’enquête collectées en collaboration avec Gallup, Inc., la base de données Global
Findex couvre plus de 140 économies dans le monde. L’enquête initiale a été suivie d’une deu-
xième enquête en 2014, puis d’une troisième en 2017.
Compilée à l’aide d’enquêtes représentatives à l’échelle nationale auprès de plus de 150 000
adultes âgés de 15 ans et plus dans plus de 140 économies, la base de données Global Findex 2017
comprend des indicateurs actualisés sur l’accès aux services financiers formels et informels,
et leur utilisation. Elle fournit des données supplémentaires sur l’utilisation de la technologie
financière (ou fintech), y compris l’utilisation de la téléphonie mobile et d’Internet pour effec-
tuer des transactions financières. Les données révèlent des opportunités de renforcer l’accès
aux services financiers chez les personnes qui ne possèdent pas de compte – les personnes non
bancarisées – et de promouvoir une utilisation plus large des services financiers numériques
par les titulaires de compte.
La base de données Global Findex est devenue la clé de voûte des initiatives mondiales visant à
promouvoir l’inclusion financière. Largement citées par les chercheurs et praticiens du dévelop-
pement, les données de Global Findex servent à suivre les progrès accomplis dans la réalisation
de l’objectif de la Banque mondiale visant un accès financier universel d’ici 2020 et les objectifs
de développement durable des Nations Unies.
Cet aperçu reprend les principales conclusions des six chapitres du rapport principal sur la base
de données Global Findex 2017. La base de données, le texte intégral du rapport et les données
sous-jacentes des pays pour tous les chiffres – tout comme le questionnaire, la méthodologie
de l’enquête et d’autres documents pertinents – sont disponibles à l’adresse http://www.wor-
ldbank.org/globalfindex.
Toutes les moyennes régionales et mondiales présentées dans cette publication sont pondé-
rées en fonction de la population. Les moyennes régionales ne concernent que les économies en
développement (économies à revenu faible et moyen selon le classement de la Banque mondiale).
La citation de référence pour les données Global Findex 2017 est la suivante :
Demirgüç-Kunt, Asli, Leora Klapper, Dorothe Singer, Saniya Ansar et Jake Hess. 2018. Base de
données Global Findex 2017: Mesurer l’inclusion financière et la révolution technico-financière.
Banque mondiale : Washington, DC.
| x iAPERÇU
Les services financiers peuvent contribuer à stimuler le développement. Ils aident
les individus à échapper à la pauvreté en facilitant les investissements dans leur
santé, leur éducation et leurs entreprises. Ils facilitent également la gestion des
urgences financières, notamment la perte d’emploi ou de mauvaises récoltes
qui peuvent précipiter les familles dans la misère.1 Beaucoup de pauvres dans le
monde ne disposent pas de services financiers remplissant ces fonctions, tels que
des comptes bancaires et des paiements numériques. Ils dépendent de l’argent en
espèces, ce qui peut être à la fois dangereux et difficile à gérer. C’est la raison pour
laquelle la Banque mondiale considère comme des priorités essentielles la promo-
tion de l’inclusion financière, l’accès à et l’utilisation des services financiers formels.
Pourquoi l’inclusion financière est-elle importante pour
le développement ?
Des recherches de plus en plus nombreuses dévoilent les nombreux avantages
potentiels de l’inclusion financière pour le développement, en particulier l’uti-
lisation de services financiers numériques – services d’argent mobile, cartes de
paiement et autres applications financières (ou fintech). Bien que les données
soient quelque peu mitigées, même les études qui n’indiquent pas des résultats
positifs montrent qu’il existe des opportunités d’améliorer les résultats en accor-
dant une attention particulière aux besoins locaux.2
Les avantages de l’inclusion financière peuvent être vastes. Par exemple, des
études ont montré que les services bancaires par téléphonie mobile – permet-
tant aux utilisateurs de stocker et transférer des fonds via un téléphone mobile
– peuvent contribuer à améliorer le potentiel de revenu et réduire ainsi la pau-
vreté. Selon une étude réalisée au Kenya, l’accès aux services bancaires par télé-
phonie mobile présente de grands avantages, en particulier pour les femmes. Il a
ainsi permis aux ménages dirigés par des femmes d’augmenter leur épargne de
plus d’un cinquième ; à 185 000 femmes de quitter l’agriculture et développer des
activités commerciales ou de vente au détail ; et il a contribué à réduire de 22 %
l’extrême pauvreté dans les ménages dirigés par des femmes.3
Les services financiers numériques peuvent également aider les individus à gérer les
risques financiers en leur permettant de collecter plus facilement de l’argent auprès
d’amis et parents éloignés dans les moments difficiles. Au Kenya, des chercheurs
| 1ont constaté que les utilisateurs d’argent mobile ne réduisaient pas leurs dépenses,
alors que les non-utilisateurs et ceux disposant d’un accès limité au réseau d’argent
mobile diminuaient de 7 à 10 % leurs achats de denrées alimentaires et autres.4
Les services financiers numériques peuvent également réduire le coût de récep-
tion des paiements. Ainsi, dans le cadre d’un programme de secours de cinq mois
au Niger, les bénéficiaires ont pu épargner en moyenne 20 heures de transport et
d’attente grâce au paiement mensuel des prestations sociales du gouvernement
par téléphonie mobile au lieu d’espèces.5
Les services financiers peuvent également aider les individus à accumuler de
l’épargne et à augmenter leurs achats de produits de première nécessité. Après
avoir reçu des comptes d’épargne, les vendeurs de marchés au Kenya, principa-
lement des femmes, ont économisé à un rythme plus élevé et investi 60 % de plus
dans leurs activités.6 Au Népal, les ménages dirigés par des femmes ont consacré
15 % de plus à des aliments nutritifs (viande et poisson) et 20 % de plus à l’éduca-
tion après avoir reçu des comptes d’épargne gratuits.7 Quant aux agriculteurs du
Malawi ayant déposé leurs recettes dans des comptes d’épargne, ils ont consacré
13 % de plus à l’achat de matériel agricole et augmenté leurs récoltes de 15 %.8
Pour les gouvernements, le passage du paiement en espèces au paiement numé-
rique peut contribuer à réduire la corruption et améliorer l’efficacité. En Inde, la
fuite des fonds des prestations de retraite a chuté de 47 % (2,8 points de pourcen-
tage) lorsque les paiements ont été transférés par des cartes à puce biométriques
plutôt qu’en espèces.9 Au Niger, la distribution des transferts sociaux par télé-
phonie mobile plutôt qu’en espèces a réduit le coût variable de l’administration
des prestations de 20 %.10
Croissance continue de l’ouverture de comptes
Selon la base de données Global Findex, 515 millions d’adultes dans le monde
ont ouvert un compte auprès d’une institution financière ou via un prestataire
de services bancaires par téléphonie mobile entre 2014 et 2017. Cela signifie que
69 % des adultes possèdent désormais un compte, contre 62 % en 2014 et 51 %
en 2011. Dans les économies à revenu élevé, 94 % des adultes détiennent un
compte, contre 63 % dans les économies en développement. On note également
de grandes variations dans la détention de comptes selon les pays (Carte O.1).
La grande majorité des titulaires de compte ont ouvert leur compte dans une
banque, une institution de microfinance ou tout autre type d’institution finan-
cière réglementée. L’Afrique subsaharienne est la seule région où la part des
adultes disposant d’un compte d’argent mobile dépasse 10 %. C’était également
le cas en 2014. À cette époque, l’Afrique de l’Est était la plaque tournante des ser-
vices bancaires par téléphonie mobile dans la région. Mais les comptes d’argent
mobile se sont depuis étendus à d’autres régions de l’Afrique subsaharienne
(Carte O.2). La part des adultes disposant d’un compte d’argent mobile a désor-
mais dépassé 30 % en Côte d’Ivoire et au Sénégal, et 40 % au Gabon.
2 | F I N D E X 2 017CARTE O.1
À ce jour, 69 % des adultes dans le monde possèdent un compte
Adultes titulaires d’un compte (%), 2017
0–19
20–39
40–64
65–89
90–100
Aucune donnée
Source : Base de données Global Findex.
CARTE O.2
Les comptes d’argent mobile se sont plus largement répandus en Afrique subsaharienne
depuis 2014
Adultes titulaires d’un compte d’argent mobile (%)
2014 2017
0–9
10–19
20–29
30–39
40–100
Aucune
donnée
Source : Base de données Global Findex.
Note : Les données sont présentées uniquement pour les économies d’Afrique subsaharienne.
A p e r ç u | 3Les comptes d’argent mobile se sont également enracinés dans des économies
hors Afrique subsaharienne. Dans certains cas, la proportion d’adultes possé-
dant un compte d’argent mobile a atteint près de 20 % ou plus – notamment au
Bangladesh, en République islamique d’Iran, en Mongolie et au Paraguay.
Inégalités persistantes dans l’accès aux comptes
Même si l’ouverture de comptes continue de croître, les inégalités persistent.
72 % des hommes détiennent un compte, contre 65 % de femmes. Cet écart de
7 points de pourcentage entre les sexes était également présent en 2014 et en 2011.
Dans les économies en développement, l’écart entre les sexes reste inchangé, à
9 points de pourcentage (Figure O.1).
FIGURE O.1 L’écart entre riches et pauvres n’a pas non
L’écart entre les sexes dans l’accès aux plus diminué. Parmi les adultes appartenant
comptes persiste dans les économies en aux 60 % des ménages les plus riches, 74 %
développement détiennent un compte. Mais parmi les adultes
Adultes titulaires d’un compte (%)
appartenant aux 40 % des ménages les plus
100
pauvres, ce chiffre atteint 61 %, creusant un
80 Économies à revenu élevé écart global de 13 points de pourcentage. La
différence est identique dans les économies
60
en développement, et aucun écart n’a évolué
40 Économies en développement de manière significative depuis 2014. L’accès
20 aux comptes est également plus faible chez les
jeunes adultes, les populations les moins ins-
0
2011 2014 2017 truites et les inactifs.
Hommes Femmes
Toutefois, certains aspects positifs méritent
Source : Base de données Global Findex.
d’être soulignés. Prenons l’exemple de l’Inde,
où une forte pression gouvernementale visant à
accroître l’accès aux comptes par l’intermédiaire de cartes d’identification bio-
métriques a permis de réduire tant l’écart entre les sexes que l’écart entre les
adultes les plus riches et les plus pauvres. Et plusieurs pays en développement
n’enregistrent pas d’écart significatif entre les sexes, notamment l’Argentine,
l’Indonésie et l’Afrique du Sud.
Qui reste non bancarisé, et pourquoi ?
À l’échelle mondiale, environ 1,7 milliard d’adultes ne sont pas bancarisés – ne
détiennent pas de compte auprès d’une institution financière ou d’un presta-
taire de services de paiement par téléphonie mobile. La détention de compte
étant quasi universelle dans les économies à revenu élevé, pratiquement tous
les adultes non bancarisés vivent dans les pays en développement. En effet, près
de la moitié vit dans seulement sept économies en développement : Bangladesh,
Chine, Inde, Indonésie, Mexique, Nigeria et Pakistan (Carte O.3).
4 | F I N D E X 2 017CARTE O.3
À l’échelle mondiale, 1,7 milliard d’adultes ne possèdent pas de compte
Adultes sans compte (%), 2017
1 million
10 millions
100 millions
200 millions
Source : Base de données Global Findex.
Note : Aucune donnée n’est présentée pour les économies où la proportion d’adultes sans compte s’élève à 5 % ou moins.
Cinquante-six pour cent de la totalité des adultes non bancarisés sont des
femmes. Ces dernières sont surreprésentées chez les non-bancarisés dans les
économies où seule une petite proportion d’adultes ne sont pas bancarisés –
notamment la Chine et l’Inde –, et dans les économies où la moitié ou plus sont
bancarisés, comme le Bangladesh et la Colombie.
Les plus pauvres représentent également une part disproportionnée des per-
sonnes non bancarisées. À l’échelle mondiale, la moitié des adultes non banca-
risés appartiennent aux 40 % des ménages les plus pauvres de leur économie, et
l’autre moitié aux 60 % les plus riches. Mais le modèle varie selon les économies.
Dans celles où la moitié des adultes ou plus sont non bancarisés, les non-banca-
risés sont aussi susceptibles de provenir d’un ménage plus pauvre. Dans les éco-
nomies où seulement 20 à 30 % des adultes ne sont pas bancarisés, les personnes
non bancarisées sont beaucoup plus susceptibles d’être pauvres.
Les adultes non bancarisés sont plus susceptibles d’avoir un faible niveau d’édu-
cation. Dans le monde en développement, près de la moitié des adultes n’ont
fréquenté que l’enseignement primaire. Chez les adultes non bancarisés, la pro-
portion est proche des deux tiers. Un peu plus d’un tiers des personnes non ban-
carisées a terminé ses études secondaires ou postsecondaires.
Les personnes actives sur le marché du travail sont moins susceptibles d’être non
bancarisées. Environ 37 % de tous les adultes des pays en développement sont
A p e r ç u | 5inactifs, et 47 % des adultes non bancarisés sont inactifs. Parmi les non-bancari-
sés, les femmes sont plus susceptibles que les hommes d’être inactives.
Pour comprendre les raisons de la non-bancarisation, l’enquête Global Findex
2017 a interrogé les adultes qui ne possèdent pas de compte dans une institution
financière pour en connaître les raisons. La plupart ont invoqué deux raisons.
Une grande partie a expliqué avoir trop peu d’argent pour ouvrir un compte.
Deux tiers ont invoqué cette raison pour ne pas posséder un compte dans une
institution financière, et environ un cinquième l’a avancé comme seule raison.
Le coût et la distance ont tous été cités par environ un quart des personnes
ayant répondu à la question, et une proportion similaire a déclaré ne pas avoir
de compte parce qu’un membre de la famille en possédait déjà un. Le manque
de documentation et la méfiance à l’égard du système financier ont tous deux été
cités par environ un cinquième des adultes sans compte, et les préoccupations
religieuses par 6 %.
Comment les gens effectuent et reçoivent des
paiements
La majorité des personnes effectuent des paiements, notamment pour les fac-
tures de services publics ou pour envoyer des fonds à des parents dans une autre
région du pays. Et la plupart reçoivent des paiements, salaires ou transferts gou-
vernementaux. L’enquête Global Findex 2017 a demandé aux personnes quels
types de paiements ils effectuent et reçoivent, et comment ils effectuent ces tran-
sactions —
à travers un compte ou en espèces.
Paiements du gouvernement
À l’échelle mondiale, près d’un quart des adultes reçoivent des paiements du
gouvernement – salaires du secteur public, pension du secteur public ou trans-
ferts gouvernementaux (avantages sociaux tels que subventions, prestations de
chômage ou paiements pour frais d’études ou médicaux). Dans les économies
à revenu élevé, 43 % des adultes reçoivent ces paiements ; dans les économies
en développement, cette part est divisée par deux. La plupart des personnes
reçoivent ces paiements gouvernementaux sur un compte, sauf dans les écono-
mies les plus pauvres.
Paiements relatifs au travail
Les données Global Findex couvrent également les paiements des salaires du sec-
teur privé et d’autres paiements relatifs au travail, tels que les paiements pour la
vente de produits agricoles. À l’échelle mondiale, 28 % des adultes reçoivent des
salaires du secteur privé – 46 % des adultes dans les économies à revenu élevé
et 24 % dans les pays en développement. Dans les économies à revenu élevé, la
plupart reçoivent ces paiements sur un compte ; dans les économies en dévelop-
pement, c’est le cas pour environ la moitié seulement.
6 | F I N D E X 2 017Environ 15 % des adultes dans les économies en développement reçoivent des
paiements pour la vente de produits agricoles – et presque tous les reçoivent
en espèces. Mais dans certaines économies d’Afrique subsaharienne – Ghana,
Kenya et Zambie –, environ 40 % des personnes recevant des paiements agri-
coles les reçoivent sur un compte, dans la majorité des cas un compte d’argent
mobile.
Transferts de fonds nationaux
Les transferts de fonds nationaux – argent envoyé ou reçu de parents ou amis
dans une autre région du pays – constituent une part importante de l’économie
dans de nombreuses régions. Cela est particulièrement vrai en Afrique sub-
saharienne, où près de la moitié des adultes envoient ou reçoivent ce type de
paiement. Dans les pays en développement, ceux qui envoient ou reçoivent des
transferts de fonds nationaux sont plus susceptibles de posséder un compte :
46 % utilisent un compte, tandis que 27 % utilisent des espèces, 19 % un service
au guichet et 8 % une autre méthode. Cette tendance se confirme dans de nom-
breuses économies en développement, notamment en Afrique subsaharienne.
Comment les personnes accèdent à leurs comptes et les utilisent
L’ouverture d’un compte est un pas important vers l’inclusion financière. Mais
pour bénéficier pleinement d’un compte, il faut être en mesure de l’utiliser de
manière sûre et pratique. La base de données Global Findex fournit des infor-
mations non seulement sur la possession d’un compte, mais également sur la
manière dont les utilisateurs utilisent leur compte pour effectuer des paiements.
Pour les paiements numériques
FIGURE O.2
À l’échelle mondiale, 52 % des adultes – soit 76 % Un plus grand nombre de titulaires de
des titulaires de compte – ont déclaré avoir effec- compte l’utilisent pour les paiements
tué ou reçu au moins un paiement numérique numériques
Adultes titulaires d’un compte (%)
en utilisant leur compte au cours de la dernière
Économies à Économies en
année. Dans les économies à revenu élevé, cette Monde revenu élevé développement
proportion était de 91 % d’adultes (97 % de titu- 100
laires de compte), et dans les économies en déve- 80
loppement, 44 % d’adultes (70 % de titulaires de
60
compte).
40
L’utilisation des paiements numériques est en
20
hausse. La part des adultes effectuant ou rece-
vant des paiements numériques dans le monde a 0
2014 2017 2014 2017 2014 2017
augmenté de 11 points de pourcentage entre 2014
Ont effectué ou reçu des paiements
et 2017 (Figure O.2). Dans les économies en déve- numériques au cours de la dernière année
loppement, la part des adultes utilisant les paie- N’ont pas effectué ou reçu de paiements
numériques au cours de la dernière année
ments numériques a augmenté de 12 points de
pourcentage, pour atteindre 44 %. Source : Base de données Global Findex.
A p e r ç u | 7Par la téléphonie mobile ou Internet
Les téléphones mobiles et Internet constituent de plus en plus une alternative
aux cartes de débit et de crédit pour effectuer des paiements directs à partir d’un
compte. Dans les pays à revenu élevé, 51 % des adultes (55 % des titulaires de
comptes) ont déclaré avoir effectué au moins une transaction financière au cours
de l’année écoulée en utilisant un téléphone portable ou Internet. Dans les éco-
nomies en développement, 19 % des adultes (30 % des titulaires de compte) ont
déclaré avoir effectué au moins un paiement direct à l’aide d’un compte d’argent
mobile, d’un téléphone portable ou d’Internet.
Modes d’utilisation d’un téléphone mobile
En matière de services financiers mobiles, la Chine et le Kenya constituent deux
modèles différents. En Chine, les services financiers mobiles sont fournis prin-
cipalement par des prestataires de services de paiement tiers, tels qu’Alipay et
WeChat, à l’aide d’applications pour smartphones liées à un compte auprès d’une
banque ou un autre type d’institution financière. En revanche, au Kenya, les
services financiers mobiles sont proposés principalement par les opérateurs de
réseaux mobiles, et les comptes d’argent mobile n’ont pas besoin d’être liés à un
compte d’une institution financière.
Au Kenya, la plupart des titulaires de compte ont à la fois un compte d’institu-
tion financière et un compte d’argent mobile. Cela se reflète dans la façon dont
les gens effectuent des paiements mobiles. Quarante pour cent des adultes uti-
lisent uniquement un compte d’argent mobile pour effectuer ces paiements, 29 %
d’entre eux utilisent deux méthodes : un compte d’argent mobile et un téléphone
portable ou Internet pour accéder à leur compte d’institution financière. Et 2 %
effectuent des paiements mobiles uniquement via un téléphone portable ou
Internet pour accéder à leur compte d’institution financière. En Chine, 40 % des
adultes effectuent des paiements mobiles.
Modes d’utilisation d’Internet
Les personnes effectuent également des paiements numériques via Internet,
pour payer des factures ou acheter des articles en ligne. À l’échelle mondiale,
29 % des adultes ont utilisé Internet pour l’un ou l’autre au cours de l’année
écoulée. Mais cette part a atteint 68 % des adultes dans les économies à revenu
élevé, 49 % en Chine et 11 % en moyenne dans les économies en développement,
à l’exclusion de la Chine.
L’achat en ligne ne signifie pas nécessairement un paiement en ligne. Dans de
nombreux pays en développement, le paiement d’achats sur Internet se fait
souvent en espèces à la livraison. Pour mesurer la fréquence de cette pratique,
l’enquête Global Findex 2017 a demandé aux résidents des économies en déve-
loppement comment ils payaient leurs achats sur Internet. En moyenne, dans
tous les pays en développement, à l’exception de la Chine, 53 % des adultes ayant
effectué un achat sur Internet au cours des 12 derniers mois ont payé en espèces
à la livraison. En Chine, en revanche, 85 % des adultes qui ont acheté des articles
en ligne ont également payé en ligne.
8 | F I N D E X 2 017Comptes inactifs
Toutes les personnes détentrices d’un compte ne l’utilisent pas activement. À
l’échelle mondiale, environ un cinquième des titulaires de comptes ont déclaré
n’avoir effectué aucun dépôt et aucun retrait – sous forme numérique ou autre –
de leur compte au cours des 12 derniers mois ; dans ce cas, leurs comptes peuvent
être considérés comme inactifs.11 La proportion de comptes inactifs varie d’une
économie à l’autre, mais elle est particulièrement élevée dans de nombreuses
économies d’Asie du Sud.
Modèles d’épargne, de crédit et de résilience
financière
L’épargne, l’accès au crédit et la gestion des risques financiers sont des aspects
clés de l’inclusion financière. Les données Global Findex montrent comment et
pourquoi les individus épargnent et empruntent, et font la lumière sur leur capa-
cité à faire face à des dépenses imprévues.
Épargner pour l’avenir
Environ la moitié des adultes dans le monde ont FIGURE O.3
déclaré avoir épargné de l’argent au cours de À l’échelle mondiale, plus de la moitié
l’année écoulée. Dans les économies à revenu des épargnants économisent dans une
élevé, 71 % ont déclaré épargner, contre 43 % institution financière
Adultes épargnant au cours de l’année écoulée (%), 2017
(Figure O.3) dans les économies en développe-
100
ment. Les individus épargnent de différentes
manières. Beaucoup épargnent de manière for- 80
melle, en utilisant notamment un compte dans
60
une institution financière. Dans les économies
à revenu élevé, plus des trois quarts des épar- 40
gnants (55 % de tous les adultes) font des éco- 20
nomies de cette manière ; dans les économies
0
en développement, un peu moins de la moitié Économies à Économies en
des épargnants (21 % de tous les adultes) écono- revenu élevé développement
misent ainsi. L’épargne semi-formelle est sou-
Ont épargné Ont épargné Ont épargné
vent utilisée, en recourant à un club d’épargne, de manière de manière en utilisant d’autres
un procédé particulièrement répandu en Afrique formelle semi-formelle méthodes seulement
subsaharienne, ou en confiant ses économies à Source : Base de données Global Findex.
une personne extérieure à la famille. Il est égale- Note : Il est possible d’épargner de diverses façons,
ment possible d’épargner des espèces à la maison mais les catégories sont construites pour s’exclure
mutuellement. La catégorie Ont épargné de manière
(« sous le matelas ») ou sous forme de bétail, de formelle comprend tous les adultes qui ont épargné de
bijoux ou de biens immobiliers. Cela peut égale- l’argent de manière formelle. La catégorie Ont épargné
de manière semi-formelle comprend tous les adultes
ment inclure l’utilisation de produits de place- qui ont épargné de manière semi-formelle mais non
ment offerts par des actions et d’autres marchés formelle. Les données sur l’épargne semi-formelle ne
sont pas collectées dans la plupart des économies à
négociés ou l’achat de titres d’État. revenu élevé.
A p e r ç u | 9Les modèles d’épargne varient également selon le sexe et le revenu. Dans les éco-
nomies en développement, les hommes sont de 6 points de pourcentage plus sus-
ceptibles que les femmes d’épargner dans une institution financière, alors que
les adultes plus aisés sont de 15 points de pourcentage plus susceptibles que les
adultes plus pauvres de le faire. Dans les économies à revenu élevé, les adultes les
plus aisés sont de 23 points de pourcentage plus susceptibles que les adultes plus
pauvres d’épargner de manière formelle.
Près de la moitié des adultes dans les économies à revenu élevé ont déclaré avoir
épargné pour leur retraite. Dans les économies en développement, ce chiffre
s’élève à 16 % seulement. Et dans les pays à revenu élevé comme dans les écono-
mies en développement, 14 % ont déclaré avoir épargné pour démarrer, exploiter
ou développer une activité. Épargner pour une activité est plus fréquent dans de
nombreuses économies d’Afrique subsaharienne, chez 29 % ou plus des adultes
en Éthiopie, au Kenya et au Nigeria, par exemple.
FIGURE O.4 Emprunter de l’argent
Les emprunteurs dans les économies à
revenu élevé sont plus susceptibles de Environ la moitié des adultes dans le monde
compter sur le crédit formel que ceux ont déclaré avoir emprunté de l’argent au cours
des pays en développement
Adultes empruntant de l’argent au cours de la dernière de l’année écoulée. Leur proportion est la plus
année (%), 2017 élevée dans les économies à revenu élevé, où la
80 plupart des emprunteurs dépendent du crédit
formel accordé par une institution financière ou
60 par carte de crédit. En revanche, les emprun-
teurs des économies en développement sont plus
40 susceptibles de se tourner vers la famille ou les
amis (Figure O.4).
20
0 À quelles fins empruntent-ils ? Le plus souvent
Économies à Économies en pour acheter un terrain ou une maison, l’inves-
revenu élevé développement
tissement financier le plus important réalisé par
Ont emprunté de manière formelle
Ont emprunté de manière semi-formelle
beaucoup de personnes dans leur vie. En 2017,
Ont emprunté auprès de la famille ou des amis 27 % des adultes des économies à revenu élevé
Ont emprunté auprès d’autres sources seulement
ont déclaré avoir contracté un prêt au logement
Source : Base de données Global Findex. exceptionnel auprès d’une banque ou d’un autre
Note : Les personnes peuvent emprunter auprès de
sources multiples, mais les catégories sont construites
type d’institution financière. En revanche, cette
pour s’exclure mutuellement. La catégorie Ont part était généralement inférieure à 10 % dans les
emprunté de manière formelle comprend tous les économies en développement.
adultes qui ont emprunté de l’argent auprès d’une
institution financière ou par le biais d’une carte de
crédit. La catégorie Ont emprunté de manière semi- Prévoir des fonds d’urgence
formelle comprend tous les adultes qui ont emprunté
de l’argent de manière semi-formelle (auprès d’un
club d’épargne), mais non formelle. La catégorie Ont Pour mesurer la résilience financière, l’enquête
emprunté auprès de la famille ou des amis exclut les
adultes qui ont emprunté de manière formelle ou semi-
Global Findex 2017 a demandé aux répondants
formelle. s’il était possible de réunir une somme égale à
1/20 du revenu national brut (RNB) par habi-
tant en devise locale au cours du prochain mois.
Elle leur a également demandé quelle serait leur
10 | F I N D E X 2 017Vous pouvez aussi lire