Guide de la Procréation Médicalement Assistée au Centre Hospitalier de Luxembourg - MATERNITE GRANDE-DUCHESSE CHARLOTTE - SANTE.lu

 
Guide de la Procréation Médicalement Assistée au Centre Hospitalier de Luxembourg - MATERNITE GRANDE-DUCHESSE CHARLOTTE - SANTE.lu
M AT E R N I T E G R A N D E - D U C H E S S E C H A R L O T T E

Guide de la Procréation Médicalement Assistée
au Centre Hospitalier de Luxembourg

      Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 1
Guide de la Procréation Médicalement Assistée au Centre Hospitalier de Luxembourg - MATERNITE GRANDE-DUCHESSE CHARLOTTE - SANTE.lu
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Sommaire

Préface                                                                                                           page 5

Notre équipe                                                                                                      page 7

Connaissances théoriques de la fertilité                                                                          page 9
  ‣ la reproduction chez la femme                                                                                 page 10
  ‣ la reproduction chez l’homme                                                                                  page 12

Bilan d’infertilité                                                                                               page 13
  ‣ Première consultation                                                                                         page 14
  ‣ Mise au point chez la femme                                                                                   page 15
    - Détermination de la réserve ovarienne                                                                       page 15
    - Hystérosalpingographie                                                                                      page 15
    - Hystéroscopie                                                                                               page 16
  ‣ Mise au point chez l’homme                                                                                    page 17
    - Spermogramme                                                                                                page 17
    - Test de fragmentation du DNA                                                                                page 17
    - Test postcoïtal                                                                                             page 17
  ‣ Consultations complémentaires                                                                                 page 18
    - Consultation chez la sage femme                                                                             page 18
    - Consultation chez la psychologue                                                                            page 18
    - Consultation de sexologie                                                                                   page 18
    - Consultation en biologie de la reproduction                                                                 page 18
    - Autres :                                                                                                    page 18
      • Consultation d’urologie/andrologie                                                                        page 18
      • Consultation en tabacologie                                                                               page 18
      • Consultation d’endocrinologie                                                                             page 18
      • Consultation en diététique                                                                                page 18

Etiologies de l’infertilité                                                                                       page 19
  ‣ Absence d’anomalie ou stérilité idiopathique                                                                  page 20
  ‣ Variations dans la qualité du sperme                                                                          page 20
  ‣ La stérilité tubaire                                                                                          page 21
  ‣ Les troubles de l’ovulation                                                                                   page 21
  ‣ Autres                                                                                                        page 21

Techniques proposées                                                                                              page 23
  ‣ Monitoring ovulatoire                                                                                         page 24
  ‣ Insémination intra-utérine                                                                                    page 24
  ‣ Fécondation in vitro                                                                                          page 26
  ‣ Fécondation in vitro avec ICSI                                                                                page 26
  ‣ Le diagnostic préimplantatoire (DPI) :                                                                        page 26

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Traitements de stimulation : En Pratique                                                                         page 27
  ‣ Les formalités administratives                                                                               page 28
  ‣ Le bilan sérologique et la consultation en anesthésie                                                        page 29
  ‣ Les médicaments                                                                                              page 30
  ‣ Les injections                                                                                               page 32
  ‣ La surveillance échographique et les prises de sang                                                          page 33
  ‣ Le prélèvement ovocytaire ou Ponction folliculaire                                                           page 34
  ‣ Le travail au laboratoire                                                                                    page 36
  ‣ Le transfert embryonnaire                                                                                    page 38
  ‣ La congélation des embryons surnuméraires                                                                    page 39
  ‣ Résumé                                                                                                       page 40
  ‣ Avant le test de grossesse                                                                                   page 41
  ‣ Le test de grossesse                                                                                         page 41

Les solutions alternatives                                                                                       page 43

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Service de Procréation
                             Médicalement Assistée, bienvenue

Madame, Monsieur,
L’infortune d’un désir de grossesse non satisfait n’est pas
rare. Dans les pays industrialisés, 12-15% des couples
n’arrivent pas à concevoir après un an d’activité sexuelle
régulière. Si une information précise et quelques mesures
simples peuvent apporter une grande aide à courte
échéance, il faut savoir que dans bien des cas des investi-
gations spécifiques et des thérapies complexes doivent être
proposées, afin de tenter l’obtention d’une grossesse.
Depuis 2005 le Centre Hospitalier du Luxembourg est fier
d’accueillir le Laboratoire National de Procréation Médica-
lement Assistée (PMA). Notre service dispose de tous les
moyens diagnostics et des moyens thérapeutiques classi-
ques pour prendre en charge le couple infertile. Ainsi, les
médecins spécialisés en médecine de reproduction se con-
sidèrent fondamentalement comme des représentants
temporaires de votre gynécologue, avec lequel ils vont res-
ter en contact tout au long de votre traitement.
À l’aide de ce dossier-guide nous aimerions vous faciliter le
premier contact avec la médecine de reproduction et vous
guider dans le cheminement dans notre centre. Nous sou-
haitons rendre votre vécu du traitement avec ses différentes
étapes le plus acceptable possible, que ce soit sur le plan
physique, psychologique, médical, social ou encore profes-
sionnel. Prenez le temps de lire attentivement ces quelques
pages et n’hésitez pas à poser vos questions.
Nous vous souhaitons un succès rapide.
A bientôt
L’équipe de PMA

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Notre équipe qui vous prendra en charge tout
au long de votre traitement :

                    Service de Procréation Médicalement Assistée
                           Médecins gynécologues spécialistes en PMA

                           Dr Schilling Caroline, chef de service

                           Dr Arendt Jacques

                           Dr Ginter Serge, consultant

                           Dr Peiffer Marc, consultant

                                      Sages-Femmes coordinatrices

   Prise de sang, folliculométrie, consultations, contact patients pour les résultats en cours
   de stimulation

                                         Secrétariat du service PMA

                                                                     Téléphone : 4411-6520
    Renseignements, prise de Rendez-vous                             Fax : 4411-6255
                                                                     e-mail : sec.pma@chl.lu

        Heures d’ouverture du secrétariat                                        7.00-13.30 hrs

    En cas d’urgence, le secrétariat général de Gynécologie est à votre disposition
                       Téléphone :                                                 4411-3230

         Laboratoire National de Procréation Médicalement Assistée

                            Dr Larcher Marie-Estelle, Docteur en Biologie

       Collaboration avec le Centre de Traitement de l'Infertilité de la Clinique Bohler

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Consultations spécialisées

                         Médecin urologue spécialiste en Andrologie

                                        Dr Wilmart Jean-François

                                                Psychologue

               Mlle Arendt Christine, consultations de soutien psychologique

                                                    Autres :

              Consultation en sexologie, Mme Godfroid Sarah

              Consultation en endocrinologie

              Consultation en tabacologie

              Consultation en diététique

                                 Réunions d’information PMA
Le premier mardi de chaque deuxième mois, à partir de 18h30, au 1er étage de la
Maternité en face de la salle d’accouchement.

Merci de vous inscrire au secrétariat PMA au numéro de téléphone : 4411-6520

                                      Groupe de parole PMA
Le premier mardi de chaque deuxième mois, à partir de 18h30, au 1er étage de la
Maternité en face de la salle d’accouchement en alternance avec les réunion d’infor-
mation PMA.

Merci de vous inscrire au secrétariat PMA au numéro de téléphone : 4411-6520

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Connaissances
théoriques de la fertilité

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Connaissances théoriques de la fertilité :
La reproduction chez la femme
A partir du premier jour de chaque cycle, qui cor-                    le pic de LH. L’ovocyte ainsi libéré est aspiré par
respond au premier jour des règles, l’hypophyse,                      le pavillon et transporté dans l’ampoule de la
une glande située dans le cerveau, sécrète dans                       trompe où se fait la rencontre avec le spermato-
le sang une hormone appelée FSH (follicule stimu-                     zoïde. L’embryon qui résulte de la fécondation de
lating hormone), afin de stimuler la croissance                       l’ovocyte par le spermatozoïde, migre dans l’uté-
d’un groupe de follicules au niveau des ovaires.                      rus à partir de la trompe, tout en subissant des
Le follicule est un petit sac de 3 à >20 millimètres                  divisions cellulaires successives, et s’accroche
de diamètre, rempli d’un liquide citrin, le liquide                   dans l’endomètre qui tapisse l’intérieur de l’uté-
folliculaire, dans lequel baigne un ovocyte, une                      rus. Ce phénomène d’implantation se produit 6
grande cellule de l’ordre du dixième de millimètre.                   jours après l’ovulation.
A la naissance, les ovaires possèdent leur stock                      Au niveau de l’ovaire, le follicule vidé de son ovo-
définitif d’ovocytes. Pendant la période fertile                      cyte, se transforme en corps jaune lequel secrète
d’une femme, en début de chaque cycle, on peut                        de la progestérone qui est une hormone néces-
visualiser en échographie entre 5 et 12 follicules                    saire à la survie de l’embryon durant les premières
en croissance par ovaire ; le taux de FSH à ce                        semaines. S’il n’y a pas eu fécondation, le corps
moment étant inversément proportionnel à la ri-                       jaune arrête son fonctionnement après 14 jours
chesse en follicules.                                                 ce qui entraîne une chute hormonale en oestro-
                                                                      gènes et progestérone et ce qui provoque les
Il faut savoir que dans un cycle naturel, donc non                    règles.
stimulé par des médicaments, un phénomène de
sélection fait qu’après quelques jours, un seul fol-
licule va pouvoir continuer sa croissance, les folli-                 Pour permettre l’obtention d’une grossesse, les
cules restants arrêteront leur développement. Les                     3 facteurs suivants jouent donc un rôle primor-
                                                                      dial :
follicules sécrètent de l’Oestradiol, le taux variant
en fonction de la taille et du nombre des follicules.                 ‣ le facteur hormonal féminin, représenté par
Lorsque le taux d’oestradiol est suffisant et que le                    une ovulation correcte
follicule sélectionné a atteint une taille de 18-20                   ‣ le facteur mécanique, représenté par des
mm, l’hypophyse déclenche la libération de l’ovo-                       trompes perméables ainsi qu’une cavité uté-
cyte contenu dans ce follicule en sécrétant une                         rine normale
deuxième hormone, la LH (luteinizing hormone).                        ‣ le facteur masculin représenté par un sperme
En effet l’ovulation a lieu environ 36 heures après                     de qualité suffisante

                                                        4             1. Vagin

                                                              5       2. Col
       3                                                              3. Utérus
                                                        6
                                                                      4. Trompe
       2                                                              5. Pavillon de la trompe
                                                                      6. Ovaire
       1

           Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 10
Connaissances théoriques de la fertilité :
La reproduction chez la femme
                                                                              1. Sécrétion des hormones LH-FSH
                                                                                 par l’hypophyse
                                                                              2. Libération de l’ovocyte au niveau
                                                                                 de l’ovaire, passage de l’ovocyte
                                                                                 dans la trompe
                                                                              3. Présence de spermatozoïdes
                                                                                 dans le fond vaginal
                                                                              4. Passage des spermatozoïdes
                                                                                 dans l’utérus
                                                                              5. Rencontre entre l’ovocyte et un
                                                                                 spermatozoïde avec possible fé-
                                                                                 condation au niveau de l’ampoule
                                                                                 de la trompe
                                                                              6. Passage de l’embryon dans la
                                                                                 cavité utérine avec implantation
                                                                                 au 6e jour

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Connaissances théoriques de la fertilité :
La reproduction chez l’homme
Nous n’allons pas ici rentrer dans les détails de                    l’homme la spermatogenèse se déroule depuis la
l’anatomie des organes sexuels masculins. Ainsi                      puberté jusqu’à la fin de la vie. Les spermatozoï-
nous vous proposons un schéma des organes de                         des se développent dans la paroi des tubes sé-
la reproduction chez l’homme.                                        minifères au niveau des testicules.
                                                                     On peut distinguer 3 parties au niveau du sper-
                                                                     matozoïde : la tête avec le noyau et l’acrosome, la
                                                                     pièce intermédiaire et le flagelle. C’est le spermo-
                                                                     gramme qui évalue la qualité du sperme en se
                                                                     basant sur les différents critères suivants :
                                                                     ‣   Volume de l’éjaculat
                                                                     ‣   Nombre de spermatozoïdes par ml
                                                                     ‣   Mobilité
                                                                     ‣   Morphologie

Contrairement à la femme, chez laquelle on note
une accélération importante dans l’épuisement du
stock folliculaire à partir de l’âge de 35 ans, chez

                                    Spermatozoïdes à la surface du complexe
                                    cumulo ovocytaire (CCO) = ovocyte entouré
                                    des cellules de la granulosa

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Bilan d’infertilité

   Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 13
Bilan d’infertilité :
Première consultation
Sur conseil de votre gynécologue, médecin trai-
tant, ou de votre propre initiative, vous prenez
rendez-vous pour une consultation chez un des
médecins référents en médecine de reproduction.
Ainsi il s’agit éventuellement du premier contact
avec la médecine de procréation, tout comme il
est possible que vous ayez déjà suivi des traite-
ments spécifiques.
Lors de cette première consultation, le gynécolo-
gue met beaucoup de soin à une anamnèse
complète qui reprend les antécédents gynéco-
obstétricaux, médicaux et chirurgicaux, ainsi que
les antécédents familiaux. Les habitudes de vie et
l’exposition à certains facteurs de risque comme
le tabagisme et l’obésité ainsi que certains mé-
tiers sont importants à noter.
L’examen clinique n’est pas systématique lors de
cette première consultation. Il dépend du moment
du dernier examen gynécologique et des points
d’appel à l’anmamnèse. En effet il est important
de s’assurer de la normalité de l’anatomie de
l’appareil génital féminin, aussi bien par un exa-
men clinique gynécologique au spéculum, que
par un examen échographique. En échographie
on peut vérifier le volume et la régularité de l’uté-
rus et de l’endomètre, ainsi que l’aspect et la po-
sition des ovaires.
En fin de consultation sont prescrits les examens
complémentaires qui sont indispensables à
l’orientation du traitement.

          Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 14
Bilan d’infertilité
Mise au point chez la femme
La détermination de la réserve ovarienne                            L’Hystérosalpingographie
La détermination de la réserve ovarienne sert à                     L’Hystérosalpingographie sert à vérifier la régulari-
évaluer la fonctionnalité de l’ovaire par un bilan                  té de la cavité utérine ainsi que la perméabilité
sanguin et éventuellement une échographie en-                       des trompes. Elle évalue donc le facteur mécani-
dovaginale en début de cycle au moment des rè-                      que.
gles. (Entre le deuxième et le quatrième jour).
                                                                    Il s’agit d’un examen radiologique, réalisé en posi-
L’échographie sert principalement à compter et à                    tion couchée, lors duquel un produit de contraste
mesurer tous les petits follicules en croissance en                 est injecté par le col de l’utérus. Des clichés ra-
début du cycle et elle est réalisée par voie endo-                  diologiques successifs vont permettre d’observer
vaginale, plus précise que la voie abdominale. La                   la migration du produit de contraste qui tout
vessie n’a donc pas besoin d’être remplie pour                      d’abord va remplir la cavité utérine pour ensuite
cet examen.                                                         diffuser à travers les trompes jusque dans la cavi-
                                                                    té abdominale. Grâce à cet examen on peut donc
La prise de sang consiste en un bilan hormonal
                                                                    indirectement mettre en évidence une anomalie
général, qui, réalisé en début de cycle, donne le
                                                                    (comme un accolement des parois, un fibrome ou
plus d’informations sur la capacité de l’ovaire à
                                                                    encore un polype) au niveau de la cavité utérine
répondre à un traitement de stimulation.
                                                                    et, au niveau des trompes, on peut conclure à un
EN PRATIQUE :                                                       éventuel obstacle si le produit de contraste s’ac-
Si une échographie est prévue, vous télépho-                        cumule en amont et que l’on ne le retrouve pas
nez, le premier jour des règles, entre 7H00 et                      au niveau de la cavité abdominale en fin d’exa-
13H30 au secrétariat 4411-6520 afin de fixer                        men.
un rendez-vous pour le bilan du début du cycle.
Si le premier jour des règles est un jour de W.-E.                  Il faut noter que cet examen peut donner lieu à un
ou un jour férié, vous téléphonez le premier jour                   inconfort qui ressemble à des règles douloureu-
ouvrable.                                                           ses. La gêne éventuellement ressentie est due à
                                                                    la distension de la cavité utérine et elle diminue
                                                                    donc rapidement après l’examen.
                                                                    Il faut dire que l’hystérographie est le seul examen
                                                                    qui permet de vérifier la perméabilité tubaire sans
                                                                    devoir subir une anesthésie générale dans le ca-
                                                                    dre d’une laparoscopie exploratrice.
                                                                    EN PRATIQUE :
                                                                    Le premier jour des règles vous téléphonez
                                                                    dans le service de radiologie de Centre Hospita-
                                                                    lier de Luxembourg (CHL) au 4411-6821 afin de
                                                                    fixer un RDV entre le dernier jour des règles et
                                                                    le 12e jour du cycle. Parfois le gynécologue
                                                                    vous prescrit un médicament antispasmodique
                                                                    pour diminuer la contractilité utérine au moment
                                                                    de l’examen ainsi qu’un antibiotique par voie
                                                                    vaginale et/ou orale afin d’éviter une propaga-
                                                                    tion d’une infection vaginale éventuelle.

             Hystérosalpingographie

         Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 15
Bilan d’infertilité
Mise au point chez la femme
L’Hystéroscopie
Si l’hystérosalpingographie (HSG) permet de vi-
sualiser indirectement et la cavité endo-utérine et
les trompes, l’hystéroscopie (HSC) permet l’ins-
pection directe sous contrôle de la vue de l’inté-
rieur de l’utérus. L’inconvénient de cet examen
est que l’évaluation de la perméabilité des trom-
pes est impossible. Ainsi, cet examen est réalisé
d’emblée si on s’oriente d’office vers un traite-
ment par fécondation in vitro (FIV), voire d’ICSI
(voir plus loin).
L’examen est réalisé à l’aide d’une très fine camé-
ra qui est introduite par le vagin à travers le col de
l’utérus jusque dans la cavité utérine. Afin de pou-
voir examiner correctement cette dernière, la cavi-
té sera distendue conjointement par du liquide
(eau physiologique).
Le but de cet examen est de vérifier l’absence
d’anomalie de la cavité utérine. En même temps,
l’introduction de la caméra à travers le canal cer-
vical permet d’évaluer la qualité de ce passage.
Le col est en effet délimité par deux orifices : l’un,
externe et visible dans le fond du vagin, et l’autre,
interne, qui marque le départ de la cavité endo-
utérine. Au niveau de l’orifice interne, on peut être
confronté à un léger rétrécissement accompagné
d’un changement d’angle entre le col et la cavité
utérine.
Il est donc très important de vérifier et l’état de la
cavité utérine et le passage à travers le col avant
un traitement par FIV/ICSI, vu que le ou les em-
bryons obtenus vont être placés dans l’utérus à
l’aide d’un fin cathéter.
Dans quelques cas, cet examen peut donner lieu
à un inconfort qui ressemble à des règles doulou-
reuses, mais il ne nécessite pas d’anesthésie. La
gêne éventuellement ressentie est due à la dis-
tension de la cavité utérine et elle diminue donc
rapidement après l’examen.
EN PRATIQUE :
Le premier jour des règles vous téléphonez en-
tre 8h00 et 15h00 au 4411-6520 (secrétariat),
afin de fixer un rendez-vous pour une HSC am-
bulatoire qui sera réalisée après les règles au
1er étage à la maternité. En pratique, vous pou-
vez fixer ce RDV en même temps que vous té-
léphonez pour le bilan du début de cycle. Si le
                                                                                      Cavité endo-utérine:
premier jour des règles est un jour de W.-E. ou
un jour férié, vous téléphonez le premier jour                                   Ostium tubaire droit et gauche
ouvrable.                                                                         (Passage vers les trompes)

          Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 16
Bilan d’infertilité
Mise au point chez l’homme
Le spermogramme                                                     Test de fragmentation du ADN
Le spermogramme évalue le facteur masculin en                       Ce test peut être proposé chez des couples qui
objectivant entre autres le nombre, la mobilité et                  ne parviennent pas à obtenir de grossesse, mal-
l’aspect morphologique des spermatozoïdes con-                      gré la présence d’embryons qui remplissent les
tenus dans le sperme recueilli préalablement par                    critères de bonne qualité avant le transfert em-
masturbation. Est rajouté à cet examen le plus                      bryonnaire. Dans certains cas en effet, l’embryon
souvent une spermoculture pour exclure une in-                      peut ne pas continuer à se développer à cause
fection éventuelle à ce niveau.                                     d’un problème dans la réplication du génome
                                                                    d’origine masculine au fur et à mesure des divi-
Congélation de sperme autologue : cette tech-
                                                                    sions cellulaires.
nique est réservée essentiellement aux patients
affectés de maladies graves (cancer du testicule,
maladie de Hodgkin, etc.) dont les traitements
risquent d’être toxiques pour la spermatogénèse.                    Le test post-coïtal
Cette technique est également utilisée à titre ré-                  Ce test consiste en une évaluation de la glaire
servataire chez les patients de PMA ayant des                       cervicale 8-12 heures après un rapport sexuel,
problèmes de recueil, un spermogramme très va-                      afin d’évaluer la survie et la mobilité des sperma-
riable dans le temps ou une altération très mar-                    tozoïdes.
quée du spermogramme au cours des tentatives                        EN PRATIQUE POUR LA FEMME :
successives de PMA.                                                 Dans les jours qui précèdent l’ovulation (en gé-
EN PRATIQUE :                                                       néral vers le 10e jour, vous téléphonez entre
Vous prenez un RDV pour un spermogramme                             8.00 et 15.00H au 4411-6520 (secrétariat), afin
au 4411-6520 (secrétariat) entre 8.00 et 12.00H.                    de fixer un rendez-vous pour un TPC qui va être
Le jour du RDV vous êtes prié de vous munir de                      réalisé au moment le plus proche de l’ovulation.
votre carte d’identité et de votre ordonnance. Le                   Il consiste en un examen gynécologique lors
prélèvement est réalisé sur place, vous avez à                      duquel une petite quantité de glaire cervicale
votre disposition une pièce aménagée. Il est                        est aspirée au niveau du col pour être analysée
conseillé de respecter un temps d’abstinence                        par la suite au microscope.
d’au moins deux jours, sans dépasser 3 jours
d’abstinence.

         Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 17
Bilan d’infertilité
Consultations complémentaires
Consultation sage-femme                                              Par la procréation médicalement assistée, les re-
La sage-femme coordinatrice vous accompa-                            lations sexuelles peuvent devenir plus techniques,
gnent tout au long de votre prise en charge dans                     avec de nombreux intervenants (gynécologue,
notre service. Elle a plusieurs rôles :                              biologiste, psychologue, sage-femme, endocrino-
                                                                     logue,…). Le rôle de la sexualité peut être pertur-
‣ elle coordonne les différents soins, consulta-                     bé chez certains patients durant la période infer-
   tions, actes techniques et examens complé-                        tile, les buts et les moments des rapports étant
   mentaires nécessaires à votre prise en charge                     modifiés, calculés.
‣ elle réalise les échographies et prises de sang
                                                                     La médicalisation de l’infertilité pourrait, dans ce
‣ elle coordonne les résultats journaliers de votre                  cadre, déstabiliser l’harmonie sexuelle du couple,
   traitement et vous transmet l’avis de votre mé-                   l’enjouement et la fréquence des rapports
   decin pour la suite de la stimulation                             sexuels.
‣ elle assiste le médecin pour certains actes
                                                                     En cas de difficultés, une consultation avec un
   techniques
                                                                     sexologue peut être proposée sur demande de
‣ elle vous reçoit en consultation spécialisée (sur                  votre gynécologue.
   RDV au tél : 4411-6520) afin de passer en re-
   vue le traitement et de répondre aux dernières                    Le sexologue peut vous aider à faire face à un
   questions avant de débuter le traitement ou                       fonctionnement sexuel perçu comme insatisfai-
   pendant le traitement                                             sant, inadéquat ou dévalorisant, vous prodiguer
‣ elle vous guide pendant votre traitement si vous                   un enseignement et des pistes de réflexion.
   avez des doutes ou des questions.
La sage-femme assure une écoute quotidienne et
                                                                     Consultation en biologie de la reproduc-
reste à votre entière disposition en cas de ques-
tions, doute ou problème inhérent à votre suivi de                   tion
stérilité. N’hésitez pas à voir la sage-femme pen-                   Une consultation avec la biologiste (Dr Larcher M-
dant une consultation avant de débuter un traite-                    E) peut-être proposée au couple par le gynécolo-
ment ou même en cours de traitement. Cela vous                       gue. Cette consultation peut s’avérer utile pour :
permettra de suivre le traitement sur de bonnes
                                                                     ‣ vérifier que le laboratoire dispose de l’ensemble
bases.
                                                                       des papiers administratifs nécessaires dans le
                                                                       cadre d’une AMP.
                                                                     ‣ expliquer les données biologiques pour lesquel-
Consultation soutien psychologique
                                                                       les les couples sont souvent demandeurs, no-
Le rôle de l’entretien psychologique consiste à                        tamment les techniques particulières comme la
informer, conseiller, soutenir, guider les personnes                   micro-injection, la blastoculture, l’éclosion as-
dans différentes phases de la prise en charge de                       sistée ou des techniques diagnostic comme
leur infertilité, à surmonter la blessure psychologi-                  l’étude de la fragmentation de l’ADN sur sper-
que, le «mal-être», la déstabilisation du couple, le                   matozoïdes.
questionnement sur soi, aider à assimiler le trai-
                                                                     ‣ En cas d’absence de grossesse après plu-
tement, gérer le risque de l’échec, trouver des
                                                                       sieurs tentatives de FIV/ICSI, la biologiste peut
perspectives alternatives en cas de besoin.
                                                                       donner des précisions sur la qualité des em-
                                                                       bryons et leur développement.
Consultation en sexologie
Au niveau des relations intimes, il est difficile de                 Autres :
présumer des difficultés rencontrées chez chaque                     ‣ Consultation d’urologie/Andrologie
personne. En effet, le rapport entre sexualité et                    ‣ Consultation en tabacologie
fertilité est complexe et se traduit différemment                    ‣ Consultation d’endocrinologie
selon le couple.
                                                                     ‣ Consultation en diététique

          Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 18
Etiologies de l’infertilité

   Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 19
Étiologies de l’infertilité

Absence d’anomalie ou stérilité d’origine                            Variations dans la qualité du sperme
inconnue                                                             On parle d’anomalies du sperme lorsque :
Le traitement sera orienté surtout en fonction de                    ‣ La concentration est inférieure à 20 millions de
la durée de l’infertilité et de l’âge de la patiente.                  spermatozoïdes par ml (oligospermie)
Le traitement peut alors consister tout d’abord en
des inséminations intra-utérines tout comme on                       ‣ La mobilité des spermatozoïdes est inférieure à
peut vous orienter directement vers un traitement                      50 (asthénospermie)
par fécondation in vitro                                             ‣ La vitalité des spermatozoïdes est inférieure à
                                                                       50% (nécrospermie)
Il est important d’insister sur des facteurs de ris-
                                                                     ‣ Le pourcentage de spermatozoïdes ayant une
que éventuels comme le tabagisme, des désor-
                                                                       morphologie normale est inférieur à 35% (téra-
dres alimentaires, que ce soit un manque ou un
                                                                       tospermie)
excès de poids, des maladies associées comme
des maladies auto-immunes, endocrinologiques
ou autres. En cas d’une anamnèse positive,                           Plus ces paramètres sont anormaux, plus l’inferti-
l’orientation se fera en parallèle vers une prise en                 lité est probable et plus la probabilité d’une con-
charge par un médecin ou une infirmière spéciali-                    ception diminue.
sés dans le domaine
                                                                     Le plus souvent le patient est orienté vers l’urolo-
                                                                     gue afin que ce dernier puisse affiner la mise au
                                                                     point par un examen clinique et/ou un bilan san-
                                                                     guin et pour instaurer un traitement éventuel. Si
                                                                     dans beaucoup de cas un sperme de qualité
                                                                     subnormale peut expliquer un certain délai dans
                                                                     la conception, certains spermogrammes permet-
                                                                     tent de mettre en évidence des problèmes impor-
                                                                     tants qui vont éventuellement orienter la prise en
                                                                     charge directement vers une Fécondation In Vitro
                                                                     (FIV) avec ICSI (Intra Cytoplasmic Sperm Injec-
                                                                     tion), afin de maximiser la chance de rencontre
                                                                     entre le spermatozoïde et l’ovocyte.
                                                                     Dans certains cas rares, il peut même être néces-
                                                                     saire de réaliser une biopsie testiculaire afin de
                                                                     tenter de trouver des spermatozoïdes.
                                                                     Dans certains cas, après un cancer du testicule
                                                                     et/ou un traitement par chimio-thérapie, un pro-
                                                                     blème chromosomique ou un traumatisme local
                                                                     p.ex., il est possible de ne trouver aucun sperma-
                                                                     tozoïde à la biopsie testiculaire. S’il n’y a pas eu
                                                                     de congélation de sperme au préalable, il est
                                                                     possible d’avoir recours à du sperme de donneur.
                                                                     Au Luxembourg nous ne disposons pas de ban-
                                                                     que de sperme et les paillettes avec du sperme
                                                                     congelé nous parviennent de centres étrangers
                                                                     agréés de donneurs anonymes.

          Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 20
Étiologies de l’infertilité

La stérilité tubaire                                                Autres
Il peut s’agir d’une anomalie qui se situe soit au                  Il existe bien sur beaucoup d’autres raisons pou-
niveau de la cavité utérine soit au niveau des                      vant expliquer un problème d’infertilité. Citons par
trompes, le plus souvent mis en évidence par                        exemple l’endométriose. Nous n’allons pas ici
l’hystérosalpingographie. Dans une grande majo-                     rentrer dans les détails des ces pathologies diver-
rité des cas, une mise au point chirurgicale sous                   ses et parfois complexes.
anesthésie générale, par laparoscopie et/ou par
hystéroscopie, sera nécessaire pour tenter une
correction anatomique.
Dans le cas d’une obstruction tubaire irréversible,
le couple sera orienté d’emblée vers la FIV, tech-
nique lors de laquelle les trompes sont court-cir-
cuitées.

Les troubles de l’ovulation
La prise de sang réalisée en début de cycle per-
met d’évaluer la capacité des ovaires à répondre
à un traitement de stimulation en dosant les hor-
mones FSH, LH, AMH et E2.
Par ailleurs sont vérifiés les taux d’autres hormo-
nes pour lesquels il est important que leurs va-
leurs se trouvent dans les limites de la normale.
(hormones thyroïdiennes, prolactine, hormones
masculines...)
Une AMH (Hormone anti-mullérienne) basse (10 ng/ml) signe le plus souvent une di-
minution de la réserve ovarienne avec en consé-
quence une difficulté majeure d’obtenir une crois-
sance folliculaire malgré une stimulation médica-
menteuse. Ce phénomène peut être rencontré de
façon physiologique à partir de l’âge de 37 ans,
pour être systématique après l’âge de 43 ans.
Avant 37 ans on parle d’insuffisance ovarienne
prématurée ou ménopause précoce. Il faut noter
que les résultats en procréation médicalement
assistée chez des patientes avec une réserve
ovarienne diminuée sont souvent décevants.
Une AMH élevée (>4ng/ml) avec un taux de LH >
FSH en début de cycle, peut-être un signe d’ovai-
res micropolykystiques (OMPK). Ces patientes, au
contraire des précédentes, risquent de répondre
de façon excessive à la stimulation ovarienne mé-
dicamenteuse alors qu’en dehors de toute stimu-
lation elles peuvent rencontrer des problèmes
d’ovulation avec une éventuelle absence de rè-
gles.

         Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 21
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Techniques proposées :

  Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 23
Techniques proposées :

Monitoring ovulatoire                                                ‣ un traitement oral par Clomifène (Clomid®)
Si l’anamnèse et les examens complémentaires                           pendant 5 jours par cycle, pour optimaliser le
ne permettent pas de mettre en évidence une                            cycle naturel. Appliqué surtout chez les patien-
anomalie et si le problème d’infertilité est récent,                   tes qui ont des cycles irréguliers voir rares.
on peut proposer en première intention de sur-                       ‣ des injections sous-cutanées journalières de
veiller par échographie et prise de sang la crois-                     FSH recombinante (Purégon®, Gonal-F®) ou
sance d’un follicule en cycle naturel, donc non                        de FSH purifiée (Ménopur®) à partir du 3e, 4e
stimulé afin d’orienter les rapports sexuels vers le                   ou 5e jour du cycle afin d’optimaliser la crois-
moment de l’ovulation. L’ovulation peut éventuel-                      sance mono- ou bifolliculaire.
lement être déclenchée par une injection médi-
                                                                     Il est nécessaire de surveiller par échographie et
camenteuse.
                                                                     prise de sang (environ 3 contrôles par cycle) la
Dans ce cas il s’agit d’une observation du cycle                     croissance du ou des follicules (maximum 2)
plutôt que d’un traitement en soi. Il faut dire que
                                                                     Il faut en effet s’assurer que d’un côté la stimula-
cette prise en charge est plutôt rare, et elle est
                                                                     tion est suffisante et que d’un autre côté elle n’est
surtout réalisée en fonction de la demande du
                                                                     pas excessive, situation où on serait à risque de
couple.
                                                                     grossesses multiples.
                                                                     La stimulation prend en moyenne 13 jours à partir
L’insémination intra-utérine (IIU)                                   du premier jour des règles.
Il s’agit d’une technique relativement simple et                     Une fois la taille folliculaire optimale atteinte, l’ovu-
indolore, où le sperme frais ou congelé du parte-                    lation peut se produire de façon spontanée (pic
naire (IAC) ou d’un donneur (IAD) est injecté dans                   de LH détecté à la prise de sang) ou bien elle
la cavité utérine au moment de l’ovulation. Après                    peut être déclenchée par une injection intra-mus-
liquéfaction du sperme, les spermatozoïdes les                       culaire de Pregnyl®
plus mobiles sont sélectionnés de l’éjaculat par
une procédure de lavage. L’insémination se fait à
                                                                     En pratique pour l’homme :
l’aide d’un petit cathéter (tubulure).
                                                                     Le jour de l’insémination, vous êtes convoqué
Indications :                                                        environ deux heures avant l’insémination. Vous
‣ Certaines anomalies du col de l’utérus ou de la                    allez pouvoir recueillir votre sperme en toute inti-
  glaire cervicale                                                   mité dans la pièce mise à disposition dans le ser-
‣ Les stérilités idiopathiques (infertilité d’origine                vice. Le sperme sera ensuite préparé au labora-
  inconnue)                                                          toire pour l’insémination.
‣ Anomalies modérées des paramètres sperma-                          L’insémination est réalisée 18-36 heures après le
  tiques                                                             pic LH : vous êtes donc prévenus du jour de l’in-
‣ Troubles de l’éjaculation                                          sémination 1 ou 2 jours auparavant. L’insémina-
‣ En cas de recours à un sperme de donneur                           tion est réalisée le plus souvent sous échogui-
                                                                     dage abdominal (la vessie doit être remplie !) en
Conditions :                                                         position gynécologique. Il s’agit d’une technique
‣ Chez la femme : au moins une trompe per-                           tout à fait indolore. Après l’insémination, la femme
  méable                                                             va pouvoir se reposer quelques minutes en posi-
‣ Chez l’homme : au minimum entre 1 et 5 Mio                         tion allongée.
  de spermatozoïdes mobiles rapides après pré-
                                                                     Dans certains cas, afin d’optimaliser la phase lu-
  paration du sperme
                                                                     téale qui est la 2e phase du cycle, votre médecin
                                                                     vous prescrira le jour de l’insémination:
En pratique pour la femme :
La croissance folliculaire nécessite soit :                          ‣ des comprimés d’Utrogestan® 100mg (pro-
                                                                       gestérone) : 3x/j par voie vaginale
‣ aucun traitement, si les cycles sont réguliers et                  ‣ et/ou 3 injections de Pregnyl® 1500 en sous-
  si l’ovulation est systématique.                                     cutané

          Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 24
Techniques proposées :

‣ et/ou Estrofem® comprimé
Une prise de sang sera réalisée 14 jours après
l’insémination afin de savoir si vous êtes enceinte.
Les taux de grossesse par cycle en IIU sont de
15-20%.
Remarque : il est évident que vous pouvez avoir
des rapports sexuels les jours avant et après l’in-
sémination. Il est même conseillé d’avoir des rap-
ports sexuels 2 jours avant l’insémination. (sauf la
veille de l’insémination)

                       EN BREF:

 ‣ Stimulation ovarienne mono- ou bifolliculaire
   par Anti-oestrogènes (per os) ou des Gona-
   dotrophines (inj. sous-cutanées)
 ‣ Déclenchement de l’ovulation
 ‣ Préparation du sperme
 ‣ Insémination intra-utérine

                                                                              1° Utérus
                                                                              2° Fond vaginal
                                                                              3° Cathéter avec le sperme concentré

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Techniques proposées :

La Fécondation In Vitro (FIV)                                        La Fécondation In Vitro avec ICSI
La fécondation in vitro (FIV) consiste en une fé-                    (Injection intracytoplasmique du spermatozoïde)
condation de l’ovocyte par un spermatozoïde en                       Si le sperme est de qualité insuffisante pour que
dehors du corps de la femme. La technique est                        les spermatozoïdes puissent pénétrer spontané-
bien plus complexe qu’une insémination intra-uté-                    ment dans l’ovocyte, la technique de microinjec-
rine et la stimulation ovarienne a pour but de faire                 tion permet d’introduire directement le spermato-
pousser un nombre maximal de follicules. Une                         zoïde à l’intérieur de l’ovule.
fois les follicules mûrs, le recueil des ovocytes                    L’ICSI peut être réalisée avec du sperme frais ou
(ponction folliculaire) est fait soit sous sédation                  congelé, après prélèvement épididymaire ou par
soit sous anesthésie générale au bloc opératoire                     biopsie testiculaire.
de la maternité.
En FIV, après préparation du sperme, la pénétra-                     En pratique :
tion du spermatozoïde dans l’ovule ainsi que la                      Pour stimuler les ovaires en FIV/ICSI, il existe
fécondation se font de manière spontanée, de la                      plusieurs types de schémas différents. Une fois
même façon qu’au niveau des trompes dans un                          la mise au point terminée, votre gynécologue,
cycle naturel, sauf que dans le cas d’une FIV                        ayant à sa disposition tous les renseignements
cette étape se déroule au laboratoire. En effet                      nécessaires, choisira le protocole de stimulation
chaque ovocyte est placé dans un puits de cul-                       le plus adapté dans votre cas précis et il vous
ture ensemble avec +/- 150000 spermatozoïdes.                        rendra votre schéma en main propre.
Un seul arrivera à pénétrer dans l’ovocyte. Après
une fécondation réussie, le ou les embryons pro-
duits sont replacés après 2-3 voire 5 jours de cul-                  Le diagnostic préimplantatoire (DPI) :
ture (blastocystes) dans la cavité utérine.
                                                                     Pour certains couples où un des partenaires est
En attendant sont créées des conditions de vie                       porteur d’une maladie génétique grave, le fait
qui concordent le mieux possible avec celles du                      d’avoir recours à un traitement par fécondation in
corps humain.                                                        vitro permet d’éviter la transmission de la maladie.
Indications :                                                        Il s’agit donc en général de couples qui au départ
‣ Stérilité mécanique : lorsque les trompes sont                     n’ont pas de problème d’infertilité.
  obstruées / imperméables et qu’elles ne peu-
  vent être réparées par des techniques chirurgi-                    Par la technique du DPI, il est possible de sélec-
  cales avancées.                                                    tionner les embryons qui ne sont pas porteurs de
                                                                     la maladie en question en analysant une cellule de
‣ Endométriose.                                                      chaque embryon et de ne transférer que le ou les
‣ Stérilité masculine : En cas d’une diminution                      embryons indemnes de cette maladie génétique.
  de la qualité des spermatozoïdes, les chances
  de procréation diminuent fortement. Pour aug-                      La technique du DPI n’est proposée que par
  menter les chances de rencontre entre les                          quelques centres spécialisés en Belgique. Ainsi,
  spermatozoïdes et l’ovocyte, on a recours à la                     notre rôle sera celui de coordinateur avec le cen-
  technique de Fécondation in Vitro, soit par ferti-                 tre à l’étranger afin de vous éviter au maximum
  lisation spontanée au laboratoire, soit, dans des                  les déplacements inutiles.
  cas plus sévères, par l’injection directe du
  spermatozoïde à l’intérieur de l’ovocyte. (ICSI)
‣ Stérilité inexpliquée (idiopathique) ou échecs
  multiples en insémination : Pour s’assurer que
  la fécondation est possible chez un couple sté-
  rile de longue date sans cause connue, ou pour
  augmenter les chances d’obtenir une gros-
  sesse quand d’autres traitements ont échoué.

          Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 26
Traitements de stimulation :
en pratique

   Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 27
Traitements de stimulation : en pratique
Formalités administratives
Prise en charge financière
La prise en charge financière de la FIV n’est assu-
rée que suite à l’accord préalable de votre
caisse de maladie dont la demande sera faite par
le gynécologue du service de PMA avant le début
du traitement.
Les frais de laboratoire et des examens médicaux
sont totalement pris en charge par la caisse, ceux
des médicaments à 80%, pour autant que la pa-
tiente remplit les critères établis suivants :
‣ La ponction a lieu avant l’âge de 42 ans ac-
  complis.
Nombre maximum de tentatives consécutives
sans obtention de grossesses évolutives : 4

Papiers de consentement éclairé
‣ Vous devez signer les deux papiers de consen-
  tement éclairé concernant le traitement en lui-
  même ainsi que l’éventuelle congélation d’em-
  bryons éventuels.
‣ Consentement IAC

         Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 28
Traitements de stimulation : en pratique
Le bilan sérologique et la consultation en anesthésie

Bilan sérologique
Il faut que votre dernier bilan sérologique (bilan
des maladies virales et bactériennes) (masculin et
féminin) ne date pas de plus de 6 mois.
Il faut savoir que pour des raisons de sécurité et
d’infrastructure, nous ne pouvons actuellement
pas accepter dans notre centre des patient(es)
porteurs de certaines maladies virales comme les
hépatites B et C actives (présence d’antigènes),
et le HIV. En cas de positivité pour une de ces
maladies, nous vous adressons pour la ponction
et le transfert embryonnaire dans un centre spé-
cialisé à l’étranger. La stimulation et le contrôle
médical par contre, peuvent être fait au Luxem-
bourg.

La consultation en anesthésie
Si vous suivez un traitement par FIV ou FIV/ICSI
une première étape importante consiste dans le
prélèvement ovocytaire. Cette ponction est réali-
sée en salle d’opération sous anesthésie générale
ou locale (possible dans certaines situations). Une
consultation chez l’anesthésiste est donc indis-
pensable et sera réalisée en début de traitement
de stimulation. Un rendez-vous vous sera propo-
sé en temps utile.

         Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 29
Traitements de stimulation : en pratique
Les médicaments
Les médicaments utilisés
En fonction de votre protocole, votre gynécologue
vous prescrira les médicaments nécessaires.
Voici un petit résumé du mode d’action des diffé-
rentes familles de médicaments, d’hormones :

Stimulation folliculaire
‣ Citrate de Clomifène : Clomid®
  Comprimés par voie orale
  Anti-oestrogène, stimule indirectement la crois-
  sance folliculaire en augmentant la sécrétion de
  FSH au niveau de l’hypophyse.

‣ Gonadotrophines
  - FSH recombinante: Puregon®, Gonal-F®
  - FSH purifiée/HCG : Ménopur®
  Injections sous-cutanées à l’aide d’un stylo ou
  d’une seringue.
  Stimulent les ovaires de manière directe en fai-
  sant pousser les follicules. Le nombre de ces
  derniers varie selon la dose et la réceptivité
  ovarienne.

         Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 30
Traitements de stimulation : en pratique
Les médicaments
Blocage hypophysaire                                                Déclenchement de l’ovulation
Le but de réaliser un blocage hypophysaire est                      ‣ Pregnyl® 5000 UI
d’éviter un pic de LH spontané et donc une ovu-                       Injection intra-musculaire à faire par une infir-
lation non contrôlée.                                                 mière à domicile.
‣ Agonistes GnRH : (bloqueurs indirects)                              Provoque l’ovulation 36-40 heures plus tard, ce
  - Décapeptyl® 3,75 (injection intramusculaire                       qui permet de programmer la ponction follicu-
    (IM unique)                                                       laire ou l’insémination 2 jours plus tard.

  - Décapeptyl® 0,1 (injections sous-cutanées
    SC journalières)
  - Supréfact® spray nasal 3x/j
  Ces médicament provoquent une stimulation
  initiale très importante mais de courte durée de
  l’hypophyse. Ensuite cette dernière se mettra
  au repos (uniquement pour la sécrétion de FSH
  et de LH) avec un arrêt transitoire du cycle. Le
  mécanisme d’action de cette classe de médi-                       Soutien de la phase lutéale
  caments explique que leur administration pré-
  cède celle des gonadotrophines.                                   ‣ Progestérone naturelle : Utrogestan® (com-
                                                                      primés - voie vaginale)
                                                                    ‣ Pregnyl® 1500, 3 injections en intramusculaire
                                                                      à 3 jours d’intervalle

‣ Antagonistes GnRH (bloqueurs directs)
  - Orgalutran®
  - Cétrotide®                                                      Autres
  Injections sous-cutanées journalières, seringues                  ‣ Pilule contraceptive
  pré-remplies.                                                       Elle bloque l’ovulation et met donc l’ovaire au
                                                                      repos. Ceci peut être avantageux s’il y a une
  Les antagonistes GnRH bloquent l’hypophyse
                                                                      discordance de croissance au niveau des folli-
  de façon directe, et non pas seulement après
                                                                      cules en début de cycle. En plus la pilule per-
  une hyperstimulation initiale comme le font les
                                                                      met de programmer le début de la stimulation
  agonistes, décrits ci-dessus. Ainsi leur adminis-
                                                                      afin de le prévoir en milieu de semaine.
  tration se fait en cours de stimulation.
                                                                    ‣ Progestatifs et/ou Oestrogènes
                                                                      pour programmer les règles

         Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 31
Traitements de stimulation : en pratique
Les injections
Suivant le type de traitement prescrit, la stimula-                  être faite à une heure précise qui vous sera com-
tion pourra commencer le premier jour des règles                     muniquée le jour-même.
ou plus tard.
                                                                     A noter que tous les médicaments doivent se
Il est important de prévenir le secrétariat (tél:                    garder au réfrigérateur.
4411-6520) entre 7h00 et 12h00 le premier jour
                                                                     Par précaution on jette les demi ampoules non
des règles.
                                                                     utilisées.
On vous fixera ainsi le rendez-vous pour la pre-
                                                                     En pratique : pour les injections intramusculaires
mière échographie et prise de sang de contrôle, si
                                                                     vous devez faire appel aux services des soins à
le suivi de la stimulation est assuré par votre gy-
                                                                     domicile qui se déplacent même le W-E et tard en
nécologue référent, on vous indiquera le jour de
                                                                     soirée.
ces examens et c’est vous qui allez le contacter
pour fixer le RDV.
Jusqu’au premier RDV vous allez faire les injec-                     ‣ N° téléphone HELP : 26 70 26
tions comme indiquées selon votre protocole.                         ‣ N° téléphone HELLEF DOHEM : 40 20 80

Les injections
Votre médecin vous a remis votre protocole de
stimulation où sont précisés les jours et les médi-
caments à injecter.
La plupart des injections se font dans le tissu
sous-cutané (dans la graisse du ventre) en début
de soirée. La sage-femme du service de PMA
vous expliquera le fonctionnement du stylo (en
général lors de sa consultation) pour que vous
puissiez les réaliser vous-même ultérieurement.
En cas de nécessité, les infirmières des soins à
domicile sont à votre disposition. N’hésitez pas à
demander une ordonnance à votre gynécologue
pour les visites à domicile
Les médicaments sont disponibles sous forme de
stylos, « pens », faciles à manipuler (Puregon®,
Gonal-F®), ou en seringues préremplies (Orgalu-
tran® 0,25 ; Cérotide® 0,25), pour d’autres il faut
mélanger de la poudre (le médicament) avec du
liquide (le solvant) avant de pouvoir l’injecter (Mé-
nopur®, Décapeptyl® 0,1) ;
Les aiguilles et seringues seront prescrites avec le
médicament.
Les injections de Décapeptyl® 3,75 (1 ampoule
entière ou ½ ampoule) et de Pregnyl® (1 ou 2
ampoules) se font obligatoirement dans le muscle
(IM). Elles doivent obligatoirement être faites par
une infirmière des soins à domicile. L’ordonnance
pour l’infirmière vous est remis avec les prescrip-
tions. Concernant l’injection de Pregnyl, elle doit

          Centre Hospitalier de Luxembourg - Guide du service de Procréation Médicalement Assistée - V3 juin 2011 - page 32
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