Numérique Le digital est-il vraiment Zéro Déchet ? - Avec : Hélène Guerriat Springtime Brussels - Salon Zéro Déchet

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Numérique Le digital est-il vraiment Zéro Déchet ? - Avec : Hélène Guerriat Springtime Brussels - Salon Zéro Déchet
Numérique
Le digital est-il vraiment Zéro Déchet ?
                     Avec :

                Hélène Guerriat
               Springtime Brussels
Numérique Le digital est-il vraiment Zéro Déchet ? - Avec : Hélène Guerriat Springtime Brussels - Salon Zéro Déchet
De quoi allons-nous parler aujourd’hui ?

      Chassons les idées reçues!

      L’impact réel d’un internaute!
      • Zoom sur les grandes entreprises

      Surfer eco-friendly : quelles solutions mettre en place ?!
      • A la maison

      • Au travail

      Pour aller plus loin…!

2!
Numérique Le digital est-il vraiment Zéro Déchet ? - Avec : Hélène Guerriat Springtime Brussels - Salon Zéro Déchet
Chassons les idées reçues
              Internet est immatériel, donc il n’a pas d’impact sur l’environnement !!
              à FAUX. Certes, transformer le papier en octets évite de couper des arbres, mais il faut tenir compte de 2 points clés : le problème du
              papier n’est pas le fait de couper des arbres (papier certifié FSC), mais plutôt la consommation d’eau douce et les pollutions chimiques
              associées à la fabrication de la pâte à papier. De plus, les octets se matérialisent sous forme de fibres optiques, câbles en cuivre,
              disques durs, écrans, ordinateurs et autres claviers dont la fabrication concentre de nombreux impacts environnementaux. Donc, au
              mieux on note un transfert d’impacts et de pollutions, au pire cela augmente l’empreinte écologique.

              Pour limiter l’impact énérgétique de mes appareils électroniques : je les éteins ! !
               à FAUX. Les éléments électroniques (Smartphones, tablettes, laptops,…) de dernière génération sont si peu énergivores que l’on
               dépense bien plus d’énergie lors de leur fabrication que lors de leur utilisation. Le geste le plus efficace sur un cycle de vie complet,
               c’est d’utiliser l’équipement le plus longtemps possible et de privilégier les appareils reconditionnés.

               La principale pollution du numérique, c’est le CO2 ! !
               à FAUX. Toutes les analyses de cycle de vie (ACV) multicritères montrent que c’est surtout la fabrication des équipements qui
               concentre les impacts environnementaux, même en ce qui concerne le Web pur : épuisement des ressources naturelles non
               renouvellables (les métaux rares), pollutions de l’eau, des sols, de l’air qui dégradent la qualité des ecosystèmes et la santé humaine.

3!
     Sources : Green IT
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Chassons les idées reçues
              Une requête Google n’a pas réellement d’impact. !
              à FAUX. Un internaute effectue en moyenne près de 1000 requêtes par an, ce qui correspond à l’émission de 287.000 tonnes de
              CO2, soit plus de 1,5 million de km parcourus en voiture.

              Le problème n°1, ce sont les centres de données !!
              à FAUX. On dénombre 200 équipements utilisateurs – smartphones, ordinateurs portables, ordinateurs de bureau et écrans, objets
              connectés, box ADSL, etc. – pour 1 serveur. La fabrication de ces 8 800 millions d’équipements utilisateurs impacte bien plus
              l’environnement que les 44 millions de serveurs regroupés dans les centres de données. En fait, les data centers ne réprésentent
              “que“ 33% de la consommation d’énergie de l’internet. Ils arrivent donc derrère le réseau en lui-même (39%) et devant les internautes
              (28%).

               Pour réduire l’empreinte du Web, il faut stocker moins d’e-mails.!
               à FAUX. Nuançons : bien entendu, c’est une action importante à réaliser régulièrement, mais elle est insignifiante à côté d’autres
               gestes clés : allonger la durée de vie des équipements, éteindre les box ADSL, etc. sont primordiaux dans une démarche de réduction
               cohérente.

4!
     Sources : Green IT
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Si Internet était un pays, ce serait le                                        6e

                   consommateur d’énergie et le 7 émetteur
                                                     e

                                 de CO2 sur terre.
                     Les experts s’accordent à dire qu’en 2019, les émissions de CO2 émises par le secteur du
                                 numérique seront plus importantes que celles issues de l’aviation.

5!
     Sources : ADEME, Greenpeace, Cleanfox
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L’impact réel d’un internaute lambda
           Le Club GreenIT réalisait en 2017 un
           grand benchmark sur l’empreinte
           numérique cumulée de 8 grandes
           entreprises françaises, privées et
           publiques. Cette étude a été effectuée en
           partenariat avec le C3D et le WWF France.

           •       530 000 utilisateurs ;

           •       1,7 millions d’équipements
                   informatiques et télécoms ;

           •       38 000 m2 de salle informatique.

           Voici un résumé de l’impact généré, en
           moyenne, sur un an, par employé.

6!
     Sources : Green IT
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L’impact réel d’un internaute – équivalences

7!
     Sources : Green IT
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L’impact réel d’un internaute – origine des impacts

Sources : Green IT
Numérique Le digital est-il vraiment Zéro Déchet ? - Avec : Hélène Guerriat Springtime Brussels - Salon Zéro Déchet
L’impact réel d’un internaute – répartition des impacts

Sources : Green IT
Numérique Le digital est-il vraiment Zéro Déchet ? - Avec : Hélène Guerriat Springtime Brussels - Salon Zéro Déchet
Zoom sur les grandes entreprises

     Une gigantesque étude a été réalisée, en 2017, sur l’impact environnemental du numérique. Celle-ci a été publiée par Greenpeace.

     Dès 2009, Greenpeace a commencé à évaluer les performances énergétiques du secteur informatique. Elle a demandé aux plus grandes
     entreprises du net de s’engager pour un approvisionnement basé à 100 % sur des énergies renouvelables pour soutenir leur développement
     rapide.

       Car en définitive, ce sont les plus gros acteurs du marché qui décideront si notre empreinte sera renouvelable
                                                         ou polluante.

     Aujourd’hui, nous assistons à une mobilisation croissante des leaders du secteur en faveur des énergies renouvelables. Les géants du net
     Facebook, Apple et Google sont les premiers à s’être engagés, il y a quatre ans, dans la course pour un Internet alimenté à 100 % par les
     énergies renouvelables.

Sources : Greenpeace - CLICKING CLEAN: WHO IS WINNING THE RACE TO BUILD A GREEN INTERNET?
Zoom sur les grandes entreprises

Sources : Greenpeace - CLICKING CLEAN: WHO IS WINNING THE RACE TO BUILD A GREEN INTERNET?
Zoom sur les grandes entreprises

Sources : Greenpeace - CLICKING CLEAN: WHO IS WINNING THE RACE TO BUILD A GREEN INTERNET?
Zoom sur les grandes entreprises

Sources : Greenpeace - CLICKING CLEAN: WHO IS WINNING THE RACE TO BUILD A GREEN INTERNET?
Zoom sur les grandes entreprises

Sources : Greenpeace - CLICKING CLEAN: WHO IS WINNING THE RACE TO BUILD A GREEN INTERNET?
Quelles solutions mettre en place à la maison ?
         • Allonger la durée de vie des équipements. Comme c’est la fabrication des équipements des internautes et des objets connectés qui concentre le
           plus d’impacts, le geste clé consiste à utiliser le plus longtemps possible les équipements existants. Des associations comme Repair Together luttent
           contre le phénomène d’obsolescence programmée en réparant vos appareils plutôt que de les jeter : on réduit les impacts associés à la fabrication de
           nouveaux équipements.

         • Acheter des appareils reconditionnés. Des enseignes comme Back Market, Media Monster, etc. récupèrent les anciens téléphones, tablettes,
           ordinateurs, moniteurs, etc. Pour les reconditionner et les remettre sur le marché à des prix attractifs, avec une garantie d’un an, généralement. En
           optant pour ce type d’appareil, notre impact est réellement amoindri, car on réemploie l’existant sans entamer de nouvelles ressources. Notez que vous
           pouvez également envoyer vos équipements en fin de vie à ces entreprises afin qu’elles les recyclent comme il se doit.

         • Eteindre sa box et le boîtier TV le soir. Allumés 24 heures sur 24, un box ADSL et le boîtier TV associé consomment de 150 à 300 kWh par an,
           soit la consommation électrique annuelle de 5 à 10 ordinateurs portables 15 pouces utilisés 8 h par jour ! En éteignant sa box le soir, on peut
           facilement économiser 65 à 130 kWh, soit 8 à 16 euros et 650 à 1 300 litres d’eau.

         • Limiter l’usage du Cloud au strict nécessaire. Le stockage en ligne de ses e-mails, photos, vidéos, musiques, et autres documents impose des
           allers-retours incessants entre le terminal de l’utilisateur et les serveurs. Or, transporter une donnée sur l’internet consomme 2 fois plus d’énergie que
           de la stocker pendant 1 an. Il faut donc favoriser au maximum le stockage et l’usage local de ses données.

         • Arrêter de regarder la télévision via l’internet. La vidéo en ligne représente plus de 60 % du trafic internet. Si bien que regarder une émission en
           streaming HD via sa box ADSL émet autant de gaz à effet de serre que de fabriquer, transporter et lire un DVD ! Alors, préférez un bon livre, une soirée
           avec des amis, un DVD, la radio ou toute autre activité. A défaut, préférez le câble…

         • Limiter l’utilisation de la 3G et la 4G. En effet, cette technologie nécessite 23 fois plus d’énergie qu’une connexion ADSL, de plus nos usages en
           situation de mobilité augmentent vite, ce qui provoque une utilisation toujours plus importante de ces technologies.
Sources : Green IT
Quelles solutions mettre en place à la maison ?
         • Se désabonner des newsletters. Prenez le réflexe de vous désabonner des lettres d’information électroniques qui ne vous intéressent pas. Si vous
           vous sentez submergé, vous pouvez utiliser le service gratuit Unroll.me qui repère en un instant toutes les newsletters auxquelles vous êtes abonné·e
           (elles sont souvent bien plus nombreuses qu’on ne le pense !) et vous permet de vous désabonner de tout ou partie en un clic.

         • Utiliser une messagerie durable. Comme Newmanity, qui respecte votre vie privée (vos données ne sont ni analysées ni collectées à des fins
           commerciales, comme c’est le cas dans la plupart des messageries classiques) et l’environnement, en passant par des data centers alimentés en
           électricité produite avec des énergies renouvelables.

         • Eviter de passer par un moteur de recherche ou opter pour un moteur de recherche responsable. Se passer de moteur de recherche évite
           de solliciter les serveurs qui les hébergent. Ayez donc des favoris bien organisés en dossiers et sous-dossiers afin d’accéder directement aux pages
           que vous visitez quotidiennement. Vous pouvez également taper directement l’URL du site, si vous la connaissez, dans la barre d’adresse.

             Il existe plusieurs moteurs de recherche qui utilisent les revenus générés par la publicité pour rendre le monde plus vert. En choisissant par exemple
             d’installer l’extension Lilo sur votre navigateur, vous transformez chaque recherche en micro-don destiné à des associations ou des entreprises
             solidaires. Quant à Ecosia, il reverse une énorme partie de ses revenus à un programme de plantation d’arbres dans plusieurs parties du globe.

         • Bloquer les publicités. Comme n’importe quel contenu sur la toile, pour s’afficher, la publicité – surtout vidéo – consomme de l’énergie à travers les
           serveurs. Utilisez un bloqueur de publicités – par exemple Adblock et Ghostery – pour éviter ces contenus énergivores et conserver vos neurones.

         • Utiliser une clé USB ou un disque dur externe. Plutôt que d’envoyer un lourd courriel, favorisez le contact humain : allez porter vos fichiers en main
           propre sur une clef USB au destinataire. Si la personne n’est pas présente physiquement, privilégiez l’envoi de pièces jointes par des services
           tel Wetransfer, qui ne conserve les données que quelques jours sur les serveurs avant de les supprimer.

Sources : Kaizen
Quelles solutions mettre en place au travail ?
        1. Mails : !
             • classez vos mails dès leur arrivée et éliminez d’entrée les spams. Il est très utile d’installer un logiciel antispam (Spamihilator, SpamFighter,…)

                  • ciblez et ne multipliez pas les destinataires lors de vos envois de mails. Évitez, par exemple, l’usage systématique de la fonction « répondre à
                  tous » si vous répondez à un envoi collectif ;

                  •   supprimez les pièces jointes des messages auxquels vous répondez ;

                  • créez des pièces jointes légères et bien conçues : fichiers compressés, PDF basse définition, documents optimisés (suppression des blancs,
                  des images inutiles…) et faciles à lire sur ordinateur ou sur tablette. Remplacez les pièces jointes par un lien hypertexte ou URL. Pour les
                  documents très lourds, pensez aux dossiers de partage de votre entreprise.

         2. Stockage des données :!
              • Stockez et utilisez le maximum de données localement (disque dur externe, etc.). À chaque stockage en externe, à chaque consultation de ces
              données, on impose des allers-retours entre utilisateurs et serveurs.

                  • Que vos données soient stockées en interne ou en externe, triez-les régulièrement en supprimant celles qui sont inutiles : des images, des
                  vidéos, des documents jamais consultés s’accumulent et encombrent les unités de stockage.

Sources : ADEME
Quelles solutions mettre en place au travail ?
       3. Editeurs de services en ligne : pensez écoconception !!
       !
       Pour ne citer qu’un chiffre clé : le poids des pages web a été multiplié par 115 en 20 ans (1995-2015) passant de 14 Ko à 1 600 Ko. Mis à part
       quelques enrichissement mineurs, ce surpoids n’est pas justifié : on ne réserve pas plus vite un billet de train ou une place de spectacle qu’on le faisait
       par le passé.

       Les éditeurs devraient donc éco-concevoir leurs services et contenus en ligne afin de réduire l’infrastructure physique nécessaire au transport et à la
       manipulation de tous ces octets.

       Pour plus d’informations sur le sujet : consultez la rubrique sur la conception responsable du site de GreenIT. Richement documentée !

Sources : GreenIT
Pour aller plus loin…
Vous vous sentez découragé par l’ampleur de la tâche à accomplir et la quantité de
–mauvaises– habitudes à changer ?
è Pas de panique !
Faites une amélioration après l’autre, progressivement. Chaque action vous permettra de vous
rapprocher de votre objectif « presque Zéro Déchet numérique » J

è Consultez sans tarder :

- Le manuel Ecoresponsable au bureau publié par l’ADEME en décembre 2017

- La face cachée du numérique, également publié par l’ADEME en juin 2017

è Adoptez les outils écofriendly : Lilo, Ecosia ou autres, Cleanfox, Spamihilator ou équivalent, …
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    Hélène Guerriat
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