Physique - 7 ème année - Ecole Européenne Chapitre n 9 : PHYSIQUE ATOMIQUE

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Physique - 7 ème année - Ecole Européenne Chapitre n 9 : PHYSIQUE ATOMIQUE
Physique - 7 ème année - Ecole Européenne

                      Chapitre n° 9 : PHYSIQUE ATOMIQUE

I) Les spectres optiques :
  1) Les sources thermiques :
     Une source thermique est constituée d'un matériau réfractère porté à haute température.
     Ce matériau peut être un métal conducteur comme le filament de tungstène des ampoules
     électriques, ou un isolant comme l'oxyde de cérium des manchons dans les lampes à gaz.
     Les sources thermiques émettent un rayonnement réparti de façon continue sur toutes les
     fréquences.
     Le spectre continu dépend essentiellement de la température (rayonnement du corps noir) et
     peu du matériau utilisé : c'est précisément pour interpréter de façon thermodynamique le
     rayonnement du corps noir qui a conduit Planck à introduire les échanges discontinus
     d'énergie entre rayonnement et matière.
     Lorsqu'on "disperse" la lumière émise par une source thermique, à l'aide d'un réseau ou d'un
     prisme, on obtient un spectre continu :

     On a représenté sur la courbe ci-dessous, la puissance rayonnée par unité de fréquence
     (dP/dν), par un corps porté à haute température, en fonction de la fréquence ν., pour
     différente températures du corps. Le spectre visible est superposé :

                              On voit qu'un corps porté à 1000 K (≈ 720 °C) n'est pas visble,car il
                              rayonne uniquement dans l'I.R., alors qu'un corps porté à 2500 K
                              (≈ 2220 °C) apparaîtra blanc car il émet dans tout le spectre visible.

  2) Les sources à décharges :
     Une source à décharge est constituée d'un matériau à l'état de vapeur dans lequel on fait
     passer un courant électrique.
     La vapeur est, soit en équilibre avec le liquide ou le solide dans une enceinte fermée et
     chauffée comme dans les lampes spectrales, soit constamment renouvelée et formée
     d'atomes arrachés à une électrode comme dans un arc électrique.
     Les sources à décharge n'émettent de rayonnement que pour certaines fréquences
     particulières et caractéristiques du matériau utilisé.
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Physique - 7 ème année - Ecole Européenne Chapitre n 9 : PHYSIQUE ATOMIQUE
Physique atomique
    Lorsqu'on "disperse" la lumière émise par une source à décharge, on obtient un spectre de
    raies d'émission :

    On peut également placer une ampoule contenant une
    vapeur, sur le trajet d'un faisceau de lumière blanche :

    Après dispersion, on obtient un spectre cannelé d'absorption.
    On a reprèsenté schématiquement dans le visible, le spectre d'émission (raies brillantes sur
    fond noir) et le spectre d'absorption (raies sombres sur fond irisé lumineux) pour le mercure :

    Les raies brillantes du spectre d'émission coïncident exactement avec les raies sombres du
    spectre d'absorption. Comment interpréter les spectres de raies ou les spectre cannelés ?

II) Modèle atomique :
  1) Modèle planétaire :
    a) Problèmes posés :
       - S'agit-il d'un phénomène identique à celui de l'émission d'onde électromagnétique par
          une antenne quand des électrons sont accélérés ?
       - Pourquoi les spectres peuvent-ils être discontinus ?
       Les premiers modèles imaginés (début du XX°) faisaient appel à des comparaisons
       astronomiques (Rutherford).
       Mais, lorsqu'on applique les lois de la mécanique et de l'électromagnétisme classique,
       l'analogie avec un système Terre-satellite pose des problèmes :
       - toutes les valeurs de l'énergie devraient être prises par les ondes émises.
       - en rayonnant l'électron perdrait de l'énergie et "tomberait" sur le noyau !

    b) Le système Terre-satellite :
       On sait que l'énergie mécanique EM du système Terre-satellite est constituée de l'énergie
       cinétique du satellite EC et de son énergie potentielle de gravitation EPg : EM = EC + EPg
       Pour modifier l'énergie du système, le milieu extérieur doit exercer un travail.
       Nous savons que la variation d'énergie mécanique du système entre deux instants, est
       égale au travail des forces extérieures qui agissent sur le système entre ces instants :
                                                         →
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Physique - 7 ème année - Ecole Européenne Chapitre n 9 : PHYSIQUE ATOMIQUE
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    Exemple : Lors de sa rentrée dans l'atmosphère, la navette spatiale perd de l'énergie (elle
               ralentit et elle descend) par frottement sur les hautes couches de l'atmosphère.
    La variation d'énergie mécanique dépend de l'intensité de la force extérieure et de la
    durée pendant laquelle elle s'exerce.
    Lorsqu'un système macroscopique interagit avec l'extérieur, l'énergie du système peut
    varier de façon continue.
    Les valeurs physiquement permises de l'énergie d'un système macroscopique forment
    une suite continue (ou continuum).

  c) Système atomique :
    On considère un atome formé d'un noyau chargé positivement et d'un électron unique,
    chargé négativement (atome hydrogénoïde).
    Classiquement, l'électron interagit électriquement avec le noyau (on peut négliger les
    interactions de gravitation).
    L'énergie EM du système noyau-électron est constituée de l'énergie cinétique de l'électron
    EC et de son énergie potentielle életrique EPé :
                                            EM = EC + EPé
    Or, un certain nombre d'expériences (effet photoélectrique, spectres d'émission et
    d'absorption …) nous ont montré que les échanges d'énergie entre l'atome et le milieu
    extérieur (par rayonnement, par exemple) n'étaient pas continus.
    Lorsque le système noyau-électron échange de l'énergie avec l'extérieur, son énergie
    varie de façon discontinue.
    Les valeurs physiquement permises de l'énergie d'un système atomique forment une suite
    discontinue (ou discrète).

2) Modèle de Bohr :
  Pour expliquer les phénomènes observés Bohr propose, en 1913, de postuler que :
  - Dans l'atome, les électrons gravitent autour du noyau sans rayonner.
  - L'énergie électronique d'un atome ne peut prendre que certaines valeurs discontinues :
                                           E1, E2, ..., Ep, En.
  Quand un atome passe d'un état initial d'énergie Ei à un état final d'énergie Ef telles que
  Ei > Ef, il émet un photon d'énergie : Eif = h.νif = Ei − Ef.
  Quand un atome passe d'un état initial d'énergie Ei à un état final d'énergie Ef telles que
  Ei < Ef, il ne peut le faire qu'en absorbant un photon d'énergie : Eif = h.νif = Ef − Ei.

3) Notion sur le modèle quantique :
  En 1900, Planck, en 1905 Einstein, en 1913 Bohr, en 1923 De Broglie, de 1926 à 1935
  Born, Einstein, Heisenberg, Schrödinger; ensuite Fermi, Dirac, Feynman et beaucoup
  d'autres élaborent la Mécanique Quantique puis la Théorie Quantique des Champs.
  Un atome est un système dont le comportement est bien décrit par la mécanique quantique.
  Bien qu'un atome ne puisse être décrit par la mécanique classique on peut faire un parallèle
  avec le système Terre-satellite.
  Comme le système "Terre-satellite", un atome peut se trouver dans différents états
  d'énergie.
  Un état est une façon d'être du sytème qui est susceptible d'une description par
  l'intermédiaire de valeurs que peuvent prendre les paramètres qui caractérisent cet état.
  Comme pour le système "Terre-satellite", les différents états de l'atome peuvent être
  caractérisés par un certain nombre de paramètres ; en particulier, il apparaît naturellement
  dans le développement des mathématiques de la Mécanique Quantique appliquée à l'atome,
  des nombres qui prennent des valeurs discontinues : nombres quantiques.
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Physique atomique

  4) Diagramme d'énergie :
     On peut représenter schématiquement les différentes valeurs que peut prendre l'énergie
     électronique d'un atome :
     - on pose : l'énergie du système dans son état "ionisé"
       (électron à l'infini, au repos) est nulle : Ei = 0 J
     - dans un état "lié", lorsque l'électron est lié au noyau,
       l'énergie prend des valeurs négatives.
     - l'état fondamental est l'état pour lequel l'énergie
       prend une valeur minimale E1 = Emin.
     - il peut exister différents états électroniques excités,
       pour lesquels l'énergie Ee est telle que : E1 < Ee < Ei.
     - dans un état "libre" l'électron n'est pas lié à l'atome et
       peut avoir n'importe quelle vitesse, l'énergie totale du
       système peut donc prendre n'importe quelle valeur.
     - La répartition des valeurs de l'énergie des états liés
       est caractéristique de l'élément chimique.
     Lors d'un choc violent entre atomes, lorsqu'on
     provoque une décharge électrique au ceint du gaz
     d'atomes ou lorsqu'un rayonnement approprié traverse
     le gaz, certains atomes peuvent passer de l'état
     fondamental d'énergie Einitial à un état plus ou moins
     excité d'énergie Efinal > Einitial :
     Lors de celle transition, l'atome absorbe une énergie :
                                           ∆E = Efinal – Einitial > 0
     Parmi toutes les radiations contenues dans le rayonnement, ne sont absorbées que celles
     dont les fréquences ν sont : E = h.ν = ∆E = Efinal – Einitial (spectre cannelé d'absorption)
     Lorsque des atomes sont excité par un procédé quelconque, certains atomes peuvent
     passer d'un état excité d'énergie Einitial à un état moins excité d'énergie Efinal < Einitial :
     Lors de celle transition, l'atome cède une énergie : ∆E = Efinal – Einitial < 0
     Les atomes cèdent leur énergie sous forme de radiations de fréquences ν telles que :
                      E = h.ν = -- ∆E = -- (Efinal – Einitial) (spectre de raies d'émission)
     Pour un type d'atome donné, le spectre d'émission et le spectre d'absorption coïncident.

  5) Application de l'analyse spectrale :
     En étudiant le spectre de la lumière provenant d'un corps céleste, les astronomes sont
     capables d'apprendre une énorme quantité de choses sur ce corps. En effet, le spectre d'un
     objet peut être considéré comme une sorte de carte d'identité : en l'analysant avec soin, on
     peut déterminer de nombreux paramètres de l'objet, comme sa température, sa composition
     chimique ou sa vitesse.

III) Structure électronique de l'atome :
  1) Cas particulier de l'atome d'hydrogène :
     a) Etude expérimentale du spectre de l'hydrogène :
       Expérimentalement, le spectre de l’atome d’hydrogène est obtenu en plaçant devant la
       fente d’un spectrographe un tube scellé contenant de l’hydrogène sous faible pression et
       dans lequel on provoque une décharge électrique. Cette décharge dissocie les molécules
       et excite les atomes d’hydrogène. Lors du retour des atomes des divers états excités vers
       les états d’énergie inférieure, il y a émission de rayonnement électromagnétique.
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Physique - 7 ème année - Ecole Européenne
Ces spectres ont été découverts par LYMAN, BALMER, PASCHEN, BRACKETT et
PFUND. Ils ont montré que les longueurs d’onde des raies émises vérifiaient la relation,
appelée "règle de RITZ" : 1 = ν = 10967776.( 12 -- 12 )
                              λ   c                n1    n2
                             --1
Le nombre 10967776 (en m ) est la constante de Rydberg et 1/λ est le nombre d'onde.
n1 et n2 sont deux nombres entiers positifs non nuls et tels que n2 > n1.
Pour n1 = 1, on obtient une série de raies appelée série de Lyman (dans l'U.V.), pour
n1 = 2, on a la série de Balmer (dans le visible) …

Dans la série de Balmer, les radiations sont principalement situées dans le visible et sont
de plus en plus rapprochées vers le violet :

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  b) Etude théorique simplifiée de l'atome d'hydrogène :
    - On considère un atome d'hydrogène simplifié constitué d'un proton fixe, de masse mp, et
      de charge qp = + e, autour duquel gravite, sur une orbite circulaire de rayon r, un
      électron de masse me, et de charge qe = − e.                           →      →      →
      La force→ électrique attractive à laquelle est soumis l'électron est F = me. a où a
      comme F est dirigé suivant une radiale (le mouvement étant circulaire).
      Donc a = aN = v2/r et aT = dv/dt = 0, on en déduit que v = cte.
      La loi fondamentale peut se mettre sous la forme : F = me.aN
                1              v2
                    . e2 = me.    et on déduit la relation : me.v2 = e
                       2                                                2
      D’où
              4.π.ε0 r         r                                    4.π.r.ε0
      L'énergie cinétique de l'électron a donc pour expression : EC = 1 .me.v = e
                                                                                  2     2

                                                                            2       8.π.r.ε0
    - Dans le cas d'un champ radial, pour définir l'origine des énergies potentielles, nous
      choisissons la configuration dans laquelle l'électron est située à l'infini :
      L'expression de l'énergie potentielle électrostatique d'une charge qe = -- e située à la
      distance r d'une charge qp = + e est alors : EPé(r) = -- e
                                                                     2

                                                                 4.π.ε0 .r
    - Donc l'énergie mécanique de l'électron dans l'atome d'hydrogène simplifié est :
                           Em = EC + EPé = e         -- e         = -- e
                                                2          2                2

                                            8.π.r.ε0   4.π.ε0 .r        8.π.r.ε0

  c) Lien avec la mécanique quantique :
    La mécanique quantique nous dit que les niveaux d'énergie électroniques de l'atome
                                                                   −18
    d'hydrogène sont donnés par la relation : En = -- 2,176.210
                                                               n
    Où n est le nombre quantique principal et où En est exprimé en J.
    Dans son état fondamental l'atome d'hydrogène est caractérisé par un nombre quantique
    principal égal à 1, d'où : Ef = -- 2,176.10−18 J = -- 13,6 eV
    On peut calculer un rayon classique de l'atome d'hydrogène, en égalant l'énergie
    mécanique "classique" Em et l'énergie "quantique" de l'état fondamental Ef de l'atome :
                                       e2    = 2,176.10−18 J = 13,6 eV
                                    8.π.r.ε0
    Avec e ≈ 1,6.10-19 C et 1/(4.π.ε0) ≈ 9.109 S.I., on trouve : r ≈ 5,3.10−11 m = 53 pm
    Ce qui constitue un très bon ordre de grandeur !!

2) Nombres quantiques et modèle orbital de l'atome :
  a) Nombre quantique principal n :
    Alors que la mécanique classique appliquée à un système {Terre-satellite}, donne des
    valeurs continues des différents paramètres caractéristiques (demi grand axe de l'orbite,
    ellipticité, azimut, vitesse de rotation du satellite sur lui-même …), l'application des lois de
    la mécanique quantique au système {atome} fait apparaître des nombres quantiques.
    A chaque état de l'atome correspond une valeur de l'énergie et un 1er nombre quantique.
    On dit que l'atome se trouve dans un niveau d'énergie de nombre quantique principal n.
    Le nombre quantique n ne peut prendre que des valeurs entières positives non nulles.
    - on appelle couche K, le niveau d'énergie associé au nombre quantique n = 1
    - on appelle couche L, le niveau d'énergie associé au nombre quantique n = 2
    - on appelle couche M, le niveau d'énergie associé au nombre quantique n = 3
    - on appelle couche N, le niveau d'énergie associé au nombre quantique n = 4

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     b) Nombre quantique orbital l :
       Dans un état d'énergie donnée, la position exacte d'un électron n'est pas définie, en
       mécanique quantique. On peut seulement estimer une probabilité de le trouver à un
       endroit donné. Par analogie avec le système {Terre-satellite}, on définit une orbitale.
       Une orbitale électronique est un petit volume, près du noyau, à l'intérieur duquel on a une
       grande probabilité de trouver l'électron. On parle aussi de sous-couche électronique.
       A la forme de l'orbitale électronique est associé le nombre quantique orbital l.
       Le nombre quantique orbital l ne peut prendre que des valeurs entières positives et
       strictement inférieures à n (l < n).
       - on appelle orbitale s, l'orbitale associée au nombre quantique l = 0
       - on appelle orbitale p, l'orbitale associée au nombre quantique l = 1
       - on appelle orbitale d, l'orbitale associée au nombre quantique l = 2
       - on appelle orbitale f, l'orbitale associée au nombre quantique l = 3

     c) Nombre quantique azimutal m :
       Certaines orbitales peuvent occuper différentes positions dans l'espace.
       A l'orientation de certaines orbitales est associée le nombre quantique azimutal m.
       Le nombre quantique azimutal m ne peut prendre que des valeurs entières comprises
       entre – l et + l.
       Dans le cas particulier d'une orbitale p (de nombre quantique orbital l = 1)
       - on appelle orbitale px, l'orbitale associée au nombre quantique m = − l = − 1
       - on appelle orbitale py, l'orbitale associée au nombre quantique m = 0
       - on appelle orbitale pz, l'orbitale associée au nombre quantique m = + l = + 1

     d) Nombre quantique de spin :
       La mécanique quantique définit le dernier nombre quantique, nombre quantique de spin s.
       Par analogie avec le système {Terre-satellite}, on peut dire que le spin représente une
       rotation de l'électron sur lui-même (attention danger !).
       Le nombre quantique de spin s ne peut prendre que deux valeurs + ½ et − ½.
       - on représentera un électron dont le nombre quantique de spin vaut + ½ par ↑.
       - on représentera un électron dont le nombre quantique de spin vaut − ½ par ↓.

IV) Principe de Pauli et représentation des configurations électroniques :
  1) Principe d'exclusion de Pauli :
     Les développements de la mécanique quantique statistique ont montré que les électrons
     sont des fermions qui suivent le principe d'exclusion de Pauli : Dans un atome, deux
     électrons ne peuvent pas avoir leurs quatre nombres quantiques tous identiques.
     Dans son état de plus faible énergie (état fondamental), un atome est formé d'électrons dont
     les trois premiers nombres quantiques prennent des valeurs petites.
     Exemple : - Dans son état fondamental, l'atome d'hydrogène (H) possède un seul électron
                   dont les nombres quantiques sont : n = 1, l = 0, m = 0 et s = + ½.
                 - L'atome d'hélium (He) possède 2 électrons dont l'un a pour nombres
                   quantiques : n = 1, l = 0, m = 0 et s = + ½ et l'autre n = 1, l = 0, m = 0 et s = -- ½.
                 - L'atome de lithium (Li) possède 3 électrons dont l'un a pour nombres
                   quantiques : n = 1, l = 0, m = 0 et s = + ½ , l'autre n = 1, l = 0, m = 0 et s = -- ½
                   et le 3ème n = 2, l = 0, m = 0 et s = + ½.
                 - L'atome de béryllium (Be) possède 4 e− dont l'un a pour nombres quantiques :
                   n = 1, l = 0, m = 0 et s = + ½, l'autre n = 1, l = 0, m = 0 et s = -- ½ , le 3ème n = 2,
                   l = 0, m = 0 et s = + ½ et le 4ème n = 2, l = 0, m = 0, s = -- ½
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            - L'atome de bore (B) possède 5 e− dont l'un a pour nombres quantiques : n = 1,
              l = 0, m = 0 et s = + ½, l'autre n = 1, l = 0, m = 0 et s = -- ½, le 3ème n = 2, l = 0,
              m = 0 et s = + ½, le 4ème n = 2, l = 0, m = 0 et s = -- ½ et le 5ème n = 2, l = 1,
              m = 0 et s = + ½.
            - L'atome de carbone (C) possède 6 e− dont l'un a pour nombres quantiques :
              n = 1, l = 0, m = 0 et s = + ½, l'autre n = 1, l = 0, m = 0 et s = -- ½, le 3ème n = 2,
              l = 0, m = 0 et s = + ½, le 4ème n = 2, l = 0, m = 0 et s = -- ½, le 5ème n = 2, l = 1,
              m = 0 et s = + ½ et le 6ème n = 2, l = 1, m = + 1 et s = + ½.

2) Remplissage des couches électroniques et tableau périodique :
  Dans l'état fondamental des atomes, les nouveaux électrons remplissent les différentes
  couches par valeur croissante de leur niveau d'énergie (valeur de l'énergie) :
       Couche       K       L              M                 N                   O
     Sous-couche 1 s 2 s 2 p 3 s 3 p 3 d 4 s 4 p 4 d 4 f 5 s 5 p 5 f
     Z=1 H           1
        2 He         2
        3 Li         2    1
        4 Be         2    2
        5 B          2    2 1
        6 C          2    2 2
        7 N          2    2 3
        8 O          2    2 4
        9 F          2    2 5
      10 Ne          2    2 6
      11 Na          2    2 6        1
      12 Mg          2    2 6        2
      13 Al          2    2 6        2     1
      14 Si          2    2 6        2     2
      15 P           2    2 6        2     3
      16 S           2    2 6        2     4
      17 Cl          2    2 6        2     5
      18 Ar          2    2 6        2     6
      19 K           2    2    6     2     6         1
      20 Ca          2    2 6        2     6         2
      21 Sc          2    2 6        2     6   1     2
      22 Ti          2    2 6        2     6   2     2
      23 V           2    2 6        2     6   3     2
      24 Cr          2    2 6        2     6   5     1
      25 Mn          2    2 6        2     6   5     2
      26 Fe          2    2 6        2     6   6     2
      27 Co          2    2 6        2     6   7     2
      28 Ni          2    2    6     2     6   8     2
      29 Cu          2    2 6        2     6 10      1
      30 Zn          2    2 6        2     6 10      2
      31 Ga          2    2 6        2     6 10      2     1
      32 Ge          2    2 6        2     6 10      2     2
      33 As          2    2 6        2     6 10      2     3
      34 Se          2    2 6        2     6 10      2     4
      35 Br          2    2 6        2     6 10      2     5
      36 Kr          2    2 6        2     6 10      2     6

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Physique - 7 ème année - Ecole Européenne
  Au début, les électrons remplissent régulièrement les sous-couches s (l = 0) puis p (l = 1) de
  chaque couche, d'abord K (n = 1) puis L (n = 2). A partir de la quatrième ligne du tableau,
  apparaissent des irrégularités du remplissage des couches : la couche N (n = 4) commence
  à se remplir alors que la couche M (n = 3) n'est pas encore pleine.
  Le tableau périodique correspond au remplissage par niveau énergétique (valeur croissante
  de l'énergie) et non systématiquement par couches électroniques (valeur croissante des
  nombres quantiques).

3) Forme des orbitales atomiques :

  Forme des orbitales s (l = 0, associées aux différentes valeurs du nombre principal n).

 Forme des orbitales p (n = 2, l = 1, pour différentes valeurs du nombre quantique azimutal m)

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Physique atomique
                                        A RETENIR
I) Les spectres optiques :
  1) Les sources thermiques :
     Une source thermique est constituée d'un matériau réfractère porté à haute température.
     Les sources thermiques émettent un rayonnement réparti de façon continue sur toutes les
     fréquences.
                            On voit qu'un corps porté à 1000 K (≈ 720 °C) n'est pas visble,car il
                            rayonne uniquement dans l'I.R., alors qu'un corps porté à 2500 K
                            (≈ 2220 °C) apparaîtra blanc car il émet dans tout le spectre visible.

  2) Les sources à décharges :
     Une source à décharge est constituée d'un matériau à l'état de vapeur dans lequel on fait
     passer un courant électrique.
     Les sources à décharge n'émettent de rayonnement que pour certaines fréquences
     particulières et caractéristiques du matériau utilisé.
     Lorsqu'on "disperse" la lumière émise par une source à décharge, on obtient un spectre de
     raies d'émission :

     On peut également placer une ampoule contenant une
     vapeur, sur le trajet d'un faisceau de lumière blanche :

     Après dispersion, on obtient un spectre cannelé d'absorption.

       Page 126                           Christian BOUVIER
Physique - 7 ème année - Ecole Européenne

    Les raies brillantes du spectre d'émission coïncident exactement avec les raies sombres du
    spectre d'absorption.

II) Modèle atomique :
  1) Modèle planétaire :
    Lorsqu'un système macroscopique interagit avec l'extérieur, l'énergie du système peut varier
    de façon continue. Les valeurs physiquement permises de l'énergie d'un système
    macroscopique forment une suite continue (ou continuum).
    Lorsque le système noyau-électron échange de l'énergie avec l'extérieur, son énergie varie
    de façon discontinue. Les valeurs physiquement permises de l'énergie d'un système
    atomique forment une suite discontinue (ou discrète).

  2) Modèle de Bohr :
    - Dans l'atome, les électrons gravitent autour du noyau sans rayonner.
    - L'énergie électronique d'un atome ne peut prendre que certaines valeurs discontinues :

  3) Notion sur le modèle quantique :
    Comme le système "Terre-satellite", un atome peut se trouver dans différents états
    d'énergie.
    Un état est une façon d'être du sytème qui est susceptible d'une description par
    l'intermédiaire de valeurs que peuvent prendre les paramètres qui caractérisent cet état.
    Comme pour le système "Terre-satellite", les différents états de l'atome peuvent être
    caractérisés par un certain nombre de paramètres ; en particulier, il apparaît naturellement
    dans le développement des mathématiques de la Mécanique Quantique appliquée à l'atome,
    des nombres qui prennent des valeurs discontinues : nombres quantiques.

  4) Diagramme d'énergie :
    Différentes valeurs que peut prendre l'énergie électronique d'un atome :
    - l'énergie du système dans son état "ionisé" (électron à l'infini, au repos) est nulle : Ei = 0 J
    - dans un état "lié", lorsque l'électron est lié au noyau, l'énergie prend des valeurs négatives.
    - l'état fondamental est l'état pour lequel l'énergie prend une valeur minimale E1 = Emin.
    - il peut exister différents états électroniques excités, pour lesquels l'énergie est E1 < Ee < Ei.
    - dans un état "libre" l'électron n'est pas lié à l'atome et peut avoir n'importe quelle vitesse,
      l'énergie totale du système peut donc prendre n'importe quelle valeur.
    - La répartition des valeurs de l'énergie des états liés est caractéristique de l'élément
      chimique.
    Certains atomes peuvent passer de l'état fondamental d'énergie Einitial à un état plus ou
    moins excité d'énergie Efinal > Einitial :
    Lors de celle transition, l'atome absorbe une énergie :
                                               ∆E = Efinal – Einitial > 0
    Parmi toutes les radiations contenues dans le rayonnement, ne sont absorbées que celles
    dont les fréquences ν sont : E = h.ν = ∆E = Efinal – Einitial (spectre cannelé d'absorption).

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Physique atomique
     Certains atomes peuvent passer d'un état excité d'énergie Einitial à un état moins excité
     d'énergie Efinal < Einitial :
     Lors de celle transition, l'atome cède une énergie : ∆E = Efinal – Einitial < 0
     Les atomes cèdent leur énergie sous forme de radiations de fréquences ν telles que :
                       E = h.ν = -- ∆E = -- (Efinal – Einitial) (spectre de raies d'émission)
     Pour un type d'atome donné, le spectre d'émission et le spectre d'absorption coïncident.

III) Structure électronique de l'atome :
  1) Cas particulier de l'atome d'hydrogène :
     Les spectroscopistes ont montré que les longueurs d’onde des raies émises vérifiaient la
     relation, appelée "règle de RITZ" : 1 = ν = 10967776.( 12 -- 12 )
                                         λ     c             n1      n2
                                  --1
     Le nombre 10967776 (en m ) est la constante de Rydberg et 1/l est le nombre d'onde.
     Dans la série de Balmer, les radiations sont principalement situées dans le visible et sont de
     plus en plus rapprochées vers le violet :

     L'énergie mécanique de l'électron dans l'atome d'hydrogène simplifié est :
                          Em = EC + EPé = e           -- e        = -- e
                                                 2          2             2

                                             8.π.r.ε0   4.π.ε0 .r     8.π.r.ε0
     La mécanique quantique nous dit que les niveaux d'énergie électroniques de l'atome
                                                                  −18
     d'hydrogène sont donnés par la relation : En = -- 2,176.210
                                                            n

  2) Nombres quantiques et modèle orbital de l'atome :
     On dit que l'atome se trouve dans un niveau d'énergie de nombre quantique principal n.
     Le nombre quantique n ne peut prendre que des valeurs entières positives non nulles.
     - on appelle couche K, le niveau d'énergie associé au nombre quantique n = 1
     - on appelle couche L, le niveau d'énergie associé au nombre quantique n = 2
     - on appelle couche M, le niveau d'énergie associé au nombre quantique n = 3
     - on appelle couche N, le niveau d'énergie associé au nombre quantique n = 4
     Une orbitale électronique est un petit volume, près du noyau, à l'intérieur duquel on a une
     grande probabilité de trouver l'électron. On parle aussi de sous-couche électronique.
     A la forme de l'orbitale électronique est associé le nombre quantique orbital l.
     Le nombre quantique orbital l ne peut prendre que des valeurs entières positives et
     strictement inférieures à n (l < n).
     - on appelle orbitale s, l'orbitale associée au nombre quantique l = 0
     - on appelle orbitale p, l'orbitale associée au nombre quantique l = 1
     - on appelle orbitale d, l'orbitale associée au nombre quantique l = 2
     - on appelle orbitale f, l'orbitale associée au nombre quantique l = 3
     A l'orientation de certaines orbitales est associée le nombre quantique azimutal m.
     Le nombre quantique azimutal m ne peut prendre que des valeurs entières et – l < m < + l.
     Dans le cas particulier d'une orbitale p (de nombre quantique orbital l = 1)
     - on appelle orbitale px, l'orbitale associée au nombre quantique m = − l = − 1
     - on appelle orbitale py, l'orbitale associée au nombre quantique m = 0
     - on appelle orbitale pz, l'orbitale associée au nombre quantique m = + l = + 1

       Page 128                            Christian BOUVIER
Physique - 7 ème année - Ecole Européenne
     Le nombre quantique de spin s ne peut prendre que deux valeurs + ½ et − ½.
     - on représentera un électron dont le nombre quantique de spin vaut + ½ par ↑.
     - on représentera un électron dont le nombre quantique de spin vaut − ½ par ↓.

IV) Principe de Pauli et représentation des configurations électroniques :
  1) Principe d'exclusion de Pauli :
     Dans un atome, deux électrons ne peuvent pas avoir leurs quatre nombres quantiques tous
     identiques. Dans son état de plus faible énergie (état fondamental), un atome est formé
     d'électrons dont les trois premiers nombres quantiques prennent des valeurs petites.
     - Dans son état fondamental, l'atome d'hydrogène (H) possède un seul électron dont les
       nombres quantiques sont : n = 1, l = 0, m = 0 et s = + ½.
     - L'atome d'hélium (He) possède 2 électrons dont l'un a pour nombres quantiques : n = 1,
       l = 0, m = 0 et s = + ½ et l'autre n = 1, l = 0, m = 0 et s = -- ½.
     - L'atome de lithium (Li) possède 3 électrons dont l'un a pour nombres quantiques : n = 1,
       l = 0, m = 0 et s = + ½ , l'autre n = 1, l = 0, m = 0 et s = -- ½ et le 3ème n = 2, l = 0, m = 0 et
       s = + ½.
     - L'atome de béryllium (Be) possède 4 e− dont l'un a pour nombres quantiques : n = 1, l = 0,
       m = 0 et s = + ½, l'autre n = 1, l = 0, m = 0 et s = -- ½ , le 3ème n = 2, l = 0, m = 0 et s = + ½
                   n = 2, l = 0, m = 0, s = -- ½
               ème
       et le 4
     - L'atome de bore (B) possède 5 e− dont l'un a pour nombres quantiques : n = 1, l = 0, m = 0
       et s = + ½, l'autre n = 1, l = 0, m = 0 et s = -- ½, le 3ème n = 2, l = 0, m = 0 et s = + ½, le
       4ème n = 2, l = 0, m = 0 et s = -- ½ et le 5ème n = 2, l = 1, m = 0 et s = + ½.
     - L'atome de carbone (C) possède 6 e− dont l'un a pour nombres quantiques : n = 1, l = 0,
       m = 0 et s = + ½, l'autre n = 1, l = 0, m = 0 et s = -- ½, le 3ème n = 2, l = 0, m = 0 et s = + ½,
       le 4ème n = 2, l = 0, m = 0 et s = -- ½, le 5ème n = 2, l = 1, m = 0 et s = + ½ et le 6ème n = 2,
       l = 1, m = + 1 et s = + ½.
  2) Forme des orbitales atomiques :

     Forme des orbitales s (l = 0, associées aux différentes valeurs du nombre principal n).

    Forme des orbitales p (n = 2, l = 1, pour différentes valeurs du nombre quantique azimutal m)

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Physique atomique
                                        POUR S'ENTRAÎNER
I) Niveaux d'énergie de l'atome d'hydrogène.
   Les niveaux d'énergie de l'atome d'hydrogène vérifient la relation :
                          13,6
                 En = −          (en électronvolts), n étant le nombre quantique principal.
                            n2
   a) Calculer l'énergie du niveau fondamental pour l'atome d'hydrogène.
   b) Définir et calculer l'énergie d'ionisation de l'atome à partir de son état fondamental.
   c) Modifier la relation ci-dessus donnant En afin d'obtenir En en joule.
   d) Un atome d'hydrogène passe d'un niveau excité de nombre quantique n > 1, au niveau de
      nombre quantique n = 1. Une telle transition correspond-elle à l'émission ou bien à
      l'absorption d'un photon ? Justifier la réponse.
   e) Calculer la fréquence et la longueur d'onde, dans le vide, de l'onde associée au photon émis
      lors d’une transition d'un niveau de nombre quantique n = 2 au niveau de nombre n = 1.
      La radiation correspond-elle au domaine visible ? Sinon, à quel domaine appartient-elle ?
   f) Quelle est la longueur d'onde, dans le vide, la plus courte que l'on peut trouver dans le
      spectre de l'atome d'hydrogène ? A quel domaine appartient-elle ?
   On donne : constante de Planck : h = 6,62.10−34 J.s. charge élémentaire : e = 1,6.10−19 C
                  célérité de la lumière dans le vide : c0 = 3.108 m.s−1

II) Energie électronique.
  On donne : Energie : 1 eV = 1,6.10−19 J. Constante de Planck : h = 6,63.10−34 S.I. Vitesse de la
  lumière dans le vide : c0 = 3,0. 108 m.s−1. Relation entre énergie E et fréquence ν d'un photon :
  E = h.ν. Relation entre fréquence ν et longueur d’onde dans le vide λ0 : c0 = ν.λ0. Domaine du
  visible (en longueur d'onde dans le vide) : entre 400 nm (violet) et 800 nm (rouge). Energie
  d'ionisation du césium : 3,96 eV. On considère le diagramme des énergies du césium Cs :
  a) Quelle est la valeur de l’énergie de l’atome de Césium dans
     son état fondamental ?
  b) Des photons d'énergie E = 2,6 eV pénètrent dans une
     vapeur (atomique) de césium dont on supposera tous les
     atomes dans l'état fondamental.
     i. Des radiations lumineuses sont-elles émises ?
     ii. Si oui, préciser les longueurs d'onde de ces radiations et
         indiquer si elles sont dans le domaine du visible, de
         l’infrarouge (IR) ou de l’ultraviolet (UV).
  c) Même questions, si cette fois la vapeur atomique de césium,
     toujours dans son état fondamental, est éclairé par des
     photons de fréquence ν = 3,33.10 Hz.
                                            14

  d) Que se passe-t-il si on éclaire la vapeur de césium avec des
     photons d'énergie E = 5,0 eV ?
  e) Lorsque l'atome de césium passe d'un état à un autre son
     énergie varie de ∆E. Compléter le tableau :
                      Etat            Etat            Etat              Etat         Etat          Etat
                  fondamental     fondamental     fondamental         excité 1     excité 1      excité 2
     Transition
                        ↓               ↓               ↓               ↓              ↓             ↓
                  état excité 1   état excité 2    état ionisé    état excité 2   état ionisé   état ionisé

     ∆E (eV)
     λ(10−9 m)

        Page 130                                  Christian BOUVIER
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