Lamine GHARBI L'HOMME QUI PARLE AUX MINISTRES
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MAGAZINE D’INFORMATIONS HABILITÉ À LA PUBLICATION DES ANNONCES LÉGALES
MAGAZINE D’INFORMATIONS ÉCONOMIQUES ET JURIDIQUES HABILITÉ À LA PUBLICATION DES ANNONCES LÉGALES
Lamine GHARBI
L’HOMME QUI PARLE AUX MINISTRES
N°1779 - 12 JANVIER 2016
Patrick MASSALOUX
PRESS & CALL
LEHMAN & GESS
L’ESPRIT DU 11 JANVIER
7Officiel 1779.indd 1 11/01/2016 13:10Magazine d’Informations maGaZine d’inFormations du lanGuedoC-roussillon
du Languedoc-Roussillon
officiellement désigné pour
MAGA ZINE D’INFORMATIONS HABILITÉ À L A PUBLICATION DES ANNONCES LÉGALES
la publication d’annonces
légales sur l’ensemble du MAGAZINE D’INFORMATIONS ÉCONOMIQUES ET JURIDIQUES HABILITÉ À LA PUBLICATION DES ANNONCES LÉGALES
département de l’Hérault
SARL de Presse
au capital de 190 000 H :
7OFFICIEL édition de la
Gazette Economique de l’Hérault
2 Rue Stanislas Digeon
34000 MONTPELLIER
Tél. 04 99 61 41 31
Fax 04 99 61 41 30
RCS Montpellier B 400 169 819
ISSN 0297-2364
Commission Paritaire Lamine GHARBI
L’HOMME QUI PARLE AUX MINISTRES
de Publication et d’Agences
N°1779 -12 JANVIER 2016
Patrick MASSALOUX
PRESS & CALL
de Presse - N°1015187223 LEHMAN & GESS
L’ESPRIT DU 11 JANVIER
directeur de la publication :
sommaire
Bertrand Fassio
fassio@7officiel.com # 1779 - 12 janvier 2016
Marin Laval (Béziers)
rédactrice en chef :
les entrePrises et les initiatives qui Font l’aCtu
Nadira Belkacem
nadira@7officiel.com 4 Press & Call, l’addition s’il vous plaît !
rédaction : 6 aéroport de montpellier : un record en 2015
Nadira Belkacem, 7 en bref : les actu, c’est aussi...
Gil Martin 8 en bref : les actus, c’est aussi...
9 Fdi Habitat et Caisse des dépôts : 100 m€ pour le logement social
annonces légales : 10 en bref : les actus, c’est aussi...
Nathalie Andreo, 11 Créacités : dynamiser les quartiers prioritaires
Emilie Brosseau, 12 régie de l’eau : la m3m se mouille
Corinne Turpin, 13 en bref : les actu, c’est aussi...
contact@7officiel.com
a la une...
ont participé à ce numéro :
AP, 15 lamine Gharbi : faire bouger les lignes
crédits photos :
viGnobles bY Cairel
Voir crédit photo
34 Château montus : le Petrus du sud-ouest
Couverture :
CouP de Cœur sorties
Lamine Gharbi
© Mario Sinistaj 36 variations énigmatiques : passion de la verve
37 la Fille du patron : l’amour plus fort que tout
maquette :
littérature et bande dessinée
Louiza Ponce
38 Coup de cœur littérature et bande dessinée de la semaine
service Comptabilité :
art de vivre
compta@7officiel.com
41 so design ! les nouvelles tendances
Publicité :
reGard d’exPert
Damien Chancereul 06 07 50 35 79
Publicité et annonces légales 42 ue : la vidéo sur internet doit-elle être traitée comme un sma ?
Béziers :
auto-moto
Marin Laval laval@7officiel.com
impression : Impact’imprimerie 44 nouvelle série limitée swift « Casual edition »
Tel : 04 67 02 99 89
annonCes léGales
22 Constitutions, dissolutions, liquidations, ventes aux enchères,
renseignements commerciaux...
7Officiel 1779.indd 3 11/01/2016 13:10L’entreprise de la Semaine
Press & Call,
l’addition s’il vous plaît !
Patrick Massaloux © DR
Texte : Gil Martin
Patrick Massaloux a investi sa fortune dans le développement d’un
outil révolutionnaire pour la restauration : le boîtier Press & Call.
Validé après une longue phase de test, cet outil permet d’optimiser
le service des établissements (restaurants, bars, plages privées,
etc...). Face au succès rencontré par son boîtier, le montpelliérain
cherche des investisseurs pour lancer, plus tôt que prévu, la phase
d’industrialisation. Le marché national est appétissant : s’il ne
séduit que 10% des établissements, Press & Call réalisera un
chiffre d’affaires de 46 M€ ! Mais Patrick Massaloux voit plus loin :
il vise l’international et le marché Alternext.
4 // mardi 12 janvier 2016— N°1779 /
7Officiel 1779.indd 4 11/01/2016 13:10L’entreprise de la Semaine
Le boîtier posé sur la table, de la taille d’un smartphone, est d’une utilisa-
tion simplissime. Trois boutons alignés : le premier pour appeler le ser-
veur et passer la commande ; le second à utiliser en cours de repas (rem-
plir la corbeille à pain ou commander du vin) ; le dernier pour demander
l’addition. Chaque manipulation du boîtier Press & Call par le client
illumine un écran installé près de la caisse, permettant au personnel de
visualiser en temps réel tous les besoins de la salle, y compris, selon
les établissements, dans les coins les plus éloignés... De plus, pour plus
d’efficacité, un code-couleur est associé à chaque bouton. Ainsi, les
tables représentées sur l’écran s’allument-elles en fonction de l’évolu-
tion du service : en vert (commande), en jaune (service) ou en rouge
(addition).
Cet équipement destiné à la restauration a été imaginé par un mont-
pelliérain, Patrick Massaloux. Depuis 2011, le dirigeant, qui se définit
comme un pur autodidacte (ancien rugbyman de haut niveau et ancien
pompier de Paris) a investi près de 300 000 € dans un gros programme
de R&D pour développer son idée : «La solution Press & Call, que nous
avons testée dans plusieurs établissements, permet d’optimiser le ser-
vice en salle pour le plus grand confort des clients et du personnel»,
explique-t-il depuis Pérols, où sa société est installée : «Notre outil réduit
considérablement le temps d’attente pour le client et optimise le travail
des serveurs. Les tables sont mieux gérées, le personnel n’intervenant
que lorsque cela s’avère nécessaire. Au final, tout le monde y gagne, le
système facilitant la rotation des tables».
Et il n’existerait pas de solutions de ce type en France ? «Non, pas à
ma connaissance», tranche Patrick Massaloux : «En fait, l’idée est
simple mais personne n’y a pensé avant, même pas dans les pays
anglo-saxons», s’amuse le dirigeant qui évoque un marché à fort
potentiel : «Si l’on parvient à équiper ne serait-ce que 10% des res-
taurants français, nous réaliserons un chiffre d’affaires de 46 M€»,
argumente-t-il : «Or, les be-
soins existent et notre solution
plaît. Les établissements où
nous l’avons testée ont tous
passé commande». Le diri-
geant de Press & Call prévoit
la création de 250 emplois en
France grâce à l’essor du pro-
jet, dont une vingtaine de per-
sonnes pour le siège social à
Montpellier : «Je ne fantasme
pas», prévient Patrick Massa-
loux : «J’ai déjà des accords
pour de gros contrats, mais il
faut lancer la phase de production industrielle».
Press & Call cherche 300 000 €
L’avenir passe clairement par une levée de fonds de 300 000 € : «Je pen-
sais qu’au départ une production d’usine suffirait, mais vu l’ampleur du
succès, nous devons industrialiser rapidement la production», confirme
le dirigeant qui se demande quel accueil vont réserver les investisseurs
régionaux à son projet : «Press & Call représente une vraie opportunité
pour les investisseurs», estime-t-il : «Nous commençons par la conquête
du marché national et d’ici 3 ans, nous partirons sur l’international». A
terme, Call & Press devrait être cotée en bourse en intégrant le marché
Alternext.
/ mardi 12 janvier 2016— N°1779 // 5
7Officiel 1779.indd 5 11/01/2016 13:10Les entreprises qui font l’actu
Aéroport de Montpellier :
un record en 2015
Photo : Pierre Vieu, président du conseil de surveillance & Emmanuel Brehmer, le directeur de l’aéroport © DR
Texte : Gil Martin
Pierre Vieu, président du conseil de surveillance de l’aéroport Montpellier-
Méditerranée, est un président heureux. Le 5 janvier dernier, à l’occasion de la
présentation de la nouvelle ligne Montpellier-Bordeaux-Rennes (voir 7officiel.com),
il a annoncé un record pour la plateforme locale qui dépasse en 2015 le seuil des
1,5 million de passagers : «Ce n’était plus arrivé depuis 12 ans», rappelle-t-il : «Nos
1 510 000 passagers prouvent que nous sommes repartis dans une nouvelle phase
de croissance et de développement». Pierre Vieu cite comme facteurs la maîtrise
des charges et la stratégie de développement raisonnable et concerté menée avec
les Compagnies : «Nous prenons des risques mesurés et nous allons continuer ainsi»,
confirme-t-il.
Pour Emmanuel Brehmer, le directeur de l’aéroport, le succès s’explique aussi par
le positionnement dynamique sur l’offre Business : «Nous avons créé pour cela une
commission spéciale présidée par le patron de MedTech, Bertin Nahum», précise
le responsable : «Nous ciblons mieux les besoins des entreprises pour y répondre...
Nous allons vers le qualitatif et nous ouvrirons un salon Business cet été». L’aéroport
veut également renforcer l’offre globale vers Paris et les grands hubs internatio-
naux. Dans le viseur, les grandes capitales européennes. Mais également des lignes
directes vers les Métropoles françaises. Dont Toulouse ? «Pas impossible», répond
Alain Battisti, PDG de la Compagnie Chalair qui ouvre la ligne vers Bordeaux. Mais
selon le dirigeant, la mise en place d’une liaison régulière aussi particulière (250 km
d’autoroute séparent les deux métropoles) ne peut se faire qu’avec l’implication forte
des collectivités et des institutions : «Nous dévoilerons les projets de l’aéroport et
notre stratégie le 15 janvier prochain», annonce Pierre Vieu. A suivre donc !
6 // mardi 12 janvier 2016— N°1779 /
7Officiel 1779.indd 6 11/01/2016 13:10Les entreprises qui font l’actu
En bref
les actus, c’est aussi...
Photos : Alain Molinié, fondateur et dirigeant d’Awox ; Laurent Rousseau, PDG d’Oceasoft © Mario
Texte : Gil Martin
Awox lance un interrupteur intelligent qui révolutionne l’éclairage : le spécialiste mont-
pelliérain des objets connectés pour la Maison Intelligente lance SmartPebble, un interrupteur
sans fil révolutionnaire. Cet apareil au design épuré utilise la technologie Bluetooth Low Energy
pour contrôler, par simple manipulation, toutes les ampoules connectées de la maison sans
passer par un smartphone. «On le secoue pour passer du mode blanc au mode couleur, on le
retourne pour mettre ses lumières en veilleuse, on le tourne pour baisser ou monter la lumino-
sité», confirme Alain Molinié, fondateur et dirigeant d’Awox (entre 10,5 et 11 m€ de CA attendus
pour 2015). La mise en place de cet interrupteur se fait en quelques secondes : aimanté sur le
frigo, fixé sur un mur. Grâce à cette innovation, Awox décroche un Innovation Awards 2016 au
CES de Las Vegas. SmartPebble devrait être disponible en avril autour de 60 €.
Oceasoft a choisi son directeur général pour les Etats-Unis : Spécialiste des capteurs
intelligents et connectés pour l’industrie, Oceasoft (5,2 m€ de CA en 2014/15, dont 47% à
l’international) a choisi Brian J.Kerslake pour diriger sa nouvelle filiale américaine basée à
Morristown, New Jersey. Le nouveau DG, spécialiste reconnu de la vente et du marketing
international, est chargé de promouvoir l’offre commerciale d’Oceasoft sur son second marché
après l’Europe, l’Amérique du Nord. En janvier 2015, Oceasoft a levé 8,6 m€ sur Aternext afin
de mener à bien ce développement américain : «L’expertise de Brian dans les sciences de
la vie, un secteur phare représentant 82% de notre activité, est un atout pour accompagner
la montée en puissance de notre filiale américaine dans sa conquête du vaste marché nord-
américain», affirme Laurent Rousseau, PDG d’Oceasoft. Prochaines étapes pour la marque
montpelliéraine : la création aux États-Unis d’un laboratoire d’étalonnage et la constitution d’un
réseau de sous-traitants pour l’assemblage des capteurs.
/ mardi 12 janvier 2016— N°1779 // 7
7Officiel 1779.indd 7 11/01/2016 13:10Les entreprises qui font l’actu
En bref
les actus, c’est aussi...
Photos : Mohed Altrad, entrepreneur mondial de l’année 2014 et auteur de l’ouvrage ‘‘Badawi’’ - éditions Actes Sud © DR
Texte : Nadira Belkacem
Mohed Altrad - Badawi en anglais et préparation d’un nouvel ouvrage : paru
en mars 2002 chez Actes Sud, Badawi raconte l’incroyable ascension d’un jeune
garçon, un badawi (bédouin en arabe) né pauvre et devenu l’un des hommes les
plus riches (entrée en 2014 dans le classement Forbes des milliardaires). L’histoire
d’un parcours hors norme racontée de façon sincère pour dire que tout est possible.
Ce parcours que Mohed Altrad retrace sous les traits du petit Maïouf est désormais
disponible en langue anglaise. Édité par l’éditeur américain Grove press, Bidawi tra-
versera les frontières pour mieux dévoiler son ascension. Désigné comme l’Entre-
preneur mondial de l’année 2014 par le cabinet EY et nommé à la tête de l’Agence
France Entrepreneur par le Président de la République en octobre dernier, Mohed
Altrad annonce qu’il prépare d’ores et déjà son prochain ouvrage qui devrait paraître
en 2017. Un nouvel opus où ‘‘la trame de l’histoire doit permettre d’amener le lecteur
à s’interroger sur la notion d’identité’’.
Dyneff rachetée à 51 % par CEFC China Energy Company Limited : C’est of-
ficiel ! Le chinois CEFC China Energy Company Limited a officiellement acheté 51
% des parts de Dyneff (1,724 milliard d’euros et 387 salariés en 2014) à KazMunay-
Gas, 3ème plus gros producteur de pétrole brut au Kazakhstan. Filiale de cette der-
nière, la société KMG International NV (7 000 personnes dans 12 pays), détenteur,
depuis 2009, de 100 % de la filiale franco-espagnole Dyneff, conserve quant à elle
49 % des parts. Un actionnariat qui devrait permettre d’accompagner les nombreux
développements engagés par la société CEFC. Une acquisition qui confirme égale-
ment le projet du chinois de se déployer en Europe, zone dans laquelle Dyneff repré-
sente une véritable passerelle stratégique et un accès direct à de nouveaux marchés.
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7Officiel 1779.indd 8 11/01/2016 13:10Les entreprises qui font l’actu
FDI Habitat et Caisse des Dépôts
100 M€ pour le logement social
Photo : Olivier Camau (Caisse des dépôts LR) et Dominique Guérin (FDI Habitat) © FDI Habitat
Texte : Nadira Belkacem
Le bailleur social FDI Habitat, filiale du groupe immobilier montpelliérain
Thierry Ravot, a été
FDI, a signé le 4 janvier 2016 une convention de partenariat avec la Caisse
nommé, le 7 janvier
des dépôts permettant de développer l’offre de logements, et affirmer
dernier directeur
leur rôle économique en soutenant l’activité du BTP.
régional de la Caisse
des Dépôts Langue-
Signée par Dominique Guérin, directeur général de FDI Habitat et Olivier
doc-Roussillon/Midi-
Camau, directeur régional de la Caisse des Dépôts, le 4 janvier dernier, cette
Pyrénées.
convention fait état de la mise en place d’un engagement financier global de 100
Diplômé de l’Institut
M€. Une somme qui sera allouée par le bailleur social régional pour soutenir le
d’études politiques
programme de développement de logements sociaux jusqu’en décembre 2017.
de Paris et titulaire
« Il s’agit du renouvellement de la convention que nous avions signée avec la
d’un DEA de droit
Caisse des Dépôts pour la période 2013-2015, et qui portait alors sur un enga-
public, Thierry Ravot
gement de 50 M€ », précise Dominique Guérin.
est âgé de 50 ans,
Le groupe FDI bâtit en région près de 750 logements par an (accession et
il était depuis sep-
locatif) ; FDI HABITAT, sa filiale gère quant à elle, un patrimoine de 5 500
tembre 2015 di-
logements et foyers. Pour la période de décembre 2015 à décembre 2017, la
recteur régional
stratégie patrimoniale de FDI HABITAT se traduira notamment par la réalisa-
Midi-Pyrénées,
tion de 700 logements locatifs sociaux et de 200 logements-foyers, et par des
préfigurateur pour
travaux de gros entretiens et grosses réparations portant sur 1 200 logements,
la région Langue-
pour un coût total de 120 M€. Ce programme d’investissements en Languedoc-
doc-Roussillon.
Roussillon justifie un partenariat rapproché avec son financeur la Caisse des
Dépôts, qui, par cette convention, lui propose un financement globalisé à hau-
teur de 100 M€. À cette enveloppe s’ajouteront 17 M€ en fonds propres, et 3 M€
en subventions et prêts divers.
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En bref
les actus, c’est aussi...
Photos : Frédéric Lacas, Président de Béziers Méditerranée © Mario Sinistaj / Jalil Benabdillah, président de Leader LR, PDG de SDTech © DR
Texte : Nadira Belkacem
Aéroport Béziers Cap d’Agde enregistre son plus haut niveau de fréquenta-
tion depuis sa création : Avec 245 202 passagers transportés en 2015, l’Aéroport
Béziers Cap d’Agde réalise une 8ème année consécutive de croissance avec une
progression de 0,5% et son plus haut niveau de fréquentation depuis sa création.
Si l’offre a diminué, le trafic sur toutes les lignes opérées a considérablement aug-
menté (progression du coefficient de remplissage en moyenne de 83,9% en 2015
contre 76,4% en 2014, soit une augmentation de +9.8%). Pour le Président de
l’Aéroport, Frédéric Lacas, « l’Aéroport Béziers Cap d’Agde est devenu un équipe-
ment capital pour le territoire de l’Ouest Hérault. Générant chaque année de fortes
retombées économiques et création d’emplois, il entend maintenir activement sa
contribution au dynamisme touristique de la nouvelle grande Région. Ces résultats
sont une réelle satisfaction et le signe du potentiel de notre territoire ».
Leader LR, rebaptisé Leader lance un nouveau réseau à Nîmes : Rebaptisé
Leader depuis la fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, le
cluster régional d’entreprises Leader LR, présidé par Jalil Benabdillah (dirigeant de
l’entreprise SDTech à Alès) vient de lancer son nouveau réseau à Nîmes. Un nou-
veau groupement qui devrait, d’après son président «rassembler, à l’image de Lea-
der Alès, entre 50 et 60 entreprises à terme... Dans l’optique de mailler le territoire
régional, le même projet est en préparation à Béziers, et devrait se concrétiser en
2016... D’ici le mois de mars, nous espérons également nous implanter à Toulouse,
soit en créant un nouveau groupement ex-nihilo, soit en nous adossant à un réseau
existant proche de nos valeurs ».
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Créacités
Dynamiser les quartiers prioritaires
Photo : aider à l’émergence de projets © Fotolia
Texte : Nadira Belkacem
Portée par la BGE Grand Biterrois, l’initiative Créacités, soutenue par l’Agglo-
BGE Grand Biterrois –
mération Béziers Méditerranée, est un dispositif d’animation innovant qui a pour
Bassin de Thau
objectif de développer la synergie entre les différents acteurs socio au profit des
Membre du 1er Réseau
quartiers. Grâce à la mobilisation des partenaires associatifs et institutionnels du
National Privé d’appui à
territoire Créacités bénéficiera de relais efficaces. Il touchera ainsi le public cible
la création d’entreprise :
au coeur même des quartiers et rendra plus aisé l’accès aux divers dispositifs et
BGE RESEAU.
informations pouvant faciliter la mise en oeuvre des projets. Le soutien apporté
Présente depuis 1993 sur
par l’Agglomération lui permet d’installer deux nouvelles permanences au cœur
le territoire du Grand Bi-
des quartiers prioritaires de Béziers (le jeudi en centre ville – Résidence Chapat
terrois et depuis 2004 sur
1 avenue Wilson à Béziers -dans les locaux de la Direction du Développement
le bassin de Thau, BGE
des entreprises - et le mardi dans le quartier de la Devèze - Immeuble Icosium –
GRAND BITERROIS en
9 rue d’Alger à Béziers). Ces deux points d’accueil hébergeront le nouveau char-
2014, c’est :
gé de projet BGE : Franck Gil, à qui la BGE a confié le déploiement de l’action
• 236 entreprises créées
Créacités. Il assurera une permanence chaque semaine sur les 2 lieux d’accueil
ou reprises
et aura pour mission de :
• 1 932 250 M€ mobili-
· sensibiliser la population et les acteurs des quartiers à la création d’activités
sés pour des entreprises
· susciter et accompagner le plus en amont possible, l’émergence de projets,
créées ou reprises
· mettre en relation (orienter) les porteurs de projet avec l’offre d’accompagne-
• 847 entreprises coachées
ment et de financement proposée sur le territoire et adaptée à leurs besoins,
dans leur développement
· inciter les porteurs de projet à s’inscrire dans la dynamique de rénovation
• 74 % des entre-
urbaine du quartier.
prises accompagnées
Ce dispositif d’animation innovant est proposé avec le partenariat de l’Agglo, de
pérennes à 3 ans
Pôle Emploi et de l’État.
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Régie de l’eau :
La M3M se mouille
Photo : Philippe Saurel, René Revol et Grégory Vallée, directeur de la Régie des eaux.
© Crédit Montpellier Méditerranée Métropole - Christophe Ruiz / Texte : Gil Martin
A Montpellier, la nouvelle régie publique de l’eau de Montpellier Méditerranée
La Régie des
Métropole est entrée en activité dès le 1er janvier. La collectivité en a profité pour
Eaux en chiffres
annoncer une baisse du coût du m3 consommé qui passe de 1,29 à 1,15 €, et
La structure créée
de 1,42 à 1,29 € pour l’assainissement. Au final, la facture des habitants des 13
par la Métropole est
communes concernées sur les 31 que compte la Métropole baisse de 10 %.
dirigée par Grégory
«Une baisse significative» pour Philippe Saurel, maire de Montpellier et Président
Vallée.
de la M3M, qui présentait la régie publique le 5 janvier dernier lors de la visite de
Près de 90 agents,
l’usine de potabilisation François Arago (Montpellier) : «Nous avons pris en charge
dont les 2/3 issus
la gestion du service de l’eau potable (production, transport et distribution) en
de Veolia Eau (la loi
écartant les délégataires privés pour offrir un service citoyen, plus responsable
impliquait la reprise
et plus solidaire», confirmait l’élu, qui a tenu l’une de ses grandes promesses de
des salariés).
campagne : «La Métropole se donne ainsi les moyens de poursuivre un triple
Taux de rendement
objectif : une meilleure maîtrise du service, une prise en compte des préoccupa-
revendiqué : 80 %
tions environnementales et patrimoniales, une diminution des coûts».
Taux de fuite : 20 %.
Toutes les communes de la Métropole ne sont pas encore concernées par la
Objectif de la collec-
baisse du prix. Si le contrat de délégation de service public de Véolia arrivait à
tivité : atteindre 85 %
expiration pour 13 communes, 18 autres doivent attendre 2021 pour entrer dans
d’ici 2020 pour le taux
la régie publique. Autre annonce d’importance par René Revol, maire de Grabels
de rendement.
et Vice-président de la M3M délégué à la commission service public de l’eau : les
investissements pour entretenir et améliorer le réseau. «Ils sont maintenus à
hauteur de de 9 M€ dès cette année, et notamment pour s’occuper des réseaux
fuyards», annonce l’élu : «Et grâce aux factures des habitants de la Métropole,
nous allons investir entre 9 et 11 M€ chaque année pour l’amélioration du réseau».
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7Officiel 1779.indd 12 11/01/2016 13:11Les Initiatives qui font l’actu
En Bref :
les actus, c’est aussi...
Photos : Robert Ménard, Maire de Béziers ; Philippe Saurel, Maire de Montpellier et nouveau Président d’ACM © Mario Sinistaj
Texte : Nadira Belkacem
Réorganisation du site de l’acropole de Béziers : Le maire de Béziers,
Robert Ménard a, lors de la présentation de ses vœux pour la nouvelle année,
annoncé la ‘‘réalisation de 2 projets d’envergures’’ pour sa ville, ‘‘surtout pour
le centre historique’’. Il a notamment dévoilé que la municipalité venait de rece-
voir quatre sérieuses propositions pour la réorganisation du site de l’acropole
composé de l’ancienne prison et du tribunal actuel, tribunal qui devrait s’installer
face au Polygone. Des projets qui vont être étudiés à la loupe et dont l’un d’eux
devrait permettre ‘‘d’ancrer au cœur de notre ville une population touristique de
classe moyenne et supérieure’’. Le deuxième projet d’envergure concerne la
Place Jean Jaurès. Un ‘‘projet de rénovation d’une ampleur considérable desti-
né à donner une vitrine prestigieuse à notre cœur de ville’’ qui devrait être connu
courant du mois de mars et présenté au grand public avant l’été.
Philippe Saurel, nouveau président d’ACM : Philippe Saurel, Maire de Mont-
pellier et Président de Montpellier Méditerranée Métropole a été élu, le 7 janvier
dernier, Président du Conseil d’Administration d’ACM Habitat, en remplacement
de Bernard Travier. Le maire a rappelé que cette nomination était un retour aux
sources, puisqu’il avait déjà «participé à la fusion entre la Société héraultaise de
construction et l’Opac, en 1998». Avant d’ajouter : «Dans un monde où Mont-
pellier a besoin de briller depuis que le gouvernement lui a retiré son statut de
capitale régionale, il faut lustrer tous ses atouts, dont le logement social fait
partie». Avec 23 % de logements sociaux, la cité est l’une des mieux dotées du
sud de la France.
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a la une
Lamine Gharbi
Faire bouger les lignes
Photo : Lamine Gharbi © Mario Sinistaj
Texte : Gil Martin
Le patron du groupe régional Cap Santé (1 000 salariés, 70 M€ de CA)
est également, depuis juin 2014, président national de la puissante
Fédération Hospitalière Privée. Lamine Gharbi, qui consacre trois jours
par semaine à son mandat, fréquente désormais les ministères et les
ministres mais les ors de la République ne l’aveuglent pas. Il tente surtout
d’imposer à Marisol Touraine l’équité de traitement entre hôpital public et
hôpital privé, mais le combat est rude. Le dirigeant estime que le secteur
privé sort cabossé par la loi sur la santé rédigée par la Ministre et adoptée
le mois dernier. Il réclame un meilleur traitement pour le privé dont 30%
des établissements sont menacés, leurs déficits n’étant pas épongés
par l’Etat. Le président national, dont le groupe languedocien vient de
racheter la clinique Saint Louis de Ganges, veut des engagements :
«Je suis pour un syndicalisme de résultats», confirme-t-il. Finalement, la
santé, ce n’est pas que le travail : le syndicalisme aussi...
Pensez-vous qu’il faille renforcer l’offre de soins en Languedoc-Roussillon
par la création de nouveaux établissements ? Ou bien l’offre actuelle est-elle
suffisante ?
J’ai toujours expliqué que l’offre actuelle, dans notre région -je ne parle pas de
la Grande région mais du Languedoc-Roussillon- s’articule sur un maillage pu-
blic-privé équilibré. Aujourd’hui, les besoins de la population de notre territoire
sont couverts. A défaut de construire d’autres cliniques ou d’autres hôpitaux, je
pense que nous devons plutôt renforcer l’offre existante comme l’évolution de la
hausse démographique nous y contraint. C’est d’ailleurs ce principe qui guide la
stratégie de planification sanitaire de l’ARS qui précise que les établissements
existants déjà doivent faire évoluer leurs services en vue de fonctionner en ré-
seau. C’est ce que fait le groupe Cap Santé avec la nouvelle clinique Saint Jean,
mais aussi avec la reprise de la clinique de Ganges et de l’établissement de
soins de suites du Vigan.
Pour revenir sur l’actualité de groupe Cap Santé, que pouvez-vous nous dire du
projet de relocalisation de la clinique montpelliéraine Saint Jean à Saint Jean de
Védas ? Le projet est-il toujours d’actualité ?
Bien sûr ! Ce projet se fera. J’ai la volonté de construire la clinique du futur, la
clinique des 50 prochaines années ! Dans ce dossier, notre groupe a connu
des contretemps politiques avec des élections municipales difficiles, techniques
avec une constructibilité complexe, mais rien d’insurmontable. Les choses
avancent... Je rappelle que notre projet porte sur un investissement de 50 M€
pour construire à Saint Jean de Vedas une nouvelle clinique, plus accessible,
qui va générer une centaine de créations d’emplois.
Vous avez racheté la clinique Saint Louis de Ganges. Quelles sont vos
ambitions pour cet établissement ?
J’ai repris la clinique de Ganges pour 8 M€, soit le montant des dettes
accumulées, avec l’idée d’en renforcer à la fois l’offre et la qualité de service.
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Cet établissement va monter en gamme : le groupe Cap Santé a prévu 3 M€
de travaux immédiat et nous allons construire un nouvel établissement, plus
moderne, de 8.000 m2 pour lequel nous allons investir 12 M€. Dans ce dossier,
je tiens à souligner le soutien du maire de Ganges, Michel Fratissier, celui du
Président de Languedoc Santé M. Jean-Marie Gros, et du rôle positif du Pré-
sident de Languedoc-Mutualité, M. René Game. Au final, le groupe va injecter
sur les 3 prochaines années près de 23 M€ pour la clinique Saint Louis afin de
moderniser cet outil de travail, de renforcer son attractivité et offrir ainsi à l’éta-
blissement le rayonnement qu’il mérite au regard de la qualité de ses équipes
médicales et para médicales. C’est une fierté d’avoir été choisi par la Mutualité
parmi d’autres candidats de grande qualité.
Vous avez également repris l’établissement de soins de suite et de réadaptation
du Vigan...
En effet, le groupe a repris également la Clinique de Soins de Suite et de
Réadaptation (SSR) du Vigan. Nous avons investi 4 M€ dans la reprise de la
maison de repos des Châtaigniers et nous allons consacrer 2 M€ à la rénova-
tion du site. Aujourd’hui, le groupe Cap Santé (avec 1 300 salariés et 76 M€ de
Chiffres d’affaires) est un groupe de santé visible !
Etes-vous en concurrence avec l’hôpital public?
Non. Notre groupe, et toute l’hospitalisation privée d’ailleurs, n’est pas en
concurrence frontale avec le secteur public. Au contraire : nos deux secteurs
sont complémentaires. L’Etat a compris que pour proposer une couverture sa-
nitaire performante sur l’ensemble du pays, il fallait s’appuyer sur le privé. Par
exemple, la clinique de Ganges est reconnue par Arrêté Ministériel comme un
établissement classé «activité isolé». Seuls 54 établissements en France ont
décroché ce classement, dont 4 cliniques en France (dont la Clinique Saint Mi-
chel de Prades, dans les P-O). Lorsque j’étais président de la Fédération Régio-
nale de l’Hospitalisation Privée, j’avais mis un point d’honneur à normaliser les
relations entre le public et le privé, et notamment avec le CHRU et son Directeur
Philippe Domy qui était un grand manager (aujourd’hui à la retraite de la fonc-
tion publique) en vue d’évoluer vers cette notion qui vise à mettre en place une
offre équilibrée. Nous attendons avec impatience l’arrivée du prochain directeur
du CHRU. Aujourd’hui, nos relations sont bonnes et on arrive à un maillage
complet du territoire grâce à la dynamique coordonnée public-privé… même si,
sur certains territoires, subsiste encore une rude concurrence entre nos deux
secteurs. Mais le nouveau Président de la FHP-LR, Pascal Delubac, veille au
grain pour faire respecter une concurrence contrôlée et saine qui nous pousse
vers l’excellence. Il n’a pas une mission de tout repos !
Après avoir été président régional de la FHP-LR, vous avez été élu président
national de la Fédération de l’Hospitalisation Privée. Quel est votre rôle ? Vous
êtes le Président qui parle à l’oreille des ministres ?
(rires) Je parle régulièrement à la Ministre de la Santé, Marisol Touraine, ou à
son directeur de cabinet, mais suis-je entendu ? Certainement, car mon langage
est clair, mais de là à être suivi, c’est une autre histoire ! En fait, nos rapports
ne sont pas simples. La FHP, en effet, s’est totalement opposée à son projet de
loi, adopté le mois dernier par l’Assemblée Nationale. Pour nous, ce projet de loi
signifie la mort de la médecine libérale et de l’hospitalisation privée. Le gouver-
nement affiche une volonté non-dissimulée de revenir à la dominance absolue
du service public hospitalier... Concrètement, le projet de loi tend à exclure les
cliniques de leurs missions fondamentales, comme les urgences, la recherche,
l’innovation ou la formation. Nous ne l’accepterons jamais ! Nous avons d’ail-
leurs déposé un recours devant le Conseil Constitutionnel. L’adoption de cette
loi est d’autant plus surprenante que Manuel Valls a programmé une grande
conférence nationale sur la santé en février 2016. Pourquoi le 1er Ministre
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Lamine Gharbi © Mario Sinistaj
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n’a-t-il pas attendu cette conférence avant de présenter une loi sur la santé ? On
marche sur la tête...
Dans ce projet de loi, qu’est-ce qui vous énerve à ce point?
Notre secteur ne comprend pas les attaques perpétuelles de cette loi de santé
avec, notamment, la «dégressivité tarifaire». Désormais, avec cette loi qui im-
pose des seuils, plus tu soignes… et plus tes tarifs baissent ! C’est absurde…
Je ne vais pas utiliser moins de moyens humains, techniques et matériels pour
prendre en charge la 101e appendicite ! De plus, comme si cela ne suffisait pas,
la Ministre de la Santé a innové en inventant la notion de «bénéfice déraison-
nable». C’est quand même fort : si tu dégages un bénéfice dit déraisonnable,
tu rembourses (l’hôpital est aussi concerné par ses excédents). Il faut savoir
qu’historiquement, depuis plusieurs années, le même acte en clinique coûte
28% moins cher en moyenne que l’hôpital (compléments d’honoraires inclus).
En fait, avec cette notion de «bénéfice déraisonnable», c’est tout le bénéfice
réalisé par les cliniques que le gouvernement veut récupérer de manière détour-
née. Or, 30% des établissements privés sont déjà en difficulté. C’est de la folie.
Justement, une clinique est-elle une entreprise comme une autre ? Est-ce
«moral» de gagner de l’argent avec la santé ?
Nous sommes fiers de notre appartenance au secteur privé. Le débat école
publique - école privée remonte aux années 80. Le monde a changé ! Évoluons
avec lui, d’autant plus que dans la période actuelle (baisse de nos tarifs en 2015
de -2,5%), l’objectif majeur d’une clinique est surtout de parvenir à équilibrer ses
comptes. Grosso-modo, si l’on parvient à dégager une marge de 1%, voire 2%,
alors on peut s’estimer très heureux. Quelle honte y aurait-il pour une clinique
à faire des bénéfices, dans la mesure où elle revient moins cher à la collectivité
que son homologue du public ? Reprenons l’exemple de l’appendicite : elle
coûte 1 930 euros à l’hôpital public contre 1 510 euros en Clinique privée (tous
honoraires sont inclus) ce qui représente 11 M€ d’économies collective… Venir
se faire soigner en clinique est un acte citoyen qui permet de sauver la Sécu.
N’oublions pas qu’une bonne dynamique permet à un établissement privé d’in-
vestir pour se développer. La clinique est une entreprise comme une autre, mais
avec une particularité : une vraie responsabilité vis à vis des patients, ce qui
implique une éthique et une morale dans la prise en charge. D’où la notion de
pertinence des actes et des séjours à laquelle la FHP est très attachée. Je vous
donne un exemple : une personne accueillie dans un service d’Urgence Privé
ne paie rien. Comme à l’hôpital. Il n’a aucun reste à charge
Vous êtes particulièrement sévère avec votre ministère de tutelle. Vous estimez
que l’hospitalisation privée, en dépit de ses résultats, est moins soutenue que
l’hôpital public ?
Le problème n’est pas là. Il n’y a aucune jalousie dans mon propos, et il est
normal que l’Etat soutienne la santé publique. il joue son rôle d’actionnaire en
comblant les déficits (400 m€ chaque année…). Je critique le gouvernement
dans son instruction à charge contre l’hospitalisation privée d’une part, et je
dénonce un soutien parfois exagéré à l’hôpital public. Il n’y a aucune cohérence
dans la politique proposée par le Ministère de la Santé. La «dégressivité tari-
faire» et la notion de «bénéfice déraisonnable» sont des absurdités, des me-
sures inutiles et agressives vis-à-vis de notre secteur. Si l’on se penche sur le
secteur public, pourquoi Marisol Touraine ne s’intéresse-t-elle pas à la notion
de «déficit déraisonnable» ? J’estime qu’aujourd’hui, le secteur public est bien
soutenu : c’est à l’hospitalisation privée qu’il faut redonner un peu de crédit.
Au sens propre ?
(rires) Au sens propre !
18 // mardi 12 janvier 2016— N°1779 /
7Officiel 1779.indd 18 11/01/2016 13:11A ce propos, quelle est la situation économique des cliniques en Langue-
doc-Roussillon et en France ?
Plutôt bonne en région où nous avons su travailler en bonne intelligence avec
l’Etat pour mettre en place un maillage équilibré du territoire. Je pense que nous
sommes la seule région de France où cet équilibre est aussi abouti, y compris au
niveau des Urgences. Sinon, au plan national, la situation est très tendue pour le
secteur privé. Actuellement, 30% des cliniques françaises sont en difficultés, prin-
cipalement à cause de la politique de l’Etat qui refuse toujours d’aligner nos coûts
de fonctionnement sur nos tarifs, en moyenne 28% moins cher que le public.
Depuis juin 2014, vous êtes président national de la FHP. Pourquoi cet engage-
ment ? Vous êtes en mal de reconnaissance ?
(rires) Sûrement pas ! Mon élection s’explique par mon engagement syndical qui
a toujours été total. J’ai commencé très tôt, à la faculté de Pharmacie, en tant
qu’élu dans les Conseils de Facultés et Président de la Corpo des étudiants.
Nous avions la gestion d’une cafétéria, d’une imprimerie interne pour nos poly-
cops (Internet n’existait pas), nous étions des patrons en herbe (rires) ! Mais j’ai
appris pendant cette période quels étaient les droits et les devoirs d’un dirigeant,
notamment vis-à-vis de ses salariés. Ensuite, j’ai toujours continué. Comme élu
de base en région pendant 15 ans, puis comme Président régional en 2007
mais aussi comme président national du syndicat MCO (Médecine Chirurgie
Obstétrique) pendant 6 ans...
Que représente aujourd’hui la FHP ? Et quel est votre rôle ? Que dites-vous à
l’oreille de la Ministre, du moins quand elle veut bien vous la prêter ?
La FHP représente pas moins de 1 000 établissements, cliniques et hôpitaux
privés. C’est un honneur pour moi de défendre notre grand secteur d’activité,
surtout dans une période de crise et de combat. Nous nous battons pour obtenir
de véritables avancées pour le secteur privé. Il faut faire bouger les lignes ! Pour
cela, je rencontre à Paris les directeurs du Ministère de la Santé, les conseillers
spéciaux de Matignon, le directeur de cabinet de Bercy, et même la ministre,
Marisol Touraine, même si nos échanges restent sans grands résultats... La
santé, en France, est un grand balancier. Moi, je suis pour un syndicalisme de
résultat. Cela viendra. Je porte auprès des personnes que je rencontre la poli-
tique du comité exécutif de la FHP. Nous avons une stratégie et des valeurs que
nous faisons partager au gouvernement.
Que demandez-vous au Ministère de la Santé ?
Je répète que le gouvernement ferait mieux de nous encourager ! Je lui de-
mande aussi d’être vigilant dans le cadre de la réforme territoriale. Les ARS,
désormais, vont devoir couvrir de vastes territoires, dont celui de notre grande
région qui est aussi grand que l’Autriche. Nous n’allons pas vers la décentralisa-
tion, mais plutôt vers la centralisation... Notre secteur va devoir tenir compte de
tout cela et s’adapter. A moins que ce qui a été fait par le gouvernement actuel
ne soit revu et corrigé par le prochain...
Un petit conseil pour améliorer le service public de la santé en Languedoc-
Roussillon ?
(rires). Question délicate, mais j’ai une suggestion à faire aux décideurs poli-
tiques. Il y a deux CHU à moins de 45 km l’un de l’autre, à Nîmes et Montpellier.
Pourquoi ne pas les fusionner ? Actuellement, la société paye pour entretenir
deux directions différentes. Il faut avoir le courage de remettre cet état de fait en
cause, de revenir sur le pilotage du système de santé. Une direction fusionnée,
c’est moins de dépenses, c’est plus de clarté, c’est aussi une meilleure orga-
nisation de l’offre et une optimisation des moyens. Donc, je pose la question
au Ministère de la Santé mais aussi aux élus locaux : la fusion des deux CHU
régionaux, c’est pour quand?
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absorbée, Société à Responsabilité Limitée de Commerce, la société NODIXIA
au capital de 20 000 Euros, dont le siège Dissolutions RECYCLING SERVICES s’est trouvée
Fusion social est situé 590, rue du Roucagnier, dissoute sans liquidation et la fusion a été
ZAC du Roucagnier, 34400 LUNEL VIEL, définitivement réalisée à l’issue du délai de
immatriculée au Registre du Commerce
Liquidations trente jours prévu à l’article R. 236-8 du
et des Sociétés de MONTPELLIER sous le Code Commerce, soit le 29/12/2015.
201695 numéro 789 790 789. 201696 POUR AVIS
P.V.B. La société NODIXIA, absorbante, PLUSDEPC.COM LA GERANCE
étant propriétaire de la totalité des parts SARL au capital de 153 000 Euros
Société d’Avocats composant le capital social de la société Siège social : 2016100
215, Rue Samuel Morse NODIXIA RECYCLING SERVICES 590, rue du Roucagnier DESTOK PC
Le Triade 3 depuis une date antérieure au dépôt du ZAC du Roucagnier SARL au capital de 234 000 Euros
34000 MONTPELLIER projet de fusion au Greffe du Tribunal de 34400 LUNEL VIEL Siège social :
Commerce, l’apport n’a pas été rémunéré 527 969 844 RCS MONTPELLIER
NODIXIA par une augmentation de capital et 590, rue du Roucagnier
SARL au capital de 108 710 Euros
la société NODIXIA RECYCLING ZAC du Roucagnier
AVIS DE DISSOLUTION
Siège social :
SERVICES a été dissoute sans liquidation, 34400 LUNEL VIEL
590, rue du Roucagnier du seul fait de la réalisation définitive 527 958 730 RCS MONTPELLIER
La société PLUSDEPC.COM a établi en
ZAC du Roucagnier de la fusion à l’issue du délai de trente date du 19/11/2015 un projet de fusion
34400 LUNEL VIEL jours prévu à l’article R. 236-8 du Code établi par acte sous seing privé avec la AVIS DE DISSOLUTION
508 642 832 RCS MONTPELLIER société NODIXIA, société absorbante,
Commerce, soit le 29/12/2015.
La société DESTOK PC a établi en date
POUR AVIS Société à Responsabilité Limitée au
AVIS DE FUSION capital de 108 710 Euros, dont le siège du 19/11/2015 un projet de fusion établi
LA GERANCE
social est 590, rue du Roucagnier, ZAC par acte sous seing privé avec la société
La société NODIXIA a établi en date du Roucagnier, 34400 LUNEL VIEL, NODIXIA, société absorbante, Société
du 19/11/2015 un projet de fusion établi 201699 immatriculée au RCS de MONTPELLIER à Responsabilité Limitée au capital de
par acte sous seing privé avec la société 108 710 Euros, dont le siège social est 590,
sous le numéro 508 642 832.
PLUSDEPC.COM, absorbée, Société à P.V.B. La société NODIXIA, absorbante, rue du Roucagnier, ZAC du Roucagnier,
Responsabilité Limitée au capital de 153 000
Euros, dont le siège social est situé 590,
Société d’Avocats étant propriétaire de la totalité des parts 34400 LUNEL VIEL, immatriculée au
rue du Roucagnier, ZAC du Roucagnier, 215, Rue Samuel Morse composant le capital social de la société RCS de MONTPELLIER sous le numéro
PLUSDEPC.COM depuis une date 508 642 832.
34400 LUNEL VIEL, immatriculée au Le Triade 3 antérieure au dépôt du projet de fusion
Registre du Commerce et des Sociétés La société NODIXIA, absorbante,
de MONTPELLIER sous le numéro 34000 MONTPELLIER au Greffe du Tribunal de commerce, la étant propriétaire de la totalité des parts
527 969 844. société PLUSDEPC.COM s’est trouvée composant le capital social de la société
NODIXIA
La société NODIXIA, absorbante, dissoute sans liquidation et la fusion a été DESTOK PC depuis une date antérieure
SARL au capital de 108 710 Euros
étant propriétaire de la totalité des parts définitivement réalisée à l’issue du délai au dépôt du projet de fusion au Greffe
composant le capital social de la société Siège social : de trente jours prévu à l’article R. 236-8
590, rue du Roucagnier du Tribunal de Commerce, la société
PLUSDEPC.COM depuis une date du Code Commerce, soit le 29/12/2015.
ZAC du Roucagnier DESTOK PC s’est trouvée dissoute sans
antérieure au dépôt du projet de fusion au POUR AVIS
Greffe du Tribunal de Commerce, l’apport 34400 LUNEL VIEL liquidation et la fusion a été définitivement
LA GERANCE
n’a pas été rémunéré par une augmentation 508 642 832 RCS MONTPELLIER réalisée à l’issue du délai de trente
de capital et la société PLUSDEPC.COM a jours prévu à l’article R. 236-8 du Code
été dissoute sans liquidation, du seul fait de la 201698 Commerce, soit le 29/12/2015.
AVIS DE FUSION
réalisation définitive de la fusion à l’issue du POUR AVIS
NODIXIA RECYCLING
délai de trente jours prévu à l’article R. 236-8 La société NODIXIA a établi en LA GERANCE
du Code Commerce, soit le 29/12/2015.
SERVICES
date du 19/11/2015 un projet de fusion SARL au capital de 20 000 Euros
POUR AVIS
établi par acte sous seing privé avec Siège social :
LA GERANCE
la société DESTOK PC, absorbée,
201693
590, rue du Roucagnier
Société à Responsabilité limitée au ZAC du Roucagnier JURIS DEFI
201697 capital de 234 000 Euros, dont le siège 34400 LUNEL VIEL
CABINET D’AVOCATS
P.V.B. social est situé 590, rue du Roucagnier, 789 790 789 RCS MONTPELLIER
ZAC du Roucagnier, 34400 LUNEL VIEL, 2 Rue René Gomez - ZI
Société d’Avocats
immatriculée au Registre du Commerce AVIS DE DISSOLUTION 34500 VILLENEUVE LES
215, Rue Samuel Morse et des Sociétés de MONTPELLIER sous le BEZIERS
Le Triade 3 numéro 527 958 730. La société NODIXIA RECYCLING
Tél. : 04.67.76.70.26
34000 MONTPELLIER La société NODIXIA, absorbante, SERVICES a établi en date du
étant propriétaire de la totalité des parts 19/11/2015 un projet de fusion établi courriel : jurisdefi@wanadoo.fr
NODIXIA par acte sous seing privé avec la
composant le capital social de la société
SARL au capital de 108 710 Euros société NODIXIA, Société absorbante, OLIVETTES PARTICIPATION,
DESTOK PC depuis une date antérieure
Siège social : Société à Responsabilité Limitée au SAS en liquidation au capital de 100 000
au dépôt du projet de fusion au Greffe
590, rue du Roucagnier capital de 108 710 Euros, dont le siège Euros, Siège social : Impasse des
du Tribunal de Commerce, l’apport n’a
ZAC du Roucagnier social est 590, rue du Roucagnier, ZAC Olivettes, 34200 SETE, 498 260 561 RCS
pas été rémunéré par une augmentation
34400 LUNEL VIEL du Roucagnier, 34400 LUNEL VIEL, MONTPELLIER
de capital et la société DESTOK PC a
508 642 832 RCS MONTPELLIER immatriculée au RCS de MONTPELLIER Par délibération du 30 juin 2015, l’AGE a
été dissoute sans liquidation, du seul fait sous le numéro 508 642 832. décidé la dissolution anticipée de la Société
AVIS DE FUSION de la réalisation définitive de la fusion à La société NODIXIA, absorbante, à compter du même jour. Elle a nommé
l’issue du délai de trente jours prévu à étant propriétaire de la totalité des parts comme liquidateur M. Jean-Baptiste
La société NODIXIA a établi en date l’article R. 236-8 du Code commerce, soit composant le capital social de la société BIRON demeurant 2 Quai d’Orient,
du 19/11/2015 un projet de fusion établi le 29/12/2015. NODIXIA RECYCLING SERVICES 34200 SETE. Le siège de la liquidation est
par acte sous seing privé avec la société POUR AVIS depuis une date antérieure au dépôt du fixé Impasse des Olivettes, 34200 SETE.
NODIXIA RECYCLING SERVICES, LA GERANCE projet de fusion au Greffe du Tribunal Dépôt au RCS de MONTPELLIER.
22 / mardi 12 janvier 2016— N°1779
7Officiel 1779.indd 22 11/01/2016 13:11Vous pouvez aussi lire