MARK TOBEY Tobey or not to be ? - Press Review - Jeanne Bucher Jaeger
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Press Review
MARK TOBEY
Tobey or not to be ?
5, rue de Saintonge 75003 Paris T. +33 (0)1 42 72 60 42
info@jeannebucherjaeger.com www.jeannebucherjaeger.comPresse papier Pays : France Date : 14 octobre 2020 Journaliste : Henri-François Debailleux Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse numérique Pays : France Date : 12 octobre 2020 Journaliste : Laure de Gramont Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse numérique Pays : France Date : 14 octobre 2020 Journaliste : Laurent Boudier Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier Pays : France Date : 23 octobre 2020 Journaliste : Virginie Huet Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse numérique Pays : France Date : 23 octobre 2020 Journaliste : Laurent Boudier Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse numérique Pays : France Date : 5 octobre 2020 Journaliste : Non renseigné Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse numérique Pays : France Date : 23 octobre 2020 Journaliste : Non renseigné Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier Pays : France Date : Novembre 2020 Journaliste : Fabien Simode Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier Pays : France Date : Novembre 2020 Journaliste : Vincent Delaury Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier Pays : France Date : 27 octobre 2020 Journaliste : Laurent Boudier Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse numérique Pays : France Date : Octobre 2020 Journaliste : Anne Eveillard Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier Pays : France Date : 31 octobre 2020 Journaliste : Bettina Wohlfarth Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse Pays : France Date : 12 novembre 2020 Texte : Olivier Schefer, Professeur d’Esthétique et de Philosophie de l’art, École des Arts de la Sorbonne Directrice de la rédaction Art Interview : Fanny Revault Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier Pays : France Date : Novembre 2020 Journaliste : Olivier Paze-Mazzi Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Date : 28 octobre 2020
Page de l'article : p.12
Pays : FR Journaliste : V.D.
Périodicité : Hebdomadaire
Presse papier
Pays : France
Date : 28 octobre 2020
Journaliste : Valérie Duponchelle
Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ? Page 1/1
Le meilleur de la semaine culturelle
LES MINIATURES DE MARK
TOBEY, PARIS APRÈS VENISE
De Pinfiniment petit au tissage souple
de la peinture, c’est le miracle hypnoti
que de ce peintre américain que la Col
lection Peggy Guggenheim de Venise
avait célébré presque en sourdine, dans
le chaos bruyant de la Biennale de Veni
se 2017. À l’occasion des 130 ans
de la naissance de Mark Tobey
(1890-1976), voici un regard
croisé entre la galerie historique
de l’artiste en Europe, la Galerie
leanne Bucher laeger, la Collec
tion de Bueil & Ract-Madoux et
le Centre Pompidou. Cette ex
position monographique, non
commerciale, présente une
quarantaine d’œuvres majeures
de l’artiste, trente années de
création, de 1940 à 1970. Com
me une Voie lactée ou l’art vu
au microscope, la peinture de
Mark Tobey est un monde en
soi, un résumé plastique des
flux et du concept temps
qu’une palette presque atone
rend délicat comme la porce
laine. Indice ? Gallimard édite
le catalogue avec historiens de
l’art et scientifiques, de Lau
rence Bertrand Dorléac et Cé
cile Debray à Étienne Klein et
Thomas Schlesser.
V.D.
«TOBEY or not to be ?»,
jusqu’au 16 janvier, Galerie
Jeanne Bucher Jaeger-Marais, 5, rue
de Saintonge (3e).
Tous droits réservés à l'éditeur GALLIMARD 2890000600502Presse papier Pays : France Date : Novembre 2020 Journaliste : Laurent Boudier Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier
Pays : France
Date : 19 novembre 2020
Journaliste : Rafael Pic
Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ? Jeudi 19 novembre 2020 - N°2054
Vu EN GALERIE
Toujours pas de réouverture annoncée pour les galeries d’art mais l’espoir renaîtra prochainement.
Et derrière leurs portes closes, les expositions programmées continuent de vivre leur vie silencieuse...
Par Alison Moss, Marion Bellal et Rafael Pic
Vue de l’exposition «
TOBEY or not to be »
de Mark Tobey à la galerie
Jeanne Bucher Jaeger.
Courtesy Jeanne Bucher Jaeger.
Collection de Bueil et Ract-Madoux.
Mark Tobey
GALERIE JEANNE BUCHER JAEGER Mark Tobey, Totem,
75 ans de fidélité 1954, tempera sur papier, 25,4 x 19,7 cm.
Une œuvre du Centre Pompidou dans une galerie privée ? Le cas est
suffisamment rare pour être souligné. Mais c’est un juste retour
de l’histoire : le tableau, Unknown Journey, avait été acheté par Germain
Centre Pompidou/MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais/image Centre Pompidou, MNAM-CCI/Adagp, Paris 2020.
Viatte pour le musée national d’Art moderne, à la galerie. « Dans
des circonstances particulières, rappelle Emmanuel Jaeger : rue de Seine,
en plein Quartier latin, en mai 68 ! » Comme un certain nombre de pièces
exposées, il n’est pas à vendre : le reste de l’accrochage provient du fonds
de la galerie (une trentaine d’œuvres) et d’une collection jeune mais
en plein essor, celle de Stanislas Ract-Madoux et Jean Gabriel de Bueil, qui
voulaient montrer leurs trésors dans un cadre très curaté et quasi-muséal
(le catalogue chez Gallimard en fait foi). Le parcours permet de découvrir
les différentes facettes d’un artiste étonnant, travailleur solitaire, en
perpétuel renouveau, aux antennes sans cesse ouvertes sur le monde
(il apprend l’arabe, est considéré comme leur égal par les calligraphes
japonais, se met au piano à 50 ans jusqu’à devenir quasi virtuose)...
Il montre surtout le rôle des galeries dans le temps long : Jeanne Bucher
découvre Mark Tobey à New York en 1945, son successeur et petit-neveu
Jean-François Jaeger est le premier à l’exposer en Europe en 1955
(à 97 ans, il est l’une des mémoires vivantes de la période) et, trois quarts
de siècle plus tard, la troisième génération continue de le montrer. R.P.
« TOBEY or not to be » Jusqu’au 12 février 2021. 5, rue de Saintonge, 75003 Paris
Mark Tobey, Unknown Journey,
jeannebucherjaeger.com 1966 huile sur toile, 207 x 128 cm.Presse papier Pays : France Date : Décembre 2020 Journaliste : Manuel Jover Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier Pays : France Date : 25 novembre 2020 Journaliste : Heidi Ellison Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier
Pays : France
Date : 2 décembre 2020
Journaliste : Laurent Boudier
Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Galeries d’art
de dessins des années 60 et 70 Voyages il se fait artiste la nuit, où il
C’est ouvert ! — personnage happé dans le Jusqu’au 20 fév. 2021, 14h-19h (sf peint ses visions d’un éden
Depuis le samedi vide, homme au sol au torse lun., mar., dim.), galerie Guigon, contemporain, paisible
28 novembre, les galeries massif —, les traits cisaillent 39, rue de Charenton, 12e, et sensuel. Ses tableaux
d’art sont de nouveau l’espace et font vibrer les 06 07 04 84 86. Entrée libre. s’inspirent de ses voyages
autorisées à recevoir du blancs du papier. Le privilège t Chaque année, depuis autour du monde, entre
public. Voici une sélection d’une rencontre dans quarante ans, le galeriste ville et nature, dans un style
d’expositions que l’on peut un cabinet de dessins. Guigon attend l’été pour partir frais et léger, proche de
dès maintenant visiter. en voyage. Il va voir. Pour l’illustration. Julien Calot
Avant de retrouver Tobey or not to be ? revenir avec des pellicules lâche, avec la décontraction
les musées à partir Jusqu’au 12 fév. 2021, 10h-18h (sf qui, une fois développées, d’un surfeur, ses personnages
du mardi 15 décembre. lun., dim.), galerie Jeanne-Bucher recréent une présence sur la toile, hommes et
Si tout va bien. -Jaeger – Espace St Germain, tangible de ce que son œil a femmes. Avec bonheur, entre
53, rue de Seine, 6e et Espace croisé — plutôt le droit, « car ciel et terre, on les suit !
Marais, 5, rue de Saintonge, 3e, l’autre, dit-il, ne fonctionne
01 42 72 60 42. Entrée libre. pas bien ». Dans le viseur du Marjane Satrapi –
TOUTES LES EXPOS u « Je suis très peu au voyageur, la réalité se révèle Femme ou rien
SUR TELERAMA.FR fait de ce que l’on appelle plus simple, plus brute, Jusqu’au 30 déc., 11h-19h (sf lun.,
généralement “abstrait”. d’abord parce qu’elle est, ici, dim.), galerie Françoise Livinec,
L’abstraction pure serait pour en noir et blanc et que l’image 24, rue de Penthièvre, 8e,
Sélection critique par moi une peinture dans laquelle est resserrée sur son sujet. 01 40 07 58 09. Entrée libre.
Laurent Boudier (Art), on ne trouverait aucune affinité Le hors-champ et son y Autrice de romans
Frédérique Chapuis avec la vie, une chose pour moi désordre éventuel ne sont pas graphiques primés, dont
(Photo) et impossible. » Mark Tobey, né visibles. Il y a des enfants le fameux Persepolis, adapté
Bénédicte Philippe en 1890 et mort en 1976, est de Chine, de Mauritanie, au cinéma, et réalisatrice,
(Civilisations, Sciences) un peu oublié, alors qu’il est de Thaïlande et d’ailleurs. Marjane Satrapi est aussi
un artiste immense, pionnier Des déchirures de lumière peintre. Exposée pour la
de l’art américain abstrait d’où émergent des regards, première fois en 2013 chez
Art aux côtés de Pollock ou de des gestes, des rencontres Jérôme de Noirmont, elle
Rothko, mais discret, rêveur Tobey or not to be ? improbables, comme ce présente aujourd’hui le fruit
Robert et voyageur. Calligraphe du Jusqu’au 12 fév., galerie cheval blanc solitaire dans une de sept ans de travail exigeant
Rauschenberg – Night signe dans les années 1950, il Jeanne-Bucher-Jaeger. rue de Bénarès. Un album de à la galerie Françoise Livinec.
Shades and Phantoms est aussi l’auteur de paysages jolis souvenirs à feuilleter… Soit quinze portraits de
Jusqu’au 5 déc., 10h-19h (sf dim., aux germinations blanches. femmes en grand format,
lun.), galerie Thaddaeus Ropac, Tout est rare, ouvert, Ce n’est le résultat d’aucune et rien d’autre. Elles ont le
7, rue Debelleyme, 3e, vagabond et libre chez lui. La manipulation sur Photoshop, Civilisations cheveu noir, l’œil ourlé de
01 42 72 99 00. Entrée libre. formidable rétrospective de la car seule la photographie, khôl, la silhouette sensuelle
i La galerie Ropac affiche galerie Jeanne-Bucher-Jaeger, soit l’enregistrement de Carolyn Carlson et la bouche écarlate. Une
en cette fin d’année une qui a emprunté des œuvres l’empreinte de la lumière, Jusqu’au 20 déc., 11h-19h tlj., cigarette, un livre, un bâton
alléchante proposition. On de la collection de Bueil et intéresse John Chiara ! 14h-18h (dim.), galerie Isabelle à la main, elles assument, en
se souvient des fameuses et Ract-Madoux ou de grands La galerie propose aussi Gounod, 13, rue Chapon, 3e, robe rose ou rouge vif, une
novatrices combine paintings, musées comme Beaubourg, une sélection de livres de 01 48 04 04 80. Entrée libre. posture forte sur le devant
réalisées à New York par est d’une superbe éloquence. photographes étrangers y Carolyn Carlson a réalisé de la toile. L’arrière-plan est
Robert Rauschenberg dans et de petits éditeurs. ses premières encres en minimaliste. Seuls comptent
les années 50. Des uppercuts s’initiant à la méditation zen les corps, ce qui se dit, ce
visuels de peintures, collages Photo Sabine Weiss – pendant ses années de qui se tait, ce qui se transmet
et assemblages d’objets Vivian Maier formation, dans l’effervescence entre ces femmes, amies,
récupérés. On verra ici deux John Chiara – La Jusqu’au 30 jan. 2021, 14h-19h artistique new-yorkaise des sœurs ou mères… Marjane
séries de 1991, « Night Shades » poussière des anges (sf lun., mar., dim.), galerie années 60. La joie de ces gestes Satrapi peint comme elle vit,
et « Phantoms », des gravures Jusqu’au 7 fév. 2021, 14h-19h Les Douches, 5, rue Legouvé, spontanés est venue nourrir en exploratrice, en entier.
miroitantes composées de (sf lun.), 12h-19h (sam.), 10e, 01 78 94 03 00. Entrée libre. son travail de danseuse et
photographies personnelles 11h-17h (dim.), galerie Miranda, y Deux femmes sont de chorégraphe majeure. Vhils – Momentum
de l’artiste, imprimées sur 21, rue du Château-d’Eau, 10e, à l’honneur à la galerie Dans une pratique d’art Jusqu’au 23 déc., 11h-19h (sf lun.,
aluminium, comme autant 01 40 38 36 53. Entrée libre. Les Douches. Il y a d’abord total, l’écriture s’ajoute dim.), galerie Magda Danysz,
d’images morcelées et y Angyalföld signifie Sabine Weiss, avec une à la calligraphie. Montré 78, rue Amelot, 11e,
réassemblées. On y revient. « poussière des anges » en sélection de clichés piochés notamment à la Bibliothèque 01 45 83 38 51. Entrée libre.
hongrois. C’est aussi le nom dans ses archives. Y sont nationale de France (2013) et à u Star internationale
Sam Szafran d’un quartier de Budapest exposées ses images coups La Piscine de Roubaix (2017), de l’art urbain, Vhils
Jusqu’au 5 déc., 9h30-12h30, 14h30- où, l’an dernier, l’Américain de cœur, prises en marge ce travail graphique s’expose aime repousser les limites
18h30 (sf dim., lun.), galerie Claude John Chiara a remorqué son de ses commandes de chez Isabelle Gounod. La ligne de sa recherche dans l’art
Bernard, 7-9, rue des Beaux-Arts, appareil photo géant. Il y a reportages. L’ensemble et le mouvement s’unissent sur plastique. Dans cette
6e, 01 43 26 97 07. Entrée libre. fait des prises de vue suivant retrace une vie de voyages, le papier. Le pinceau danse, les nouvelle exposition, le
y Il exposa le premier, en la technique du sténopé : les de rencontres, l’espace mots s’alignent. Un moment nombre d’œuvres et de
France, le lord de la peinture images se développent sans d’un instant — le temps suspendu de poésie pure. techniques expérimentées
Francis Bacon. Il a aussi négatif, instantanément, en d’une photo. On découvre est impressionnant.
montré Giacometti, César, l’occurrence sur de grandes également dans la galerie Julien Calot – Installation lumineuse,
Paul Rebeyrolle ou encore feuilles de papier, sur une dizaine de photos de Passengers compression de tôles
Peter Blake et Sam Szafran. lesquelles le photographe l’énigmatique Américaine Jusqu’au 19 déc., 11h30-19h (sf gravées, assemblage de
Comme un cognac ambré, intervient manuellement Vivian Maier. Parmi les dim.), 14h-19h (sam.), galerie Claire plaques marquées à l’acide,
hors d’âge, le magnifique et de façon aléatoire. Il crée milliers d’images qu’elle Corcia, 323, rue Saint-Martin, 3e, fragments de murs sculptés
marchand Claude Bernard ainsi des effets étonnants : produisit se trouvent de 09 52 06 65 88. Entrée libre. au laser, strates de plexiglas…
ouvre presque en cachette la ville semble prendre feu, nombreux autoportraits y La couleur est partout, L’artiste portugais « fossilise »
JEAN-LOUIS LOSI
une exposition qui rend les arbres projettent leurs pris entre 1953 et 1970. témoignant d’un besoin vital. à sa manière le temps
hommage à son ami, le vif et ombres fluorescentes sur les Dans le reflet des vitrines, Chez Claire Corcia, Julien présent, joue sur la lumière
rugueux Sam Szafran, mort façades obscures, donnant des miroirs ou encore Calot la fait vibrer sur tous pour redonner à l’humain sa
en septembre 2019 à l’âge de un aspect quelque peu avec son ombre projetée les tons dans ses peintures. place première. Des œuvres
84 ans. Avec une suite intime psychédélique aux images. sur le bitume. À voir. Directeur artistique le jour, fortes, un message profond.
23 02 / 12/ 20 Télérama Sortir 3699 En couleur, les nouveautés de la semainePresse papier Pays : France Date : Décembre-Janvier Journaliste : Catherine Millet Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Date : Decembre 2020
janvier 2021
Page de l'article : p.169
Journaliste : Stéphane G
uel
Presse papier P
Pays : France
Date : Décembre-Janvier 2020
Journaliste : Stéphane Guégan
Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
EXPOSITIONS
Ouvrir l’horizon
> Stéphane Guégan
P rès de soixante ans nous séparent de la dernière rétrospective
parisienne de l’œuvre de MarkTobey (1890-1976). Et aucune
institution muséale ne nous promet pareille fête... Le peintre
qu’on tenait alors pour essentiel serait-il descendu de son étoile, comme
certaines stars de l’après-guerre? L’hommage du musée des Arts déco
ratifs, durant l’hiver 1961, avait bien hérissé quelques poils parmi ceux
qui entendaient faire barrage à l’abstraction américaine, cuisinée, ajou-
tait-on, à la sauce orientale. De fait, l’artiste déjà âgé de 70 ans, installé
en Suisse, avait fait de beaux voyages, non pas en ramasseur d’exotisme,
mais en observateur immergé. La Chine et son souffle d’encre noire, le
Japon et le « vide plein » du zen, découverts successivement en 1934-
1935, rendirent désormais impossible une peinture qui ne fut pas écri
ture, communication entre les deux infinis, vibration de bord à bord,
abstraite et figurative à la fois. À partir de là, usant de matières légères
aux effets subtils de transparence et de palimpseste, Tobey se laissa porter
par ses propres signes, nés du geste preste, producteurs d’énergie posi
tive et flottant à la surface d’un espace dont on sent qu’il ne préexisteJournaliste : Stépha
é : Mensuel
pas aux formes, aux forces plutôt, qui le mettent en mouvement. Adepte
duperpetuum mobile, il se félicitait d’avoir capté la vie sans l’éteindre et
de ne jamais laisser le « regardeur » s’abandonner au repos de la contem
plation banale. La foi unanimiste qu’il portait exigeait davantage de son
public toujours plus vaste.
Le succès du « sage de Seattle » fut tel qu’il reçut en 1958 les plus hautes
récompenses de la Biennale de Venise, exploit qu’aucun peintre améri
cain n’avait renouvelé depuis Whistler... C’en était trop, par exemple,
pour Pierre Restany, le gourou des nouveaux réalistes et le champion
français de l’ironie duchampienne, furieux que son pays fasse si bon
accueil à « l’école du Pacifique » et à sa « contamination extrême-orien
tale ». Autant dire une peinture fumeuse, de religiosité suspecte, quand la
modernité, évidemment laïque, ne devait obéir qu’à la déconstruction du
vieil ordre social. François Mathey, l’audacieux directeur du musée des
Arts décoratifs, n’ignorait rien du danger d’importer sur les cimaises fran
çaises un artiste qui divisait tant. La galerie Jeanne Bucher, certes, l’avait
exposé dès 1955 et certains ténors de l’art informel, comme Michel
Tapié, soutenaient cet intimisme paradoxal, puisque hanté par le grand
tout et la confrontation des cultures (et non leur fusion indifférenciée).
La préface de Mathey au catalogue de 1961 reste la meilleure introduc
tion à l’artiste. Un événement surtout lui semblait résumer l’exigeante
personnalité de Tobey. En effet, né en 1890 dans le Wisconsin, formé
à Chicago et vite doté d’un beau métier, le jeune peintre ne résista pas
longtemps à New York. Dans les années dix, toute la modernité euro
péenne, de Picasso à Klee, y était visible, disponible, recyclable, jusqu’au
Nu descendant l’escalier de Duchamp, choc de 1’Armory Show. En 1913,
Tobey ne fut pas le seul visiteur à croiser sa frénésie scandaleuse. Lui se
situe, pour l’heure, aux antipodes de pareil défi, et, illustrateur de mode,
excelle dans le portrait de société, chic et sensuel.
Et puis vient le coup de tête de 1922. Tobey file à Seattle, face au Paci
fique, et se décide à « tout recommencer » (Mathey). Sa récente conver
sion au bahaïsme a précipité le grand saut et stimulé une envie d’ouvrir
l’horizon. S’impose l’hygiène des voyages. À Paris, il fait la connaissance
de Gertrude Stein, papesse et collectionneuse insatiable du modernisme
parisien. En relève un tableau comme Middle West (1929), bien que
réservés à l'éditeur GALLIMARD 6380410Tobey y corrige son sage cubisme d’une allégeance appuyée au régiona lisme vernaculaire. À l’instar de Tom Benton, premier maître de Jack son Pollock, Tobey chante la terre américaine, ses fermes et ses granges sous un ciel immense, signe d’élection. La vue plongeante et la matrice du sol conserveront une importance déterminante après la rencontre de l’Asie et la rupture abstraite que nous avons dites. Ciel et terre, d’ail leurs, sont réversibles comme le vide et le plein, l’arc et la cible, autant de pratiques auxquelles Tobey noue sa peinture. L’écoute de la musique, Bach et Rameau d’abord, c’est l’autre accès à une vaporisation du moi qu’il expérimente aussi, en lecteur de Baudelaire et de Huysmans, dans l’agitation des villes modernes. Si les musées français ont boudé le plus européen des Américains, la galerie Jeanne Bucher lui est restée fidèle. La créatrice du lieu fit sa première acquisition en 1945, à New York même, elle marque de son joyeux totémisme le seuil de l’exposition que ses suc cesseurs, en pleine association avec les collectionneurs passionnés Jean- Gabriel de Bueil et Stanislas Ract-Madoux, ont organisée et ouverte en pleine épidémie (l). La seule vue de ses quarante monotypes et œuvres a tempera, dont un prêt insigne du Centre Pompidou, vous vaccine contre la morosité et le désabusement post-anthropocène. Tobey or not to be T. c’est le titre de cette exposition réparatrice, en tous sens. î. Exposition « Mark Tobey. Tobey or not to be? », Galerie Jeanne Bucher Jaeger, Paris, Jusqu’au 16 janvier 2021, catalogue Gallimard.
Presse papier Pays : France Date : 3 décembre 2020 Journaliste : Judith Benhamou Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse numérique Pays : France Date : 4 décembre 2020 Journaliste : Marina Hemonet et Alice Martinot-Lagarde Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier
Pays : France
Date : Décembre 2020
Journaliste : Stéphanie Dulout
Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
EXPOSITIONS PARIS PA R S T É P H A N I E D U LO U T
+
MARTIN BARRÉ RÉTROSPECTIVE CARRÉMENT SOTO MARK TOBEY
© COURTESY APPLICAT-PRAZAN, PARIS, MARTIN BARRE, ADAGP, PARIS 2020, ART DIGITAL STUDIO | JESUS RAFAEL SOTO, ADAGP, PARIS 2020 | JEAN-LOUIS LOSI | COURTESY OF THE ARTIST -GALERIE ANALIX
”Je ne peins pas des Vénus ou des pommes Figure majeure de l’art cinétique, Jesús- “J’ai cherché un monde un dans mes pein-
FOREVER-GENEVA-SWITZERLAND-CRISTIN TIERNEY GALLERY-NEW YORK-NY-CONNERSMITH-WASHINGTONDC | TORNABUONI ART, FRANCO BORRELLI | MARCUS J LEITH, COLLECTION STEPHEN CALLOWAY
[…] Je peins des peintures, des propositions Rafael Soto (1923-2005) participa en 1955 à tures, mais pour le réaliser j’ai utilisé comme
picturales, des questions sur/à la peinture.” l’exposition Le Mouvement organisée par la une masse tourbillonnante.” Happé par ce
Béances, lignes, grilles, biffures… décentrées galerie Denise René, instaurant la dynamique maelström transmutant all-over l’infiniment
et tronquées : voici les formes minimalistes, optique comme fondement de l’œuvre conçue petit en infiniment grand, le regard se perd
que prennent les propositions picturales de non plus comme un espace plat et opaque dans les tableaux de celui dont la jeune scène
Martin Barré. Grand pape de l’abstraction mais comme un relief mouvant, variant au artistique new-yorkaise des années 1960 fit
radicale (1924-1993), il vise à transgresser/ gré des fluctuations de l’air et de la lumière. son ”Picasso américain”. ”Mystique errant”,
déjouer les règles d’harmonie et d’équilibre de Consacrées aux années 1960-1990, cet hom- Mark Tobey (1890-1976) pratiqua une pein-
la représentation pour révéler un espace pictu- mage montre comment les recherches de ture méditative visant à réunir le macrocosme
ral dépassant le cadre du tableau : rejetés vers dématérialisation et d’ambiguïté spatiale par les et le microcosme dans un fourmillement de
les bords de la toile, les motifs nous donnent à vibrations optiques et lumineuses ont conduit signes mus par le souffle spirituel du geste
voir le vide… Il faut s’y plonger. l’artiste vénézuélien à approcher l’immatérialité. calligraphique oriental.
Jusqu’au 04.01 • Centre Pompidou, 4e Jusqu’au 22.12• Galerie Denise René, Paris 3e Jusqu’au 16.01• Galerie Jaeger, 3e
centrepompidou.fr deniserene.fr jeannebucherjaeger.com
COURANTS VERTS ITALIA MINIMAL AUBREY BEARDSLEY
Un squelette de baleine parsemé de cristaux La galerie Tornabuoni présente une sélection Puisant à la fois dans le décadentisme, l’Art
d’alun brillants comme des diamants (Ackroyd d’œuvres de ses artistes-phares à travers le nouveau et le Symbolisme, le théâtre d’ombres
& Harvey), des papiers noircis au char- prisme du minimalisme. Aux côtés d’un mono- et les estampes japonaises, l’œuvre dessiné
bon peints par la pluie et le vent (Fernando chrome noir tout en croûtes et craquelures d’Aubrey Beardsley témoigne d’un indéfectible
Prats), des squelettes de coraux pris dans d’Alberto Burri (Nero Cretto, 1973), la toile amour du “beau bizarre”. Dandy prolifique et
une gangue protectrice de dentelles de coton extroflexe d’un blanc immaculé d’Enrico virtuose, mort à vingt-cinq ans de la tubercu-
(Jérémy Gobé, Corail Artefact-Sculpture)… Castellani – une très sculpturale et théâtrale lose après avoir connu un succès fulgurant, à
Voici réunis des artistes adeptes du combat Superficie bianca laissant percevoir sous sa Londres, dans les années 1890, il suscitera au
écologique. Plasticiens, vidéastes, performers… toile une ligne cloutée – fait bel effet… De début du siècle un véritable “Beardley boom”.
représentatifs du “courant vert” dénoncent, même que les monochromes en plastique per- Ses illustrations de la Salomé d’Oscar Wilde
dans des œuvres fortes, le réchauffement des foré sur châssis (Dadamaino), carrés de coton sont présentées aux côtés d’autres planches
océans, la déforestation et le surpâturage, la Achrome (Manzoni), toile perforée (Scheggi) plus grotesques ou paillardes, voire obscènes,
pollution, entre autres “écocides”. ou incisée (Fontana, Concetto spaziale, 1965). au trait tout aussi corrosif.
Jusqu’au 31.01• Espace Fondation EDF, 6e Jusqu’au 22.12 • Tornabuoni Art Paris, 8e Jusqu’au 10.01 • Musée d’Orsay, 7e
fondation.edf.com tornabuoniart.com musee-orsay.fr
64 | A R T & C U LT U R EPresse numérique Pays : France Date : 18 Décembre 2020 Journaliste : Harry Bellet Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier Pays : France Date : Octobre-Novembre 2020 Journaliste : Non renseigné Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier Pays : France Date : Décembre 2020 Journaliste : Itzhak Goldberg Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse radio Pays : France Date : 22 décembre 2020 Journaliste : Arnaud Laporte Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse numérique Pays : France Date : 5 janvier 2021 Journaliste : Guillaume Benoit Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier Pays : France Date : Janvier-Février-Mars Journaliste : Pascale Lismonde Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier Pays : France Date : Janvier Journaliste : Etienne Dumont Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier Pays : France Date : 23 janvier 2021 Journaliste : Harry Bellet Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse numérique Pays : France Date : Février 2021 Journaliste : Guitemie Maldonado Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse radio Pays : France Date : Février 2021 Journaliste : Tewfik Hakem Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse radio Pays : France Date : Février 2021 Journaliste : Valérie Duponchelle Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
Presse papier
Pays : Italie
Date : 6 Février 2021
Journaliste : Ettore Bianchi
Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
14 Sabato 6 Febbraio 2021
ESTERO - LE NOTIZIE MAI LETTE IN ITALIA
I tedeschi hanno imparato a loro spese che le esondazioni sono terribili. E hanno provveduto
Reno in piena ma sotto controllo
Per proteggere le abitazioni installate delle paratoie
da Berlino tre duemila, veloci da sinistra te inondata, mentre Colonia segna il livello del
ROBERTO GIARDINA a destra verso la foce, lente io ammiravo al sicu- fiume. Il 23 dicembre del
ʼ93 raggiunse i dieci metri
L
controcorrente. A un tratto, ro la piena. I vicini
a tv mi mostra le im- fui sorpreso dal vuoto, il Reno renani mi spiegaro- e 63, le paratie proteggono
magini del Reno in in piena era deserto, le navi no che a causa della i quartieri della città lun-
piena, i paesi lungo le non riuscivano a passare sot- rotazione terrestre go il fiume fino a 11 metri,
rive inondati. A Berlino to i ponti. E si allagò il lungo- nel nostro emisfe- ancora pochi centimetri e
ho nostalgia di questo grande fiume sotto casa. Alla fermata ro la riva sinistra sarebbero finiti sott’acqua.
fiume; la Sprea che attraversa del tram, un cartello avvertiva: dei fiumi si erode Accorsero a centinaia gli
la metropoli è, in confronto, un questa fermata è abolita quan- di più della destra. Schaulustige, come dire i
fiumiciattolo. Il livello ha rag- do è sott’acqua. Precisione Non ne sono sicuro, guardoni di disastri e in-
giunto gli otto metri e trenta teutonica. Lo fotografai dalla ma la compagnia di cidenti, ma il fiume defluì
centimetri, neanche un record. finestra, purtroppo non trovo assicurazione si ri- e rimasero delusi.
Il 17 febbraio del 1784 giunse più la foto. La navigazione si fiutò di rinnovare la Sono prudenti anche
a 13 e 84. Quando fui inviato sospende anche quando si va polizza a Demetrio. lungo gli altri fiumi, il
in Germania per il mio secon- in secca, nell’estate del 2018 il Colpa sua se abita- Meno, il Danubio, l’Elba o
do tempo da corrispondente, la livello scese quasi a tre metri. va dalla parte nobi- l’Oder che segna il confine
sede fu Bonn, minuscola capi- L’ amico Demetrio Volcic, le e sbagliata. Leggo Pista ciclabile sottʼacqua a Bonn con la Polonia. Sommerse
tale provvisoria, e c h e, a i campi nell’82, e contribuì
decisi che dovevo a causa delle muta- si, quando si dà l’allarme con alla rielezione di Gerhard
tutti i costi abita- Il 16 febbraio del ʼ62, l’Elba straripò ad zioni climatiche, le il dovuto anticipo. Si pulisce Schröder, che si fece fotogra-
re in una casa sul Amburgo provocando 352 vittime, da allora assicurazioni per le il fiume dai detriti e a monte fare con gli stivaloni di gom-
Reno. La trovai si è provveduto, non potrà più accadere. Una piene negli ultimi si scavano polder, non a caso ma lungo l’argine. Sulla riva
a fatica, a König- specie di orologio su una colonna a Colonia tempi sono rinca- non esiste una traduzione in tedesca provocò solo danni,
swinter, sull’altra segna il livello del fiume. Il 23 dicembre del rate del 20%. italiano, grandi bacini in cui su quella polacca le vittime
sponda, quella Ma, sulla de- far defluire la piena. furono una ventina. I polac-
meno nobile. Tutti
ʼ93 raggiunse i dieci metri e 63, le paratie stra o sulla sini- Se lo avessero fatto in chi erano o sono imprudenti
i miei colleghi abi- proteggono i quartieri della città lungo il fiu- stra, da sempre Italia, l’Arno non avrebbe come gli italiani, e costrui-
tavano a Bad Go- me fino a 11 metri, ancora pochi centimetri e tutti convivono devastato Firenze nel ʼ66, e il scono dove non dovrebbero.
desberg, ghetto di sarebbero finiti sott’acqua con il Reno, che Po non avrebbe sommerso il La natura non si controlla,
lusso di diplomati- non ha argini e Polesine nel ʼ51. Il 16 febbraio si rispetta. Questa fermata è
ci e giornalisti. non può essere tra- del ʼ62, l’Elba straripò a Am- abolita quando è sott’acqua,
Misi la scrivania contro storico corrispondente della sformato in un canale, come il burgo provocando 352 vittime, forse non dovremmo prendere
la finestra da cui vedevo il Rai, abitava di fronte a me, a Tevere a Roma. I negozianti da allora si è provveduto, non in giro, o non troppo, i tedeschi
Reno, il continuo passare delle 500 metri sull’altra sponda. La e gli abitanti dei pianterreni potrà più accadere. Una spe- per la loro precisione.
grandi navi container, sono ol- sua villetta veniva regolarmen- hanno paratie per protegger- cie di orologio su una colonna a © Riproduzione riservata
REALIZZATO DAGLI STUDENTI DI INGEGNERIA DELL’ATENEO DI SARAJEVO MOSTRA IN GALLERIA FINO AL 12 FEBBRAIO
Robot Robby è una star del rock Parigi, torna Mark Tobey
nata da un’auto Golf e da un trolley pioniere dell’astrattismo
DI MAICOL MERCURIALI mento euforico: dopo così tanti sforzi, così tante
ETTORE BIANCHI
C
ore trascorse a lavorare, vederlo funzionare è DI
È
alca il palco con innata sicurezza, sotto stata un’enorme soddisfazione».
le luci stroboscopiche è a suo agio e E dai primi movimenti al debutto musi- un’esposizione degna di un museo quella proposta
pare proprio avere il ritmo nel sangue, dalla galleria parigina, Jeanne Bucher Jaeger, nel
pardon, nei transistor. Perché il nuo- Marais, che con una quarantina di opere dipinte fra
vo membro del gruppo rock bosniaco Dubioza il 1940 e il 1970 invita a riscoprire l’opera del pittore
Kolektiv è un robot umanoide, ribattezzato Rob- americano Mark Tobey (1890-1976), tra i pionieri dell’astrat-
by Megabyte: lo scorso anno, in occasione del tismo, prima di
lancio dell’album #fakenews, aveva fatto la sua Jackson Pollock. To-
prima comparsa nel video ufficiale della band. bey dipingeva i suoi
Doveva essere la grande novità da portare nei tratti molto piccoli
concerti, che poi causa Covid non ci sono stati, depositandoli con la
e Robby è diventato lo special guest delle esibi- punta del pennello,
zioni settimanali che il gruppo ha tenuto online. L’umanoide Robby Megabyte è stato come un calligrafo.
Ormai è un componente dei Dubioza Kolektiv assemblato usando materiali riciclati Una pratica che
a tutti gli effetti: canta e suona ed è diventato gli aveva insegna-
il volto rock dell’intelligenza artificiale. cale il passo è stato breve. Robby è diventato il to uno studente
A costruire l’automa sono stati gli stu- simbolo del nuovo album della band, nota per cinese e che aveva
denti della scuola di ingegneria elettronica il suo stile eclettico e testi densi di messaggi approfondito du-
dell’università di Sarajevo. Come ha rac- politici e sociali. In Take my job away il robot rante i suoi viaggi
contato l’agenzia Reuters, per umanoide
u canta «ogni piccola in Medio Oriente.
assemblare Robby Megabyte Costruito in due anni cosa c è sotto il controllo della Ma è in Europa che
hanno usato materiali riciclati, ora fa parte del gruppo macchina»:
m nel video della can- Tobey fiorì, prima
tra cui un semiasse di una vec- rock bosniaco, zone
z sono gli stessi membri del in Gran Bretagna,
chia Volkswagen Golf, e ruote Dubioza Kolektiv gruppo
g musicale a montare il dove ha vissuto tra Opera di Mark Tobey nella galleria
ricavate da trolley per bambini loro
lo robot che si mette a suo- il 1931 e il 1938, poi Jeanne Bucher Jaeger
in modo da realizzare la piattaforma su cui si nare, poi se ne fanno spedire un secondo, un a Parigi, dove la gal-
muove. La progettazione è iniziata nel 2018 terzo... e alla fine l’intera band viene sostituita leria Jeanne Bucher organizzò la sua prima esposizione nel
e i lavori sono terminati dopo due anni. «Ed dagli automi: alla fine sono i robot a ballare con 1956 e, per finire, a Basilea, dove si stabilì dal 1960 e dove
è stata una vera e propria sfida», ha spiegato belle ragazze all’interno degli studio, mentre visse fino alla morte, nel 1976.
Almir Besic, uno degli studenti protagonisti gli uomini guardano da fuori. L’ultima retrospettiva dedicata a Tobey nella ca-
dell’impresa, «perché all’inizio non sapevamo «Il nostro robot ama gridare, gli piace la pitale francese è del 1961 e si tenne al museo delle arti
nulla di stampa 3D, necessaria per costruire musica», ha detto Vedran Mujagic, il bassi- decorative.
il robot, e non avevamo l’attrezzatura idonea. sta dei Dubioza Kolektiv, il componente del Una parte importante della mostra parigina, intitola-
Abbiamo prima assemblato la mano, testan- gruppo bosniaco che è stato più coinvolto nella ta con un divertente gioco di parole, Tobey or not to be, aperta
do il funzionamento del pugno: in totale solo progettazione di Robby, «per lui tutto questo fino al 12 febbraio, è realizzata con fondi della galleria Jeanne
per stampa e montaggio sono serviti sei mesi. è normale». Bucher Jaeger. Nessuna opera è in vendita.
Quando Robby ha preso vita è stato un mo- © Riproduzione riservata © Riproduzione riservataPresse numérique Pays : Web anglophone Date : 16 Février 2021 Journaliste : Non renseigné Exposition : Mark Tobey - TOBEY or not to be ?
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