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En 2005, l’Association des Expositions Agricoles du Québec célèbre son 50e anniversaire d’existence. Ce
document se veut un moyen de souligner l’événement

Dans ce recueil, l’évolution de l’agriculture au Québec dans un contexte historique sera d’abord abordée. Par
la suite, l’histoire des expositions agricoles au Québec ainsi que les différents volets de tels événements seront
présentés. Dans un troisième temps, les points marquants de l’Association des Expositions Agricoles du Québec,
ses fondateurs et les rôles qu’elle joue aujourd’hui auprès de ses membres seront relatés. Finalement, les
différents acteurs régionaux qui font la force de cette association seront présentés.

Bonne lecture !

Table des matières
Message du président ................................. 2         Les expositions agricoles au Québec :
Message du ministre ................................... 3        • Amqui ..................................................................................   22
Historique de l’agriculture au Québec ....... 4                  • Ayer’s Cliff ...........................................................................   23
                                                                 • Bedford ...............................................................................    24
Les expositions agricoles,                                       • Berthierville ........................................................................     25
une tradition au Québec                                          • Brôme ..................................................................................   26
• Historique de l’AEAQ ............................... 5         • Calixa-Lavallée ....................................................................       27
• Les différents volets des expositions ....... 6                • Chicoutimi ...........................................................................     28
                                                                 • Cookshire ............................................................................     29
L’Association des Expositions Agricoles du                       • Côteau-du-Lac .....................................................................        30
Québec se raconte à travers ses registres :                      • Drummondville ...................................................................          31
• La fondation ............................................. 7   • Huntingdon ........................................................................        32
• Les premiers pas ....................................... 8     • Lachute ................................................................................   33
• La fin des années 1970 ............................. 8         • Montmagny ........................................................................         34
• Les années 1980 ........................................ 8     • Notre-Dame du Lac ............................................................             35
• L’implantation d’un secrétariat                                • Ormstown ...........................................................................       36
  permanent ................................................ 9   • Québec ................................................................................    37
• Le siège social déménage                                       • Richmond ............................................................................      38
  à Montmagny ......................................... 10       • Rimouski ..............................................................................    39
• L’après casino .......................................... 11   • Rougemont .........................................................................        40
• L’assemblée annuelle                                           • Shawville .............................................................................    41
  des 28 et 29 octobre1999 ....................... 12            • Sorel-Tracy ...........................................................................    42
• Membre honoraire à vie ....................... 14              • Saint-Agapit ........................................................................      43
• Rencontre au Ministère                                         • Saint-Anselme .....................................................................        44
  de L’Agriculture en février 2000 ............ 15               • Saint-Bruno de Guigues .....................................................               45
• Rencontre avec l’UPA ............................. 15          • Saint-Félicien .......................................................................     46
• Concours Jeunes Talents ........................ 15            • Saint-Félix ............................................................................   47
• Rencontre du Ministre Trudel,                                  • Saint-Honoré .......................................................................       48
  le 6 juin 2000 .......................................... 15   • Saint-Hyacinthe ..................................................................         49
• Liste des présidents et secrétaires                            • Saint-Isidore ........................................................................     50
  depuis 50 ans .......................................... 19    • Saint-Marc des Carrières ....................................................              51
• Le conseil d’administration de 2005 ...... 19                  • Saint-Pascal .........................................................................     52
• Services offerts aux membres                                   • Saint-Pierre les Besquets ....................................................             53
  par l’association ...................................... 19    • Trois-Rivières .......................................................................     54
                                                                 • Victoriaville .........................................................................    55

                                                                 Conclusion

                                                                                                                                                                   1
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Message du président

                 Souligner les 50 ans de l’AEAQ     Vous ne serez donc pas étonnés, après avoir pris
                 ne peut se faire sans se référer   connaissance de l’évolution de l’Association par un
                 à la contribution de ses expo-     historique que j’ai dressé à partir de la lecture des procès-
                 sitions membres tout au cours      verbaux, que nous fassions place à chacune de nos trente-
                 de cette période. Fêter les 50     quatre expositions membres. L’Association sert de lien de
                 ans d’existence de ce regrou-      transmission favorisant les échanges d’expériences pour
                 pement est tout à l’honneur de     assurer la pérennité de ces évènements agricoles uniques
                 ces organismes qui ont             oeuvrant au niveau local, régional ou provincial.
                 contribué et soutenu l’évo-
                 lution et le développement de      D’organisme à caractère plus social, l’AEAQ a su développer
                 l’agriculture dans leur région     avec le temps des services propres à ses membres pour
                 respective. Une des caracté-       faciliter leurs opérations régulières mais aussi pour favoriser
                 ristiques qui les distingue est    leur développement et leur adaptation aux réalités du 21e
    leur longévité. La majorité de ces exposi-      siècle.
    tions ont plus de cent ans d’existence et
    démontre encore aujourd’hui un grand            L’avenir est prometteur même si les défis sont nombreux et
    dynamisme.                                      la tâche est à remettre sur la table à dessin à chaque édition
                                                    pour se renouveler tout en conservant son rôle premier qui
                                                    consiste à faire la meilleure promotion de l’agriculture de
                                                    son territoire.

                                                    Bonne continuité.

                                                    Romuald St-Pierre, président.

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Message du ministre de l’Agriculture,
                     des Pêcheries et de l’Alimentation

L’année 2005 marque le 50e anniversaire de       Les expositions agricoles sont
l’Association des expositions agricoles du       aussi l’occasion de mettre en
Québec (AEAQ). À titre de ministre de            valeur une industrie qui
l’Agriculture, des Pêcheries et de               engendre une activité
l’Alimentation, je suis heureux de souligner     économique essentielle à la
ce demi-siècle consacré à la promotion et        vitalité des régions. Fort d’un
au développement de l’industrie agricole.        chiffre d’affaires qui avoisine
                                                 les 30 milliards de dollars,
Les 34 expositions agricoles du Québec           l’ensemble de l’industrie
comptent parmi les événements les plus           bioalimentaire regroupe 436
animés de la saison estivale. Ces manifesta-     000 personnes, générant ainsi
tions populaires, éducatives et divertissantes   un emploi sur dix dans les
s’imposent non seulement comme de                régions du Québec.
grandes fêtes de famille, mais aussi et
surtout comme des carrefours de rencontre        Le Ministère est fier de soutenir l’AEAQ et les expositions
entre la campagne et la ville. Ces rendez-       agricoles par l’entremise du Programme d’appui financier
vous annuels permettent à la population          aux expositions agricoles. J’invite les bénévoles à continuer
d’apprécier encore davantage le monde            de s’engager activement pour le bien des expositions du
agroalimentaire et ses principaux acteurs.       secteur agroalimentaire.

Les quelque 1,2 million de visiteurs qui
dépensent chaque année environ 45 mil-
lions de dollars afin de participer à ces        Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de
événements témoignent de l’intérêt               l’Alimentation,
soutenu du grand public pour le milieu
agroalimentaire.

                                                 LAURENT LESSARD

                                                                                                                 3
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Historique de l’agriculture au                   connaissent pas l’importance des engrais. Bien avant
    Québec                                           l’arrivée des marchands français, les autochtones troquent
                                                     leur maïs contre des peaux et de la viande que leur
    Au Canada, l’agriculture a évolué de façon       procurent les groupes de chasseurs des régions boisées.
    différente selon les régions. Ceci s’explique    Après l’avènement de la traite des fourrures, des
    essentiellement par la différence de climat      intermédiaires algonquins fournissent les Français en
    et de géographie de celles-ci. Cette diversité   pelleteries de choix qu’ils troquent contre leur maïs avec
    est également attribuable au fait que            des bandes vivant plus au nord. L’apport de l’agriculture
    chaque région ait été colonisée à une            autochtone dans l’approvisionnement du commerce des
    époque différente, tant sur le plan du           fourrures demeure important jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.
    développement économique et politique du
    pays que sous l’influence de forces              En 1617, Louis Hébert commence à élever du bétail et à
    nationales et internationales fort               défricher un lopin pour la culture. Par la suite, d’autres
    diversifiées. Le gouvernement a toujours         colons décident de suivre son exemple et cultivent céréales,
    constitué le principal facteur d’unification     pois et maïs. Cependant, en 1625, au Québec, on ne compte
    depuis l’époque coloniale. En effet,             encore que six hectares de terres en culture. À partir de
    l’agriculture a été essentiellement dirigée      1612, le roi de France accorde des monopoles de traite de
    par l’État et subordonnée à d’autres intérêts.   fourrures à une série de compagnies qui, en échange,
                                                     s’engagent à installer des colons. Ces compagnies à charte
    Plus d’un millénaire précédant notre ère, les    font venir des colons qui défrichent des terres à l’aide de
    premiers peuples des régions inférieures des     bœufs, d’ânes et, plus tard, de chevaux. Cependant,
    Grands Lacs et du Saint-Laurent apprennent       l’agriculture ne répond aux besoins locaux que vers 1640 et
    l’horticulture des peuples indigènes du Sud      la commercialisation des produits agricoles demeure difficile
    ou de l’Ouest du continent. Les Iroquois et      durant tout le régime français. En 1663, Louis XIV réaffirme
    les groupes leur étant rattachés pratiquent      la domination royale et, de concert avec son ministre
    la culture sur brûlis, mais aucun groupe ne      Colbert, encourage la colonisation par des familles.
    dépend uniquement de l’agriculture pour          L’intendant Jean Talon réserve des parcelles de terrain pour
    subsister. Ils cultivent deux espèces de maïs,   des expériences et des démonstrations agricoles, introduit
    des courges et des haricots, sélectionnent       notamment la culture du chanvre et du houblon, élève
    les semences et appliquent les principes         diverses espèces de bétail et conseille les colons en matière
    élémentaires du forçage, mais ne                 de méthodes agricoles.

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Après 1763, à la suite de l’arrivée des          En 1800, dans la vallée du Saint-Laurent, il n’existe pas en-
marchands anglais, les produits agricoles        core de foires annuelles semblables à celles qui se tiennent
canadiens trouvent de nouveaux débouchés         depuis le Moyen-Âge en Europe. Les gens se rendent bien
au sein du système mercantile britannique.       au marché une fois la semaine, mais aucune trace de ces
La culture est surtout l’affaire des habitants   grands rassemblements de la fin de l’été où l’on marchande
francophones, mais des colons anglophones        les bestiaux et où l’on étale les produits agricoles. L’absence
viennent les rejoindre. Certains sujets          de pareilles manifestations s’explique peut-être par la faible
anglais font l’acquisition de seigneuries.       population et les longues distances à parcourir. Vers 1815,
Des colons de la Nouvelle-Angleterre             afin de vaincre la routine paysanne et stimuler l’intérêt pour
viennent aussi s’installer en Estrie. Dans les   les bêtes de race, les nouvelles techniques et les travaux
quotidiens, les Canadiens-Anglais font           agricoles, les sociétés d’agriculture de Québec et de
connaître de nouvelles méthodes de culture       Montréal imaginent de primer les cultivateurs les plus
du blé et de la pomme de terre. En 1792, ils     méritants à l’occasion d’un rendez-vous annuel. Les
créent une société d’agriculture. Avec           premières expositions agricoles à se tenir au Québec
l’arrivée des sociétés d’agriculture, les        auraient eu lieu sur les Plaines d’Abraham, à Québec, en
habitants québécois comprennent la               1818 et 1819. Par la suite, vers 1840, les sociétés d’agriculture
nécessité de permettre l’avancement de           prolifèrent.
l’agriculture au moyen d’événements
mettant l’agriculture en avant-plan. La          Vers le milieu du XIXe siècle, les expositions agricoles se
naissance des expositions agricoles,             développent et le volet industriel fait son apparition à
lentement mais sûrement, prend son envol.        l’intérieur de ces événements. À ce moment, les exposi-
                                                 tions deviennent une vitrine pour l’avancement de
                                                 l’agriculture, des industries et du commerce au Québec.
Les expos, une tradition au                      L’idée de ce genre d’exposition est tirée de la première ex-
Québec                                           position universelle tenue à Londres en 1851. La même
                                                 année, la province de Québec organise à Montréal une ex-
Historique de l’AEAQ                             position de produits qu’elle présentera à l’exposition de
À l’origine, les expositions agricoles étaient   Londres en 1852. À partir de ce moment, plusieurs exposi-
sans doute des bazars et des foires. Au fil      tions auront lieu dans différentes villes du Québec entre
des siècles, ces rassemblements s’éloignent      1853 et 1868. Entre 1939 et 1945, peu d’expositions
quelque peu de leur vocation première et         agricoles sont organisées. Cependant, dès la guerre
deviennent principalement des lieux de           terminée, de nouvelles sociétés agricoles organisent à leur
concours pour le bétail et les produits          tour des expositions.
agricoles. Les expositions agricoles
canadiennes ressemblent beaucoup aux             Traditionnellement, les expositions agricoles du Québec sont
foires agricoles d’Angleterre et d’Écosse.       subventionnées et réglementées par les gouvernements
                                                 provincial et fédéral. La réglementation provinciale classe
La première foire nord-américaine de ce          les expositions en trois catégories, selon le territoire cou-
genre a eu lieu en Nouvelle-Écosse en 1765.      vert.
Les foires sont un apport social et éducatif
important pour la société rurale canadienne
et contribuent à améliorer l’agriculture par
ses concours.

                                                                                                                     5
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Elle définit aussi des règles et procédures, tel le nombre de
                                                     classes, le nombre de têtes, les critères d’admissibilité et les
                                                     critères de jugement.

                                                     Au cours des années 1992 à 1994, les gouvernements
                                                     procèdent au retrait des subventions aux concours
                                                     d’animaux et délaissent la réglementation. Les Sociétés et
                                                     Corporations d’agriculture deviennent ainsi autonomes
                                                     dans l’organisation, la réglementation de leurs concours
                                                     d’animaux et également dans la classification de leurs ex-
                                                     positions. En 2005, trente-quatre expositions sont tenues,
                                                     elles ont une existence moyenne de 72 ans.

                                                     Les différents volets des expositions
    La majorité, les expositions de comté, sont      De façon générale, les activités programmées par les
    des foires qui s’étalent sur un ou deux jours    différentes expositions agricoles du Québec se rapportent
    et présentent un échantillon représentatif       aux quatre volets suivants :
    des produits agricoles et de l’artisanat lo-
    cal. Les expositions régionales, d’une durée     •   le volet agricole et ses concours d’animaux ;
    de trois à quatre jours, moins courantes,        •   le volet récréatif ;
    couvrent des régions desservies par              •   le volet agroalimentaire ;
    plusieurs foires locales et répondent à la       •   le volet commercial (incluant la machinerie agricole).
    demande pour des événements importants
    offrant une plus grande compétition. Un          Le volet agricole et ses concours d’animaux sont
    troisième type de foire, l’exposition            omniprésents ; ils constituent la vocation première des ex-
    provinciale, présente des éléments               positions agricoles. En 2004, 2 575 entreprises agricoles
    provenant d’une zone géographique en-            québécoises ont présenté un total de 10 595 animaux lors
    core plus vaste et tend à être plus «            des jugements. Plus de 50% des animaux présentés étaient
    commerciale » étant donné que les                des vaches laitières. Du côté volet jeunes éleveurs, un total
    détaillants de machineries agricoles et          de 1 906 jeunes ont participé à cette activité.
    d’autres technologies agricoles y présentent
    leurs marchandises.                              Le volet récréatif, qui comprend la programmation de spec-
                                                     tacles, d’activités de démonstration et d’animation et de
    Pour sa part, la réglementation fédérale         manèges et de jeux, est lui aussi toujours présent.
    accorde une cote A ou B selon les classes        L’importance de ce volet se justifie par l’attraction d’un
    d’animaux présentées et les prix offerts. Elle   public plus large pour faire la promotion de l’agriculture et
    impose la participation au concours de           des possibilités de générer des revenus pour financer
    comté, puis au concours régional, pour           l’exposition, notamment son volet agricole.
    ensuite se rendre au concours provincial.

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DLHH@ECCH s aire nive r - Association des expositions ...
Le volet agroalimentaire est perçu, par la      ministère fédéral de l’agriculture. En plus des difficultés
plupart des expositions, comme un               pécuniaires, les expositions canadiennes semblent souffrir
complément naturel au volet agricole et         d’une mauvaise presse à leur endroit. En effet, le « Farm
prend de l’ampleur dans la majorité des         Quarterly », dans son numéro d’automne 1954, publie un
événements.                                     article s’intitulant : « Are shows slipping? » (Les expositions
                                                perdent-elles du terrain?) L’auteur, M. Charles R. Koch,
Le volet commercial constitue une vitrine       souligne nombre de problèmes importants résultant des
disponible pour les entreprises com-            normes actuelles de jugement qui semblent encourager une
merciales, locales ou non, ce qui leur permet   préparation excessive des animaux. Il pointe tout
faire la promotion de leurs produits et serv-   particulièrement les classes d’élevage et de marché des
ices.                                           animaux de boucherie.

                                                Devant l’urgence de la situation et étant donné que la mis-
L’Association des Expositions                   sion des expositions agricoles au Québec est d’améliorer
Agricoles du Québec se raconte                  l’agriculture sous toutes ses formes (incluant le commerce
à travers ses registres                         des animaux et de la machinerie agricole), une décision est
                                                prise : l’union fera la force. Il faut mettre ses expériences
La fondation                                    et son expertise en commun. C’est avec cette idée en tête
En 1940, l’Association des Expositions          que le 15 juin 1955, à dix heures, se déroule, pour une
Agricoles du Québec voit le jour mais elle      deuxième fois, la réunion de fondation de l’Association des
est dissoute l’année suivante en raison de      Expositions Agricoles du Québec (A.E.A.Q.). Sont
la guerre. Cette guerre rend l’existence des    présents : Messieurs Donat Girard, Alphonse Deschênes,
expositions agricoles très précaire. Au         L.-A. Sylvestre (St-Hyacinthe), L-.A. Gendreau,
début des années 1950, le droit                 J.-E. Lamontagne, J.-A. Ste-Marie (Sherbrooke), Paul
d’association est devenu la seule avenue        Martin (Trois-Rivières), Paul Morin, M. Vézina, M. Bouchard
envisageable. Les dirigeants des expositions    (Deux-Montagnes), Arthur Rioux, J.-B. Bérubé, Jules Rioux,
sentent l’urgence et doivent agir à             Roland Leblanc, Alfred Michaud, Arthur Belzile (Rimouski),
l’exemple des autres expositions                Raymond Pilote, Edgar Tremblay (Roberval), J.-H. Bruno,
canadiennes.                                    H.-F. Roy (Stanstead), L.-J. St-Yves, Fortuna Fournier, Jean-
                                                Paul Rousseau (Montmagny), Edgar Claveau, Marcel
En 1953, un mémoire très intéressant            Tremblay, M. Potvin, M. Lapointe, M. Hamel (Chicoutimi),
portant sur la précarité financière des ex-     Eloi St-Germain, Pierre Labrecque, Emery Boucher, G.-A.
positions canadiennes est approuvé par          Bastien et A.-D. Normandeau, commissaires provinciaux. Le
cette association en vue de le présenter au     bureau de direction est formé de messieurs J.-A. Ste-Marie,
                                                président ; Alphonse Deschênes, vice-président ; A.-D.
                                                Normandeau, secrétaire, J.-B. Bérubé, Edmond Pilotte et
                                                Paul Martin, directeurs.

                                                                                                                  7
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Monsieur le Commissaire Labrecque,               La fin des années 1970
    représentant du Ministère de l’Agriculture,      Les administrateurs tentent de donner un nouveau souffle
    affirme la nécessité de former une associa-      aux activités de l’association, en annonçant les activités à
    tion. Selon lui, une exposition ne peut          venir. Diverses recommandations sont adoptées et
    simplement pas être uniquement agricole,         proposées aux expositions concernant les tests de brucellose
    car l’apport de revenus est essentiel pour       et les catalogues de jugement. Des pressions pour faire
    lui permettre de boucler ses états financiers.   échec à la loi sur les heures d’ouverture des commerces
    Malgré l’intérêt du gouvernement, celui-ci       seront exercées. Il est même proposé de revoir les statuts
    désire ne pas s’ingérer dans la formation de     des expositions au Québec. Le sérieux démontré amène un
    la nouvelle association car celle-ci se doit     certain rapprochement et une reconnaissance de
    d’être autonome. C’est Monsieur J.-A. Ste-       l’association par le Ministère de l’agriculture, des pêcheries
    Marie, de l’exposition de Sherbrooke, qui        et de l’alimentation du Québec (MAPAQ).
    est élu premier président de l’association.
                                                     Les années 1980
    Les premiers pas                                 L’association tient une rencontre d’information avec les
    L’Association des Expositions Agricoles du       responsables de la Régie des loteries et une seconde avec
    Québec (A.E.A.Q.) a pris une vingtaine           les secrétaires au cours de laquelle M. Florent Morasse, du
    d’années à prendre son envol. Les                MAPAQ, fait part de ses observations et de ses
    administrateurs se réunissent annuellement       recommandations pour l’amélioration de la présentation
    pour échanger des expériences et discuter        des expos. Le gouvernement fédéral abandonne son pro-
    de divers problèmes rencontrés lors de           gramme de subvention à la construction d’infrastructures
    l’organisation et du déroulement des expo-       et ajuste sa subvention pour les prix sur la moyenne des
    sitions. Ceux-ci cherchent le moyen de           années 1978-79-80. En 1983, il est question de permis de
    mousser l’intérêt et la participation des        Black Jack. Afin de se soustraire à la loi 59 sur les heures
    exposants mais les actions concrètes sont        d’affaires des commerces, les expositions devraient faire
    rares : elles se limitent à faire des            reconnaître leurs terrains comme sites touristiques.
    représentations auprès des différents paliers    L’association déplore la double tarification de la Commis-
    de gouvernement.                                 sion de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du
                                                     Québec (CAPAQ) et de la SDE et les tarifs élevés du Conseil
                                                     québécois des races laitières (CQRL) pour payer le lait des
                                                     exposants.

                                                     Les administrateurs de l’association se rencontrent au moins
                                                     une fois entre les assemblées annuelles pour planifier des
                                                     actions à proposer aux membres en assemblée générale.
                                                     En 1987, la « Canadian Association of Fairs and Exhibitions
                                                     » (CAFE) se réunit à Québec. Le bureau de direction étudie
                                                     un rapport sur le découpage des territoires. Quelles sont
                                                     les orientations à privilégier pour les expositions ? Les
                                                     normes fédérales ont-elles encore leur place? Pour sa part,
                                                     le gouvernement fédéral se propose de reconnaître
                                                     uniquement douze expositions au Québec. Tous désirent
                                                     introduire l’agroalimentaire à leurs activités, mais sous
                                                     quelle forme?

8
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En 1988, vingt-huit permis de casino sont        prévoit l’abolition complète de sa contribution en 1994-95,
délivrés aux expositions (vingt-cinq             suite à une compensation obtenue par l’opération d’un
rentables) pour des revenus de 950 000 $.        casino dès l’automne 1992. À partir de ce moment, le conseil
Gare à ne pas vendre son casino au risque        d’administration se réunit presque tous les mois pour voir
de perdre ses droits ! Il y a un peu plus        à la planification de l’activité qui doit accompagner
d’argent dans le réseau et les choses            l’opération casino à l’élaboration de programme visant à
bougent. Le MAPAQ verse 4 500 $ à                distribuer les sommes d’argent aux expositions : ceci est
l’association pour ses activités, alors qu’il    une politique d’aide financière pour l’amélioration des in-
s’apprête à modifier la loi des Sociétés         frastructures, pour l’implantation de secrétariats
d’Agriculture. Le gouvernement fédéral           informatisés, etc. L’AEAQ tient son assemblée annuelle à
parle encore de modifier son programme           Montréal, face à l’endroit où se tient son casino. L’AEAQ
d’aide aux prix. Les expositions se doivent      doit accepter de verser 300 000 $ aux Fêtes Gourmandes
de percevoir la TPS et la TVQ.                   pour que le MAPAQ consente à lui octroyer son permis.
                                                 L’organisation de l’activité « Carrefour agricole », qui doit
Implantation d’un secrétariat permanent          se tenir lors d’un casino, est sous la responsabilité de la firme
Jusqu’ici, l’association vivait grâce aux        Comagro. Les sommes d’argent que le gouvernement
bénévoles qui acceptaient d’assurer un cer-      fédéral affectait auparavant au SAVA, qui organise des
tain leadership dans leur milieu et pour le      événements relevant du domaine agroalimentaire, sont
plus grand bien des expositions. Le transfert    désormais destinées à financer les activités des expositions
de la gestion de programme fédéral par           de St-Sébastien, St-Pierre-les-Becquets et St-Isidore.
l’association crée une tout autre
dynamique. D’ailleurs, le gouvernement           Au début des années 90, L’AEAQ se dote d’une image cor-
fédéral consent à verser 36 800 $ pour           porative. Les casinos commencent à se faire compétition.
assumer les frais de gestion. En complément      Sorel obtient un dédommagement pour les pertes de son
de ses tâches à l’exposition de St-Hyacinthe,    casino alors que Drummondville exige une indemnisation
Madame Ginette Grégoire accomplit cette          du MAPAQ. C’est alors que le gouvernement annonce un
tâche à temps partiel. Il faut mettre en place   décret par lequel il s’engage à couvrir les baisses de revenus
toute la logistique d’un secrétariat mais        à la hauteur de 85% des revenus antérieurs. Une rencontre
aussi assurer les opérations du comité           est sollicitée auprès du Ministre de l’Agriculture de l’époque,
d’évaluation des projets, en faire le suivi et   M. Yvon Picotte. Un avis juridique est demandé pour
surtout l’évaluation avant de procéder au        s’enquérir des droits des foires à l’égard des jeux de hasard.
paiement. En 1992, une journée spécifique
à l’intention des secrétaires est organisée      En 1994, on assiste au dépôt de l’avis légal. Celui-ci suggère
pour améliorer la présentation des projets.      que « la réglementation adoptée par une province ne doit
Un montant de 2 000 $ est versé à la « Coa-      pas être prohibitive ou limiter les droits des détenteurs de
lition of Agricultural Mediation Programs        permis ». Pendant ce temps, le MAPAQ exige une contri-
» (CAMP) pour défendre les droits des            bution de 100 000 $ sur les profits du prochain casino. Le
membres face au tarif imposé par la Société      casino se tient au Stade Olympique. Malgré un
canadienne des auteurs, compositeurs et          investissement de 47 000 $, l’activité n’est pas satisfaisante.
éditeurs de musique (SOCAN). Un                  Le casino génère 485 000 $ dont 250 000 $ vont au pro-
vérificateur externe est engagé. Le MAPAQ        gramme d’amélioration des infrastructures. Le fédéral
diminue sa contribution de 145 000 $ et          diminue sa contribution de 15% et annonce son retrait to-

                                                                                                                     9
tal et définitif pour 1995. Une somme de          Le siège social déménage à Montmagny
     5 000 $ est votée pour appuyer l’association      En 1996, Benoît Boulanger abandonne son poste
     canadienne afin d’effectuer une étude sur         d’administrateur et accepte la charge de secrétaire de
     l’impact économique des expositions.              l’AEAQ. Tel que le prévoient les statuts de l’association, le
     L’association adopte une nouvelle                 président remet un certificat souvenir de membre honoraire
     réglementation pour l’obtention d’une sub-        à vie à Madame Ginette Grégoire.
     vention et décrète un moratoire sur
     l’acceptation de nouvelles expositions.           Femme de carrière et de caractère, madame Ginette
                                                       Grégoire est une personne dévouée et ordonnée. Elle a su
     Pour une courte période de temps, le              relever le défi de structurer le secrétariat de l’Association
     MAPAQ transfère à l’association le pouvoir        des Expositions Agricoles du Québec qui se limitait
     de la reconnaissance des expositions et           auparavant à la rédaction des procès-verbaux des réunions.
     l’administration du fonds « casino ».             Avec le retrait graduel du gouvernement provincial et celui
     Conjointement à son assemblée annuelle,           définitif du palier fédéral, toute la gestion des prix et des
     quatre ateliers sont tenus, abordant les          subventions aux expositions relève maintenant
     thèmes de l’agroalimentaire, de la consti-        intégralement du secrétariat de l’AEAQ.
     tution, du secrétariat et du financement.
     Une secrétaire adjointe est engagée pour          De plus, l’association doit maintenant assurer le
     appuyer Mme Ginette Grégoire dans sa              financement par le biais des casinos pour générer les fonds
     tâche.                                            qui ne proviennent plus des gouvernements.

     Le MAPAQ soumet son entente de compen-            Même si le départ de madame Grégoire nous avait été
     sation des revenus de casino, une entente         annoncé depuis au moins deux ans, le défi de remplacer
     « coulée dans le ciment ». Le casino de 1994      une personne aussi efficace et disponible est de taille. Merci,
     rapporte 436 202 $ alors que celui de 1995        Madame Grégoire, pour votre dévouement et vos loyaux
     génère 44 771 $. Trois mois plus tard, le         services.
     MAPAQ abolit sa formule de compensation,
     le ciment s’effrite. Des démarches et des dis-    En 1997, le MAPAQ met en place un fonds de
     cussions se poursuivent avec le ministre et       développement des marchés agroalimentaires à même le
     le sous-ministre.                                 prélèvement des jours de casino 1996-97. Avec l’abrogation
                                                       de la loi des Sociétés d’agriculture, plusieurs expositions en
     En 1996, un nouveau programme de soutien          profitent pour étendre leur rayon d’action, ce qui provoque
     aux expositions est déposé alors que la           des frictions avec certaines expositions voisines qui voient
     saison a été difficile pour la majorité des       poindre une compétition certaine.
     expositions. Un appel à la solidarité est lancé
     pour éviter de se nuire et de se faire
     compétition en voulant rentabiliser au
     maximum les 200 jours de casino disponibles
     au calendrier.
                                                                                                    Mme Ginette Grégoire
                                                                                                    en compagnie de
                                                                                                    M. Romuald St-Pierre

10
L’après casino                                    À l’automne 1998, le président annonce la fin des activités
Le président présente le menu de                  de casino :
l’assemblée du printemps 1998 en ces
termes :                                          « L’année 1998 s’est déroulée dans l’attente, mais sans grand
                                                  remous. Un stress de moins pour plusieurs, soit
« Nous aurons à discuter au cours de cette        l’organisation d’un casino, mais surtout l’incertitude face
rencontre des subventions disponibles pour        aux revenus escomptés. De toute façon, cette activité était
chacune des expositions. Il y aura des            devenue pour plusieurs d’entre nous de moins en moins
changements majeurs avec la mise en place         lucrative. L’aboutissement de la formule de compensation
du programme de remplacement des casi-            des casinos nous a tenus longtemps sur le qui-vive. De délais
nos forains. Concernant les prix, la subven-      en délais, d’un coup de téléphone à l’autre, ce projet a enfin
tion versée par votre association pour vous       abouti. Je partage avec vous l’appréhension que l’on peut
aider à défrayer les prix aux exposants           ressentir face à l’avenir de ce support financier qui nous
demeure et est offerte selon les mêmes            parvient par le biais de l’état. Nous avons déjà vécu
critères : soit, le pourcentage des prix payés    l’expérience d’une formule coulée dans le ciment qui a été
pour les sujets pur-sang qui auront été           tout aussi éphémère que le temps d’une rose. Dans le cas
jugés. De plus, d’autres services pourront        présent, le programme prévoit une période fixe de cinq
être offerts par votre association pour           ans. À la lueur des discussions avec le personnel du MAPAQ,
répondre à des demandes plus spécifiques.         le renouvellement de l’entente se fera d’autant plus
Dans un deuxième temps, pour qu’une ex-           facilement que les projets que nous présenterons au fil des
position puisse se prévaloir de ce nouveau        ans répondront aux critères fixés par le ministère, mais
programme, que ce soit au niveau du               surtout qu’ils feront avancer et qu’ils supporteront
développement des marchés agro-                   réellement les activités de nos expositions agricoles
alimentaires ou des autres projets initiatives,   respectives. »
celle-ci devra faire ses preuves, élaborer un
projet, le structurer clairement dans un plan
d’affaires acceptable et s’engager à le                                                 Mme Marie Désilets,
                                                                                        vice-présidente, remet un cadeau
réaliser ainsi qu’à fournir une justification                                           souvenir à M. Gérard Drouin
adéquate des dépenses effectivement                                                     qui reçoit le certificat de membre
                                                                                        honoraire à vie de M. Romuald
engagées et payées. »                                                                   St-Pierre, président

                                                       Mme Marie Désilets et
                                                       M. Romuald St-Pierre remettent
                                                       un cadeau et un certificat
                                                       de membre honoraire à vie
                                                       à M. Roland Gaumond.

                                                  À cette même occasion, l’Association reconnaît deux
                                                  membres honoraires :Gérard Drouin et Roland Gaumond.

                                                                                                                             11
En avril 1999, monsieur Bruno Maltais             agricole ? C’est ainsi qu’il est possible de débloquer des
     remplace Florent Morasse au MAPAQ. À la           fonds pour une étude de marché sur l’état des expositions
     même période, à l’instigation de monsieur         dans la province et sur l’orientation à prendre pour les
     Doré, l’AEAQ tente de mettre sur pied un          années subséquentes.
     plan d’achat de groupe auprès d’un
     fournisseur unique de boisson gazeuse et          Pour les expositions agricoles du Québec, il est urgent et
     de bière. L’important, dans un premier            impératif de mettre en place un plan stratégique de
     temps, n’est peut-être pas l’ampleur de la        développement et de mise en marché devant permettre
     participation, puisqu’il n’y a que quatre ex-     aux expositions membres de l’association de présenter une
     positions qui se prévalent de cette offre,        image contemporaine de l’agriculture québécoise. Il est
     mais de prendre conscience qu’il y a d’autres     important pour l’AEAQ de se doter d’un plan stratégique
     moyens pour financer les expositions. Celles-     de développement pour elle et pour chacun de ses membres.
     ci ne profitent pas toujours du plein             Laissées à elles-mêmes, certaines expositions se sentent plus
     potentiel offert par certaines opportunités       ou moins dépourvues, désorientées, sans but précis. De plus,
     pour maximiser les entrées de fonds et            avec le temps, des signes de vieillissement se font sentir. Il
     limiter les dépenses. Le regroupement             est urgent que les expositions agricoles du Québec
     d’achat et l’échange de « bons tuyaux »           présentent une image plus contemporaine.
     deviennent des voies à exploiter. De plus,
     l’association tente de sensibiliser le Ministre   L’assemblée annuelle des 28 et 29 octobre 1999 marque
     de l’Agriculture à la situation de l’ensemble     une étape importante dans les orientations de l’AEAQ
     des expositions agricoles en province et de       Presque toutes les expositions agricoles sont représentées
     sauvegarder les budgets qui leur sont             à cette assemblée biannuelle tenue exceptionnellement sur
     alloués en vertu du programme de compen-          deux jours afin de prendre connaissance des résultats
     sation de casino car d’autres organismes          préliminaires de l’étude de la situation des expositions
     lorgnent ces sommes d’argent poten-               agricoles de la province de Québec. En avant-midi, Mon-
     tiellement disponibles. L’AEAQ leur               sieur Michel Zins, de la Firme Zins Beauchesne et associés,
     rappelle que ces montants ont été générés         présente les observations générales qui se dégagent de leur
     par les expositions agricoles et qu’il est nor-   visite d’une dizaine d’expositions et de la consultation d’au
     mal que ces sommes continuent d’être à la         moins un responsable des trente-six expositions membres
     disposition des expositions. Mais au              à cette époque, leur permettant de comprendre
     ministère, ces temps-ci, tout ce qui est          l’environnement et la problématique particulière de chaque
     récurrent n’a pas une grande valeur, alors,       exposition en terme de performance, d’évolution de
     devinez le sort de nos expositions qui            l’environnement, ainsi que des défis à relever. Pas moins
     opèrent depuis cent ans. Pour le ministère,       de cent cinquante entrevues sont conduites auprès de
     il est donc primordial de s’assurer que les       partenaires et observateurs privilégiés du milieu des expo-
     sommes qu’il verse aux expositions aient          sitions agricoles et du monde agricole pour obtenir une
     encore leur raison d’être. Quelles doivent        vue d’ensemble de l’évolution du contexte des expositions
     être les orientations futures des expositions     au Québec.

12
Deux grandes menaces pèsent sur les expo-        En après-midi, les délégués présents ont l’occasion de
sitions agricoles :                              discuter et de valider ces constats au tour de trois grands
                                                 thèmes :
• La survie incertaine d’une partie des ex-
  positions qui ne sont pas rentables,           • La mission d’une exposition agricole
  surtout en regard de la précarité du           • Les revenus et dépenses
  soutien gouvernemental, du peu de              • Le rôle de l’AEAQ
  jours d’opération et des aléas de la
  température ;                                  Suite aux échanges de la veille, en assemblée générale, les
• Le positionnement assez vague des ex-          membres de l’association adoptent d’emblée cet énoncé
  positions, une à une, comme dans leur en-      décrivant la raison d’être de l’association, sa mission :
  semble, face à une concurrence diversifiée
  et accrue.                                     Pour atteindre cette mission, un ensemble de moyens est
                                                 proposé, réalisable dans un avenir plus ou moins rapproché
De grandes faiblesses handicapent les ex-        et selon les ressources disponibles.
positions agricoles au Québec :
                                                 Lors d’une rencontre subséquente avec la Firme Zins
• Leur faible notoriété en dehors du milieu      Beauchesne pour valider les grandes orientations
  agricole et rural ;                            recommandées avant de soumettre un rapport final, Mon-
• Une gestion rarement permanente et             sieur Michel Zins souligne le sérieux de l’association. Celui-
  rémunérée, qui s’appuie très souvent sur       ci est démontré par l’engagement de celle-ci face aux
  du bénévolat et qui manque de certaines        constats du rapport, soit une réaction positive aux
  expertises ;                                   commentaires et la prise de moyens pour relancer les expo-
• Le faible support régional dans plusieurs      sitions.
  cas ;
• L’inégalité de la qualité d’une exposition     A l’aube de l’an 2000, un petit journal d’information est
  à l’autre ;                                    lancé : Quoi de neuf !
• Des immobilisations trop élevées, à sup-       Volume 1 no 1, décembre 1999
  porter à l’année ;                             « Voici la première d’une série de communications que je
• Une absence de réglementation des ex-          désire vous faire parvenir régulièrement afin de garder le
  positions et des concours d’animaux ;          contact entre nous. L’objectif premier est de vous tenir au
                                                 courant des nouvelles concernant l’organisation de nos ex-
Pourtant, il y a un intérêt croissant pour       positions agricoles, des actions prises par le conseil
l’agriculture, l’agrotourisme, l’alimentation,   d’administration pour répondre à vos attentes et de vous
les campagnes. Comment en profiter?              signaler les opérations à ne pas oublier. Nous débuterons
Pourquoi ne pas profiter du besoin de            par un support papier et peut-être que, dans un avenir
publicité et de la notoriété publique            rapproché, nous pourrons être en contact plus direct grâce
croissante de producteurs et de                  à l’Internet. » (Romuald St-Pierre, président)
manufacturiers du domaine agro-
alimentaire? Comment l’AEAQ, dans tous
cela, peut-elle mieux utiliser la force créée
par son réseau d’expositions ?

                                                                                                                  13
Membre honoraire à vie                           Après une dizaine d’années à présenter des spectacles dans
     Profitant de l’assemblée annuelle de             la province de Québec et dans les états du Vermont et du
     l’automne 1999, le bureau de direction de        Maine. Par la suite, le trio se dissout, les deux plus jeunes
     l’association désire rendre hommage à un         frères étant contraints au service militaire. Gaston demeure
     de ses membres qui oeuvre dans le circuit        dans le domaine et poursuit sa carrière d’organisateur et
     des expositions agricoles depuis cinquante       de producteur. Sa clientèle préférée se retrouve en
     ans. En effet, c’est en 1949 que Gaston          particulier aux expositions agricoles au Québec comme dans
     Auger présente sur le terrain de l’exposition    les provinces maritimes. Respectueux de sa clientèle, il ne
     de Waterloo les 12, 13 et 14 août, un spec-      manque aucune rencontre annuelle de l’association et est
     tacle de trapèze avec ses deux frères.           souvent un des rares représentants du Québec lors de
     L’année suivante, il se produit aux exposi-      l’Association Canadienne.
     tions de Victoriaville, St-Hyacinthe, et
     plusieurs autres. Au fil des ans, il fait sa     C’est avec plaisir que l’AEAQ lui décerne le titre de membre
     marque parmi les autres spectacles               honoraire à vie et il rejoint ainsi Madame Ginette Grégoire,
     américains. Pour bien lancer sa carrière         Messieurs Roland Gaumond et Gérard Drouin parmi ses
     professionnelle et internationale, il fait       dignitaires.
     partie de la revue des étoiles 55 lors de
     l’exposition agricole de Rimouski, en 1955.
     Dans ces années-là, le trapéziste monte lui-
     même ses équipements, présente son spec-
     tacle et, par la suite, range le tout lui-même
     avant de retourner à la maison directement
     ou de dormir dans sa voiture. Le cachet est
     minime, ce qui ne réduit pas nécessairement
     la valeur du spectacle. L’exposition se
                                                                                             M. Benoît Boulanger,
     déroule en semaine, les enfants ont même                                                secrétaire, M. Gaston Auger,
     congé d’école pour assister à la fête. Le                                               membre honoraire à vie,
                                                                                             reçoit un cadeau souvenir
     dimanche, tout le monde doit être à la                                                  de M. Romuald St-Pierre,
     maison pour respecter le jour du Seigneur.                                              président

                                                                                             Mme Marie Désilets,
                                                                                             vice-présidente, remet
                                                                                             le certificat de membre
                                                                                             honoraire à vie à
                                                                                             M. Gaston Auger

14
Rencontre au ministère de l’agriculture en       que les expositions agricoles ne répondaient plus aux
février 2000                                     besoins des exposants et du public, jette une douche d’eau
Les administrateurs de l’Association des ex-     froide sur la collaboration avec l’UPA lors de nos exposi-
positions agricoles sollicitent une rencontre    tions agricoles. L’UPA nuance sa pensée. Monsieur Pellerin
avec le ministre de l’agriculture de l’époque,   se dit heureux de cette première rencontre, prémisse
Monsieur Rémy Trudel, pour discuter du           nécessaire si nous voulons développer avec cette organisa-
plan stratégique de développement des            tion une certaine synergie, un partenariat pour véhiculer
expositions agricoles du Québec suite au         une image moderne de l’agriculture dans notre réseau.
dépôt de l’étude réalisée par la Firme Zins
Beauchesne et associés.                          Concours Jeunes Talents
                                                 Grâce à la collaboration d’Expo Québec, l’AEAQ est
L’association entend bien, dans la mesure        heureuse d’inviter les gens à participer à cette nouvelle
de ses moyens, assurer un suivi aux              activité qui vise indirectement à développer des liens entre
différentes recommandations découlant de         les expositions en réalisant une activité qui s’enchaîne et
l’étude de la situation des expositions          qui se finalise à l’exposition provinciale.
agricoles du Québec. Le réseau dispose de
forces, ne serait-ce que l’intérêt encore        Rencontre du Ministre Trudel, le 6 juin 2000
marqué de ses exposants et l’appui des           L’AEAQ réalise l’importance de soumettre des rapports
différentes associations d’élevage, et cela,     d’activités de qualité et en fait part aux membres de
malgré les contraintes auxquelles il est         l’association. Elle souligne le fait qu’il ne faut pas craindre
soumis, en particulier la concurrence des        de signaler les bons coups. L’AEAQ considère l’importance
nombreux festivals et autres activités qui       du programme et son impact pour les expositions agricoles
sont encore bien des fois largement              de la province. Suite au dépôt du rapport de Zins
subventionnées par les différents paliers de     Beauchesne et associés, les directeurs de l’association
gouvernement.                                    invitent donc le ministre Trudel à une rencontre dans le
                                                 but de discuter de la possibilité d’élaborer un plan
Il appert primordial de repositionner la mis-    stratégique de développement pour les expositions
sion de l’AEAQ et des expositions agricoles      agricoles du Québec. Le ministre semble éprouver certaines
par rapport à l’Union des Producteurs            réticences face aux expositions agricoles mais est disposé à
Agricoles (UPA), aux sociétés de races et au     renouveler le programme, à certaines conditions.
MAPAQ, en leur offrant un forum unique
vers le grand public, d’une part, et le monde    Voici un extrait d’une lettre envoyée au Ministre de
rural d’autre part.                              l’agriculture de l’époque

Rencontre avec l’UPA                             « ...Votre constat semble être beaucoup plus le fait d’une
Plus tard, ce même 10 février, les membres       généralisation qu’une vision globale du réseau, à moins que
de l’AEAQ ont le privilège de rencontrer         l’objectif soit de diviser les expositions entre elles tout
Monsieur Laurent Pellerin, président de          simplement. Nous admettons qu’il y a de grandes
l’UPA. La rencontre est des plus cordiales,      améliorations à apporter dans certains cas, mais de là à
même si une phrase amenée par l’UPA dans         affirmer que les expositions agricoles suscitent peu d’intérêt
le rapport de Zins Beauchesne, spécifiant        et n’attirent pas le public, il y a toute une marge. L’étude

                                                                                                                   15
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