La fête de l'insignifiance - Kunsthalle Mulhouse

 
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La fête de l'insignifiance - Kunsthalle Mulhouse
La fête de l’insignifiance
Marion Aeschlimann & Arthur Debert, Pável Aguilar, Amélie Bargetzi,
David Berweger, Eva Borner, Vincent Gallais, Jannik Giger,
Danae Hoffmann, Kaltrinë Rrustemi, Flurina Sokoll
Commissariat / kuratorin : Leïla Couradin

                                          27.11.20 - 10.01.21
Dossier de presse - Medienpaket
Contact presse/ Kontakt : Clarisse SCHWARB - clarisse.schwarb@mulhouse.fr - + 33(0)3 69 77 66 28 / 06 82 44 99 97
La fête de l'insignifiance - Kunsthalle Mulhouse
SOMMAIRE / ZUSAMMENFASSUNG

L’exposition / Ausstellung        5-6     7-8
Les artistes / Die Künstler        9-28
Les rendez-vous autour de l’exposition            29
Informations pratiques / Praktische Informationen                 31

L’exposition est proposée dans le cadre de la Regionale, programme trinational annuel.
Die Ausstellung wird im Rahmen des jährlich trinationalen Kunstprojektes Regionale stattfinden.
→ www.regionale.org

La Kunsthalle, Centre d’Art Contemporain d’Intérêt National est un établissement culturel de la Ville de Mulhouse.
La Kunsthalle bénéficie du soutien du Ministère de la Culture et de la Communication-DRAC Grand Est, de la Région Grand Est
et du Conseil départemental du Haut-Rhin.
La Kunsthalle fait partie des réseaux d.c.a / association française de développement des centres d’art, Arts en résidence -Réseau national,
Versant Est et Musées Mulhouse Sud Alsace.
Mulhouse Art Contemporain est partenaire de La Kunsthalle.
Les Artisans du son, Mulhouse et Prevel Signalisation, Rixheim sont mécènes de l’exposition.

La Kunsthalle ist eine Kultureinrichtung von nationalem Interesse der Stadt Mulhouse, wird von dem Ministerium für Kultur und
Kommunikation, der Region Grand Est und von dem Departement Haut-Rhin unterstützt.
La Kunsthalle ist ein Mitglied von d.c.a / association française de développement des centres d’art, Arts en résidence – Réseau national,
Versant Est und Musées Mulhouse Sud Alsace.
Mulhouse Art Contemporain ist Partner der La Kunsthalle.
Les Artisans du son, Mulhouse und Prevel Signalisation, Rixheim haben die Ausstellung unterstützt.
La fête de l'insignifiance - Kunsthalle Mulhouse
La Kunsthalle est fermée
L’exposition est en place.

Voilà six mois que nous sommes confrontés à une situation inédite qui avec le temps nécessite d’être
apprivoisée pour ne pas nous dicter un repli strict et décourageant.
La culture est particulièrement touchée par les mesures sanitaires appliquées depuis la crise de la covid
et une des conséquences est que notre espace d’exposition n’est plus accessible au public.
C’est là un fait et non un débat que nous voulons engager.
Pour autant, nous souhaitons réagir, continuer à travailler, poursuivre nos échanges avec les artistes et
trouver comment nous adresser au public autrement.
Quand la nouvelle du second confinement est tombée, il faut avouer que nous n’avons pas vraiment été
surpris. Il serait même faux de dire que nous ne nous y attendions pas un peu.
Et pourtant, nous avions pris nos engagements vis à vis de la Regionale 21. L’exposition était prête à
voir le jour, la commissaire d’exposition avait choisi les œuvres et les artistes étaient en train de les
adapter ou de les créer. Tout était joué, ou presque. Nous espérions que le couperet ne tomberait pas.
Mais voilà… la consigne de fermeture nous a été donnée avec en plus un petit sentiment d’iniquité
puisque nos voisins suisses maintiennent l’ouverture de leurs lieux de culture.
Alors à La Kunsthalle nous avons décidé de faire quand même, de monter l’exposition coûte que coûte,
d’inviter les artistes à installer leurs œuvres, à les installer pour eux quand les déplacements étaient
trop compliqués, de nous tenir à nos dates d’inauguration et d’ouverture de l’exposition, de raconter ce
que nous ne pourrons pas partager pour de vrai et de réfléchir à de nouvelles relations.
Dans un espace fermé au public, l’exposition La fête de l’Insignifiance a été montée, elle est prête à être
visitée. Nous avons concédé le moins possible à la situation et aux restrictions. Chaque artiste est allé
au bout de son idée, chaque œuvre a trouvé sa place. Manquent les visiteurs. ?
Mais puisque sans eux l’exposition n’a pas de sens, nous cherchons comment la donner à voir autre-
ment. Certes pas de manière habituelle. Certes pas en vrai. Nous n’avons guère d’autre choix que la dé-
matérialisation. Par l’intermédiaire d’images, de films, de rendez-vous exceptionnels. Leïla Couradin,
commissaire de l’exposition et toute l’équipe de La Kunsthalle se mobiliseront pour proposer des for-
mats de visites inattendus : projections, lectures, visites guidées sur le web, soirées exceptionnelles…
des rencontres avec les œuvres là où il nous est encore permis de rester en contact avec l’art, chez nous
mais peut-être aussi à nouveau dehors, dans l’espace public et qui sait, finalement pourquoi pas dans
l’espace d’exposition d’ici la fin de l’année ou le début de la suivante.
Nous nous efforcerons d’établir une autre relation à l’œuvre, non pas physique ou matérielle, mais
(pourvu que ce ne soit que pour un temps) plus narrative et conceptuelle. Il faut continuer à échanger
de la pensée et du savoir, il faut ménager nos espaces d’expression et cela, rien ne nous l’interdit.
Quoi qu’il arrive nous serons au rendez-vous de la Regionale 21 et nous espérons vivement que vous
y serez aussi.

                                                         Sandrine Wymann, directrice de La Kunsthalle

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La fête de l'insignifiance - Kunsthalle Mulhouse
La Kunsthalle ist geschlossen.
    Die Ausstellung ist hergerichtet.

    Seit sechs Monaten sind wir mit einer nie dagewesenen Situation konfrontiert, mit der wir umzugehen
    lernen müssen, damit sie uns nicht zwingt, uns vollständig und entmutigt zurückzuziehen.
    Das kulturelle Leben ist von den Hygienevorschriften, die seit Anfang der Covid-Krise gelten, in be-
    sonderem Maße betroffen. Eine der Konsequenzen ist, dass unser Ausstellungsraum nicht mehr für
    das Publikum zugänglich ist.
    Das ist eine Tatsache, und wir möchten hierüber keine Debatte einleiten.
    Nichtsdestotrotz möchten wir reagieren, weiterarbeiten, unseren Austausch mit den Künstlern fort-
    setzen und neue Wege finden, wie wir uns dem Publikum zuwenden können.
    Zugegeben: Wir waren nicht sehr erstaunt, als die Nachricht des zweiten Lockdowns kam. Es wäre
    sogar falsch zu behaupten, dass wir es nicht ein wenig erwartet hatten.
    Und doch hatten wir uns gegenüber der Regionale 21 verpflichtet. Die Ausstellung war fertig vor-
    bereitet für die Eröffnung, die Kuratorin hatte die Werke ausgewählt und die Künstler waren dabei,
    diese anzupassen oder herzustellen. Alles war entschieden, oder fast. Wir hatten gehofft, dass das Da-
    moklesschwert nicht fallen würde. Aber nun wurde uns die Schließung verordnet, wobei ein gewisses
    Gefühl der Ungerechtigkeit an uns nagt, da unsere Schweizer Nachbarn ihre Kulturorte weiterhin
    öffnen dürfen.
    Also haben wir in La Kunsthalle entschieden, trotzdem weiterzumachen, die Ausstellung aufzubauen,
    koste was es wolle, die Künstler einzuladen, ihre Werke zu präsentieren, sie für die Künstler zu ar-
    rangieren, wenn deren Fahrten zu kompliziert waren, uns an die Daten für die Eröffnung und den
    Ausstellungsbeginn zu halten, von dem zu erzählen, was man derzeit nicht in der Wirklichkeit teilen
    kann, und über neue Beziehungen nachzudenken. In einem für das Publikum geschlossenen Raum
    wurde die Ausstellung Das Fest der Bedeutungslosigkeit aufgebaut und ist für den Besuch bereit. Wir
    haben so wenig wie möglich den Bedingungen und Einschränkungen nachgegeben. Jeder Künstler/
    jede Künstlerin hat seine/ihre Idee bis zu Ende ausgeführt, jedes Werk hat seinen Platz gefunden.
    Fehlen noch die Zuschauer.
    Aber da die Ausstellung ohne sie keinen Sinn hat, suchen wir nach Wegen, sie auf andere Art sichtbar
    zu machen. Zwar nicht auf die gewöhnliche Weise. Zwar zwar nicht real. Wir haben schwerlich eine
    andere Wahl als die Entmaterialisierung. Mit Bildern, Filmen, exklusiven Terminen. Leïla Couradin,
    die Kuratorin der Ausstellung, und das ganze Team von La Kunsthalle werden aktiv, um unerwartete
    Besuchsformate anzubieten: Projektionen, Lesungen, virtuelle Führungen im Internet, außergewöhn-
    liche Abende… Begegnungen mit den Kunstwerken da, wo es uns noch erlaubt ist, mit der Kunst in
    Bezug zu bleiben, bei uns zu Hause, aber vielleicht auch wieder einmal draußen, im öffentlichen Raum
    und - wer weiß? - warum nicht schließlich auch wieder im Ausstellungsraum, gegen Jahresende oder
    Anfang nächsten Jahres. Wir bemühen uns, eine andere Beziehung zu den Werken aufzubauen, nicht
    physisch oder materiell, sondern - sofern es nur für eine beschränkte Zeit ist - vielmehr erzählerisch
    und konzeptuell. Wir müssen weiterhin den Gedanken- und Wissensaustausch fördern, wir müssen
    Ausdruck und Äußerungen Raum verleihen, und das verbietet uns keiner.
    Egal, was passiert: Wir werden zur Regionale 21 da sein und hoffen sehr, dass auch Sie da sein werden!

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La fête de l'insignifiance - Kunsthalle Mulhouse
L’EXPOSITION
                                                                 La fête de l’insignifiance

L’exposition La fête de l’insignifiance, en écho au roman éponyme de Milan Kundera
est construite à partir de toute l’Œuvre du romancier. Elle propose aux visiteurs•ses
de faire l’expérience, en découvrant les œuvres de onze artistes allemand•e•s, suisses
et français•es, d’une aventure romanesque parfaitement ordinaire et pourtant source des plus grandes
questions existentielles : la vie humaine.

Traversés par de multiples réflexions philosophiques, les romans de Milan Kundera font œuvre de
pensée. C’est peut-être son regard amusé et désinvolte sur le caractère ambigu, paradoxal, irraisonné et
insignifiant de l’existence qui est, aujourd’hui encore, si contemporain. Kundera marche dans les pas de
Merleau-Ponty, selon qui le rôle de l’art, comme de la littérature ou de la philosophie, est d’explorer le
monde, de réapprendre à le regarder pour peut-être, mieux le comprendre. Les artistes réuni•e•s dans
La fête de l’insignifiance ouvrent chacun•e•s différentes portes pour accéder au monde et pour tenter
de percer le mystère de la vie humaine alors même que « le sens de la vie, c’est justement de s’amuser
avec la vie ! » (Risibles amours).

À travers les yeux de divers alter egos expérimentaux et imaginaires, on découvre dans cette exposition
les thématiques du kitsch et de l’humour, de l’identité et de l’altérité, de la matérialité du monde et
de l’ironie de l’Histoire. La fête de l’insignifiance est composée comme une pièce musicale faite de
variations et de répétitions de ces grands thèmes. Les chapitres de l’exposition s’enrichissent de séries
de réflexions qui se déploient dans l’espace, se répondent avec légèreté ou se contredisent avec aplomb.

Dans le décor d’une scène de théâtre teintée d’une étrangeté surréaliste, au loin, quelques bustes
fantômes de Danae Hoffmann tournoient lentement dans les airs. Elles invitent les visiteurs•ses
à entrer dans la danse et à progresser ici comme les personnages d’un roman. Les installations de
Vincent Gallais constituent une possible architecture de l’espace, dont les potentiels arrangements
produisent une distorsion de la temporalité, comme si la pomme de pain fraîchement cueillie était
soudainement fossilisée.

Ici, les colossales cheminées de marbre de David Berweger semblent pouvoir s’envoler comme un
château de cartes, et l’ensemble sculptural de Flurina Sokoll ou l’installation reconstituant un salon
confortable de Eva Borner laissent entrevoir la possibilité de se sentir « chez soi » - thématique
philosophique chère à Kundera - libre de s’installer dans un siège de conversation et de se laisser
progressivement glisser entre les pages d’un livre, alors que notre regard s’enfuit vers l’immensité de
l’océan.
                                                                                                             LA KUNSTHALLE MULHOUSE

L’auteur disait à propos de la rencontre de Tomas et de Tereza dans L’Insoutenable
légèreté de l’être, que les vies humaines sont composées comme une pièce musicale.
« L’homme, guidé par le sens de la beauté, transforme l’évènement fortuit en un motif qui va ensuite
s’inscrire dans la partition de sa vie ». La musique rythme La fête de l’insignifiance, comme en
témoignent les œuvres de Pável Aguilar et de Jannik Giger. Ils utilisent respectivement des instruments
détournés pour créer des expériences intimes invitant à questionner notre rapport à la justice et à
l’égalité dans une dimension politique et sociale d’une part, ou au corps et à l’érotisme séduisant des
objets de consommation d’un clip publicitaire d’autre part.

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La fête de l'insignifiance - Kunsthalle Mulhouse
Ailleurs, dans un futur proche, les geeks Arthur Debert & Marion Aeschlimann tentent de rendre
                         visibles les images des films dorénavant interdits d’un ciné-club très personnel, dans une émission
                         radiophonique, produisant ainsi une forme d’ekphrasis contemporaine. Le caractère comique et
                         absurde de l’entreprise ne la prive pas de développer, avec autant de poésie que d’humour, à travers
                         un nouvel épisode sur les martiens, un vaste questionnement sur l’identité, l’altérité et sur la figure de
                         l’étranger.

                         Comme Ulysse qui rentre sur son île après deux décennies d’Odyssée, comme les personnages
                         d’Irena et de Josef dans L’ignorance, ou de Ludvik dans La Plaisanterie, Kaltrinë Rrustemi et Amélie
                         Bargetzi, font le constat de l’influence profonde de l’histoire politique, des guerres et des révolutions
                         de leur pays d’origine sur leur vie. La grande Histoire n’est-elle pas faite des histoires transmises,
                         souvent de génération en génération, parfois oubliées puis reconstituées, comme un cadavre exquis ?
                         Ainsi apparait sa propension à nous faire des pieds de nez parfois ironiques et cruels. Pourtant,
                         « l’insignifiance de tout étant notre lot, il ne faut pas la porter comme une tare, mais savoir s’en réjouir »,
                         pensait Chantale dans L’identité.

                         Bienvenu•e•s dans cette grande Fête de l’insignifiance où, comme des personnages de roman, l’on
                         refuse d’être sujets d’une épopée trop sérieuse.

                                                                                         Leïla Couradin, commissaire de l’exposition
LA KUNSTHALLE MULHOUSE

                         Leïla Couradin est née à Grenoble en 1991, elle vit et travaille à Reims.
                         Après une formation à l’Ecole des Beaux-Arts d’Annecy puis à l’Université Lumière Lyon 2 en Histoire de l’Art
                         où elle entreprend un travail de recherche sur les notions de satire, d’ironie, et d’humour citationnel dans les
                         œuvres du collectif bordelais Présence Panchounette, Leïla Couradin a occupé différents postes dans des lieux
                         d’exposition tels que l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne, La BF15, La Fondation Bullukian, La Salle
                         de bains, le FRAC Champagne-Ardenne. En 2019, elle fonde, dirige et assure le commissariat du local, un
                         lieu d’exposition et de diffusion d’œuvres d’art et d’éditions d’artistes à Reims, résolument tourné vers la jeune
                         création de la région Grand Est. Elle développe une activité d’écriture critique notamment pour les artistes ou
                         pour les revues spécialisées Zérodeux, La belle revue, La critique, Artaïs et Point Contemporain. En 2020, Leïla
                         Couradin lance, aux côtés de Chloé Godefroy (autrice) et d’Anaëlle Rambaud (artiste) la revue POST-it, une
       6                 micro édition indépendante mensuelle qui donne la parole aux artistes. leilacouradin.com
La fête de l'insignifiance - Kunsthalle Mulhouse
AUSSTELLUNG
                                                                     La fête de l’insignifiance
                                                               Das Fest der Bedeutungslosigkeit

Die Ausstellung La fête de l’insignifiance nach Milan Kunderas gleichnamigem Roman baut auf dem
Gesamtwerk des Schriftstellers auf. Sie lädt die ZuschauerInnen ein, die Werke von elf KünstlerInnen
aus Deutschland, Frankreich und der Schweiz zu entdecken und auf diesem Weg eine ganz gewöhnliche,
literarische Erkundungsreise anzutreten, die doch zu den größten existentiellen Fragen führt: dem
menschlichen Leben.

Milan Kunderas Romane sind von vielfältigen philosophischen Betrachtungen durchdrungen und
regen zum Nachdenken an. Vielleicht ist es gerade sein amüsierter, ungezwungener Blick auf das
zweideutige, paradoxe, irrationale und bedeutungslose Wesen der Existenz, der heute noch so aktuell
ist. Kundera wandelt auf Merleau-Pontys Spuren, laut dem es die Rolle der Kunst wie auch der Literatur
oder der Philosophie ist, die Welt zu erkunden, sie neu zu betrachten, um sie vielleicht besser zu
verstehen. Jede/r der im La fête de l’insignifiance versammelten KünstlerInnen öffnet unterschiedliche
Türen zur Welt und versucht, das Mysterium des menschlichen Lebens zu lösen, und dies obgleich
„der Sinn des Lebens eben ist, sich mit dem Leben zu amüsieren!“ (Risibles amours).

Mit den Augen von unterschiedlichen experimentellen und imaginären Alter Egos entdeckt man
in dieser Ausstellung Themen wie Kitsch, Humor, Identität und Anderssein, Materialität der Welt
und Ironie der Geschichte. La fête de l’insignifiance ist aufgebaut wie ein musikalisches Stück mit
Variationen und Wiederholungen dieser großen Themen. Die Kapitel der Ausstellung werden durch
eine Reihe von Überlegungen bereichert, antworten einander mit Leichtigkeit oder widersprechen
einander energisch.

In einem Bühnenbild, das von einer surrealistischen Seltsamkeit gefärbt ist, drehen sich einige
gespenstische Büsten von Danae Hoffmann langsam in der Luft. Dabei laden sie die BesucherInnen
dazu ein, sich in den Tanz einzureihen und sich hier wie die Gestalten eines Romans fortzubewegen.
Vincent Gallais’ Objektinstallationen bilden eine mögliche Raumarchitektur, deren potentielle
Anordnungen eine Verzerrung der Zeitlichkeit bilden, als ob der frisch gepflückte Pinienzapfen
plötzlich versteinert wäre.

Hier scheinen David Berwegers kolossale Marmorkamine wie ein Kartenhaus davonfliegen zu
können, dort ermöglichen es Flurina Sokolls Skulptur oder Eva Borners Installation, die ein bequemes
Wohnzimmer eingerichtet hat, sich ganz „zu Hause“ zu fühlen – eine philosophische Thematik, die
Kundera viel bedeutet: sich im Sessel zu einem Gespräch niederzulassen und allmählich in ein Buch
einzutauchen, während sich unser Blick in der Unermesslichkeit des Ozeans verliert.
                                                                                                         LA KUNSTHALLE MULHOUSE

Der Autor sagte über die Begegnung von Tomas und Tereza in L’Insoutenable légèreté de l’être, dass
das menschliche Leben so aufgebaut sei wie ein Musikstück. „Der Mann, der vom Sinn für Schönheit
geführt wird, verwandelt das zufällige Ereignis in ein Motiv, das sich nachher in der Partitur seines
Lebens einfügen wird“. Die Musik bestimmt das Tempo im La fête de l’insignifiance, wie Pavel Aguilars
und Jannik Gigers Werke bezeugen. Sie verwenden jeweils umfunktionierte Instrumente, um intime
Erfahrungen zu ermöglichen. Sie fordern uns dazu auf, unsere Beziehung zu Gerechtigkeit und zu
Gleichbehandlung in einer politischen und sozialen Dimension einerseits, oder zum Körper und zur
verführerischen Erotik der Konsumgüter aus einem Werbeclip andererseits zu hinterfragen.

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La fête de l'insignifiance - Kunsthalle Mulhouse
Anderswo, in einer nahen Zukunft, versuchen die Geeks Arthur Debert & Marion Aeschlimann
                         Bilder aus Filmen, die inzwischen verboten sind und einem sehr persönlichen Ciné-Club gehören,
                         in einer Radiosendung sichtbar zu machen. Sie kreieren somit eine Art zeitgenössischer Ekphrasis.
                         Der komische und absurde Charakter des Unterfangens hindert sie nicht daran, mit viel Poesie und
                         Humor eine umfangreiche Diskussion über die Identität, das Anderssein und die Figur des Fremden
                         anhand einer neuen Episode über Marsmenschen zu entwickeln.

                         Genauso wie Odysseus, der zu seiner Insel nach zwei Jahrzehnten Odyssee zurückkehrt, oder wie
                         die Figuren von Irena und Josef in L’ignorance oder von Ludvik in La Plaisanterie, stellen Kaltrinë
                         Rrustemi und Amélie Bargetzi fest, dass die politische Geschichte, die Kriege und Aufstände in ihrem
                         Heimatland ihr Leben tief beeinflussen. Besteht die große Geschichte nicht etwa aus den oft von einer
                         Generation zur nächsten vermittelten, manchmal vergessenen und dann wie ein Cadavre Exquis
                         wieder rekonstruierten kleinen Geschichten? Daher stammt auch ihre Neigung, uns manchmal
                         ironisch, manchmal grausam, eine lange Nase zu zeigen. Und doch „gehört die Bedeutungslosigkeit
                         aller Dinge zu unserem Leben, man soll sie nicht wie eine Last mit sich schleppen, sondern soll sich
                         ihrer erfreuen“, dachte Chantale in L’identité.

                         Willkommen zu diesem Fest der Bedeutungslosigkeit, bei dem man sich wie die Figuren aus Kunderas
                         Romanen weigert, Teil eines zu ernsten Epos zu sein.

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                         Leïla Couradin wurde 1991 in Grenoble geboren, sie lebt und arbeitet in Reims.
LA KUNSTHALLE MULHOUSE

                         Leïla Couradin absolvierte eine Ausbildung in Kunstgeschichte an der École des Beaux-Arts in Annecy sowie
                         an der Universität Louis Lumière Lyon 2, an der sie eine Forschungsarbeit über die Satire, die Ironie und das
                         humoristische Zitat in den Werken des Kollektivs Présence Panchounette aus Bordeaux verfasste. Anschließend
                         war sie in unterschiedlichen Positionen an verschiedenen Ausstellungsorten beschäftigt, unter anderem im
                         Institut für zeitgenössische Kunst in Villeurbanne, in La BF15, in La Fondation Bullukian, in La Salle de bains
                         und im FRAC Champagne-Ardenne. 2019 gründete sie le local, eine Galerie in Reims, in der Kunstwerke
                         ausgestellt, verkauft und veröffentlicht werden und die ganz gezielt dem Schaffen junger Künstler aus der
                         Region Grand Est gewidmet ist. Neben ihrer Funktion als Leiterin und Kuratorin von le local entwickelte sie
                         eine Tätigkeit kritischen Schreibens, insbesondere für Künstler sowie für die Fachzeitschriften Zérodeux, La
                         belle revue, La critique, Artaïs und Point Contemporain. 2020 gründete sie mit Chloé Godefroy (Autorin) und
                         Anaëlle Rambaud (Künstlerin) POST-it, eine unabhängige Monatszeitschrift in kleiner Auflage, die Künstlern
      8                  eine Stimme verleiht. leilacouradin.com
La fête de l'insignifiance - Kunsthalle Mulhouse
LES ARTISTES / DIE KÜNSTLER

Marion Aeschlimann (FR) & Arthur Debert (FR)

Wuthering 3 - Les Martiens, 2020

Dans un futur proche, les geeks Arthur Debert & Marion Aeschlimann tentent de rendre visibles les
images des films dorénavant interdits d’un ciné-club très personnel, dans une émission radiophonique,
produisant ainsi une forme d’ekphrasis contemporaine. Le caractère comique et absurde de l’entreprise
ne la prive pas de développer, avec autant de poésie que d’humour kitsch, à travers un nouvel épisode
sur les martiens, un vaste questionnement sur l’identité, l’altérité et sur la figure de l’étranger.

In einer nahen Zukunft versuchen die Geeks Arthur Debert & Marion Aeschlimann Bilder aus Filmen,
die nunmehr verboten sind und einem sehr persönlichen Ciné-Club gehören, in einer Radiosendung
sichtbar zu machen, und kreieren somit eine Art zeitgenössischer Ekphrasis. Der komische und
absurde Charakter des Unterfangens hindert sie nicht daran, mit genauso viel Poesie wie auch Humor
eine umfangreiche Diskussion über die Identität, das Anderssein und die Figur des Fremden anhand
einer neuen Episode über Marsmenschen zu entwickeln.

                                                                                                        LA KUNSTHALLE MULHOUSE

                          Wuthering 3, affiche / Plakate © Arthur Debert & Marion Aeschlimann

        Performance en direct le dimanche 13 décembre à 16h00, à l’occaion du rendez-vous
               Ciné-club en ligne, puis en podcast sur le site wuthering.hotglue.me                        9
La fête de l'insignifiance - Kunsthalle Mulhouse
Marion Aeschlimann est née en 1988 à Nancy, en France. Elle vit et travaille entre Lyon, en France et Berlin, en Allemagne.
     Après avoir effectué ses études au Conservatoire de Nancy, Marion est recrutée à Lyon en mars 2010 par le GEIQ Théâtre
     compagnonnage (FR). Au cinéma, elle tourne dans le film du réalisateur argentin Santiago Loza Si je suis perdu c’est pas grave,
     et se forme à la lumière avec Maryse Gauthier. Elle se forme aussi auprès du collectif GOB SQUAD à l’Universität der Kunst
     de Berlin (DE). Depuis la fin de sa formation, elle a mis en scène les spectacles Paupières, Un lac I et II, Faux queen, Drama,
     The future is female, et travaille en tant que comédienne sous la direction de Guillaume Baillart, Étienne Gaudillère et
     Sébastien Valignat.

     cargocollective.com/marionaeschlimann

     Marion Aeschlimann wurde 1988 in Nancy, Frankreich, geboren. Sie lebt und arbeitet in Lyon (Frankreich) und Berlin
     (Deutschland).
     Nach dem ihrem Studium am Conservatoire de Nancy trat Marion Aeschlimann im März 2010 eine Stelle am GEIQ
     Theâtre compagnonnage in Lyon (FR) an. Sie spielte eine Rolle im Kinofilm des argentinischen Regisseurs Santiago Loza
     Si je suis perdu c’est pas grave (It’s alright if I’m lost) und erhielt von Maryse Gauthier eine Ausbildung in Lichttechnik.
     Sie bildete sich darüber hinaus beim Kollektiv GOB SQUAD an der Universität der Künste Berlin (DE) weiter. Seitdem
     hat sie die Produktionen Paupières, Un lac I et II, Faux queen, Drama, The future is female inszeniert und arbeitet als
     Schauspielerin unter der Leitung von Guillaume Baillart, Étienne Gaudillère und Sébastien Valignat.

                                                                                            Wuthering, pochette © Arthur Debert & Marion Aeschlimann

     Arthur Debert est né en 1990 à Paris, en France. Il vit et travaille à Berlin, en Allemagne.
     Arthur Debert est diplômé de l’École des Beaux-Arts d’Épinal et de Metz (FR), puis il réalise un post-diplôme à l’École
     Offshore de Shanghai (CN). Il a présenté son travail dans des lieux comme le Granit de Belfort (FR), Künstlerhaus Bethanien
     à Berlin (DE), le DOC à Paris (FR) et le Bazaar Compatible à Shanghai (CN) ainsi que des évènements comme le Berlin Art
     Prize en 2018 (DE) ou la Triennale de la jeune création à Luxembourg (LU) en 2013 et à laquelle il participera à nouveau
     en 2021. Le travail d’Arthur Debert, largement inspiré par l’histoire du cinéma, s’intéresse à l’archéologie des médias et
     de la circulation des images. La mémoire, individuelle et collective, est au cœur de ses installations et performances, qui
     interrogent la persistance des savoirs et de leurs moyens d’enregistrement, entre transgression, narration et transmission.

     www.arthurdebert.fr

     Arthur Debert wurde 1990 in Paris, Frankreich, geboren. Er lebt und arbeitet in Berlin, Deutschland.Arthur
     Debert schloss sein Studium an der École des Beaux-Arts in Épinal und Metz (FR) ab und ging anschließend für ein
     Postgraduiertenstudium an die Offshore-School-Shangai (CN). Er stellte seine Werke an Orten wie le Granit in Belfort
     (FR), im Künstlerhaus Bethanien in Berlin (DE), im DOC in Paris (FR) und im Bazaar Compatible in Shangai (CN) aus,
     sowie bei Ereignissen wie dem Berlin Art Prize 2018 (DE) und der Triennale Jeune Création Luxemburg 2013 (LU), an
     der er ebenfalls 2021 teilnehmen wird. Arthur Deberts Arbeit ist weitgehend inspiriert von der Filmgeschichte, beschäftigt
     sich mit der Medienarchäologie und der Verbreitung von Bildern. Das individuelle und kollektive Gedächtnis steht im
     Zentrum seiner Objektinstallationen und Performances, die den Fortbestand des Wissens und die Möglichkeiten seiner
     Aufzeichnung hinterfragen, die sich zwischen Überschreitung, Erzählung und Übermittlung bewegen.
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LES ARTISTES / DIE KÜNSTLER

Pável Aguilar (CH)

Hammer, 2019
Silencios, 2019
Métronome, 2020
Gbodi, 2019

La musique irrigue le travail de Pável Aguilar qui utilise des instruments détournés pour créer des
expériences intimes invitant à questionner notre rapport à l’autre, à la justice et à l’égalité, dans une
dimension sociale et politique. L’hymne transcrit de la partition Silencio, évoque les républiques
disparues, les projets de nation abandonnés, les peuples réduits au silence, quand l’œuvre Gbodi
chante en langue Zandé des berceuses traditionnelles soudanaises. Il s’agit pour l’artiste de mettre
en lumière, avec beaucoup de poésie, les liens qui nous unissent et qui, peut-être, nécessitent d’être
repensés, comme autant de Métronomes à remonter.

Die Musik durchdringt Pável Aguilars Arbeit. Er verwendet umfunktionierte Musikinstrumente, um
Raum für intime Erfahrungen zu schaffen, die dazu anregen, unsere Beziehung zum Anderen, zu
Gerechtigkeit und zu Gleichwertigkeit in einer sozialen und politischen Dimension zu hinterfragen.
Die transkribierte Hymne der Partitur Silencio gemahnt an verlorene Republiken, an aufgegebene
Pläne zur Gründung einer Nation, an zum Verstummen verurteile Völker. Das Werk Gbodi hingegen
singt traditionelle, sudanesische Wiegelieder in der Zandé-Sprache. Für den Künstler geht es darum,
mit viel Poesie die Beziehungen ans Licht zu bringen, die uns vereinen und die vielleicht neu erdacht
werden müssen – genau, wie Metronome immer wieder aufgezogen werden müssen.

                                                                                                            LA KUNSTHALLE MULHOUSE

                              Pável Aguilar, Silencios, 2019 © FORO.SPACE Gallery

                Durant la Regionale 21, d’autres œuvres de Pável Aguilar sont visibles
                              au Kunstverein à Freiburg (Allemagne).                                           11
Pável Aguilar, Hammer, 2019 © FORO.SPACE Gallery

     Pável Aguilar est né en 1989 au Honduras, il vit et travaille à Bâle, en Suisse.
     Il est diplômé du Basel Art Institute FHNW HGK, en Suisse, de l’UNITEC à Tegucigalpa au Honduras, et à Mexico au
     Mexique, où il se spécialise en arts audiovisuels, et de l’Ecole Nationale de Musique de Tegucigalpa, où il pratique le
     violon. Son travail a été exposé entre autres à San Francisco (USA) par la Fondation Kadist, à Tokyo (JP), à Bogota (CL),
     à l’Institut Potemkin à Chemnitz (DE), à San José (CR) ou Santiago de Chile (CL).

     www.pavel-aguilar.com

     Pável Aguilar wurde 1989 in Honduras geboren, er lebt und arbeitet in Basel, Schweiz.
     Er studierte am Institut Kunst an der Hochschule für Gestaltung und Kunst FHNW in Basel, Schweiz, an der UNITEC in
     Tegucigalpa in Honduras und in Mexiko-Stadt in Mexiko, wo er sich auf audiovisuelle Kunst spezialisierte, und absolvierte
     ein Studium mit dem Fach Geige an der Nationalen Musikhochschule von Tegucigalpa. Seine Arbeit wurde unter anderem
     in San Francisco (USA) von der Fondation Kadist, in Tokio (JP), in Bogota (CL), im Institut Potemkin in Chemitz (DE),
     in San José (CR) und in Santiago de Chile (CL) ausgestellt.
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LES ARTISTES / DIE KÜNSTLER

Amélie Bargetzi (CH)

Mon idée, 2017

La transmission de l’Histoire est le sujet central du film Mon idée d’Amélie Bargetzi, dans lequel
les membres d’une famille font tour à tour le récit du passage difficile de la frontière suisse pendant
la seconde guerre mondiale. L’Histoire est parfois faite des histoires transmises, de génération en
génération, parfois oubliées puis reconstituées, à la manière d’un cadavre exquis. Il s’agit à travers le
récit, de rendre sensible, de transmettre un évènement individuel, pourtant chapitre de notre grande
histoire collective.

Die Vermittlung von Geschichte ist zentrales Thema des Films Mon idée (Meine Idee) von Amélie
Bargetzi, in dem die Mitglieder einer Familie einer nach dem anderen von den Schwierigkeiten erzählen,
während des zweiten Weltkrieges über die schweizerische Grenze zu gelangen. Die Geschichte besteht
manchmal aus den von einer Generation zur nächsten übermittelten, manchmal vergessenen und
dann wieder wie ein Cadavre Exquis rekonstruierten Geschichten. Dabei geht es darum, über das
Erzählen ein individuelles Ereignis zu vermitteln und dafür zu sensibilisieren, dass es letztlich ein
Kapitel unserer großen, kollektiven Geschichte darstellt.

                                                                                                            LA KUNSTHALLE MULHOUSE

                         Amélie Bargetzi, Mon idée (capture d’écran / Screenshot), 2019

                         Diffusion du film le dimanche 13 décembre à 16h00,
                            à l’occaion du rendez-vous Ciné-club en ligne.                                     13
Amélie Bargetzi, Mon idée (capture d’écran / Screenshot), 2019

     Amélie Bargetzi est née en 1994 à Genève, en Suisse. Elle vit et travaille entre Zurich et Genève, en Suisse.
     Après avoir étudié la photographie et la vidéo à la HEAD-Genève (CH), Amélie Bargetzi est diplômée de la Haute école
     des arts de Zurich (CH), où elle a développé une pratique singulière du film expérimental, entre réalité quotidienne et
     fiction.

     amelie-bargetzi.format.com

     Amélie Bargetzi wurde 1994 in Genf, Schweiz, geboren. Sie lebt und arbeitet in Zürich und Genf, Schweiz.
     Nach dem Studium von Fotografie und Video an der HEAD in Genf (Ch) absolvierte Amélie Bargetzi ein Studium an der
     Zürcher Hochschule der Künste (CH), wo sie eine eigentümliche Praxis des experimentellen Films zwischen Alltagsrealität
     und Fiktion entwickelte.

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LES ARTISTES / DIE KÜNSTLER

David Berwerger (CH)

Trumpet Oil IV, 2016
Trumpet Oil V etVI, 2020
Open Call, 2020

Masquées, les œuvres de David Berweger jouent des rôles et trompent l’œil. Les colossales cheminées de
marbre, faites d’un assemblage de papier, comme un puzzle en 3 dimensions, semblent lorsqu’on s’en
approche, pouvoir s’envoler comme un château de cartes. Elles ajoutent à l’exposition un soupçon de
kitsch, qui affectionne tout particulièrement les imitations et les métamorphoses de matières nobles.
Autour du centre d’art, dans la ville de Mulhouse, des affiches ont lancé un appel aux artistes, un
Open Call qui paradoxalement se poursuit sur les murs de La Kunsthalle, pour se transformer en
papier peint. Celui-ci reprend avec malice le graphisme de la Regionale 21, comme pour mieux nous
rappeler, si nous l’avions oublié, que nous sommes bien ici dans une exposition construite de toute
pièce, dans un décor où tout n’est qu’artifice.

David Berwegers Werke spielen Maskerade, sie nehmen verschiedene Rollen ein und täuschen das
Auge. Die kolossalen Marmorkamine, eine Papierassemblage wie ein dreidimensionales Puzzle,
scheinen wie ein Kartenhaus davonfliegen zu können, wenn man sich nähert. Sie verleihen der
Ausstellung einen Hauch von Kitsch, mit einem Faible für Imitationen und Metamorphosen edler
Materialien.
In der Stadt Mulhouse, um das Kunstzentrum herum, laden Plakate die Künstler zu einer Ausschreibung
ein, einem Open Call, das sich paradoxerweise gleich einer Tapete auch auf den Wänden von La
Kunsthalle fortsetzt. Geschickt greifen sie dabei die grafische Gestaltung der Regionale 21 wieder auf,
als wollten sie daran erinnern - falls wir es vergessen haben sollten -, dass wir uns hier tatsächlich in
einer Stück für Stück erstellten Ausstellung befinden, in einer Umgebung, in der alles künstlich ist.
                                                                                                            LA KUNSTHALLE MULHOUSE

             Durant la Regionale 21, d’autres œuvres de David Berweger sont visibles
                           au Kunst Raum Riehen, à Riehen (Suisse).                                            15
David Berweger, Trumet Oil III, 2016

                            David Berweger, Open Call (Klesis), 2019 - vue de l’installation à la Kunsthalle Winterthur

     David Berweger est né en 1982, il vit et travaille à Bâle, en Suisse.
     David Berweger est diplômé du Basel Art Institute FHNW HGK. Son travail a été exposé entre autres à la Fondation
     Fiminco (FR), dans le cadre de la 69éme édition de Jeune Création Paris (FR), à la Kunsthalle Winterthur (CH), au
     Kunstmuseum Appenzell (CH), à la Fundación Naturgy (ES), à la galerie Camellia à Tokyo (JP).

     www.davidberweger.ch

     David Berweger wurde 1982 geboren, er lebt und arbeitet in Basel, Schweiz.
     David Berweger schloss sein Studium am Basler Institut Kunst der HGK FHNW ab. Seine Arbeiten wurden unter anderem
     in der Fondation Fiminco (FR), im Rahmen der 69. Ausgabe der Jeune Création Paris (FR), in der Kunsthalle Winterthur
     (CH), im Kunstmuseum Appenzell (CH), in der Fundación Naturgy (ES), in der Galerie Camellia in Tokio (JP) gezeigt.
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LES ARTISTES / DIE KÜNSTLER

Eva Borner (CH)

Morgen nicht, 2018

Pour La fête de l’insignifiance, dans le décor d’un salon plongé dans la pénombre, deux personnages
conversent, confortablement installés dans un canapé. Les échanges, écrits par l’artiste-auteur Dmitri
Gawrisch se durcissent, et se teintent progressivement d’une forme d’ironie surréaliste, produisant un
étrange malaise, alors que notre regard s’enfuit vers l’immensité de l’océan. Comme l’automobiliste
et l’auto-stoppeuse dans Risibles amours, de Milan Kundera « dans le jeu on n’est pas libre, pour le
joueur le jeu est un piège ».

Für Das Fest der Bedeutungslosigkeit, richtete Eva Borner ein Wohnzimmer ein, das im Halbdunkel
versunken ist. Bequem auf einem Sofa sitzend sprechen dort zwei Gestalten miteinander. Das von
dem Künstler-Autor Dmitri Gawrisch verfasste Gespräch verhärtet sich, verfärbt sich allmählich mit
einer Art surrealistischer Ironie, die ein seltsames Unbehagen erzeugt, während sich unser Blick in der
Unermesslichkeit des Ozeans verliert. Wie der Autofahrer und die Tramperin in Milan Kunderas Buch
der lächerlichen Liebe „sind wir im Spiel nicht frei; für den Spieler ist das Spiel eine Falle“.

                                                                                                                         LA KUNSTHALLE MULHOUSE

                 Eva Borner, Morgen nicht, vue de l’installation à la Kunsthalle Wil, 2018 - Photo: Hans Peter Gutjahr

                        L’œuvre sera présentée le dimanche 13 décembre à 16h00,
                             à l’occaion du rendez-vous Ciné-club en ligne.                                                 17
Eva Borner, Morgen nicht, capture d’écran, 2018

     Eva Borner est née en 1967, elle vit et travaille à Bâle, en Suisse.
     Diplômée de l’École d’Art et du Design de Bâle, Eva Borner a présenté son travail à Zurich, Berne, Bâle (CH) ou encore
     à Freiburg (DE). En 2014, elle est invitée à suivre une résidence au Swatch Art Peace Hotel de Shanghai (CN). Son
     travail s’intéresse particulièrement aux sujets absents ou invisibles, qu’elle remet au centre de la narration sans pour
     autant en dévoiler l’image. Ainsi, dans un environnement domestique qui lui est familier, les visiteur•ses deviennent à
     leur tour les protagonistes du récit, et sont invité•e•s à questionner leur propre rapport aux souvenirs et à la mémoire.

     www.evaborner.ch

     Eva Borner wurde 1967 geboren, sie lebt und arbeitet in Basel, Schweiz.
     Eva Borner hat ihr Studium an der Schule für Gestaltung in Basel abgeschlossen und Werke in Zürich, Bern, Basel (CH),
     sowie in Freiburg (DE) ausgestellt. 2014 wurde sie zu einer Residenzzeit in das Swatch Art Peace Hotel in Shangai (CN)
     eingeladen. Ihre Arbeit beschäftigt sich insbesondere mit abwesenden oder unsichtbaren Subjekten, die sie ins Zentrum
     ihrer Erzählung rückt, ohne deren Bild zu enthüllen. In einer ihr vertrauten häuslichen Umgebung werden so die
     BesucherInnen selbst zu Protagonisten der Erzählung. Sie werden aufgefordert, ihre eigene Beziehung zu Erinnerungen
     und zum Gedächtnis in Frage zu stellen.
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LES ARTISTES / DIE KÜNSTLER

Vincent Gallais (FR)

Stèle III, 2020
Tombeau, 2020

Les œuvres de Vincent Gallais, comme Stèle III, sont constituées d’éléments industriels glanés ça et
là dans un univers urbain en perpétuelle mutation, et de quelques inserts figurant une nature encore
vivante. Ses œuvres constituent une possible architecture de l’espace, qu’elle soit à l’échelle du corps
en fond de scène, ou miniaturisée dans un diorama au sol. La potentialité du mouvement des formes,
que l’on pourrait déplacer, augmenter ou épurer, semble produire une distorsion de la temporalité,
comme si, lasse d’être figée, la mouche pouvait à tout moment s’envoler. Vincent Gallais indique que
l’œuvre Tombeau « puise son esthétique dans celle des musées archéologiques et des églises » qu’il
a visités. Cette œuvre est quant à elle empreinte d’une réflexion que l’artiste poursuit autour de la
narration émanant de la rencontre et du détournement d’éléments du quotidien. Elle est accompagnée
d’un poème écrit par l’artiste :
                                                            ODE AN DAS LEBEN, AUS DEN TIEFEN DER ERDE,
                                                              VON BERGEN UND GEZEITEN BEVÖLKERT
      ODE À LA VIE, DES TRÉFONDS DE LA TERRE,                    OHNE ANFANG UND VERSTORBENE.
           PEUPLÉE DE MONTS ET MARÉES                          DER SEELE ZU FÜSSEN GELEGTER STAUB.
              SANS DÉBUT NI DÉFUNTS.
      POUSSIÈRES DÉPOSÉES AUX PIEDS DE L’ÂME.                     UNENDLICHE, UNWESENTLICHE
                                                                   UND UNSTERBLICHE VÖLKER.
                 PEUPLES INFINIS,
              INFIMES ET IMMORTELS.
                                                         MEER VON WURZELN UND BLÄTTERN, WO DIE KLIPPE
    MÈRE DE RACINES ET DE FEUILLES OÙ L’ÉCUEIL           DIE GROSSEN TÄLER DURCHQUERT, UNBEWEGLICHE
 TRAVERSE LES GRANDES VALLÉES, COMÈTES IMMOBILES,                          KOMETEN,
                MUSIQUE DU MONDE.                                       MUSIK DER WELT;

   ENVOLÉE LYRIQUE QUI DISSIPE LA DURE MÉMOIRE          LYRISCHER HÖHENFLUG, DER DIE BITTERE ERINNERUNG
        D’UN PASSÉ TRAGIQUEMENT PERDU.                     EINER TRAGISCH VERLORENEN VERGANGENHEIT
                                                                           ZERSTREUT.
               AU LOIN LE PRÉSENT,
         AU-DELÀ DES FRAGMENTS DU FUTUR.
                                                                    IN DER FERNE DIE GEGENWART,
                                                                JENSEITS DER SPLITTER DER ZUKUNFT.
           FACE À LUI-MÊME ; TOURMENTÉ.
                                                                 SICH SELBST GEGENÜBER; GEPEINIGT.
                                                                                                           LA KUNSTHALLE MULHOUSE

Vincent Gallais’ Werke, wie Stèle III (Grabstein), bestehen aus Industriebauteilen, die er hier und
da in einer in ständiger Veränderung befindlichen urbanen Umgebung gesammelt hat, und aus
einigen Elementen, die eine noch lebendige Natur darstellen. Seine Werke bilden eine mögliche
Raumarchitektur, mal eine lebensgroße im Hintergrund, mal eine miniaturisierte in einem Diorama
auf dem Boden. Das Potenzial der Bewegung der Formen, die sich verschieben, erhöhen oder
aufbereiten lassen, scheint die Zeitdimension zu verzerren, als ob die der Starre müde Fliege jederzeit
wegfliegen könnte. Vincent Gallais deutet an, dass sein Werk Tombeau (Grabmal) „seine Ästhetik aus
derjenigen der Kirchen und archäologischen Museen schöpft“, die er besichtigt hat. Dieses Werk ist
Ausdruck eines Gedankens, den der Künstler in seiner Erzählung fortführt, die ihren Ursprung in der
Begegnung und Umfunktionierung von Alltagselementen hat. Dazu gehört ein Gedicht des Künstlers.

                                                                                                              19
Vincent Gallais, Stèle III, 2020

                                                    Vincent Gallais, Tombeau, 2020

     Vincent Gallais est né en 1991 à Paris, il vit et travaille à Strasbourg, en France.
     Vincent Gallais est diplômé de la HEAR (Haute école des arts du Rhin, Strasbourg). Son travail a été exposé entre autres
     à la Galerie Tator – Factatory et à la Friche Lamartine à Lyon (FR), au Séchoir et à la biennale de la jeune création
     contemporaine de Mulhouse (FR), à la Kunsthalle Basel (CH), à la galerie Automat à Saarbrüken (DE), au Centre d’art
     CURIOX à Ugine (FR) et au FRAC Alsace, à Sélestat (FR).

     www.vincentgallais.com

     Vincent Gallais wurde 1991 in Paris geboren, er lebt und arbeitet in Straßburg, Frankreich.
     Vincent Gallais absolvierte sein Studium an der HEAR (Haute école des arts du Rhin, Straßburg). Seine Arbeiten wurden
     unter anderem in der Galerie Tator – Factatory und in der Friche Lamartine in Lyon (FR), im Séchoir und an der Biennale
     Mulhouse (FR), in der Kunsthalle Basel (CH), in der Galerie Automat in Saarbücken (DE), im Kunstzentrum CURIOX in
     Ugine (FR) und im FRAC Alsace in Sélestat (FR) ausgestellt.

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LES ARTISTES / DIE KÜNSTLER

Jannik Giger (CH)

Sunday lovers, 2017

Dans l’exposition La fête de l’insignifiance, Jannik Giger explore les rapports amoureux de deux Sunday
Lovers qui utilisent avec érotisme des instruments aussi séduisants que les objets de consommation
d’un clip publicitaire. Sur le fond neutre d’un studio photo, les corps des deux protagonistes enchaînent
les poses lascives et les regards appuyés. Le food porn omniprésent sur les réseaux sociaux laisse place
ici à ce que l’on pourrait qualifier de music porn où les instruments jouent le rôle de sextoys aussi
fantasmagoriques qu’inutilisables.

In der Ausstellung Das Fest der Bedeutungslosigkeit erkundet Jannik Giger die Liebesbeziehung von
zwei Sunday Lovers, die Musikinstrumente auf erotische Weise einsetzen und sie so verführerisch
wirken lassen, wie die Konsumgüter aus einem Werbeclip. Vor dem neutralen Hintergrund eines
Fotostudios posieren die Körper beider Protagonisten in lasziver Haltung und mit vielsagenden
Blicken. Das auf den sozialen Netzwerken allgegenwärtige food porn wird hier von etwas abgelöst,
was man als music porn bezeichnen könnte, wo Instrumente zu – zwar zauberhaft faszinierenden,
aber auch unbrauchbaren – Sextoys werden.

                                                                                                            LA KUNSTHALLE MULHOUSE

                              Jannik Giger, Sunday lovers, 2016 - capture d’écran / screenshot

La vidéo sera diffusée le dimanche 13 décembre à 16h00, l’occasion du rendez-vous Ciné-club en
 ligne. Elle est également visible au Kunsthaus Baselland, à Muttenz (Suisse) durant la Regionale 21.          21
Jannik Giger, Sunday lovers, 2016 - capture d’écran / screenshot

     Jannik Giger est né en 1985 à Bâle, en Suisse, où il vit et travaille.
     Jannik Giger est diplômé de la Haute école des arts de Berne, où il s’est spécialisé en musique et média. Il obtient un Master
     en composition à l’école de musique de Lucerne, ainsi qu’un Master en performance musicale au Conservatoire de Bâle.
     Ses œuvres sont jouées à l’international dans des contextes musicaux, cinématographiques et artistiques tels que le Centre
     national des arts du spectacle de Pékin (CN), les Swiss Art Awards (CH), la Tonhalle Zurich (CH), le Radialsystem Berlin
     (DE) ou le Theater Basel (CH).

     www.jannikgiger.ch

     Jannik Giger wurde 1985 in Basel, Schweiz, geboren, wo er auch lebt und arbeitet.
     Er hat sein Studium an der Hochschule der Künste Bern abgeschlossen, wo er sich auf Musik und Medien spezialisierte.
     Er erwarb einen Master in Komposition an der Hochschule Luzern - Musik, sowie einen Master in Musikperformance
     am Basler Konservatorium. Seine Werke werden in verschiedenen internationalen Musik-, Film- und Kunstkontexten
     aufgeführt, wie zum Beispiel im Nationalen Zentrum für Darstellende Künste Peking (CN), bei der Swiss Art Awards
     (CH), in der Tonhalle Zürich (CH), im Radialsystem Berlin (DE) oder im Theater Basel (CH).

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LES ARTISTES / DIE KÜNSTLER

Danae Hoffmann (DE)

Früchte des Seins, 2019

Danae Hoffmann dessine et réalise des installations avec des matériaux divers tels que le tissu, la
mousse et le métal. Elle s’intéresse à la frontière tant physique que métaphorique entre soi et les
autres, notamment en utilisant le tissu, qui symbolise la peau. Le mobile Früchte des Seins, qui flotte
dans l’espace, est composé de plusieurs bustes, de plusieurs personnages qui semblent ici évoluer dans
l’espace, entre le cabinet de lecture de Flurina Sokoll et le salon kosovar de Kaltrinë Rrustemi. Pour
réaliser cette œuvre, l’artiste s’est inspirée du fragment 22 d’Héraclite « C’est une même chose qu’être
vivant et mort, éveillé et dormant, jeune et vieux. Ces choses sont changées les unes dans les autres et
de nouveau changées. »

Danae Hoffmann zeichnet und gestaltet ihre Objektinstallationen mit diversen Materialien wie Stoff,
Polsterung und Metall. Sie beschäftigt sich mit der sowohl physischen wie auch metaphorischen
Abgrenzung zwischen sich selbst und den Anderen. Hierzu verwendet sie insbesondere Stoff, der
die Haut symbolisiert. Das Mobile Früchte des Seins, das in der Luft schwebt, besteht aus mehreren
Büsten. Diese Gestalten scheinen hier im Raum zwischen Flurina Sokolls Lesesalon und Kaltrinë
Rustemis kosovarischem Wohnzimmer fortzuschreiten. Um dieses Werk zu realisieren, hat sich die
Künstlerin vom Fragment 88 von Heraklit inspirieren lassen: „Und es ist immer ein und dasselbe, was
in uns wohnt: Lebendes und Totes und das Wache und das Schlafende und Jung und Alt. Wenn es
umschlägt, ist dieses jenes und jenes wiederum, wenn es umschlägt, dieses.“

                                                                                                           LA KUNSTHALLE MULHOUSE

                                                     Danae Hoffmann, Früchte des Seins (détail), 2019

            Durant la Regionale 21, d’autres œuvres de Danae Hoffmann sont visibles
                                au Kunst Raum Riehen (Suisse).                                                23
Danae Hoffmann, Früchte des Seins, 2019

     Danae Hoffmann est née en 1994 à Neustadt an der Weinstrasse, en Allemagne. Elle vit et travaille à Karlsruhe, en
     Allemagne.
     Danae Hoffmann a étudié à la Staatliche Akademie der Bildenden Künste de Karlsruhe (DE) et à l’École nationale
     supérieure des Beaux-Arts de Paris (FR). Son travail a été exposé dans la ville de Karlsruhe (DE) à la galerie Artpark, à la
     Kunstakademie, à Luis Leu, à la Orgelfabrik et à la Villa Kolb. Il a également été présenté à Bâle (CH) à la Kunsthalle Basel
     et à la galerie Ausstellungsraum Klingental.

     Danae Hoffmann wurde 1994 in Neustadt an der Weinstraße, Deutschland, geboren. Sie lebt und arbeitet in Karlsruhe,
     Deutschland.
     Danae Hoffmann studierte an der Staatlichen Akademie der Bildenden Künste Karlsruhe (DE) und an der École Nationale
     Supérieure des Beaux-Arts in Paris (FR). Ihre Werke wurden in Karlsruhe (DE) in der Orgelfabrik, in der Galerie Artpark,
     in der Kunstakademie, im Projektraum Luis Leu und in der Villa Kolb ausgestellt, sowie in Basel (CH) in der Kunsthalle
     Basel und in der Galerie Ausstellungsraum Klingental.

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LES ARTISTES / DIE KÜNSTLER

Kaltrinë Rrustemi (CH)

Hommage à la Guerre que je n’ai pas vécue, 2019

Originaire du Kosovo, Kaltrinë Rrustemi rejoue dans ses performances et installations des souvenirs
personnels marquants qui dépeignent certains événements de notre grande Histoire collective en
insistant, non sans humour, sur les innombrables paradoxes de nos sociétés contemporaines. L’artiste
nous invite à prendre place dans un salon traditionnel kosovar, parmi les membres d’une famille
fragmentée pour y raconter ses souvenirs d’enfance, dans la maison de sa grand-mère. Kaltrinë
Rrustemi fait le constat, à travers ce récit, cet Hommage à la Guerre qu’elle n’a pas vécue, de l’influence
profonde de l’histoire politique, des guerres et des révolutions de son pays d’origine sur sa vie.

Kaltrinë Rrustemi greift in ihren Performances und Objektinstallationen markante, persönliche
Erinnerungen aus ihrer Heimat Kosovo auf, die einige Ereignisse unserer großen, kollektiven
Geschichte schildern. Sie hebt dabei humorvoll die zahlreichen Paradoxe unserer zeitgenössischen
Gesellschaft hervor. Die Künstlerin lädt uns ein, inmitten einer Patchworkfamilie in einem
traditionellen kosovarischen Wohnzimmer Platz zu nehmen, um im Haus ihrer Großmutter ihren
Kindheitserzählungen zu lauschen. Kaltrinë Rrustemi verdeutlicht durch diese Erzählung, diese
Hommage an den Krieg, den sie nicht erlebt hat, welchen tiefen Einfluss die politische Geschichte, die
Kriege und die Aufstände ihres Heimatlandes auf ihr Leben hatten.

                                                                                                              LA KUNSTHALLE MULHOUSE

                             Kaltrinë Rrustemi, Hommage à la Guerre que je n’ai pas vécue, 2019

          La bande sonore de l’installation sera diffusée le dimanche 13 décembre à 16h00,
                          à l’occaion du rendez-vous Ciné-club en ligne.                                         25
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