REVUE DE PRESSE ET DES RESEAUX SOCIAUX - Mardi 12 juin 2018 Outre-mer - Mayotte.gouv

 
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Service de presse

    REVUE DE PRESSE
ET DES RESEAUX SOCIAUX
    ˂˂ Outre-mer ˃˃
   Mardi 12 juin 2018

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A LA UNE
 VISITE MINISTERIELLE;
Pages, 6 à 7, 14 à 19, 27 à 30.

Antilles, Guadeloupe: Hulot veut un ramassage des algues
sargasses en moins de 48h et annonce un plan de 10 millions
d'euros. La Martinique attend des décisions d’urgence.

 SECURITE POLICE;
Pages, 8, 44 à 46.

Nouvelle-Calédonie, police de sécurité du quotidien : l'Etat
dévoile sa stratégie.

 REFORME JUSTICE;
Pages, 62 à 65.
La Réunion, boycott des syndicats de la magistrature sur la
réforme de la justice.

 ADMINISTRATION FONCTIONNAIRES;
Pages, 54 à 55, 67.
Polynésie et La Réunion, mobilité des fonctionnaires ultra-
marins : une mission pour faire le bilan.

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Vu sur les réseaux sociaux   Mardi 12 juin 2018

Sargasses.

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Nouvelle-Calédonie sécurité.

Divers.

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L’OUTRE-MER
DANS LA PRESSE
MÉTROPOLITAINE

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Guadeloupe: Hulot veut un ramassage des algues sargasses en moins de 48h

Pointe-à-Pitre, France | AFP | lundi 11/06/2018 - 17:46 UTC+3 | 580 mots

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, arrivé dimanche en Guadeloupe avec la ministre des
Outre-mer Annick Girardin, veut un ramassage des sargasses, ces algues brunes nauséabondes qui polluent les
rivages, "en moins de 48 heures".

"L'urgence est d'organiser le ramassage en moins de 48 heures quand les algues s'échouent sur nos côtes", a
déclaré le ministre, qui s'est rendu, avec Mme Girardin, à Petit-Bourg, une commune envahie par les algues qui
polluent plages et air de l'île, empoisonnant la vie des habitants, avec un sérieux impact sur la situation
économique. Les ministres ont rencontré sur place les élus et les services de l'Etat à l'oeuvre depuis le début de
la crise.

Depuis février, ces algues brunes, dont l'origine reste incertaine, arrivent en masse sur les côtes de Guadeloupe,
Martinique, Saint-Martin, et même de Guyane. Elles s'amoncellent sur les rivages, salissent plages et ports,
bloquent parfois l'accès des bateaux, mais surtout dégagent, en séchant, de l'hydrogène sulfuré et de
l'ammoniac, qui peuvent provoquer maux de tête, nausées et vomissements.

Les ministres ont été critiqués sur leur venue tardive, notamment par la présidente du Conseil départemental,
Josette Borel Lincertin, lors d'une réunion de travail avec les élus locaux: "Vous n'empêcherez personne ici de
penser que si un tel désastre avait eu lieu sur les côtes bretonnes ou méditerranéennes, vous n'auriez
certainement pas attendu quatre mois pour venir vous rendre compte de ce qui arrive à ce territoire de la
République", a-t-elle souligné dans son discours.

A Petit-Bourg, les ministres ont pu constater une partie de l'ampleur des dégâts, même si quelques jours
auparavant, les plages avaient été nettoyées. Accueillis par un collectif d'habitants excédés par les sargasses et
leurs conséquences, notamment les odeurs de sulfure d'hydrogène, Nicolas Hulot a indiqué que "l'Etat sera aux
côtés des habitants et des élus qui affrontent cette calamité."

"L'Etat répondra présent pour organiser la collecte des sargasses dans chaque territoire et prendre toutes les
précautions sur la santé. Il faut également poursuivre la coopération régionale dans la Caraïbe", ont assuré
Annick Girardin et Nicolas Hulot. Pas un mot cependant sur les questions d'indemnisation, pour des chefs
d'entreprise obligés de fermer leur établissement, ou des particuliers dont les appareils électroménagers tombent
en panne les uns après les autres, attaqués par le sulfure d'hydrogène.

Dans un tweet, Nicolas Hulot précise que "l'Etat répondra présent pour organiser la collecte dans chaque
territoire, prendre toutes les précautions sur la santé", et "poursuivre la coopération régionale dans les
Caraïbes". Les deux ministres se sont rendus lundi dans les îles de Guadeloupe, et notamment à la Désirade,
dont le port est envahi par les sargasses. Ils ont notamment été accueillis à leur arrivée par des collégiens venus
leur expliquer leur quotidien perturbé par les algues.

L'île avait été partiellement coupée du monde début mai par des algues trop nombreuses à l'entrée du port.

Les ministres, qui se rendront ensuite en Martinique, doivent annoncer un "plan national de lutte" contre cette
"calamité", selon les mots de M. Hulot. Dans un tweet, le sénateur de Guadeloupe Dominique Téophile a
annoncé lundi s'être vu confier par le Premier ministre une "mission parlementaire sur la gestion internationale
et dans la Caraïbe de la crise des algues sargasses".

Asa-caz/chr/mpf

© Agence France-Presse

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Guadeloupe: Hulot annonce un plan sargasses de 10 milions d'euros

Pointe-à-Pitre, France | AFP | mardi 12/06/2018 - 03:39 UTC+3 | 319 mots

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a annoncé lundi en Guadeloupe un plan de 10 millions
d'euros contre les sargasses, ces algues brunes nauséabondes qui polluent les rivages.

L’État prendra en charge près de 50 % du financement de ce plan prévu sur deux ans (jusqu'en 2019). Le reste
sera financé par l’Union Européenne et les collectivités, dont l’investissement sera à adapter en fonction des
besoins. "Il faut qu’à la prochaine saison on puisse atteindre l’objectif de ramassage 48h après les échouages",
ont indiqué à l’AFP les services du ministères.

Le plan comprend également le déploiement de 22 capteurs en Guadeloupe, mais aussi en Martinique, qui
permettront de remonter les données d’échouages, de dégagement de gaz, et d’améliorer la surveillance, afin
que les collectivités puissent émettre des bulletins quotidiens par exemple. L’ensemble des données seront
mises en ligne sur un site en open data et participatif. Enfin, une mission, dirigée par le sénateur Théophile, se
rendra dans les îles voisines à la recherche de solutions de ramassage et de valorisation, mais aussi dans
l’optique de favoriser une coopération régionale.

Du point de vue des indemnisations, si "des mesures conservatoires", notamment un moratoire sur les charges
des entreprises, seront mises en place, les discussions avec les assureurs doivent se poursuivre. "Il s’agit aussi
d’anticiper sur les années suivantes", notent les services du ministère, pour qui les territoires doivent "être
prêts" à affronter de nouvelles crises dans le futur.

Sur ce déplacement, Nicolas Hulot et ses équipes assurent "avoir pris la mesure", tant de la situation que de la
nécessité d’une plus grande transparence sur les actions menées. Face aux critiques sur sa visite tardive,
l’équipe ministérielle indique que les choses "n’ont pas commencé là", et que les élus locaux, ainsi que les
populations ont pris le problème à bras-le-corps, avec des gens "exaspérés mais mobilisés", dont la l’action et
l’ingéniosité, malgré la lassitude et l’épuisement ont été saluées.

asa/dar

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Police de sécurité du quotidien : l'Etat dévoile sa stratégie en N-Calédonie

Nouméa, France | AFP | mardi 12/06/2018 - 03:14 UTC+3 | 418 mots

L'Etat a présenté lundi soir ses mesures pour lutter contre la délinquance en Nouvelle-Calédonie, dans le cadre
de la mise en place de la police de sécurité du quotidien.

"La police de sécurité du quotidien a vocation à replacer le service du citoyen au cœur de l’action des forces de
sécurité", a déclaré aux médias Thierry Lataste, haut-commissaire de la République (préfet) en Nouvelle-
Calédonie. "C’est l’objet de la mise en œuvre de la présente stratégie de lutte contre la délinquance, qui sera
 territorialisée et adaptée au niveau de la circonscription de police et de chaque compagnie de gendarmerie."

Sur le terrain, en zone police, dans les quartiers réputés sensibles de Tindu, Montravel et Ducos, au nord de la
capitale où vivent 14.000 personnes, un groupe de sécurité de proximité (GSP) dédié au quartier de reconquête
républicaine va être créé le 1er septembre 2019.

La zone industrielle de Ducos concentre 35 % des cambriolages de commerces et locaux industriels tandis
qu’un quart des violences familiales ou entre personnes se produisent dans ces quartiers. "Sur le modèle d’une
 brigade anti-criminalité (BAC) en tenue, ce GPS permettra d’allier répression, dissuasion et contact avec la
population", a développé le haut-commissaire.

Une unité canine composée de 7 policiers va également être mise en place au 1er janvier 2019 pour intervenir
sur les situations difficiles comme les rassemblements de délinquants, les rassemblements de personnes en état
d’ivresse publique manifeste.

En zone gendarmerie, l'Etat a confirmé la création dès le 1er juillet 2018 d’une antenne de la Brigade de
protection de la délinquance juvénile (BDPJ) à Koné, dans le nord du territoire. Déjà installée en banlieue de
Nouméa en 2017, cette unité effectue un travail de prévention contre les addictions et les potentielles
dérives. L'enjeu est de mettre un terme à la divagation nocturne des mineurs, impliqués l’année dernière dans
55 % des cambriolages en Calédonie (source ministère de la Justice ). Les forces de l’ordre pourront à présent
procéder lors de patrouilles nocturnes à des contrôles d’identité systématiques de mineurs et un protocole type
de signalement nominatif sera établi à l’attention des provinces et des maires.

Enfin, une cartographie des lieux de marché noir de vente d’alcool sera établie par les forces de police et de
gendarmerie dans la capitale et sa banlieue. Des opérations régulières de contrôles coordonnées seront mises en
place sur le modèle des comités départementaux antifraudes (CODAF)..

La Nouvelle-Calédonie, où un référendum sur l'indépendance se tiendra le 4 novembre 2018, a été le seul
territoire d'outre-mer à avoir été sélectionné pour bénéficier du dispositif de police de sécurité du quotidien.

jfg/dar

© Agence France-Presse

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Audience en cassation pour Léon Bertrand dans une affaire de pots de vin en Guyane

Cayenne, France | AFP | mardi 12/06/2018 - 11:42 UTC+3 | 432 mots

La Cour de cassation de Paris examinera mercredi une affaire de "pots de vin contre marchés
publics"impliquant Léon Bertrand, ex-ministre délégué au tourisme de Jacques Chirac, maire de Saint-Laurent
du Maroni depuis 1983 et président de la Communauté de communes de l'Ouest guyanais depuis avril 2001.

La Cour de cassation n'aura à se prononcer que sur la conformité en droit des peines infligées à son encontre par
la Cour d'appel de Basse-Terre en Guadeloupe le 7 mars 2017 : 3 ans de prison ferme, une inéligibilité d'une
durée de 3 ans et 80.000 euros d'amende.

Dans cette affaire, la culpabilité de M. Bertrand pour "favoritisme et corruption passive" est définitive. Mais
dans un premier arrêt du 12 juillet 2016, la cour de cassation avait demandé à une nouvelle Cour d'appel de se
pencher de nouveau sur les peines à prononcer, ayant estimé que la Cour d'appel de Fort-de-France
(Martinique) où le dossier de la CCOG avait été instruit, ne les avait pas convenablement motivées.

La Cour d'appel de Basse-Terre a prononcé des peines de prison et d'inéligibilité plus sévères que son
homologue de Martinique. C'est contre cette nouvelle décision que Léon Bertrand s'est pourvu en cassation.

Dans son arrêt que l'AFP s'était procuré, la Cour de Basse-Terre rappelait préalablement que "la déclaration de
culpabilité" de Léon Bertrand "est acquise pour les faits qualifiés de favoritisme et corruption passive du 1er
janvier 2003 au 31 décembre 2004", à l'époque où il était au gouvernement.

M. Bertrand "a failli à son devoir de probité liée à ses fonctions. Compte tenu de la gravité des faits commis par
le prévenu qui a successivement exercé des fonctions électives et ministérielles (...), il est justifié de prononcer
à son encontre une peine d'emprisonnement sans sursis d'une durée de trois ans, toute mesure d’aménagement
étant exclue au regard du quantum de la peine. Toute autre peine que l'emprisonnement étant manifestement
inadéquate", a jugé le cour guadeloupéenne.

Léon Bertrand est aussi condamné à une amende de 80.000 euros "qui n'est pas disproportionnée au regard de
ses revenus mensuels estimés à 15.000 euros, à la consistance de son patrimoine et à l'importance de son train
de vie", notaient encore les juges.

"Enfin, c'est à juste titre que les premiers juges ont prononcé une peine complémentaire de privation des droits
civils, civiques et de famille à l’encontre de M. Bertrand pour une durée de trois ans, au regard de la gravité des
faits (...)", confirmaient les juges.

Léon Bertrand a déjà passé 4 mois en détention provisoire au cours de l'instruction de cette affaire entre fin
2009 et début 2010.

ff/caz/mpf

© Agence France-Presse

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L’OUTRE-MER
DANS LA PRESSE
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LES UNES DE LA PRESSE LOCALE

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LES UNES DE LA PRESSE LOCALE

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GUADELOUPE

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                                                                Sargasses aux Antilles:
                                                                Nicolas Hulot annonce
                                                                en Guadeloupe un plan
                                                                sargasses de 10
                                                                millions d’euros
                                                                © Préfet de Guadeloupe

                                                        Le ministre de la Transition écologique
Nicolas Hulot a annoncé lundi en Guadeloupe un plan de 10 millions d’euros contre les sargasses, ces
algues brunes nauséabondes qui polluent les rivages.

L’État prendra en charge près de 50 % du financement de ce plan prévu sur deux ans (jusqu’en 2019). Le reste
sera financé par l’Union Européenne et les collectivités, dont l’investissement sera à adapter en fonction des
besoins. « Il faut qu’à la prochaine saison on puisse atteindre l’objectif de ramassage 48h après les échouages »,
ont indiqué les services du ministères.

Le plan comprend également le déploiement de 22 capteurs en Guadeloupe, mais aussi en Martinique, qui
permettront de remonter les données d’échouages, de dégagement de gaz, et d’améliorer la surveillance, afin
que les collectivités puissent émettre des bulletins quotidiens par exemple. L’ensemble des données seront
mises en ligne sur un site en open data et participatif.

Une mission à la recherche de solutions dans les îles voisines

Enfin, une mission, dirigée par le sénateur Théophile, se rendra dans les îles voisines à la recherche de solutions
de ramassage et de valorisation, mais aussi dans l’optique de favoriser une coopération régionale.
Du point de vue des indemnisations, si « des mesures conservatoires », notamment un moratoire sur les charges
des entreprises, seront mises en place, les discussions avec les assureurs doivent se poursuivre. « Il s’agit aussi
d’anticiper sur les années suivantes », notent les services du ministère, pour qui les territoires doivent « être
prêts » à affronter de nouvelles crises dans le futur.

Sur ce déplacement, Nicolas Hulot et ses équipes assurent « avoir pris la mesure », tant de la situation que de la
nécessité d’une plus grand transparence sur les actions menées. Face aux critiques sur sa visite tardive, l’équipe
ministérielle indique que les choses « n’ont pas commencé là », et que les élus locaux, ainsi que les populations
ont pris le problème à bras-le-corps, avec des gens « exaspérés mais mobilisés », dont la l’action et
l’ingéniosité, malgré la lassitude et l’épuisement ont été saluées.

Avec AFP

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12/06/2018

Ce qu'il faut retenir de la visite de Nicolas Hulot et d'Annick Girardin

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a annoncé lundi en Guadeloupe un plan de 13 millions
d'euros contre les sargasses, ces algues brunes nauséabondes qui polluent les rivages. 10 millions d'euros
auxquels s'ajoutent 3 millions supplémentaires débloqués en urgence.

© Ludovic Gaydu

Ce plan sur deux ans (jusqu'en 2019, NDLR), est chiffré à 10 millions d'euros auxquels s'ajoutent trois millions d'euros
supplémentaires de soutien exceptionnel, débloqués en urgences.

L'Etat, l'Union européenne et les collectivités mettront la main à la poche
Cette somme permettra d’accompagner les investissements et les opérations de ramassage des collectivités territoriales
concernées. L'État prendra en charge près de 50 % des 10 millions d'euros. Le reste sera financé par l'Union Européenne
et les collectivités, dont l'investissement sera à adapter en fonction des besoins. "Il faut qu'à la prochaine saison on
puisse atteindre l'objectif de ramassage 48 heures après les échouages", ont indiqué à l'AFP les services du ministère.

"Trois millions d'euros supplémentaires viennent s'ajouter immédiatement au fonds d'urgence débloqué durant les
semaines précédentes", annoncent également les services du ministre. Pour l'heure, la première enveloppe n'a pas
encore été totalement utilisée. Cet argent doit venir financer l'achat de matériel de déblayage pour les communes
touchées par les arrivages massifs d'algues, jusqu'en septembre.

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12/06/2018

Détail du plan
Le plan comprend le déploiement de 22 capteurs en Guadeloupe, mais aussi en Martinique, qui permettront de
remonter les données d'échouages, de dégagement de gaz, et d'améliorer la surveillance, afin que les collectivités
puissent émettre des bulletins quotidiens par exemple. L'ensemble des données seront mises en ligne sur un site en
open data et participatif.

Une étude scientifique ECOSAR, avec l'appui de l'ADEME, sera lancée en juillet prochain, par l’Université Antilles Guyane
pour mieux documenter la composition des sargasses afin de faciliter leur valorisation pour un montant avoisinnant 350
000 euros.

Le renforcement du réseau de suivi et d’échouage des sargasses par satellite, avec une enveloppe de 300 000 euros
pour continuer à améliorer la prévision et le suivi des nappes qui dérivent vers les Antilles et qui présentent un risque
d’échouage.

Ces dispositions viendront s’appuyer sur le nouvel appel à projets ADEME centré sur les technologies de ramassage en
proche côtier pour les zones difficiles d’accès et la valorisation de la biomasse autour de nouvelles pistes (bio-plastique,
charbons actifs, etc.) doté d’un million d’euros.

Enfin, une mission, dirigée par le sénateur Dominique Théophile, se rendra dans les îles voisines à la recherche de
solutions de ramassage et de valorisation, mais aussi dans l'optique de favoriser une coopération régionale.

Objectif à long terme : anticiper
Du point de vue des indemnisations, si "des mesures conservatoires", notamment un moratoire sur les charges des
entreprises, seront mises en place, les discussions avec les assureurs doivent se poursuivre. "Il s'agit aussi d'anticiper sur
les années suivantes", notent les services du ministère, pour qui les territoires doivent "être prêts" à affronter de
nouvelles crises dans le futur.

Sur ce déplacement, Nicolas Hulot et ses équipes assurent "avoir pris la mesure", tant de la situation que de la nécessité
d'une plus grande transparence sur les actions menées. Face aux critiques sur sa visite tardive, l'équipe ministérielle
indique que les choses "n'ont pas commencé là", et que les élus locaux, ainsi que les populations ont pris le problème à
bras-le-corps, avec des gens "exaspérés mais mobilisés", dont l'action et l'ingéniosité, malgré la lassitude et
l'épuisement ont été saluées.

Une visite encourageante pour les élus
Cette visite et ces annonces satisfont les élus dont Ary Chalus. Le président de région en appelle aujourd'hui à l'effort
collectif pour faire face aux sargasses.

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Le programme de la visite de
Nicolas Hulot en Guadeloupe
Le ministre de la transition écologique arrive cet après-midi à Pôle Caraïbes pour une visite officielle de deux
jours consacrée à la crise des sargasses. Il est accompagné par la ministre de l'Outremer, Annick Girardin.
RCI.FM | le 10/06/2018 à 10:21
Par Alexandre Giraud avec Richard Garnier
Image

légende image principale
La crise des sargasses au coeur de cette visite ministériel.

Les algues sargasses s’amassent et cela agace tout le monde. A n’en pas douter, l’atmosphère de la visite
ministérielle de Nicolas Hulot, qui débutera à son arrivée prévue en début d’après-midi , devrait être « pollué »
par les algues brunes. Notamment du fait des mobilisation annoncées des collectifs anti-sargasses, qui attendent
du gouvernement qu’il déploie les mesures adéquate pour que cette pollution soit réglée. Le problème est en
effet prégnant chez nous, et l’ensemble de cette visite du ministre d’Etat en charge de la Transition Ecologique
et Solidaire y sera consacrée. A commencer, dès cet après-midi, par une escale sur la plage de Viard à Petit-
Bourg, avant de demeurer dans la cité petit-bourgeoise, où Nicolas Hulot présidera une réunion avec les élus et
les services de l’Etat de la Mission Sargasses.

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La banane bio dominicaine inquiète les Antilles
françaises
Une évolution qui risque d’inquiéter de plus en plus nos planteurs. La République dominicaine est devenue au
fil des ans, le premier producteur mondial de bananes bio dont la qualité est garantie par des contrôles très
fréquents de l’Union Européenne. Par ailleurs moins touchée par les phénomènes cycloniques, l’île tend à
prendre de plus en plus de marchés outre-Atlantique.
RCI.FM | le 10/06/2018 à 08:35
Par Rinsy Xieng
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                                              légende image principale
                                                    Bananes bio

Avec ses 12.000 ha de bananeraies, la République Dominicaine tend à devenir le premier producteur de
bananes biologiques au monde. Chaque année, 250.000 tonnes de fruits quittent les champs transportés par des
câbles, tyroliennes géantes. La moitié de la production se retrouve en Europe. Depuis vingt ans, les dominicains
produisent bio de manière industrielle. Ils ont développé un réel savoir-faire en la matière.

Des contrôles fréquents par l'UE

L'Union européenne fait de son côté, contrôler les produits phytosanitaires plusieurs fois par an et dans toutes
les exploitations de l’île. Il est facile de déceler une plantation bio selon les experts, la nature y garde ses droits.
Les produits utilisés dans les champs sont donc régulièrement homologués. La République dominicaine est
aujourd'hui en surproduction au point de devoir vendre certaines bananes sous la bannière "conventionnelle",
c'est-à-dire non bio.

Moins touchée par les ouragans

Le bio répond pourtant à une demande croissante des consommateurs en Europe et dans le monde. Cela fait du
tort à la concurrence antillaise qui traverse une période difficile. Ses champs sont souvent dévastés après les
ouragans et la justice a interdit l'utilisation de l'étiquette "mieux que le bio" pour contrer cette concurrence.
Entre les Antilles françaises et la République dominicaine, une véritable guerre commerciale est ainsi engagée
sur un fruit qui constitue l’une des principales ressources.

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GUYANE

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11/06/2018

Le grand conseil coutumier des populations
amérindiennes et bushinengues de Guyane a été installé
officiellement
La première réunion du grand conseil coutumier des populations amérindiennes et bushinengues de Guyane a
eu lieu le 9 juin. Les 18 membres de l'instance se sont retrouvés à l'hôtel préfectoral à Cayenne pour élire le
bureau. Le grand conseil coutumier est dorénavant opérationnel.

                                                                      Par Marie-Claude Thébia

                                                               Sylvio Van Der Pilj, est le premier président du grand
                                                               conseil coutumier des populations amérindiennes et
                                                               bushinengues. Il est le chef coutumier du village Balaté à
                                                               Saint-Laurent-du-Maroni. Les vice-présidents sont Bruno
                                                               Apouyou et Christophe Pierre. Simonet Doudou est le
                                                               secrétaire.

Un grand conseil en marche
L’installation du bureau était la dernière étape de la mise en place du grand conseil coutumier. Sa création a été
entérinée le 11 février en préfecture. Il remplace le conseil consultatif des populations amérindiennes et bushinengue. Il
s’agit d’une disposition de la loi égalité réelle outre-mer. En février dernier, seize des dix huit membres ont été désignés
à huis-clos par leurs communautés respectives. Les deux derniers membres prévus sont deux personnalités choisies par
le ministère des Outre-mer. Le nouveau président Silvio Van Der Pilj retient de la composition du bureau un exemple
d’unité de populations. Des populations qui unies souhaitent parler d’une même voix pour aborder les sujets qui les
concernent.
Silvio Van Der Pilj président du Grand Conseil :"Depuis mon plus jeune âge, j’œuvre dans le milieu amérindien pour
revendiquer nos droits. Je suis très honoré d’avoir été choisi. Nous n’avons pas encore de fonctionnement. Dans
quelques semaines nous allons nous réunir à nouveau pour choisir notre méthode de travail".

Des dossiers brûlants
Les conseillers doivent encore définir leur budget et un lieu de rencontres. Certains ont hâte de commencer à analyser
les dossiers en cours. Les sujets brûlants ne manquent pas. Les membres du grand conseil coutumier des populations
amérindiennes et bushinenge devront émettre des avis. Certes, il ne s’agit que d’un organe consultatif mais il a pour
objectif de représenter et de défendre les intérêts des populations autochtones. Toutes les questions liées à
l’environnement et cadre de vie pourront être abordées. Au cœur des prochains débats également : le projet montagne
d’or, la filière pétrolière et les 400 mille hectares rétrocédés aux peuples autochtones par l’Etat dans le cadre de
l'Accord de Guyane.
Bruno Apouyou vice président confirme :"Il faut aller plus loin. Nous ferons en sorte pour que ce conseil soit entendu.
Nous avons beaucoup de projets, des sujets d’actualité comme la Montagne d’or et la bio piraterie. Nous voulons aussi
émettre un avis au nom de nos peuples. Un projet de règlement intérieur a également été étudié".
Cet organe sera géré par la Collectivité Territoriale de Guyane. Les membres du grand conseil coutumier siégeront pour
une durée de six ans.
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Pourquoi des manifestants ont lancé des algues avant la visite de Nicolas Hulot aux
Antilles
Les sargasses, qui envahissent les plages des îles, sont considérées comme un problème
de santé publique par les élus et la population.

        Par Jade Toussay

SARGASSES - Samedi 9 juin, environ 70 personnes se sont réunies devant la préfecture de Fort-de-France en
Martinique, où ils ont lancé des sacs de "sargasses" -des algues nauséabondes- pour dénoncer "l'immobilisme" de l'état
face à ce qu'ils considèrent comme une catastrophe sanitaire. Une action qui est intervenue à la veille de l'arrivée des
ministres de la Transition Ecologique et des Outre-mer pour se pencher sur ce problème.

Les manifestants se présentés devant l'hôtel de ville munis de sacs remplis de sargasses, qu'ils ont ensuite lancés par-
dessus les grilles du bâtiment, comme le rapporte La 1ère. Ces algues dont l'origine reste encore incertaine et qui en se
décomposant dégagent une odeur incommodante, ont envahi les plages de Martinique, de Guadeloupe, de Saint-Martin et
même de Guyane ces derniers mois, provoquant la colère des populations qui critiquent l'inaction des pouvoirs publics.

Le phénomène est pourtant loin d'être nouveau. Dès 2015, l'actuel président de la Collectivité Territoriale de Martinique
Alfred Marie-Jeanne interpellait déjà le gouvernement à ce sujet, évoquant un phénomène qui dure "depuis 2011" et
présenté comme "un réel problème de santé publique" en raison des émanations dégagées par les algues, mais avec
également des retombées économiques sur les "activités de pêche, de restauration et du tourisme". Plus récemment, en
mai 2018, la député de Martinique Manuela Kéclard-Mondésir a également pris la parole dans l'hémicycle.

Une "calamité" dont "la Métropole n'a pas pris toute la mesure"

En Martinique et en Guadeloupe, certains arrêtés préfectoraux ont été pris pour interdire la baignade sur les plages les
plus touchées, mais aussi ordonner la fermeture d'écoles et commerces jouxtant le littoral. En Guadeloupe, l'Agence
régionale de santé a en effet relevé "un taux d'émanation de gaz dû à la dégradation des algues sargasses atteignant les 6
partie par million". Jusqu'à 5 ppm, l'ARS déconseille aux personnes fragiles (femmes enceintes, bébés, personnes âgées
ou asthmatiques... ), de rester à proximité des émanations. Au-delà, seuls "les professionnels équipés de moyens de
mesures avec alarmes" peuvent approcher de la zone.

Début mai, l'Etat a annoncé une rallonge des crédits, pour atteindre 3 millions d'euros, destinés à l'acquisition de machines
de ramassage et d'équipements de protection individuels pour les équipes sur le terrain. L'objectif étant de collecter
rapidement les algues après leur échouage, avant qu'elles ne dégagent leurs gaz toxiques. Pour cela, sont notamment
mobilisés des agents de la sécurité civile, ainsi que les régiments de service militaire adapté (RSMA).

Ce dimanche, Nicolas Hulot et Annick Girardin sont donc attendus de pied ferme par les élus de Guadeloupe et des îles
du Sud. Outre la mise en place de mesures concrètes et plus efficaces de ramassage et de prévention, les élus et la
population réclament également des solutions du côté des assurances et des indemnisations. Plusieurs élus ont d'ailleurs
réclamé un classement en catastrophe naturelle, une procédure impossible, en raison d'une législation très contraignante.

Ces algues sont "une calamité supplémentaire dont les Antilles se seraient bien passées et dont nous n'avons probablement
pas, ici en métropole, pris toute la mesure", a reconnu le ministre de la Transition écologique à l'Assemblée fin mai.

Pour Annick Girardin, il y a nécessité d'"un plan d'action national" et "de plans territoriaux" pour "réagir immédiatement"
en cas d'arrivée des sargasses. Mais elle a regretté que cela n'ait jamais été fait avant, se demandant, alors que le
phénomène "n'a jamais été aussi important que cette année", "pourquoi il faut attendre une année où on est complètement
submergé pour qu'enfin un gouvernement dise 'il faut un plan d'action'".

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people-bokay.com
                                                    10/06/2018

Manifestation Sargasses : Le Préfet confirme que l’action de la police s’est faite sous
son autorité

Suite à la « manifestation sargasses » qui s’est déroulée hier devant la Préfecture de Martinique, la
Préfecture indique via un communiqué (ci-dessous), vouloir apporter des précisions
concernant l’intervention de la police.

S’agissant de la manifestation qui a été organisée hier devant la Préfecture, Franck Robine, pré-
fet de la Martinique tient à apporter les précisions suivantes:

– Les deux interpellations réalisées concernaient deux individus qui avaient pénétré dans
l’enceinte de la Préfecture, en sautant par-dessus les grilles. Les policiers ont donc procé-
dé à leur arrestation conformément aux instructions permanentes reçues s’agissant d’une
intrusion.

-La police a dû ensuite intervenir parce que d’autres manifestants se sont portés vers le bar- rage habituellement
mis en place rue Victor Sévère et ont forcé le barriérage pour venir au
contact des policiers. Véhéments et vindicatifs, ils ont été contenus par les policiers pré-
sents, qui ont fait usage d’une bombe lacrymogène pour pouvoir se dégager et repousser
les manifestants au-delà des barrières.

Ainsi, la police est-elle intervenue, avec professionnalisme, parce que les deux limites qui sont
connues de tous les organisateurs de manifestations à Fort-de-France, avaient été enfreintes. LePréfet confirme
que l’action de la police s’est faite sous son autorité et il renouvelle sa confiance et ses remerciements aux
policiers martiniquais pour leur engagement permanent en faveur de la sécurité des Martiniquais et des
Martiniquaises.

Le droit de manifester est essentiel dans la République. Le Préfet veillera toujours à ce qu’il puisse s’exercer.
Mais il intervient dans des limites que tout organisateur de manifestation se doit de respecter.

Photo : Benny

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                                                  12/06/2018

« Emanciper Mayotte » veut sortir les étudiants des écueils métropolitains… il reste
à voter !

Comment imaginer qu’un taxi puisse coûter plus de 1€20 la course ? Ou se projeter dans les frimas de
température hivernale du nord de la France quand les minimas sont à 20° ? Constatant l’impréparation des
étudiants de 1ère année en métropole, Tafara Houssaïni Assani monte un projet d’accompagnement. En bonne
place pour être finaliste aux Assises des Outre-mer… s’il reçoit assez de votes ! Prêt à cliquer ?

Par Anne PERZO

                                                  - Tafara Houssaini Assani

                                                  Lors qu’il prend l’avion pour Paris en 2007, Tafara Houssaïni
                                                  Assani discute de leur avenir avec les bacheliers fraichement
                                                  diplômés, en partance pour leur 1ère année d’étude. Ils ont
                                                  toujours les 25° de leur île dans leur tête, et l’une d’elle
                                                  notamment, n’a pas vraiment anticipé une quelconque chute
                                                  des températures, ni rien d’autres d’ailleurs. « Elle m’a
                                                  expliqué se rendre en suite à Caen, et je l’ai interrogé sur son
                                                  mode de transport, ‘j’y vais en taxi’, m’a-t-elle expliqué ! »
                                                  Quelques échanges plus tard, il la retrouver en pleurs à La
                                                  Réunion… C’est la galère assurée, et l’échec au bout du
                                                  voyage. « Je l’ai revue en 2010, elle m’a expliqué avoir raté
                                                  ses deux premières années. »

                                                    Un exemple qui illustre le taux d’échec des étudiants
mahorais en première année d’étude supérieures, « 93%, et 40% lors de leur parcours de formation hors
lagon », rapporte celui qui est à la tête d’un organisme professionnel, DAESA. Ce qui rend peu compréhensible
la politique du conseil départemental, frileux pour délivrer des bourses qui riment avec échecs (les départs
prébac ne sont plus financés), mais sans fournir l’accompagnement utile.

Tafara Houssaïni Assani décide alors de mettre en place un atelier dans son village à Kani Kéli, pour briffer les
jeunes sur les erreurs à ne pas commettre. Les retours des étudiants sont positifs, l’expérience se propage à
d’autre village, à Chirongui pour commencer, « j’y interviens chaque année, en donnant à chacun un
PowerPoint qui résume les informations». Qui comprennent les démarches de recherche de logement, les
solutions de transport (Bus Air France, RER B, Tram, Métro, carte 12-25 etc.), les solutions de réorientation en
cas de difficulté, la vie étudiante au quotidien etc. (Job étudiant, BU, Resto U etc.)

Les Assises, bouée de sauvetage du projet

Lors d’un déplacement à Londres, dans le cadre de la mise en place d’un projet Erasmus, il rencontre Zaïnal
Ibrahim, un Mahoraise qui y vit et qui fait le même constat que lui. Mais il arrive au bout de ce qui n’est alors
qu’une initiative individuelle, « je donnais beaucoup de mon temps et de mes finances, sans
accompagnement ». Ils montent ensemble « Emanciper Mayotte », qui va permettre de tourner dans toutes les
communes dotées d’un lycée, « toujours sans aides publiques ».

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En l’absence de préfinancement, ils sont exclus des aides européennes, « nous avons décidé de répondre à
l’appel à projet des Assises des Outre-mer, et sur 850 projets, nous sommes dans le dernier groupe des 36 sur
l’ensemble des Outre-mer. » Et ce sont les internautes qui vont faire la différence.

Vous avez donc jusqu’au 13 juin 2018 pour désigner douze lauréats, deux lauréats pour chacune des six
catégories: Culture, Environnement, Lien social, Mobilité, Numérique, Production économique. L’Équipe
Projets Ultramarins désignera ensuite un lauréat par catégorie, ainsi qu’un prix spécial hors catégorie pour le
territoire de Saint-Martin. Au total, 19 projets bénéficieront d’un financement de 10.000 € en plus d’un
accompagnement complet et personnalisé pendant un an.

Et bientôt à l’heure de Big Ben

Pour avoir toutes les explications sur la démarche du vote, cliquer ici, et pour voter directement, c’est ici.
Vous pouvez les suivre également sur Facebook : https://www.facebook.com/Émanciper-Mayotte-
133106253924063/
Il n’est possible de voter qu’une seule fois par projet mais chaque internaute pourra voter pour six projets
différents. Afin de garantir une répartition territoriale équilibrée, chaque territoire ne pourra remporter que trois
prix maximum.
La liste des lauréats sera dévoilée à la fin du mois de juin 2018.

S’il est retenu, Tafara Houssaïni Assani va recruter, « un jeune étudiant, déjà passé par la métropole, est motivé
pour être notre permanent ».

Ce serait une bonne nouvelle qui succèderait au succès remporté sur l’appel à projet Erasmus + qu’il porte avec
Zaïnal Ibrahim, « des étudiants Mahorais vont pouvoir partir 6 mois à Londres, approfondir la langue et
découvrir une nouvelle culture ». A travers ce projet basé sur les formations proposées par la commande
publique du Conseil Départemental, ils ont l’ambition d’internationaliser la formation des jeunes « avec des
compétences reconnues dans le monde entier pour une insertion durable ici ou à l’international ».

Anne Perzo-Lafond
Lejournaldemayotte.com

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Abus sur les subventions : la CRC épingle la gestion 2012-2016 du Département

C’est un bis repetita de son rapport sur la gestion des ressources humaines qui avait fait tant de bruits, et dans
les conclusions, et sur la méthodologie : la Chambre régionale des Comptes assassine de nouveau le
Département, mais dans sa gestion des subventions cette fois, et essentiellement sur les années 2014-2015 de
présidence de Daniel Zaïdani. Au regard des écarts, on attend une décision forte de l’actuel exécutif en terme de
contrôle.

Par Anne PERZO

Entamé le 14 décembre 2016 et clos le 29 juin 2017, le contrôle de gestion du département porte sur la
mandature Zaïdani, depuis 2012, et le début de celle de Soibahadine Ramadani (élu le 2 avril 2015). On y
apportera donc le même bémol que sur les ressources humaines : en mettant dans le même panier les deux
exécutifs, difficile d’y voir clair. Les deux présidents ont tous les deux répondu par écrit aux conclusions,
précisent les magistrats de la CRC.

De 2012 à 2016, le montant des subventions était de 100 millions d’euros, soit 7,6% des dépenses du
département, dont 45,85 millions d’euros vers le privé, et 54,40 millions d’euros aux organismes publics. Les
critiques de la Chambre rappellent furieusement celles que porte régulièrement le Conseil économique et
social : l’« absence de stratégie et de priorités affichées rend difficile l’émergence d’actions cohérentes », et
nous sommes d’avantage sur une « simple politique de guichet » qu’en présence d’une « véritable démarche
publique et stratégique ».

L’absence de contrôle et la présence de « circuits dérogatoires » pour les demandes formulées par les élus,
donnent lieu à des abus et gaspillages, « sur 1,2 million d’euros de subventions accordées de novembre 2014 à
mars 2015 (exécutif Zaïdani, ndlr), 400.000 euros d’avances ont été versées sans qu’aucune opération n’ait
depuis été réalisée »… Et le département n’a jamais demandé le reversement des sommes. A contrario,
certaines subventions sont attribuées mais ne donnent pas lieu à des paiements.

Opération foncière impliquant un élu à Kani Keli

                                                         Aucune recommandation de la CRC n’a été réalisé

                                                         Les exemples sont nombreux : en 2015, 80.000 euros
                                                         ont été distribués à l’Union Islamique de Mzouazia,
                                                         200.000 euros à la commune de Kani Keli, sans
                                                         demande de subvention, ni dossier d’instruction : « Le
                                                         département attribue des aides aux communes sans
                                                         s’assurer de la faisabilité des projets. » Pire, la
                                                         commune de Kani Keli recevait la même année, une
                                                         nouvelle subvention de 400.000 euros pour
                                                         l’acquisition d’un terrain pour aménager le terrain de
                                                         football de M’bouini, mais « l’opération subventionnée,
                                                         qui concernait un conseiller général, ne correspond pas
                                                         à la délibération du département ». (page 16 du rapport)

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Certaines directions sont plus sérieuses que d’autres : le budget prévisionnel de l’association n’est pas demandé
par la direction des affaires européennes, alors qu’il l’est par la direction du développement sportif. Là encore,
les subventions 2014 et 2015 sont concernées, et font se hérisser les poils : 195.000 euros pour l’entreprise
Habib Chadouli-Nouvelle génération mahoraise (ça fait peur !) et 200.000 euros pour Mayotte Uniforme, n’ont
pas été suivies de réalisation faute d’autres sources de financements, « une vérification de la capacité financière
des porteurs de projet aurait suffi à écarter ces dossiers », le premier ne contient même pas les statuts de
l’entreprise.

On sait qu’à Mayotte, peu de structures possèdent des comptabilités à jour, mais indulgence ne devrait pas
rimer avec négligence, et encore moins avec connivence : 200.000 euros ont été attribués en 2014 à l’entreprise
Titan Mayotte, « créée 15 jours avant l’attribution de la subvention », pour une entreprise qui n’avait ni terrains,
ni bâtiment, ni plan de financement, et dont l’actionnaire principal n’est autre que le vice-président de l’ADIM,
l’agence pour le développement et l’Innovation de Mayotte… Sur ce dossier, le département s’est engagé à
demander le reversement de la subvention, précise la CRC. Le rapport est truffé d’exemples croustillants qui
peuvent intéresser la justice…

Le guichet unique, une promesse à tenir

                                         La comptabilité s’en trouve perturbée pour des montants conséquents,
                                         puisque les dossiers 2014-2015 non soldés se montent à 5,4 millions
                                         d’euros, dont 3,2 millions d’euros ont été payés au titre des avances,
                                         2,2 M€ restant à verser.

                                         C’est peu de dire que rationalisation et renforcement des contrôles
                                         doivent devenir une priorité, avec comme exemple de « b.a.-ba », « ne
                                         pas accorder de subventions lorsqu’elles n’ont pas été votées »,
                                         « mettre en place des fiches d’instruction », « vérifier
                                         systématiquement l’utilisation des subventions », etc.

                                        Réunis en commission permanente ce lundi, les élus devaient
                                        l’examiner. Et si l’on en croit le 4ème vice-président Issa Issa Abdou,
                                        ce ne fut pas inutile : « Si nous ne sommes plus dans la folie de
                                        subventions de complaisance, nous n’avons pas pour autant mis en
place de guichet unique pour les gérer. Moyennant quoi, pour une même manifestation, plusieurs directions,
touchant par exemple d’un côté les finances et de l’autre, les activités sportives, reçoivent des demandes qui
peuvent être validées sans aucun contrôle ni vérification. »

Si la décision de mettre en place ce guichet unique est dans les cartons, aucune échéance n’a été fixée, « parce
qu’il faut d’abord cerner les domaines concernés », la Culture, la Jeunesse et les Sports sont en effet deux
directions en attente.

Anne Perzo-Lafond
Lejournaldemayotte.com

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9/06/2018

Les comptes de la ministre ne sont pas bons

      Par Damien Gautreau
      Blog : Maore na ya majirani yahe

Quatre semaines après la visite ministérielle, les interrogations demeurent à Mayotte et le mouvement social risque de
reprendre.

 Annick Girardin, Ministre de l’Outre-mer était à Mayotte il y a quatre semaines. A l’issu de son séjour, elle
annonce une série de mesures pour Mayotte. Ces annonces font écho à celles du Premier Ministre quelques
semaines plus tôt. Mais ces mesures, bien que saluées comme historique par certains, sont insuffisantes.

La Ministre a en effet promit 1,3 milliards d’euros sur cinq ans. Ce chiffre est inférieur aux investissements
consentis en Guyane1, département qui compte pourtant le même nombre d’habitants et des problématiques
similaires. Mais ce chiffre est surtout inférieur aux attentes de l’intersyndicale qui estimait l’investissement
minimum pour rattraper l’important retard de développement de Mayotte à 1,9 milliards. L’État n’a donc pas
cassé sa tirelire. De plus, ce chiffre – qui peut sembler important – est assez dérisoire à l’échelle de l’État
français. Et pour comparaison, il est inférieur au coût de la Nouvelle Route du Littoral en construction à la
Réunion2. Et quand on sait que l’État investit chaque année environ 60 milliards d’euros dans le budget de la
défense et que depuis son élection, Emmanuel Macron a concédé plusieurs milliards de cadeaux aux plus
riches3, on comprend vite l’imposture.

Malgré la situation catastrophique sur place, Mayotte n’est toujours pas la priorité de ce gouvernement, comme
des précédents. Face à ce constat, les rumeurs font état d’une reprise de la mobilisation dès la fin du mois de
ramadan. Le dernier né des départements français n’a donc finit de faire parler de lui.

                                                          Route dans la zone commerciale de Kawéni. © Damien
                                                          Gautreau

                                                           1En 2017, le gouvernement annonce près de 3 milliards
                                                          d’investissements dont un « plan d’urgence » de
                                                          1,86 milliard d’euros .

                                                          2Budget de 1,8 milliards d’euros, lequel risque d’être
                                                          dépassé.

                                                          3Baisses d’impôts octroyées aux entreprises et aux
                                                          contribuables les plus fortunés, suppression de l’ISF,
                                                          suppression de l'exit taxe.

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