Trouvez le bon équilibre pour votre portefeuille lacements : quels sont - TurnPages
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Décembre 2011 Le magazine financier de la Deutsche Bank DB Personal
Trouvez le
bon équilibre
pour votre
portefeuille
U Quelles formules
privilégier pour votre
épargne à long terme ?
U Placements : quels sont
les avantages d’une
gestion flexible ?DANS CE NUMÉRO
ACTUALITÉ solutions
04 - Quoi de neuf à la Deutsche Bank ? 20 - Les marchés émergents en toute flexibilité
06 - La Deutsche Bank fusionne ses entités 22 - Faites confiance à un gestionnaire
belges professionnel
08 - Marchés : contenir 24 - Deutsche Bank AG Step-Up 2021 III
l’incendie de la zone
euro
FOCUS
12 - Petites causes, grands
28 - Noukie’s : une histoire de douceur
effets
14 - Prédire ou prévenir ?
Tout est dans la nuance !
expertise
16 - Tendances : passer le
30 - CDS : trois lettres qui font douter la planète
cap de la crise
32 - L’épargne-pension et l'épargne à long terme
DIALOGUE
34 - Questions réponses
34 - Info-produits
EN DIAGONALE
« Désormais, l’ensemble des vos dépôts est garanti par le double système de protection allemand. »
VV La suite en page 6.
« Nous, les hommes politiques, nous savons très bien ce qu’il faut faire
[pour résoudre la crise]. Mais ce que nous ne savons pas, c’est comment
être réélus si nous le faisons. » (Jean-Claude Juncker, premier Ministre
luxembourgeois)
VV La suite en page 8.
« En optant pour la gestion discrétionnaire, vous déléguez la gestion
d’une partie de vos placements à un gestionnaire professionnel. »
VV La suite en page 22.
« Les versements d’épargne-pension et d’épargne à long terme donnent
droit à une réduction fiscale de 30 à 40% de la prime versée. De plus, les
deux formules sont cumulables. »
VV La suite en page 32.
Money Expert est un périodique d’information financière publié par la Deutsche Bank Europe GmbH Succursale de Belgique, 13-15 avenue Marnix, 1000 Bruxelles,
Belgique, RPM Bruxelles, TVA BE 0840.541.523, BE40826000800063, IHK D-C0B0-WV8MR-24. L’information contenue dans ce périodique est recueillie aux meilleures
sources mais n’engage pas la responsabilité de la Deutsche Bank Europe GmbH Succursale de Belgique. La rédaction de ce magazine a été clôturée le 2 décembre 2011.
Editeur responsable : Stéphan Salberter, avenue Marnix 13-15, 1000 Bruxelles.EDITO
2011 : votre succès
La solidité d’une banque se mesure parfois à la force de sa marque.
Un positionnement clair, un combat quotidien, un dialogue permanent
avec les clients, tels sont les éléments qui constituent une marque
de référence.
Depuis toujours, la Deutsche Bank a tenu le même discours : défendre
les intérêts des épargnants et des investisseurs en proposant des rende-
ments élevés sur l’épargne, des conseils impartiaux en matière d’inves-
tissements et en supprimant les frais inutiles. Ces lignes de conduite
nous ont permis de traverser les années, même les plus chahutées, en
poursuivant notre croissance en Belgique.
« La Deutsche Bank
De plus en plus, la Deutsche Bank s’affirme comme une banque de est désormais
référence. Vous êtes aujourd’hui plus de 320.000 à nous faire confiance. la banque en
Nous gérons ainsi plus de 19 milliards d’euros d’actifs. Belgique qui jouit
de la meilleure
Cette pérennité de la marque se traduit également dans les enquêtes réputation. »
des bureaux d’études spécialisés. Ainsi, une récente enquête menée par
un bureau indépendant a révélé que la Deutsche Bank est désormais la
banque en Belgique qui jouit de la meilleure réputation*. Pour nos clients
les plus fidèles, cette consécration n’étonnera personne. Elle est le résul-
tat de votre contribution à la transformation de la banque. Ce que les
enquêtes ne mesurent pas, c’est que la Deutsche Bank compte depuis
toujours parmi les clients les plus engagés, les plus attentifs et les plus
critiques du marché. Vos remarques, vos interventions, vos suggestions
participent largement à notre succès. J’en suis intimement persuadé.
Nous allons évidemment poursuivre la transformation de la banque pour
continuer à répondre à vos attentes. Des attentes en constante évolu-
tion qui suivent un monde dont les bouleversements technologiques et
culturels s’accélèrent. Pour y répondre, nous allons bien entendu pour-
suivre l'amélioration de nos canaux digitaux en nous concentrant sur
l'efficacité et la personnalisation. Car ce que vous souhaitez, ce n'est pas
un conseiller qui prédit, mais un conseiller qui prévient. Les développe-
ments et investissements dans nos Financial Centers iront dans ce sens :
vous accompagner au plus près, anticiper et vous aider à trouver le bon
équilibre dans votre portefeuille.
2011 confirme une nouvelle fois que notre priorité reste la satisfaction
des clients. Un objectif que nous ne perdrons jamais de vue.
Bonne lecture.
Cordialement,
Alain Moreau
CEO et Country Manager
*
Source : TNS (octobre 2011)
3Actualité
En bref
Retrouvez-nous sur YouTube
La Deutsche Bank a désormais sa propre chaine
sur YouTube. Vous voulez suivre l’actualité de la
Deutsche Bank en images sur le web ?
Retrouvez l’ensemble de nos vidéos sur le site
www.youtube.com/deutschebankbelgium.
Roman Ondák, artiste de l’année 2012
Après Yto Barrada en 2011, c’est l’artiste slovaque Roman
Quoi de
Ondák qui a été élu « 2012 Deutsche Bank Artist of the Year ».
Son travail, principalement composé d’installations et de per- neuf à la
Deutsche
formances, questionne le spectateur dans la perception et la
conscience qu'il peut avoir des codes et des comportements
sociaux et individuels.
Nous vous tiendrons informés des futurs événements autour de
l’œuvre de Roman Ondák.
Bank ?
Plus d’infos : www.db.com
Existe-t-il un nouveau projet de type « Taxe Tobin » ?
Oui. La Commission européenne a présenté fin septembre une pro-
position de taxe sur les transactions financières qui s'appliquerait
à l'Union européenne à partir de 2014 et pourrait rapporter jusqu'à
55 milliards d'euros par an. Les taux retenus seraient de 0,1% sur
les instruments financiers et de 0,01% sur les produits financiers
dérivés.
Ce projet a-t-il déjà été voté ?
Non. Une telle proposition doit être votée à l’unanimité des Etats
membres. Si des pays tels que l’Allemagne, la France ou la Bel-
gique y sont favorables, la Grande-Bretagne et la Suède ont déjà
fait part de leurs réticences.
Quelle est la taxation en vigueur en Belgique sur les opéra-
tions de Bourse ?
La taxe sur les opérations de Bourse (TOB) est due sur un certain
nombre d'opérations d'achat et de vente de titres: les actions (sauf
souscription à de nouvelles actions), l’achat ou la vente d’obliga-
tions sur le marché secondaire, le rachat d'actions de sicav de
capitalisation, etc. Consultez nos conseillers pour connaître les
différents taux en vigueur.
Des questions ?
Prenez contact avec nos spécialistes au numéro 078 156 157
ou visitez notre site internet www.deutschebank.be
4Encore une bonne raison de profiter
de notre action titres !
Au moment où nous bouclions la rédaction de ce numéro de
Money Expert, la presse relayait une information selon laquelle
le futur gouvernement projetterait de taxer, en 2012, la dématé-
rialisation des titres au porteur. Voici encore une raison supplé-
mentaire pour ne plus tarder à ramener vos titres physiques à la
Briques (Bricks), 2003/2011 C-Print 150x150cm
Deutsche Bank ! Avec l'autorisation de l'artiste et de la galerie Sfeir-Semler,
Hambourg - Beyrouth
Plus d’informations sur l’action titres sur notre site internet Jusqu’au 31 décembre 2011, vous pouvez toujours
www.deutschebank.be/titres, au numéro 0800 11 322 et en visiter gratuitement l’exposition RIFFS d’Yto Barrada
fin de magazine. au centre WIELS. Il suffit de présenter votre carte de
banque de la Deutsche Bank à l’entrée.
Plus d’infos : www.wiels.org
La Deutsche Bank ouvre de nouveaux Financial Centers
Avant la fin de l’année, la Deutsche Bank comptera 4 nouveaux
Financial Centers pour vous accueillir, en plus des 31 déjà exis-
tants. Ceux-ci se trouvent à Oudenaerde, Mortsel, Lommel et
Wemmel. Cinq autres ouvertures sont prévues pour 2012. Ces
agences reprennent le modèle unique développé par la Deutsche Bank depuis
2009 : l’accessibilité, l’accueil, la qualité du conseil et la matérialisation de notre
offre par grandes catégories de besoins.
Plus d’informations sur notre site internet www.deutschebank.be
5Actualité
Quoi de neuf ?
e La Deutsche Bank a décidé de
fusionner ses entités juridiques en
Belgique.
La Deutsche e Au quotidien, rien ne change dans
Bank votre relation avec la banque.
e Vous êtes désormais couvert par le
fusionne double mécanisme de protection
ses entités des dépôts allemand.
belges
Le double mécanisme de protection des
dépôts allemands
Depuis le mois de décembre, votre épargne à la Deutsche Bank est
couverte par le mécanisme de protection des dépôts allemand. Celui-
ci se compose de deux volets :
Afin de simplifier et harmoniser
sa présence en Belgique et d’y 1. Le volet légal, qui a récemment été harmonisé au niveau de
stimuler sa croissance, le groupe l’Union européenne, offre une protection des dépôts qui est pla-
Deutsche Bank a décidé de fonnée à un montant maximum de 100.000 euros par personne
fusionner la Deutsche Bank SA, et par banque. C’est exactement le même système que celui que
banque de détail de droit belge, vous connaissez déjà en Belgique.
avec la succursale belge de la
Deutsche Bank AG, présente sur 2. Le volet volontaire est spécifique aux banques allemandes et
le marché local depuis plus de offre une protection supplémentaire au-delà du volet légal, et ce
100 ans. Cette fusion souligne pour un montant maximum par client qui correspond à 30% des
et renforce l’ancrage local que la capitaux propres de la banque concernée. Le volet volontaire
Deutsche Bank souhaite asseoir s’applique à l’ensemble des avoirs de tous les clients des banques
dans tous les pays où elle est qui y adhèrent, parmi lesquels tous les clients de Deutsche Bank
présente. AG et de ses succursales, donc également ceux de la succursale
belge. Autrement dit, cela signifie que la partie de vos dépôts qui
En tant que client de la Deutsche dépasserait le montant prévu par le volet légal, est couverte par le
Bank, vous êtes donc désormais mécanisme de protection volontaire.
client d’une banque de droit
allemand. En résumé : l’ensemble des vos dépôts est garanti par le double
système de protection.
Continuité
Concrètement, rien ne change au quotidien pour vous, car la fusion n’a aucun impact sur la relation entre la banque
et ses clients. Le seul changement notable concerne le mécanisme de garantie des dépôts. Suite à cette fusion, c’est
désormais le mécanisme de garantie des dépôts allemand qui s’applique à votre épargne. Le mécanisme de garantie
des dépôts allemand se compose en effet d’un volet légal et d’un volet volontaire, par lesquels les dépôts sont protégés
(lire l’encadré).
6Hormis cette double garantie des dépôts,
rien ne change pour vous.
Vous conservez votre relation et vos 100 ans de présence en
numéros de comptes existants. Néan-
moins, si vous êtes observateur, vous
Belgique
constaterez peut-être un petit détail La Deutsche Bank a ouvert sa pre-
« transparent » : le numéro d’identifica- mière agence en Belgique en 1910,
tion de la banque (le n° BIC, que vous à Bruxelles. A l’époque, la banque
trouverez notamment sur vos extraits de se concentrait en Belgique sur ses
compte) a été adapté au nouveau statut activités de Corporate Banking. En
de la Deutsche Bank. Cette modification 1999, la Deutsche Bank a consi-
se transpose automatiquement dans dérablement renforcé sa présence
les systèmes de toutes les banques en en Belgique en rachetant le Crédit
relation avec la Deutsche Bank. De cette Lyonnais Belgique qui devenait ainsi la
manière, tous les virements effectués Deutsche Bank SA, très active dans le
depuis ou vers votre compte peuvent être marché de l’épargne et des investisse-
exécutés correctement. Le code IBAN, ments pour les particuliers.
lui, demeure inchangé.
Ces dernières années, grâce à la
confiance que vous nous avez accor-
dée, la Deutsche Bank en Belgique a
enregistré la croissance la plus impor-
tante de son secteur. Et ce, tant en
nombre de clients (vous êtes actuelle-
ment 320.000) qu’en volume des actifs
(19 milliards d’euros) que vous nous
confiez.
Défenseur
de vos intérêts
La gamme de produits et services que vous
connaissez est maintenue et reste proposée selon
les tarifs en vigueur. En outre, cette fusion n’a
aucune incidence sur le statut des collaborateurs
de la Deutsche Bank qui continueront à mener leur
combat pour la défense de vos intérêts. La recette
ne change pas : des rendements élevés pour votre
épargne, des conseils impartiaux, le choix parmi les
meilleures solutions du marché et la suppression
des frais inutiles.
Cette fusion constitue un geste fort de la part de la
Deutsche Bank qui souhaite renforcer sa présence
sur le marché belge. Nul doute que ce nouveau sta-
tut nous permettra d’améliorer encore un peu plus
votre satisfaction.
Des questions ?
Visitez notre site internet www.deutschebank.be. Vous y découvrirez les
réponses aux questions les plus fréquemment posées par nos clients.
N’hésitez pas à prendre rendez-vous dans votre Financial Center ou à appeler
nos spécialistes au numéro 078 156 157.
7Actualité
Marchés
L’incendie de la
zone euro risque
de s’étendre à
l’économie mondiale
e Le monde entier a les yeux tournés vers
la zone euro.
e Les dirigeants européens parviendront-ils
à éteindre l’incendie avant qu’il ne s’étende
à l’ensemble de la planète ?
e L’économie mondiale va-t-elle basculer
dans la récession ?
Comme l’écrit Christine Lagarde, directrice générale du Fonds moné-
taire international (FMI), « l'économie mondiale est entrée dans une
nouvelle phase, des plus dangereuses. L’un des principaux problèmes
actuels est l'excès de dette dans le système financier mondial – parmi les
Etats, les banques et les ménages, notamment dans les pays avancés.
Cela affecte la confiance et freine les dépenses, les investissements et
la création d'emplois. Ces pays sont confrontés à un redémarrage faible
et chaotique qui s'accompagne d'un niveau de chômage inacceptable.
La dette de la zone euro s'est creusée et les tensions financières se font
plus importantes. Et parfois l'indécision des dirigeants politiques aggrave
encore la situation. Les tensions sociales qui couvent pourraient intensi-
fier la crise de confiance. »
Malgré cette mise en garde, pour 2012, le FMI maintient une prévision
de croissance mondiale de 4% (au lieu des 4,3% anticipés en avril et
5% en 2010). Cette révision est due à une croissance anémique des
pays industrialisés (1,9%). Sans récession dans les pays industrialisés,
les pays émergents devraient afficher une croissance de 6,1%, avec
des différences sensibles entre l’Amérique latine (+ 4%) et l’Asie (+ 8 %)
tirée par l’Inde et la Chine.
Le FMI base ses avis sur l’hypothèse d’un baril de pétrole à 100 dol-
lars, sans tenir compte des incertitudes géopolitiques croissantes liées
notamment à la poursuite du programme nucléaire iranien. L’AIEA
anticipe un baril à 150 dollars en se basant sur la croissance continue
des pays émergents. Pour les pays industrialisés, le FMI prévoit que les
principales banques centrales maintiendront une politique monétaire
accommodante, justifiée par le risque accru de récession.
8Comment éviter la propagation de l’incendie ?
U Les pays industrialisés doivent éviter U Les pays industrialisés qui ont la U Les pays émergents doivent com-
des politiques budgétaires trop capacité d’emprunter à bon marché prendre que leur modèle écono-
restrictives qui ralentiraient encore doivent saisir cette opportunité et mique n’est pas viable. Depuis
plus une économie poussive, rédui- investir ces capitaux dans des 2008, le FMI insiste sur la nécessité
raient l’impact des rentrées fiscales infrastructures et des politiques de réorienter les surplus de la
escomptées, obligeraient les Etats à de formation, ce qui aiderait les balance des comptes courants
emprunter encore plus, mettant ainsi pays industrialisés à redresser leurs vers leur économie locale, favo-
en difficulté les institutions finan- déficits. risant la consommation et mettant
cières détentrices de leurs dettes. en place des politiques sociales
plus généreuses. La Chine et l’Inde
sont les deux principaux pays visés
par cette recommendation.
Hélas, un certain nombre d’écono-
mistes pensent que ce changement
de stratégie n’est pas imminent et
qu’il est donc irrationnel de croire que
les économies émergentes sauveront
les pays industrialisés de la récession.
« Le FMI maintient
une prévision
de croissance
mondiale de 4%
(au lieu des 4,3%
anticipés en avril
et 5% en 2010). »
Etats-Unis : blocage en vue des élections
Pour 2012, le FMI anticipe une croissance de 1,8% Le président Barack Obama a mis sur la table un plan
pour les Etats-Unis. Cette prévision est sensiblement de 480 milliards de dollars visant à promouvoir les
moins élevée que celle de la Fed, la Réserve fédérale infrastructures et la formation et à réduire les coûts de
américaine. Même si plusieurs statistiques ont pu la main d’œuvre. Ce plan est rejeté par le Congrès qui y
paraître quelque peu rassurantes, parmi lesquelles voit une manière pour les démocrates de séduire l’opi-
une croissance de 2% au troisième trimestre (2,5% nion publique en vue des prochaines élections.
lors de la première estimation), soutenue par une
remontée de la consommation et les effets des Malgré l’échec de la « super-commission » des parle-
investissements, les Etats-Unis affichent un taux de mentaires démocrates et républicains afin de réduire
chômage important (9%) : quelques 6 millions d’em- le déficit de 1.200 milliards de dollars et un déficit qui
plois ont été détruits depuis 2008, notamment dans le atteint les 15.000 milliards de dollars, les agences de
secteur manufacturier, et certains pensent qu’ils ont notation viennent de confirmer le rating AA des Etats-
été définitivement délocalisés dans les pays émer- Unis.
gents. Le marché immobilier, qui souffre fortement
depuis 2008, reste pénalisé, d’une part, par la déprime Il est vrai que la FED détient à elle seule 13% de la
du marché de l’emploi et, d’autre part, par le stock de dette fédérale, sans compter les créances hypothé-
biens en constante augmentation vu la hausse des caires de Fannie Mae et Freddie Mac. Cette situation
saisies immobilières. De même, la construction de permet aux Etats-Unis de se financer à des taux qui ne
logements neufs reste atone, ce qui pèse également correspondent pas à un tel déficit et aux perspectives
sur l’emploi. de croissance économique modérées.
9Actualité
Marchés
Zone euro : comme celle d’une éventuelle sortie de Pays émergents :
les pompiers improvisent certains pays de la zone euro et d’une
Europe à 2 vitesses.
impliqués malgré eux
Alors que le FMI prévoit une très légère Invités en octobre à participer au sau-
croissance de 1,1% pour la zone euro en La France elle-même est menacée vetage de la zone euro, les pays émer-
2012, les marchés sont plus pessimistes de perdre sa notation « AAA », ce qui gents ne se pressent pas pour intervenir.
et anticipent une récession. La crainte provoquerait un nouveau séisme car elle Certains pensent qu’ils commettent une
est d’autant plus forte que les dernières est une des principales contributrices au erreur, car l’aggravation de la crise des
statistiques relatives à la locomotive Fonds européen de stabilité financière pays industrialisés risque de peser forte-
allemande font état, notamment, d’un (FESF) : celui-ci verrait alors sa notation ment sur leurs exportations sans que leur
ralentissement de la production. De « AAA » remise en question alors qu’il a marché intérieur puisse prendre le relais
surcroît, la tension sur les taux d’intérêts été imaginé comme le principal rempart et compenser les pertes de marchés de
ne se relâche pas bien que l’Espagne et contre l’extension de la crise de la dette. leurs entreprises.
l’Italie viennent de modifier leur paysage L’instrument érigé pour lutter contre
politique. l’incendie pourrait donc au final contri- Le FMI anticipe une croissance de 9%
buer à le renforcer. en Chine en 2012, mais certains obser-
Beaucoup d’observateurs pensent que vateurs pensent que cette prévision est
le problème de la zone euro est avant Dans ce contexte, alors que de multiples trop optimiste, en raison notamment
tout de nature politique : les sommets voix s’élèvent pour permettre à la BCE de l’importance des exportations et des
extraordinaires succèdent aux sommets de jouer le rôle de prêteur en dernier investissements publics qui contribuent
extraordinaires sans qu’aucune solution ressort et de s’impliquer davantage dans à 50% de cette croissance. Quand les
ne soit vraiment apportée. Les décideurs le rachat de la dette souveraine des Etats Chinois modifieront leur stratégie, leur
avancent à reculons, et acceptent à demi- mis sous pression, l’Allemagne se refuse croissance, dans un premier temps, pour-
mot d’envisager dans l’urgence, sous la obstinément à sortir du canevas du Traité rait chuter à 5%.
pression des marchés, des hypothèses de Lisbonne. Quant à l’idée d’une zone
qu’ils rejetaient encore avec la plus grande euro à deux vitesses, elle est aussi écar- Par ailleurs, la Chine reste confrontée à
fermeté quelques mois auparavant, tée. Du moins, pour l’instant. des déséquilibres inquiétants. Le risque
d’éclatement d’une bulle immobilière
n’est pas écarté, en dépit des mesures
prises par les autorités pour freiner
l’accès à la propriété. Quant à la dette
publique, elle serait environ 30% plus
élevée que l’estimation officielle, celle-ci
étant grevée par les informations tron-
quées données par les entités locales au
pouvoir central.
En 2012, tous les dirigeants principaux
du Comité central du parti communiste
seront remplacés et tout retour des
conservateurs risquerait de mettre à mal
les efforts d’acclimatation, contrôlée , du
régime avec l’économie de marché.
S’agissant de l’Inde, dont le modèle
est lui aussi basé sur la croissance des
exportations, l’impact d’une éventuelle
récession serait encore plus domma-
geable étant donné la faiblesse de sa
consommation intérieure et la difficulté
des autorités d’équiper le pays en infras-
tructures en raison de sa complexité
institutionnelle et politique. Pour l’heure,
le FMI y anticipe cependant, pour 2012,
une croissance de 7,5%.
« Les dernières statistiques relatives à
la locomotive allemande font état d’un
ralentissement de la production. »
10Ils l'ont dit...
« Nous les hommes politiques, nous savons très bien ce qu’ il
faut faire [pour résoudre la crise]. Mais ce que nous ne savons
pas, c’est comment être réélus si nous le faisons. »
- (Jean-Claude Juncker, premier Ministre luxembourgeois)
« Ce qui s’est passé, c’est qu’en adoptant l’euro, l’Espagne
et l’Italie ont été réduites au statut de pays du tiers-monde
obligés d’emprunter dans une devise qui n’est pas la leur, avec
toute la perte de flexibilité que cela implique. »
- (Paul Krugman, prix Nobel d’économie)
« Quand les Chinois
« Pékin ne peut envisager d'augmenter son investissement modifieront leur stratégie,
dans le Fonds européen de stabilité financière (FESF) compte
tenu du manque de précision des propositions visant à aug- leur croissance, dans un
menter sa force de frappe. » premier temps, pourrait
- (Zhu Guangyao, le secrétaire d'Etat aux Finances chinois,
chuter à 5%. »
le 2 novembre dernier)
Les marchés en bref
En novembre 2011, l’inflation en Bel- Le 1er novembre, l’Italien Mario Draghi Le 10 novembre, Lucas Papademos est
gique s’est établie à 3,85% sur douze succède au Français Jean-Claude Trichet nommé premier Ministre grec, à la tête
mois, en hausse par rapport au mois à la tête de la Banque centrale euro- d’un gouvernement d’Union nationale.
d'octobre (3,57%). L’augmentation des péenne. Deux jours plus tard, il abaisse L’ancien vice-président de la BCE suc-
prix est restée stable au niveau de la zone le principal taux directeur de la BCE à cède à Giorgios Papandreou, emporté par
euro à 3%. L’objectif de la Banque cen- 1,25% contre 1,50% précédemment. Il la crise de la dette grecque.
trale européenne est toujours de mainte- espère ainsi stimuler le crédit et relancer
nir l’inflation sous la barre de 2%. la machine économique dans la zone Le 16 novembre, le nouveau président
euro. du Conseil italien Mario Monti annonce
Le 27 octobre, les dirigeants des 17 la formation d’un « gouvernement de
Etats membres de la zone euro décident Le 10 novembre, l’agence de notation technocrates » pour ramener l’Italie sur
de porter la capacité d’intervention du Standard & Poor’s annonce « par acci- la voie de la rigueur budgétaire. Mario
Fonds européen de soutien financier dent » avoir dégradé la note AAA de Monti dirige également le ministère de
(FESF) à 1.000 milliards d’euros, contre la France. L’agence explique sa bévue l’Economie.
440 milliards précédemment. Plusieurs par une erreur technique. De nombreux
options sont étudiées pour doter le FESF analystes estiment toutefois que le AAA Le 25 novembre, l’agence de rating
des moyens pour atteindre ses objectifs, français n’est plus que théorique. Sur sa Standard & Poor’s abaisse la notation de
parmi lesquelles la transformation du dette à 10 ans, la France payait à la mi- la Belgique de AA+ à AA, avec perspec-
fonds en un mécanisme d’assurances et novembre un rendement deux fois plus tive négative.
l’intervention de pays tiers comme par élevé que celui du Bund allemand.
exemple la Chine ou le Brésil.
11Actualité
Marchés
Petites
causes
grands
effets
Ces décisions pèsent aujourd’hui sur
la résolution de la crise de la dette
souveraine dans la zone euro et sont
à la base de décisions alambiquées
qui ne convainquent pas les investis-
seurs.
Sans révision fondamentale du Traité
Au cours de la dernière décennie, un ensemble de signaux de Lisbonne intégrant une meilleure
ont été ignorés provoquant des perturbations qui conti- gouvernance, une réforme struc-
nuent à mettre en péril la croissance mondiale : turelle, une union politique et une
plus grande implication de la BCE
dans l’achat de dettes souveraines
aussi bien sur le marché primaire que
secondaire, la survie de l’euro sera en
1) En 2001, après l’éclatement de la bulle immobilière continue de peser péril.
bulle internet, la FED descendait ses sur le prix des biens immobiliers. Le
taux directeurs à 1% afin de relancer consommateur cherche à se désen- 3) En 2003, la France et l’Allemagne
l’économie américaine. Ce faisant, detter, consomme moins et reste en ne respectent pas le ratio déficit
elle favorisait la montée spectacu- retrait du marché immobilier. public/PIB fixé à 3% par le Traité de
laire des prix de l’immobilier sans Maastricht. Non seulement elles
que personne n’écoute les mises en Entretemps, la moitié de la dette du refusent de payer les amendes pré-
garde faites dès 2005 sur l’éclatement pays est entre les mains d’investis- vues mais parviennent à obtenir une
imminent d’une bulle immobilière. seurs étrangers. Une véritable épée dérogation à ce seuil en cas de graves
de Damoclès pour le pays en cas de problèmes intérieurs (croissance,
Jusqu’à l’éclatement de la bulle perte de confiance ! catastrophe naturelle).
immobilière, la consommation
interne américaine contribuait à 2) En 1999, lorsque l’euro fut intro- Ces deux pays refusent également
70% de la croissance annuelle du duit comme monnaie scripturale, que des commissaires européens
PIB. La hausse continue du prix de les pays promoteurs n’ont pas sou- puissent vérifier leurs comptes
l’immobilier a poussé les consomma- haité créer simultanément une union publics.
teurs à matérialiser sous forme d’em- politique, une plus grande intégration
prunt une plus-value non réalisée et la fiscale et un mécanisme de sortie de Quand la Grèce a rejoint l’euro en
dépenser en biens de consommation l’euro. A la demande de l’Allemagne, 2001, des doutes subsistaient déjà
contribuant à la bonne marche de la aucun mécanisme d’aide à un pays quant à la qualité des chiffres remis.
machine économique et à l’explosion en difficulté ne pouvait être prévu et C’est la France qui a imposé d’accep-
du déficit de la balance des comptes la BCE ne pouvait jouer un rôle de ter sa candidature. En 2006, quand
courants du pays. Aujourd’hui, la prêteur en dernier ressort. la Grèce a remis ses comptes,
12e Il est toujours facile de donner des
leçons lorsque les événements se
sont déjà produits.
e Ces 10 dernières années, plusieurs
signes annonciateurs de la crise
actuelle s’étaient déjà manifestés.
e Personne n’a pourtant été capable
d’en prendre la mesure.
les fonctionnaires en charge du dos- De plus, selon les prescrits du Comité A l’intérieur de la zone euro, l’Alle-
sier ne se sentaient pas confortables de Bâle, ces actifs ne requéraient magne continue à dégager un
avec les chiffres du déficit mais ne aucuns fonds propres supplémen- excédent de sa balance des comptes
parvinrent pas obtenir la permission taire à condition que le rating soit courants sans soutenir sa demande
de les vérifier. L’avenir devait démon- au moins égal à AA-. Pour les actifs interne et veut imposer son modèle
trer que ces chiffres étaient falsifiés. avec un rating compris entre A+ et économique à ses partenaires.
A-, l’exigence en fonds propres était
Aujourd’hui la zone euro frise égale à 20% des exigences réglemen- Les Etats-Unis ont mis sur pied des
l’implosion à cause de la mauvaise taires. Cette disposition se basait sur plans de relance visant à relancer
gouvernance de la Grèce et dans le fameux postulat qu’un Etat sou- la consommation et la construc-
l’ensemble de la zone euro. L’Italie, la verain ne peut tomber en faillite. Un tion, en d’autres mots à rétablir un
Grèce et l’Espagne sont les 3 écono- investissement en obligations d’Etat modèle économique qui a montré ses
mies possédant la plus grande part était considéré comme un investisse- faiblesses. Non seulement ces plans
d’économie souterraine. ment sans risque. n’ont pas atteint leurs objectifs mais
ils ont en outre creusé le déficit de
En 2009 quand les premiers signes Les événements des derniers mois l’Etat. Les emplois perdus tardent à
de faiblesse de la Grèce sont apparus, ont largement fait vaciller ce principe, se recréer et les infrastructures sont
l’accent fut mis sur la faible impor- obligeant les banques à constituer soit insuffisantes, soit indignes de la
tance de l’économie grecque au sein des provisions sur leurs obligations première économie mondiale.
de la zone euro. Les dirigeants ont d’Etat. Au stade actuel, les gouverne-
dès lors refusé d’écouter les mises ments européens devront fournir 109 6) Les 10 dernières années coïn-
en garde sur le risque de contagion milliards d’euros de capitaux frais aux cident avec l’accélération des
à d’autres pays. Celles-ci se basaient banques afin de remplacer les fonds délocalisations et des réductions des
sur la crise asiatique de 1998. Le propres érodés par ces provisions. inventaires à leur plus simple expres-
manque de mesures drastiques sion car les nouvelles technologies
dès 2009 a favorisé la contagion à 5) En 2008, après l’éclatement permettent de mieux appréhender
d’autres économies autrement plus de la crise financière qui a engen- les commandes et d’optimiser les
représentatives comme l’Italie et dré une contraction des volumes livraisons. Les événements clima-
l’Espagne, respectivement 3e et 4e d’échange, le G20 de l’époque avait tiques de cette année, aussi bien au
économie de la zone euro. déjà marqué sa volonté de réduire les Japon qu’en Thaïlande, ont perturbé
déséquilibres mondiaux et de mettre les chaînes de production automo-
4) En 2008, après la faillite de la en œuvre des politiques visant à as- biles ainsi que celle des compo-
banque Lehmann Brothers, les ré- surer une croissance mieux répartie. sants électroniques. A ces éléments
gulateurs ont poussé les banques à climatiques, il faut ajouter la recru-
investir dans des actifs liquides et Trois ans après cette réunion, ces descence du piratage augmentant
moins risqués tels que les obliga- déséquilibres n’ont pas été corrigés. les primes d’assurance, ainsi que
tions d’Etat. Les pays émergents tirent encore leur l’augmentation des salaires en Chine
croissance de leurs exportations vers diminuant leur avantage compétitif.
Pour les banques, ce genre d’investis- les pays industrialisés, ne soutiennent Tous ces éléments amènent certains
sements était très fructueux. Elles pou- pas suffisamment leur demande acteurs économiques à rapatrier une
vaient en effet se financer à des taux intérieure et continuent à mener des partie de leur production dans leur
peu élevés auprès de la BCE et investir politiques évitant toute appréciation pays d’origine.
ces fonds en obligations d’états. de leur devise.
13Actualité
Marchés
« Nous vivons dans
un monde d’incertitudes
impossibles à anticiper
avec exactitude. »
e Anticiper avec précision
l’évolution des marchés
financiers tient de l’utopie.
e Mieux vaut organiser son
portefeuille pour avoir une
vue globale des différents
risques auxquels vous êtes
exposé. Prédire ou
e DB Personal vous propose prévenir ?
une vision claire sur
l’évolution de vos avoirs. Tout est dans
la nuance !
Chaque année, à la fin du mois de novembre, le très l’Histoire. Le monde tel que nous l’imaginions il y
sérieux magazine britannique The Economist publie a un an ne pouvait pas tenir compte d’événements
un numéro spécial retraçant les grands enjeux de politiques, économiques, sociaux ou environnemen-
l’année à venir. Par cet exercice périlleux, les jour- taux majeurs. Le tremblement de terre de Fukushi-
nalistes tentent ainsi de prédire ce à quoi pourrait ma, les révolutions arabes, la question du maintien
ressembler les douze prochains mois. A posteriori, de la Grèce dans la zone euro, des mouvements
cette initiative se révèle pleine d’enseignements car de protestation citoyenne de Madrid à Wall Street,
elle met en lumière une donnée constante d’année la rechute de certains établissements financiers,
en année : nous vivons dans un monde d’incerti- l’appel à des fonds chinois pour alimenter le Fonds
tudes impossibles à anticiper avec exactitude. européen de stabilité financière, etc. Autant d’événe-
ments qui ont façonné l’année 2011 et que personne
Ainsi, en parcourant « The World in 2011 » paru n’avait vu venir, en tout cas pas dans leur ensemble.
en novembre 2010, on réalise à quel point certains Et pourtant, tous ces événements sont susceptibles
événements imprévus influencent considérablement d’avoir un impact sur vos finances personnelles.
14Se prémunir contre les éventualités
La bonne question à se poser n’est donc pas de savoir
ce qui va se passer, mais quel serait l’impact de tel ou tel
événement sur votre portefeuille. Dans ce contexte, DB
Personal constitue à ce jour un modèle innovant qui vous
permet non seulement de suivre l’évolution de vos place-
ments par rapport aux objectifs que vous vous êtes fixés
(liquidités, protection et croissance), mais également d’être
averti des éventuels déséquilibres au sein de votre porte-
feuille. En optant pour DB Personal, vous retrouverez dans
votre rapport de portefeuille trimestriel et dans votre Online
Portfolio Manager la répartition de vos placements selon
vos objectifs initiaux, mais également votre exposition par
classes d’actifs, par émetteurs, par zones géographiques,
par devises, par échéances, etc. Une bonne manière d’effec-
« Avec DB Personal, tuer d’ores et déjà une première analyse en profondeur de
vous visualisez clairement votre exposition aux différents risques.
certains risques auxquels Et ce n’est pas tout : tant votre rapport de portefeuille que
vous êtes exposé. » votre Online Portfolio Manager attirent votre attention via
des alertes et des notifications sur tous les déséquilibres
éventuels constatés au sein de votre portefeuille : surex-
position, écart par rapport à vos objectifs, non-respect des
Hausse ou baisse des taux ? principes de précaution et de diversification, etc. De même,
vous êtes régulièrement informé d’événements susceptibles
Un exemple parmi beaucoup d’autres ? Fin 2010, de nom- d’avoir un impact sur vos placements : la dégradation d’un
breux observateurs s’attendaient à une remontée générali- rating, par exemple.
sée des taux d’intérêts en Europe dans le courant de l’année
2011. Pourtant, confrontée à la crise de la dette, c’est bien Même si nous vous invitons à suivre régulièrement les ana-
à la baisse que la Banque centrale européenne (BCE) a revu lyses de nos spécialistes, notamment le Financial Bi-Weekly
son principal taux directeur en novembre dernier. consultable sur notre site internet, DB Personal constitue
un outil idéal pour vous prémunir contre les risques que
Dès lors, la question de savoir ce qui se passera en 2012 personne n’avait prévus. Avec DB Personal, vous visualisez
apparaît comme secondaire. L’éclatement d’une bulle en clairement certains risques auxquels vous êtes exposé. Vous
Chine ? Une nouvelle flambée du prix des matières pre- êtes ainsi armé pour prendre les bonnes décisions avec
mières ? Une plus grande intégration européenne ? L’effon- votre conseiller personnel.
drement de la puissance industrielle des Etats-Unis ? Peut-
être. Mais il se passera sans le moindre doute bien d’autres
événements inattendus qui auront une influence majeure Intéressé(e) ? Découvrez les détails de DB Personal sur
sur le cours de l’Histoire politique, sociale et économique. Et notre site www.deutschebank.be/dbpersonal ou en
donc également sur vos finances. appelant nos spécialistes au numéro 02 551 99 88.
15Actualité
Tendances Investissements
Passer
le cap
de la crise
de l’euro
e Quels thèmes privilégier alors que la crise
bat son plein au sein de la zone euro ?
e Les incertitudes continuent à peser sur
les décisions des investisseurs.
e Focus sur les obligations de sociétés,
les pays émergents et les mines d’or.
La zone euro continue de souffrir de la crise de la dette Les obligations de sociétés
et les indicateurs économiques signalent un fort ralen-
tissement de la croissance. Le scénario de base de la La Deutsche Bank privilégie les obligations de sociétés
Deutsche Bank anticipe une récession au sein de la zone aux actions qui, en dépit de valorisations très faibles dans
euro, pendant l’hiver, et une croissance faible de 0,4% en une perspective historique, continuent d’être pénalisées
2012. par un contexte de forte incertitude relative notamment à
l’évolution de la crise de la dette souveraine.
Aux Etats-Unis, où la croissance économique a accéléré
à 2% en rythme annuel au 3e trimestre et où les derniers Les obligations de sociétés sont aussi préférées aux em-
indicateurs économiques montrent une évolution plus prunts d’Etat, même si les turbulences boursières jouent
positive, la Deutsche Bank anticipe une croissance du PIB en faveur de ceux bénéficiant d’un rating élevé. Les ren-
de 2,3% en 2012 (contre 1,8% en 2011). dements offerts par ces emprunts d’Etat (comme le Bund
allemand à 10 ans) sont en effet historiquement bas et ne
Le Japon, qui a essuyé cette année les conséquences du couvrent pas l’inflation, ce qui les rend peu attractifs.
tsunami et de l’accident nucléaire de Fukushima, devrait
retrouver une croissance de 1,3% en 2012 même si la Les obligations de sociétés offrent au contraire des pers-
cherté du yen reste un souci majeur pour les autorités. pectives intéressantes et constituent le thème favori de la
Deutsche Bank au niveau obligataire.
Quant aux pays émergents, leur croissance économique
se maintient globalement bien malgré la faiblesse de la U Beaucoup d’entreprises ont mis à profit ces trois der-
croissance dans les pays industrialisés. nières années pour se renforcer et affichent des bilans
bien plus sains que ceux des Etats.
16« Un niveau de capital
élevé signifie davantage
de marge de sécurité
pour les créanciers
en cas de problème ou
d’insolvabilité. »
U Les spreads de crédit (écart de rendement vis-à-vis des Les marchés émergents
obligations de référence) se situent à des niveaux his-
toriquement élevés. Ils compensent plus les risques de La croissance économique dans les pays émergents se
défaut de paiement et rémunèrent donc correctement maintient malgré la faiblesse de la croissance dans les
les risques encourus. pays industrialisés, en particulier en Asie. Dans les pays
BRIC, l’importance de la part des exportations dans la
U Dans le contexte actuel, la Deutsche Bank favorise les croissance diminue graduellement au profit de la consom-
émetteurs de niveau (« Investment Grade1 », c’est-à-dire mation intérieure, ce qui diminue d’autant l’impact du
dont le rating est égal ou supérieur à BBB). Une diver- ralentissement des pays industrialisés.
sification appropriée entre émetteurs financiers et non
financiers reste également indiquée. Beaucoup de pays émergents bénéficient en outre d’un
taux d’endettement très bas, ce qui leur offre davantage
U Dans le secteur financier, les émetteurs les mieux de flexibilité pour financer d’éventuelles mesures de
capitalisés sont à privilégier : un niveau de capital élevé relance.
signifie davantage de marge de sécurité pour les créan-
ciers en cas de problème ou d’insolvabilité. Les obligations des pays émergents sont attractives
pour les raisons évoquées ci-dessus (croissance struc-
U Les obligations « Speculative Grade2 » (« High Yield », turellement élevée et endettement bas). Les spreads ont
c'est-à-dire celles dont le rating est inférieur à BBB-) augmenté depuis le début d’année et sont proches de
offent aussi beaucoup de valeur mais leurs fondamen- leur moyenne à long terme. Les rendements offerts sont
taux sont bien plus vulnérables en cas de ralentisse- donc attractifs. De plus, les obligations en devises locales
ment économique ou de récession : les spreads peuvent pourraient bénéficier d’un potentiel d’appréciation de ces
encore augmenter très fortement en cas de dégradation mêmes devises.
marquée du contexte économique ou d’aggravation de
la crise souveraine.
17Actualité
Tendances Investissements
Au niveau des actions, les marchés asiatiques de-
vraient mieux performer en raison d’une croissance
économique forte et des bons résultats de sociétés.
La crainte d’un « hard landing » de la Chine en raison
d’une politique monétaire restrictive a influencé
négativement les marchés mais la modération de
l’inflation devrait permettre de relâcher la pression
à ce niveau (comme c’est déjà le cas dans d’autres
pays). Les risques de baisse des cours restent pré-
sents à court terme mais il existe des opportunités
d’achats pour le moyen terme. « Beaucoup de pays
émergents bénéficient
L’or et les mines d’or en outre d’un taux
L’or conserve son statut de valeur refuge qui lui
d’endettement très bas. »
avait déjà permis d’enregistrer précédemment de
très fortes hausses. Ce statut est alimenté par les
craintes d’une nouvelle récession économique et
par la crise de la dette souveraine qui poussent les De telles actions valent pourtant le détour, pour
investisseurs à se tourner vers des actifs moins plusieurs raisons.
risqués.
U Les mines d’or bénéficient du prix élevé du métal
L’attractivité du métal jaune est aussi renforcée par jaune qui augmente leurs marges bénéficiaires :
les politiques monétaires ultra souples des grandes même si des déviations sont possibles à court
banques centrales qui rendent les taux d’intérêt réels terme, les bénéfices des mines d’or suivent tou-
négatifs (taux nominaux inférieurs à l’inflation) et jours l’évolution du prix de l’or à long terme.
par les craintes de retour d’une inflation plus élevée
à long terme, liée aux mesures d’assouplissement U Les valorisations des mines d’or sont historique-
quantitatif adoptées notamment par la Fed. ment attractives et pourraient être tirées vers le
haut par la croissance attendue des dividendes.
Entre son plancher de 1999 et son sommet de Les cours des actions pourraient aussi être soute-
septembre 2011, l’or a vu son cours s’apprécier nus par un regain d’activité au niveau des fusions-
de 640% et dépasser en termes réels (corrigés de acquisitions, précisément lié à la décote des mines
l’inflation) ses précédents sommets des années 80. par rapport au cours de l’or.
L’or n’est donc plus bon marché et son potentiel
haussier est plus faible que par le passé. On peut Ceci étant, un tel investissement reste par nature
dès lors encore y consacrer un pourcentage limité risqué puisqu’il s’agit d’actions de sociétés cotées en
de son portefeuille, à titre de diversification, en profi- Bourse. Il est en outre lié aux risques du marché de
tant par exemple d’une correction comme celle de l’or : d’une part, l’augmentation des taux d’intérêts
septembre dernier (- 15%). réels, qui ferait augmenter le coût d’opportunité de
détenir de l’or (mais ce risque est faible en raison
Les actions des mines d’or n’ont quant à elles pas du maintien attendu de politiques des taux bas par
suivi la hausse impressionnante du métal jaune, su- les principales banques centrales) et, d’autre part, la
bissant la pression négative exercée sur les marchés pression à la baisse exercée sur le cours de l’or par
boursiers par l’incertitude macroéconomique. une poursuite de la hausse du dollar.
Ces informations ne constituent pas une
recherche en investissements. Elles n’ont pas
été élaborées conformément aux dispositions
arrêtées pour promouvoir l’indépendance de la
recherche en investissements, de même qu’elles
ne sont soumises à aucune interdiction prohi-
bant l’exécution de transactions avant la diffu-
sion de la recherche en investissements.
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