www.ensembleparamirabo.com - Jeffrey Stonehouse | directeur artistique - Ensemble Paramirabo

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Jeffrey Stonehouse | directeur artistique

   www.ensembleparamirabo.com
  ensembleparamirabo@gmail.com
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Composé de membres audacieux et engagés, Ensemble Paramirabo se présente comme une voix pour la diffusion de
la musique d’aujourd’hui et pour la promotion des compositeurs émergents tout en repoussant les limites de l’expérience
du concert traditionnel. En tant qu’instigateur d’événements novateurs, il permet à de jeunes compositeurs de parfaire
leur marque dans le milieu de la musique nouvelle montréalaise et leur offre un tremplin pour les présenter à l’étranger.
Passant du solo à la formation de quintette, l’ensemble Paramirabo fait souvent appel à des musiciens supplémentaires
pour élargir son répertoire et subvenir aux besoins des créations qui lui sont proposées.

Tenant comme origine la pièce Paramirabo du compositeur montréalais Claude Vivier, Ensemble Paramirabo a pris ses
racines en 2008 au Conservatoire de musique de Montréal. Depuis sa fondation, l’ensemble a participé en tant qu’artiste
invité au Festival Mise-En à New York, au Cluster New music Festival à Winnipeg ainsi qu’au Montreal
Contemporary Music Lab. Fier de présenter la musique actuelle d’ici, l’ensemble compte plus d’une trentaine de
créations et de commandes à son actif et ses enregistrements sonores, LIVE ou de studio ont permis à des compositeurs
d’être lauréat de prix, tel que Flash point de Julien Robert (1er prix : Sond’Ar-te electric ensemble competition 2014
et 3ème prix : catégorie Serge Garant de la Fondation SOCAN 2014), the Torn Cubist de Scott Rubin (2ème prix : OSSIA
New Music 2013-2014 Composition Prize) et Graffiti’s Song de Matthew Ricketts (1er prix : catégorie Serge Garant
de la Fondation SOCAN 2011). L’ensemble a été présenté par plusieurs organismes dont l’ECM+, la Music Gallery :
Emergents Series, la SMCQ, Erreur de type 27, Innovation en concert et Code d’accès.

Au fil de leur cheminement, les efforts du groupe ont été remarqués par plusieurs journalistes et critiques musicales. La
journaliste Crystal Chan les a cités dans un article de la Scena Musicale du mois de mars 2012 : « Yin / Yang, les
entrepreneurs en musique à Montréal ». D’après le site internet Bachtrack, l’ensemble est décrit comme étant « une
perle rare » et démontrant un « courage sans limites – né exclusivement de l’inspiration créatrice, leur avenir prometteur
est à ne pas manquer ».

L’ensemble Paramirabo désire remercier ses fidèles collaborateurs ainsi que le Conseil des arts et lettres du Québec,
la Fondation SOCAN, le Conseil des arts de Montréal et le Conseil des arts du Canada pour leur généreux appui.

                                                                                                           MEMBRES

                                                           Jeffrey Stonehouse, flûte et direction artistique
                                      Ce jeune entrepreneur est directeur artistique et membre fondateur de l'ensemble
                                      Paramirabo. Lauréat de plusieurs concours nationaux, dont le TD-Canada Trust
                                      Young Artist Competition, et le Concours Ken-Murray, Jeffrey est diplômé des
                                      Universités McGill et Wilfrid-Laurier ainsi que du Conservatoire de musique de
                                      Montréal. Outre l'ensemble Paramirabo, Jeff travaille à la pige avec, entres autres,
                                      l'Orchestre Métropolitain, la Sinfonia de la Lanaudière et l’Orchestre Symphonique
                                      de Sherbrooke.

                                                                                                   Document de presse – page 1
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(Membres – suite)
                                                                                           Victor Alibert, clarinette
                                      Victor Alibert est originaire de Dordogne (France) et débute l'étude de la clarinette
                                     à l'âge de 7 ans. Initié très tôt au monde de la scène par l'apprentissage du cirque
                                     et la participation à des spectacles de musique et danse, il se passionne très vite
                                     pour ce milieu artistique multidisciplinaire et se joint à de nombreux projets
                                     originaux et atypiques.Titulaire d'un baccalauréat en enseignement, d'un
                                     baccalauréat en musicologie, et d'une maîtrise en interprétation, Victor est
                                     présentement pigiste et professeur de clarinette. Il participe à des projets très
                                     variés, comme des spectacles de musique et de danse ; des concerts en soliste
(Orchestre de l'Université de Montréal, Orchanik, et Ariadne); des cabarets de cirque au sein de la Fanfare Carmagnole
et des enregistrements d'albums Folk/Indie (Plants and Animals, Guillaume Arsenault).

                                                                                       Geneviève Liboiron, violon
                                     La violoniste Geneviève Liboiron est très active sur la scène contemporaine de
                                     Montréal. En plus de l'ensemble Paramirabo, elle a partagé la scène avec les jeunes
                                     ensembles La Machine, Punctum, Allogène et Wapiti, tous dévoué à la musique
                                     nouvelle. Elle s'est produite en concert en Suisse, en Colombie et partout au
                                     Canada. Geneviève est boursière de l'académie Kayaleh de Genève, du centre
                                     d'arts d'Orford, de l'Orchestre de la Francophonie ainsi que du Domaine Forget.

                                                                                    Viviana Gosselin, violoncelle
                                      Stagiaire 2010-2011 à l’Institut Orchestral du Centre national des arts d'Ottawa,
                                      sélectionnée à l’Orchestre de la Francophonie, l'Orchestre des jeunes du Canada
                                      ainsi qu'au célèbre « Toronto Summer Music Academy and Festival », Viviana est
                                      une musicienne d'orchestre hors pair, en plus d'être une chambriste à la musicalité
                                      dynamique et unanime. Elle est diplômée du Conservatoire de musique de
                                      Montréal dans la classe de Carole Sirois. Sa carrière musicale inclus plusieurs
                                      concerts en tant que soliste. Viviana a été lauréate du Concours de musique de la
                                      Montérégie ainsi que boursière de la Montée des arts.

                                                                                                  Daniel Áñez, piano
                                      Daniel Áñez se spécialise dans le répertoire contemporain. Il fait partie de
                                      l'Ensemble CG à Bogotá, et des ensembles Allogène, Wapiti, Ciao Rhino et
                                      Ensemble Paramirabo à Montréal. Il a participé aux créations d’œuvres des
                                      compositeurs colombiens Rodolfo Acosta R., Daniel Leguizamón, Camilo A.
                                      Méndez et Ana María Romano et des compositeurs canadiens André Hamel,
                                      Adam Basanta, Cassandra Miller et Michael Larocque, entre autres. Il se
                                      spécialise en répertoire latino-américain.

                                                                            David Terrien Brongo, percussions
                                        Percussionniste classique de formation et batteur dans l'âme, David Therrien-
                                        Brongo joue dans plusieurs ensembles de styles différents. Pigiste avec différents
                                        ensemble montréalais – Paramirabo, le NEM, Sixtrum, l'Orchestre de l'Agora, etc.
                                        – il est également membre de l'ensemble à percussion SCRAP – avec Sylvain
                                        Grenier, Alain Quirion, Marc Bonneau et Bertil Schulrabe – et batteur dans le
                                        groupe de métal Archetype. À l'été 2015, il s'est produit au Congrès Mondial de
                                        Saxophone à Strasbourg avec le saxophoniste Louis-Philippe Bonin, avec qui il
                                        forme le duoAIRS. À l’été 2016, il a participé au masterclass d’ensemble à
percussion au Manifeste 2016 à l’IRCAM à Paris, sous la direction de Steven Schick. En plus de ses activités
d'interprète, David enseigne la batterie et la percussion en privé et en groupe dans différentes écoles de Montréal et les
régions avoisinantes. Il est organisateur, chef d’orchestre et professeur de percussion pour le projet NDL – Jeunes
Artistes, un camp d'arts mis sur pied pour un foyer de jeunes en banlieue de Port-au-Prince à Haïti.

                                                                                                    Document de presse – page 2
Saison 2016-2017 (Mise à jour du 15 septembre 2016)

     BLURRED BOUNDARIES
       23 Septembre 2016
       Créations de Benjamin Oliver, Karine Bétournay, Philippe Côté
        Œuvres de Nico Muhly, Missy Mazzoli, Wendell Logan

      PARAMIRABO : RENCONTRES INTERNATIONALES
      Novembre 2016,
       6 au 12 novembre 2016 : Angleterre
       26 au 30 novembre 2016 : Mexique, Edouardo Mata Festival
         Œuvres et créations de compositeurs canadiens, mexicains et britanniques

    MANIFESTE ASSI
      17 Mai 2017
      Œuvre de Thierry Tidrow sur des poèmes de Natasha Kanapé Fontaine
       Création de James Bunch
______________________________________

HORS SAISON

       The Harvester Project – par Stacie Dunlop
       10 au 14 janvier 2017 - Toronto

      Tournée canadienne 2017:
      RAGING AGAINST THE MACHINE II : CHAMBERKILL
        Février – Mars 2017, Coproduction avec Thin Edge New Music Collective
        Créations de Nicole Lizée, James O’Callaghan, Anna Pidgorna, Colin Labadie
         Œuvre de Fredrich Rzewski

      CAM EN TOURNÉE : LES AMÉRIQUES
        Avril 2017, Suivez-nous sur le calendrier du Conseil des arts de Montréal :
         www.artsmontreal.org/fr/tournee

                                                                       Document de presse – page 3
RÉALISATIONS ANTÉRIEURES
Saison 2015-2016
      Date                   Nom du concert                                 Endroit                 Description
  10 mai 2016             THE CRAZIES! 2 :                                                          Atelier d’opéra 2016 : Mettant en vedette Vincent Ranallo et Sarah Albu. Mise en scène
                                                                   Cabaret le Lion d’Or             Andréanne Joubert, direction Kevin Mallon.
                      La dernière nuit du roi fou                   1676 rue Ontario Est, QC        Création de Stacey Brown
                                                                                                    Œuvres de George Aperghis et de Peter Maxwell Davies
  12 mars 2016         Claude et le courant gelé                      Salle multimédia              Concert créations 2016
                                                                   CMM-4750 Henri-Julien, QC        Créations de Matthew Ricketts, Guillaume Primard, William Kuo et Stephanie Moore
                                                                                                    Œuvre de Claude Vivier
 6 février 2016      Raging Against the Machine                       Salle de Concert              En partenariat avec le collectif Torontois Thin Edge New Music Collective.
                                                                   CMM-4750 Henri-Julien, QC        Œuvres de Anna Höstman, Brian Harman, Patrick Giguère, Steve Reich et Louis Andriessen

 30 janvier 2016      Laurier New Music Festival                  Maureen Recital Hall,             Ensemble-en-résidence avec Thin Edge New Music Collective.
                                                                  Wilfrid Laurier University, ON    Oeuvres de Frederic Rzewski et Ana Sokolovic. Lectures des étudiants du WLU

13 novembre 2015       (North) American Woman                        Salle multimédia               Œuvres de Ana Sokolović, Analía Lludgar, Lori Freedman, Missy Mazzoli, Joan Tower et Jennifer
                                                                   CMM-4750 Henri-Julien, QC        Higdon.

Saison 2014-2015
      Date                   Nom du concert                               Endroit                   Description
  4 juin 2015                 Perturbations                        Chapelle historique du           Concert Créations 2015 : Création de James O’Callaghan, Guillaume Primard, Edo Frenkel,
                                                                                                    Annie Hui-Hsin Hsieh, Colin Labadie, Andrzej Tereszkowski. Œuvre de Scott Rubin.
                                                                       Bon-Pasteur
                                                                       100 Sherbrooke E, QC
                                                             Tournée Canadienne 2015 : Raging Against the Machine
 30 avril 2015                     RATM                                Fox Cabaret
                                                                           Vancouver BC
 29 avril 2015                     RATM                                    Wood Hall
                                                                     Victoria Conservatory, BC
 28 avril 2015                     RATM                          Eckhardt-Grammaté Hall
                                                                      University of Calgary, AB
 25 avril 2015                     RATM                             Holy Trinity Anglican           Projet en partenariat avec le collectif Torontois Thin Edge New Music Collective.
                                                                                                    Créations de Anna Höstman, Brian Harman et Patrick Giguère
                                                                     Church Edmonton AB             Œuvres de Steve Reich et Louis Andriessen
19 février 2015                    RATM                                Music Gallery
                                                                            Toronto ON
13 février 2015                    RATM                         Cluster New Music Festival
                                                                           Winnipeg MB
12 février 2015                    RATM                             University of Laurier
                                                                            Waterloo ON

 26 nov.2014         Hommage au Conservatoire                          Salle de Concert             Créations par Carmen Vanderveken et Charles-Philippe Tremblay-Bégin. Œuvre de Michel
                     Coproduction avec le Conservatoire et          CMM-4750 Henri-Julien, QC       Gonneville, Serge Provost et Tristan Murail
                                Codes d’accès
  31 oct.2014        Lost & Found in Translation                 Centre Culturel Georges-           Créations par Nick Hyatt, Daniel Larrain et Nicholas Omiccioli
                   Coproduction avec Innovation en concert               Vanier                     Œuvres de Jessica Mays et Yannis Kyriakides. Paramirabo and friends !
                                                                      2450 rue Workman, QC

 20 sept.2014      Nuit Blanche - Miss Donnithorne’                 ODD BOX Arts Court              Dans le cadre de la nuit blanche d’Ottawa. Mettant en vedette Stacie Dunlop. Dirigé par
                                                                                                    Kevin Mellon. Mise en scène par Amanda Smith.
                               Maggot                                    building                   Miss Donnithorne’s Maggot. Joué à 3 reprises : à 21h, 23h et 1h.
                                                                        2 Daly Avenue, ON
Saison 2013-2014
      Date                   Nom du concert                                 Endroit                 Description
                                                                     Americas Society               Concert des artistes invités et marathon final.
                                                                                                    Œuvres de Michel Gonneville, Rodrigo Bussad, Frank Zappa, Philippe Leroux, Patrick Giguère,
  20 et 22 août        Paramirabo à New York                     680 Park Ave. NY 10065, USD
                                                                                                    Maxime McKinley, Scott Rubin, Veronica Mayer, Tsen-Fang Lin et Timothy Ernest Johnson.
      2014          Résidence au Festival Mise-En                Tenri Cultural Institute
                                                                43 W 13th St. New York, NY 10011,
                                                                               USD

  21 mai 2014                THE CRAZIES!                          Cabaret le Lion d’Or             Atelier d’opéra – Mettant en vedette Sarah Albu et Vincent Ranallo. Mise en scène par Lilian
                                                                                                    Belknap. Œuvres de Peter Maxwell Davies, Gordon Fitzell, Aurelio Edler-Copes, Philippe Leroux
                                                                    1676 rue Ontario Est, QC
                                                                                                    et Georges Aperghis.

   4 avril 2014             Québec-Montréal                          Palais Montcalm                Québec – Reprise du concert Québec-Montréal.
                                                                    995, place D’Youville, QC       Série Hommage à Denis Gougeon de la SMCQ.

  28 mars 2014              Québec-Montréal                      Chapelle historique du             Série Hommage à Denis Gougeon de la SMCQ. Création de Geneviève Dupuis. Œuvres de
                                                                                                    Denis Gougeon, François Morel, Patrick Giguère, Patrick Saint-Denis, Maxime McKinley.
                                                                     Bon-Pasteur
                                                                     100 Sherbrooke E, QC

                                                                                                                                            Document de presse – page 4
24 janvier 2014           Les Amériques                    Café Résonance            Concert Les Amériques, hommage au 20e anniversaire de mort de Frank Zappa. Création de
                                                                                     Symon Henry.
                                                           5175a av. du Parc, QC

  15 au 18 jan.       Tournée ontarienne 2014        Von Kuster Hall London ON       Tournée les Amériques, hommage au 20e anniversaire de mort de Frank Zappa. Créations de
                                                                                     Robert Hansler, Rodrigo Bussad et Christopher Willes Œuvres de Frank Zappa, Astor
     2014 et              Les Amériques               Music Gallery Toronto ON       Piazzolla, Claude Vivier, arrangé par Symon Henry.
  30 mai 2014                                         Salle Freiman Ottawa ON
  16 nov. 2013           Common House                      Café Résonance            Atelier de composition
                                                           5175a av. du Parc, QC     Créations par le collectif Common House

  24 sept 2013      ECM+présente Paramirabo :              Salle de Concert          Véronique lacroix, directrice artistique
                        Attaque à cinq!                  CMM-4750 Henri-Julien, QC   Création de Julien-Robert et Riho Maimets
                                                                                     Œuvres de Michel Gonneville et Patrick Saint-Denis.

Saison 2012-2013 (du 23 novembre 2012 au 19 juin 2013)
                        Tournée Canadienne 2013 : Folklore, Myth and Legend / Threshold – Le seuil (du 11 février au 25 mars 2013)
Saison 2011-2012 (1er octobre 2011 au 5 mai 2012)
Pré-Saison 2011 (18 septembre 2010 au 6 août 2011)

                                                                                                                               Document de presse – page 5
CRÉATIONS - Répertoire

BROWN Stacey           Un(Done)                                   SAILOR Malcolm         Paramira-booya
BUSSAD Rodrigo         Loin                                       SCALIA Giancarlo       Yeux d’une fille dans un cimetière
CHIASSON Frédéric      Isthar                                     STOREN David           Heavyweight Ballerina
CORREIA Igor           Phases                                     STRAVINSKI Igor        Sacre du Printemps* (arr. Kevin Lau)
DENBURG Elisha         Rondo                                      TAM Nancy              envoi
DUPUIS Geneviève       D’ici et d’ailleurs                        TERESZKOWSKI Andrzej   Pytanie Półretoryczne
EDLER-COPES Aurelio    Encore seul *                              THORNBORROW Chris      This Changing View
FREEDMAN Lori          Quelles filles (de Ensuite)*               TREMBLAY Charles       Telos
FRENKEL Edo            Vécu comme un accompagnement à l’orgasme   VANDERVEKEN Carmen     Le ballet des plaisirs
GIGUÈRE Patrick        Ces choses que l’on croyait endormies      VENNE-DESHAIES Elyze   Tableaux pour une société en quête de délabrement
GOSSELIN Olivier       Yantra
GOSSELIN Olivier       Mécanique d’un après-midi carillon
HANSLER Robert         In Every Place, Incense
HARMAN Brian           Hum
HENRY Symon            Intranquillité III
HÖSTMAN Anna           Fog
HSIEH Annie Hui-Hsin   Contemplations
HUTCHINGS Sebastian    Did I escape, I wonder…
HYATT Nick             Check ça icite!
JACQUES Véronique      Himinn.
JULIEN-ROBERT          Flash Point
KUO William            Geht auf wie eine Blume
LABADIE Colin          Formations I
LARRAIN Daniel         La pollila de Madrid
LAU Kevin              Gates of Light
LAVIGNE Nick           Pressure Pointing
LAVIGNE Nick           Wake Up Mottyl
MAIMETS Riho           Lines Suspended
MAYS Jessica           Look Again
MOORE Stephanie        U-29
MORRISSON Claire       Distillation No 5
NICKEL Luke            Révolutions d’Orphée
NOVOTNY Michal         Piano Quartet
NOVOTNY Michal         Duet for flute and piano
O’CALLAGHAN James      AMONG AM A
OMICCIOLI Nicholas     Push/Pull*
PEARCE Monica          Connotations
PIAZZOLLA Astor        Coral * (Arr. Symon Henry)
PON Nova               Mosaic Dances
PRIMARD Guillaume      Glaciel
RICKETTS Matthew       Graffiti Songs
RICKETTS Matthew       CV
RUBIN Scott            the Torn Cubist
RUBIN Scott            the Bath Clown Duo
RYAN Fiona             Portals                                                           * Arrangements pour Ensemble Paramirabo

                                                                                                 Document de presse – page 6
RÉPERTOIRE

ANDRIESSEN Louis       Worker's Union                           STEVEN Donald        Sapphire Song

APERGHIS Georges       Le rire physiologique                    TOWER Joan           Petruschkates
APERGHIS Georges       Les 7 crimes de l'Amour                  VILLA-LOBOS Heitor   Assobio a Jata
BACH J-S               Sonate en Mi min.- flûte et continuo     VIVIER Claude        Pièce pour clarinette et violon
BACH J-S               A Musical Offering                       VIVIER Claude        Paramirabo
BARTÓK Béla            Contrastes Sz.111                        VIVIER Claude        Pulau Dewata
CHAMPAGNE Éric         Orphée déchiqueté par les bacchantes
DHARMOO Gabriel        Sur les rives de
FELDMAN Morton         Durations II
FITZELL Gordon         Violence
FREEDMAN Lori          Reimsix
GONNEVILLE Michel      Relais papillon
GOUGEON Denis          Suite privée
HA Moon Young
HIGDON Jennifer        Zaka
HISCOTT Jim            The Sun and the Moon
KODÁLY Zoltán          Sonate pour violoncelle seul, op.8
KOENIG Mason           In the Skin of a Lion
KYRIAKIDES Yannis      Zeimbekiko 1918
LEROUX Philippe        Continuo(ns)
LLUDGAR Analia         Tricycle
MARTINŮ Bohuslav       Madrigal Sonata
MAXWELL-DAVIES Peter   Miss Donnithorne’s Maggot
MAXWELL-DAVIES Peter   Eight Songs for a Mad King
MAZZOLI Missy          Still Life with Avalanches
MCKINLEY Maxime        Wirkunst-Forum
MOREL François         Étude de sonorité #2
MURAIL Tristan         Winter Fragments
NICKEL Luke            Kumiko
NOVOTNY Michal         Quartet
OESTERLE Michael       Urban Canticle
PLAMONDON Yannick      Autoportrait sur Times Square
PROVOST Serge          La pietra che canta
REICH Steve            Double Sextet
ROUSSEL Albert         Trio op. 40 (flute, alto, violoncelle)
RZEWSKI Frederic       Coming Together
SAINT-DENIS Patrick    Soul Vector
                       Kammersymphonie No.1 (arr. Anton
SCHOENBERG Arnold
                       Webern)
SCHOENBERG Arnold      Pierrot Lunaire, op.21
SCIARRINO Salvatore    Lo spazio inverso
SMITH Linda Catlin     Among Tarnished Stars
SOKOLOVIC Ana          Ciaconna
                       Only the Words Themselves Mean
SOPER Kate
                       What they Say

                                                                                         Document de presse – page 7
CIBL - Radio Citoyenne de Montréal
                                                                                     Émission du 11 mai 2016,
                                                                        Chronique Musique Nouvelle (1 :01 :15)
                                                                              Dernière nuit du roi fou – Critique
                                                                        Anne-Marie Kirouac et Manuel St-Aubin
Émission Catherine et Laurent
Anne-Marie Kerouac : On débute chronique nouvelle avec Manuel Saint-Aubin. Bonjour Manuel!

Manuel St-Aubin : Bonjour Anne-Marie!

AMK : On aura des concerts, des invitations pour les auditeurs dans quelques minutes et concerts à venir
au mois de mai. Mais d’abord un retour sur un récital qui a eu lieu hier soir à Montréal où tu étais Emmanuel
et ça s’appelait : La dernière nuit du roi fou.

MSA : Oui, et c’était le cas de le dire, c’était complètement fou, comme concert, c’était hier à 20h au
Cabaret le Lion d’Or, c’était un concert d’opéra de l’ensemble Paramirabo avec une mise en scène
d’Andréanne Joubert, donc c’était : la dernière nuit du roi fou, qui présentait, en autre comme plat , principal
si j’ose dire, Eight Songs for a Mad King du compositeur anglais Peter Maxwell Davies, qui est décédé,
malheureusement, en mars dernier et dans ce concert, il y avait la création de deux autres pièces. La
création de la pièce un(done) de Stacey Brown et d’une autre pièce, Les 7 crimes de l’amour de Georges
Aperghis. Il y avait pour cette occasion la mise en valeur de la soprano Sarah Albu dans la création de ces
deux pièces et donc dans la première partie du concert il avait vraiment deux créations étonnantes de
musiques c’était complètement sauté, c’est le cas de le dire. Il avait une mise en scène extrêmement solide,
extrêmement importante, les musiciens faisaient partie du spectacle à part entière.

AMK : Donc, ça avait un côté théâtral un peu ?

MSA : Théâtral à 100%. Et les musiciens en direct étaient des comédiens accomplis, je dirais. Chapeau à la
metteure en scène! Parce que les musiciens, on est habitués de travailler dans l’ombre la plupart du temps
et d’être dans l’ombre quand il est temps ….

AMK : … de se concentrer à l’interprétation de la musique, sans émotion …

MSA : Exactement, c’était assez étonnant. On voyait les musiciens bouger avec leur instrument jouer la
pièce, et c’était une pièce très, très, très expressive en première partie du concert. Peu de musiciens, mais
beaucoup de sons que l’on ne soupçonne pas de la part de certains instruments comme le tambour et la
clarinette. Parfois on ne savait plus qui jouait quoi, qui produisait quel son. Il y avait des effets spéciaux de
sons de la soprano.

AMK : Les sons étaient traités ?

MSA : Non … .traité d’une certaine façon. On dirait que les musiciens …

Le son n’était pas traité électroniquement. Les musiciens allaient au-delà des possibilités de leur instrument.
Et la soprano était en parfaite maîtrise de sa voix dans des effets qu’on ne peut pas soupçonner d’une voix.
C’était assez incroyable. La scène se passait dans un côté de la salle, parfois dans le milieu de la salle. Il y
avait des musiciens un peu partout et donc c’était spatialisé. Et le public riait, se déplaçait, justement les
musiciens n’ont jamais décroché, c’est ce que je trouvais assez étonnant. Assez impressionnant. La
musique continuait sans anicroche. Alors c’était la création en première partie de la pièce de Stacey Brown,
un(done), et 7 crimes de l’amour de Georges Aperghis.

                                                                                             Document de presse – page 8
La deuxième partie du concert, qui est la pièce principale, la pièce maîtresse, c’était Eight Songs for a Mad
King de Peter Maxwell Davies. C’est un opéra théâtre, composé en 1969 qui était interprété par l’ensemble
Paramirabo sur scène avec le baryton Vincent Ranallo. C’est un théâtre musical,

Une mise en scène réglée au quart de tour et les musiciens étaient déguisés en habit de plume et le décor
était très bien fait rappelant un peu une chambre de malade. Des accessoires d’hôpital, le tout qui rappelle
la maladie mentale. Parce que la suite, Eight Songs for a Mad King nous amène dans la folie inspirer de
celle de George III, roi d’Angleterre, vers la fin du 18e siècle, et atteint d’une aliénation mentale
complètement totale vers la fin de sa vie. Donc cette aliénation mentale que l’on retrouve dans ce petit
opéra de Peter Maxwell Davies. Je crois que nous avons un extrait.

AMK : Écoutons cet extrait

(Extrait de Eight Songs for a Mad King, enregistrement en direct du concert du 10 mai 2016)

AMK : Ah oui, Manuel, on sent la folie, l’aliénation!

MSA : La folie totale sur scène et dans la musique. Le chanteur Vincent Ranallo qui est assez incroyable.
UN chanteur qui maîtrise sa vois PARFAITEMENT.

AMK : Ça c’est assez rare des opéras en musique nouvelle, je ne pas s’il y en a beaucoup dans le
répertoire …

MSA : Il y en a plusieurs, dont je vais en annoncer un tout à l’heure. C’est assez étonnant. Une excellente
pièce. Il y a une scène justement, dans un excès de folie, le chanteur détruit le violon d’une des
musiciennes, j’ai trouvé ça un peu …

AMK : Littéralement, on le voit exploser le violon

MSA : Complétement, le violon n’est plus bon. Il n’y a plus rien. Le violon est totalement détruit.

AMK : Une chance qu’il n’y a pas quatorze représentations

MSA : Ça coûterait cher de violon. Donc c’était des musiciens exceptionnels. L’ensemble Paramirabo, la
soprano Sarah Albu et le baryton Vincent Ranallo, hier avec le concert La dernière nuit du roi fou au Lion
d’Or.

Ça confirme ma théorie que les meilleurs musiciens sont dans la musique contemporaine!

AMK : Ils maîtrisent leur instrument pour aller au-delà de ce qu’ils sont habitués de faire dans d’autre style.

MSA : Alors voilà pour la fin de l’émission. Parlant de roi, un autre groupe …

                                                             Source : c1f1.podcast.ustream.ca/a/118377.mp3

                                                                                            Document de presse – page 9
Concert de l’Ensemble Paramirabo :
                                                                     La création comme dialogue
                                                                                   Critique sur Ccette ville étrange
                                                                                          Par Marie-Pierre Brasset
                                                                                                  8 décembre 2014

J’aime voir l’acte de création comme une forme de dialogue avec les musiques ou les pensées d’autres compositeurs,
qu’ils soient collègues, maîtres ou prédécesseurs, un dialogue qui inspire même la construction du
vocabulaire personnel. L’œuvre est ainsi comprise comme une réponse raisonnée et mûrie lors d’un
acte de communication partagé, dans lequel personne n’a tort ou raison, et où tous participent à
l’édification d’une pensée intelligente, ici musicale. Le concert de l’Ensemble Paramirabo du mercredi
26 novembre nommé Hommage au Conservatoire, dans lequel ont été réunis maîtres et élèves, en est
un exemple éloquent.

La soirée a débuté avec une pièce de Carmen Vanderveken, élève de Michel Gonneville. Le ballet des
plaisirs est une construction musicale faite à partir de matériaux musicaux composés de façon à
évoquer des traits stylistiques particuliers. Divisée en trois mouvements (vif-lent-vif) elle contient une
abondance de mélodies et de textures denses bien ficelées, de grands mouvements lyriques hachurés
par des à-coups dynamiques et de brusques arrêts. On y entend un souffle dramaturgique, un
foisonnement des matériaux musicaux. À plusieurs reprises, on sent qu’on peut reconnaître ces «
matériaux référentiels décontextualisés », mais l’impression finale reste que cette matière déborde de
son cadre et devient autre, ici la voix personnelle de la compositrice.

La seconde pièce au programme était celle de Charles Tremblay, élève de Serge Provost, et se
nomme Telos. Ici encore, on poursuit un travail de recherche et de dialogue. Le compositeur nous dit
qu’il s’agit d’une « réponse personnelle à l’idée de la musique apollinienne chez les Grecs », au
concept du nombre d’or et à l’œuvre de Xenakis. Dans Telos, nous retrouvons un discours
contrapuntique construit sur des jeux de registres, des profils mélodiques, des glissandos, tout ceci
gravitant autour de certains pôles fréquentiels la plupart du temps émis par le piano. L’œuvre possède
une énergie vitale personnelle et assumée, et lorsque la pièce se termine, on se dit qu’elle aurait pu
être plus longue ou plus courte, car les éléments musicaux sont intégrés autant dans la grande forme
que dans l’objet sonore. Le compositeur a donc bien réussi à rendre musicalement ce sentiment
d’infinitude et ce « tout est dans tout » propre au nombre d’or et à la suite de Fibonacci.

Suivait le magnifique La pietra che canta de Serge Provost. Il s’agit d’un trio particulier, un trio de
solistes. La parole est laissée tour à tour au violoncelle, au violon puis au piano. Ce sont des lignes
très lyriques aux cordes, mais l’émotion qui en émane est toujours calibrée et semble vraie et
authentique. Le piano est quant à lui tout en gestes d’accords-couleurs et de lumière et présente une
écriture très fine, à la fois légère et harmonique. Cette manière d’agencer la forme donne un
sentiment d’espace et d’immensité. Le traitement électronique qui sert d’assise et encadre le discours
rappelle les lieux, cette grande église au cœur de Venise dans laquelle le compositeur a trouvé la
tombe de Claudio Monteverdi. Le travail électronique sur la réverbération crée une quatrième
dimension magnifiant le discours musical et plonge l’auditeur dans un état onirique certain. D’ailleurs,
l’un des moments les plus oniriques de la pièce se produit lors d’une citation bien réelle mais comme
estompée, enfouie, du madrigal Hor che’l ciel de Monteverdi. Il s’agit d’une œuvre qui respire et qui
est pourvue d’une grande poésie, que les trois musiciennes de l’ensemble ont superbement
interprétée.

L’œuvre de Michel Gonneville, autre figure emblématique du Conservatoire, s’avère complètement
différente de celle de son collègue, mais tout aussi riche. Michel Gonneville est un grand bâtisseur de
forme et cette pièce nomméeRelais Papillons est une merveille d’architecture. Inspirée du « méga-
phénomène » de la migration des papillons monarques du Mexique au Canada, cette œuvre puise
aussi ses matériaux dans l’Étude opus 25 # 9 de Frédéric Chopin, dite étude papillon. Nous nous
retrouvons donc avec une musique où il y a joie et célébration de la vie : des lignes mélodiques
foisonnantes et incessantes s’entrecroisant d’une manière organique et ludique, une orchestration du
matériau lumineuse ainsi qu’une complexité rythmique naturelle et intelligente. L’Ensemble Paramirabo

                                                                                            Document de presse – page 10
n’en était pas à la première exécution de cette œuvre et le rendu final fut d’une musicalité
remarquable.

Winter Fragments de Tristan Murail clôturait le concert. Pour cette pièce, le musicien Daniel Àñes s’est
joint à l’ensemble afin d’interpréter la partie électronique. Encore une fois, le compositeur puise son
matériau musical chez un collègue, en l’occurrence la cellule initiale de «Prologue» de Gérard
Grisey. Winter Fragments est une œuvre de sensations et de couleurs. L’auditeur plonge dans la
contemplation d’objets musicaux incessamment engendrés par des impulsions sonores qui ponctuent
la trame de l’œuvre. Tout est généré par le geste : un travail nécessitant donc une grande écoute, et
ce défi a été relevé par l’Ensemble Paramirabo.

Toute forme de création s’inscrit dans un milieu particulier, et il est fort touchant que l’Ensemble
Paramirabo ait pris l’initiative de rendre un hommage au Conservatoire, cette institution qui a tant fait
pour la création artistique, et sur laquelle les chantres de l’austérité s’acharnent avec une logique de
plus en plus destructrice. Faut-il rappeler que l’Ensemble Paramirabo s’est formé au Conservatoire de
musique de Montréal après avoir interprété l’œuvre éponyme de Claude Vivier dans la classe
d’interprétation de Véronique Lacroix ? Les Conservatoires du Québec sont l’un des rares lieux où l’on
peut apprendre à maîtriser et à vivre les vertus du dialogue dont je parlais plus haut. Ces précieuses
écoles ont mis des dizaines d’années à se développer et l’éventualité de leur disparition donne le
même sentiment de désolation que le spectacle d’une forêt ancestrale coupée à blanc.

Marie-Pierre Brasset

8 décembre 2014

      http://www.cettevilleetrange.org/concert-de-lensemble-paramirabo-la-creation-comme-dialogue/

                                                                                     Document de presse – page 11
L’Amérique selon Paramirabo
                                                                                             Critique sur Montréal en musique
                                                                                                    Par Emmanuelle Piedboeuf
                                                                                                               26 janvier 2014

Jeune ensemble composé de cinq musiciens polyvalents, l’Ensemble Paramirabo s’est fait connaître pour
repousser les limites de la création. C’est ce qu’il a fait vendredi dernier en conviant son public dans un café
plutôt que dans une salle de concert.

Si les cafés accueillent fréquemment des ensembles de jazz, l’Ensemble Paramirabo est un des rares ensembles de
musique classique contemporaine à oser se risquer hors du confort de l’acoustique de la salle de concert conventionnelle.
L'ensemble exploitera la thématique de l'Amérique pour la soirée, continent dont tous les compositeurs présentés sont
issus.

C’est au milieu des conversations, dans une ambiance festive, que débutera la première pièce, soit un arrangement
duShiraz de Claude Vivier. Entraînée par les mouvements d'abord percussifs puis ondoyants de l’œuvre, je ne peux
m’empêcher de remarquer que la vie du café poursuit son cours, ce qui donne une touche particulière au concert. C’est
ainsi que si quelques auditeurs tentent de s’immerger dans le monde musical qui nous est présenté – notamment en
fermant les yeux – plusieurs sont déstabilisés par ce nouveau contexte et semblent déconcentrés chaque fois que
quelqu’un se déplace, parle ou fait du bruit.

Les musiciens poursuivent tout de même avec brio, parvenant à rendre de très beaux contrastes de nuances et de
timbre. Si l’usage de l’amplification pour cette première pièce ne rendait peut-être pas tout à fait justice à l’acoustique du
lieu, elle se terminera tout de même dans un concert d’applaudissements. Les bavardages reprendront avant la pièce
suivante, et il faudra un bon nombre de chut! dans l’auditoire pour que le concert puisse s’enchaîner.

C’est une composition de Robert Hansler pour l’ensemble qui suivra, soit une œuvre à progression très lente basée sur
des sons individuels contribuant à la construction d’un tout sonore, sur un arrière-plan indéterminé. Dans les nuances
douces, l’œuvre parvient mal à se détacher des bruits de fond du café, qui pourraient par ailleurs très bien s’intégrer à
celle-ci pour lui donner un éclairage nouveau. L’œuvre qui suit est un arrangement de Frank Zappa, et suscite un vif
intérêt chez l’auditoire. Le rythme entraînant contraste effectivement avec ce qui a précédé, et le clarinettiste chante dans
son instrument, avant d’être rejoint par les femmes de l’ensemble, qui chanteront avec lui tout en continuant à jouer. Très
cool.

Quatre œuvres se succéderont à un rythme soutenu après la pause, à commencer par une composition de Rodrigo
Bussad. Créant une atmosphère angoissante par des soufflements et des glissements de cordes et quelques accords, les
musiciens chuchotent quelques vers. Je vois mort. Silencieusement. Incroyablement. Refroidissement. L’œuvre se
termine rapidement, mais le message est passé. A’ight, comme le fait remarquer un auditeur. Suivra un arrangement
d’une œuvre de Piazzolla. Si l’on remarque le soudain changement d’atmosphère avec ce qui précède, cette œuvre est
beaucoup plus douillette, et convient tout à fait à l’atmosphère de café qui nous entoure. Malgré un jeu parfois un peu
sec, cette pièce reste une réussite.

Écrite par Symon Henry pour l’ensemble, la pièce suivante est l’œuvre maîtresse du concert. Faite de 10 miniatures –
correspondant à autant de partitions graphiques qui se trouvent affichées sur les murs du café – l’œuvre se veut un
univers poétique non justifiable. On entendra d’abord beaucoup de glissandos, dans une atmosphère très tourmentée,
avant de passer vers une miniature faisant penser à une boîte à musique se détraquant et la finale, où quelques
musiciens commenceront à siffler avant que tous commencent à se crier dessus parce que personne ne s’est donné le Q.
Mêlant théâtralité, techniques de jeu modernes et inventivité, tout en captant l’attention à chaque moment, cette œuvre
est définitivement un hit.

Le concert se conclura par un arrangement de Fifty-Fifty de Zappa. Avec plusieurs solos intéressants – dont un solo de
flûte très salué faisant même recours à un peu de beat box – cette œuvre clôturera bien la soirée, qui se terminera sous
une pluie d’applaudissements bien mérités. L’innovation et l’énergie de ce jeune ensemble ne peuvent en effet qu’être
salué.

http://montrealenmusiques.blogspot.ca/2014/01/lamerique-selon-paramirabo.html

                                                                                                       Document de presse – page 12
Créations au concert Les Amériques de l’Ensemble Paramirabo
                                                                              Critique sur Cette ville étrange , Par Marc Hyland
                                                                                                                  30 janvier 2014

D’abord saluer l’initiative de ce jeune ensemble d’investir ainsi un lieu public hors-circuit-musique-classique, à savoir ici le
café Résonance, sis Avenue du Parc dans le Mile-End, qui affiche des concerts d’ensembles jazz/musique actuelle, et ce
presque à tous les soirs! À l’instar des Poisson Rouge et autres SubCulture (New York), il y a ici une mouvance de
démocratisation et un désir de proximité avec un public plus jeune, et le pari est réussi, car la moyenne d’âge de la salle
comble ne dépassait sûrement pas 28 ans. Voilà qui nous change de la Maison Symphonique pour la clientèle (et le prix
des places) mais aussi des petites salles plus traditionnellement associées à la musique de concert.

Le lieu sympathique dépourvu de réverbération naturelle n’a de toute évidence pas été choisi pour ses propriétés
acoustiques, carence à laquelle on pallie par une légère amplification, ce qui métallise et durcit un peu la sonorité des
instruments acoustiques. Mais l’enjeu et la musique, ultimement, n’en souffrent presque pas, car les œuvres présentées
ici sont assez animées (parfois même assez volontairement sales) pour nourrir le lieu et l’écoute, que ce soit par
bruitismes, par débits du flot sonore, ou par tempi rapides. De longues œuvres méditatives en pianissimiconviendraient
sans doute moins. Du reste, le tout prenait un côté quasi-Cagien, en mêlant sans distinction au jeu des instrumentistes
les bruits produits derrière le bar, les déplacements pour le service, tous faits discrètement mais présents quand même,
avec lesquels l’auditeur devait composer son écoute.

Symon Henry, dans son arrangement de Shiraz de Claude Vivier, ajoute violon, violoncelle, flûtes et clarinettes au piano
qui subsiste ici, dans une résultante globale hautement virtuose qui décuple habilement la perception du discours et des
voix présentes dans l’original. Il y a bel et bien arrangement ici, comme dans les Zappa à suivre, et non simplement
transcription. À la différence du timbre unique de l’original pour piano, les voix de l’harmonie sont scindées en timbres
instrumentaux plus prégnants (notamment par la clarinette basse) qui gagnent une matérialité lyrique brute et puissante
dans l’espace restreint (et brut!) de la salle.

In Every Place, Incense de Robert Hansler propose une plage bruitiste, sans apparente intention mélodique soutenue
mais plutôt en lien avec ce qui est, déjà, devenu une tradition : approche du son par la fragmentation du discours,
techniques de jeu inhabituelles, théâtralité de certains gestes, etc. C’est ici que le concert prend une
couleur amériCa(gie)ne, avec ses ictus de bar, ses chuchotements du public et autres tintements éthyliques, avant de se
terminer en soupirs sur scène et par de bruyants applaudissements dans la salle. On se demande d’ailleurs si de tels lieux
non-orthodoxes ne facilitent pas des réactions plus spontanées et sonores du public, qui ajoutent sifflets et cris aux
applaudissements standards. (Chassez le décorum et le naturel revient au galop).

I’m the Slime, de Frank Zappa, également brillamment arrangé par Symon Henry, nous plonge dans une autre
Amérique, où… I’m the slime oozin’ out from your TV set…Your mind is totally controlled, it has been stuffed into my
mold, and you will do as you are told until the rights to you are sold… Avec son riff mémorable, ses passages où le
musicien flûtiste devient vocaliste, ses masses avec arco-grains à la Lachenmann, ses glissandi, parlando et autres
techniques non-traditionnelles de jeu, le groove Zappa devient plus concret mais conserve son énergie, comme s’il
gagnait en textures ce qu’il a perdu dans sa transmutation et sa « désamplification ». Il faut souligner ici le talent des
interprètes de Paramirabo, pleinement engagés et expressifs devant le texte musical soigneusement noté. Ajoutons que
Zappa y est sans doute aussi pour quelque chose! (Question : la musique plus spéculative et orchestrale contemporaine
de Zappa lui survivra-t-elle autant que sa musique « électrique » ?) Ce qui est certain, c’est que cette dernière, (tradition
en devenir?) attire plusieurs jeunes ensembles, dont plusieurs membres sont nés après que Zappa ait composé ces
pièces… Encore une fois, plaisir manifeste du public et des interprètes.

Loin, du compositeur brésilien Rodrigo Bussad, prolongeait la lignée bruitiste de la soirée, en intégrant dans cette
partition divers jeux à l’intérieur du piano, phonèmes et appels vocaux des musiciens et éclats granuleux de clarinette
basse, pour constituer une pâte sonore séduisante, comme en a témoigné la réaction générale.

Dans un effet de contraste complet, suivait Coral, du maître argentin Astor Piazzola. Cette musique au langage tonal
tendre avec ses marches de quinte et une belle finesse s’accommodait bien de la translation instrumentale requise pour
l’arrangement, somme toute moins radicale que les précédentes, par rapport à son instrumentation et dirions-nous, son
intention originale. Il nous a toutefois semblé que le passage exprimé à la clarinette basse aurait mieux convenu à une
clarinette en si bémol, pour en garder la ronde essence langoureuse.

Présent au concert, Symon Henry-arrangeur a fait place au compositeur, en présentant brièvement sonIntranquilité III
(C’est en liesse), une série de 10 partitions graphiques à partir desquelles l’ensemble doit composer sa version de
l’œuvre, en appliquant un ensemble de contraintes fixées par le compositeur quant à divers paramètres (par exemple,
voici quelques-unes des consignes inscrites dans la partition : tempo libre pour chaque miniature… des éléments
graphiquement proches quant à leur apparence et leur disposition devront être interprétés par des sonorités, registres et

                                                                                                        Document de presse – page 13
durées entretenant certains liens de parenté… les moyens de transposition sonore des éléments graphiques doivent donc
être choisis par les interprètes, etc. Les œuvres visuelles conçues par Henry sont abstraites, relativement minimalistes, en
gestes épars de noir, de gris et de rouge, et pourront rappeler certaines œuvres de Cy Twombly ou de Betty Goodwin.
Leurs compositions visuelles dramatiques et non-figuratives sont donc lues et transmutées par les musiciens qui les
transforment en objets sonores, par glissandis, grognements, arco grains, multiphoniques, whistle tones, sifflements,
pour se terminer en une sorte d’affrontement vocal intranquille.

[On peut entendre la réalisation de l’œuvre par Paramirabo tout en visionnant les partitions graphiques
au http://youtu.be/urf4DZZ0KIY

Il existe une forte parenté entre les œuvres de Henry, Bussad et Hansler, les trois relevant d’approches non-mélodiques
et non-périodiques, orientées sur la recherche de timbres. Nous sommes ici dans l’instant, si ce n’est dans l’humeur, en
absence de réseaux traditionnels de « hauteurs », ce qui rend le discours difficile à cerner dans sa forme et son poids,
parfum qui passe… Les Intranquilités III de Henry se distinguent toutefois par leur découpage en courtes pièces, ce
qui induit un effet de contraste et les singularisent déjà entre elles.

Retour de Zappa, l’arrangement de Henry délaisse la voix pour faire de Fifty-Fifty un instrumental tout aussi échevelé
que l’original, avec ses soli hystériques qui conservent ici leur énergie initiale par le jeu convainquant des interprètes, qui
se font aussi orgue, voire guitare électrique, avec une efficacité remarquable et toute la virtuosité requise. En fait,
l’arrangement est si juste qu’il donne le sentiment d’une véritable musique de chambre originale.

Amériques, thème fécond, notamment par l’éclectisme et l’hétérogénéité incarnés par ces figures musicales déjà
hybrides que furent Vivier et Zappa. Un ensemble comme Paramirabo et des concerts comme celui-ci confirment qu’un
habile mélange de répertoires peut être un fertile révélateur d’influences et d’horizons. Amériques, colossal continent de
musiques, où Vivier fut le contemporain de Zappa et Piazzola, et où Henry, Hansler et Bussad se retrouvent dans la forêt
des timbres, au-delà de la géographie.

Marc Hyland

(www.marchyland.com)

http://www.cettevilleetrange.org/creations-au-concert-les-ameriques-de-lensemble-paramirabo/

                                                                                                       Document de presse – page 14
New Sounds for 2014
                                                             Critique sur New Music Toronto, Par Paolo Griffin
                                                                                              18 janvier 2014
Last night’s concert at the Music Gallery, featuring Montreal-based Ensemble Paramirabo, as well as quite a few
others, was definitely one of the most interesting concerts I have been to in a long time.

It started with Canadian sound artist and composer Christopher Willes, who has had exhibitions in Finland, New
York City, and Toronto, to name a few. The only piece on the first half of the concert was Willes’
immersive Blow/Draw. The performers, and there were many of them, positions themselves around the hall and
began to play long sustained tones. I’m told the direction of the piece resulted from following the harmonic
series, but I wish I could’ve had a chance to talk to the composer about this piece. It seemed everyone had a
different reaction to the piece, given that it was those long notes for almost 45 minutes. I’m not the first to admit
that my mind wandered off for a while in the middle of the piece, but, then, maybe that was the point. Different
colours, textures, and effect kept appearing, and the overall impression I got was that of the world’s most
colourful slinky.

After an intermission, Ensemble Paramirabo stepped up to performer Willes’ Receding Background. A work
made of seven miniatures featuring the instruments and electronic sounds via speaker. Most were good, some
were fantastic. There was a constant shift in mood between playful, serious, exciting, and back again.

Canadian Scott Rubin’s interestingly titled work the Torn Cubist felt like a piece that progressed from abstraction
into something more or less solid. In the later parts of the piece especially, when the music adopted a driving
rock and jazz derived set of rhythms, did I feel like this was a piece that I would like to hear again.

Composers Robert Hansler and Rodrigo Bussad had brand new offerings. In the former’s case, a work titled In
Every Place, Incense and in the latter’s, Loin.

In Every Place, Incense felt like a piece whose name really fit. It was a great combination of fragility and
strength. The musicians seemed to really be in their depth during this piece, and it came out in the music.

Loin was another interesting piece. Perhaps not my favourite sort of work, but it had its definite moments.
Roaring at a rapid pace through sections, with dark textures and a fantastic use of the instruments and their less
conventional techniques, I would very much like to hear this piece again, as I don’t feel ready to give a complete
opinion on it with just one listening.

There were also two Frank Zappa arrangements, I’m the Slime and Fifty-Fifty, on the program (arranged very
well by Symon Henry). I’m not convinced that they were completely necessary for the concert, and they did
stand out a little bit, but I enjoyed them nonetheless, and so did the audience and the performers.

This was my first concert of 2014, and casting aside the fact that I’m pleased to finally get back into things, the
concert was enjoyable and a success. A full house with an enthusiastic audience and great performers is great to
see, and it’s always nice to see familiar faces.

A final note. A word of advice to the man and woman who were lying spread eagle in the aisle during the
concert: Don’t. It’s incredibly unbecoming, makes the audience look bad, and makes you look even worse.

Have a good weekend.

- Paolo Griffin

http://newmusictoronto.wordpress.com/2014/01/18/new-sounds-for-2014/

                                                                                               Document de presse – page 15
Attaque à cinq : Le public se lève et salue la relève !
                                                                 Critique sur ECM+, par Symon Henry
                                                                                  25 septembre 2013

                                 Montréal, le 25 septembre 2013 – C’est une ovation bien
                                 méritée qui a couronné les quelque soixante minutes de
                                 musique nouvelle interprétées brillamment hier soir par
                                 l’Ensemble Paramirabo lors du concert Attaque à
                                 cinq ouvrant la saison 2013-2014 de l’Ensemble
                                 contemporain de Montréal (ECM+). Le jeune quintette a livré,
                                 devant une salle pratiquement pleine, une performance très
remarquée des cinq œuvres exigeantes du programme. Inscrit dans la tradition de l’ECM+
visant à introduire de jeunes interprètes talentueux au grand public par le biais de sa
sérieECM+présente, ce concert a su convaincre l’auditoire des qualités de ce jeune
ensemble qui séduit par son énergie particulièrement communicatrice sur scène.

Le programme, concocté par Véronique Lacroix, directrice artistique de l’ECM+, et
exclusivement constitué d’œuvres de compositeurs d’ici, débutait par la reprise de
l’œuvreRelais Papillons (2008) de Michel Gonneville. D’une grande maturité poétique, elle
exigeait des musiciens, dès les premières notes du concert, un raffinement, une précision et
un contrôle particulièrement mis de l’avant par l’acoustique limpide de la Salle de concert du
Conservatoire.

Les défis étaient tout autres pour la première création au programme, soit Lines
Suspendedde Riho Esko Maimets, jeune compositeur torontois d’origine
estonienne. L’écriture du compositeur récipiendaire du prix du public du Concours
Génération2012 de l’ECM+, dont la commande de Lines Suspended découlait, demandait
plutôt un équilibre délicat entre fusion et différentiation des parties individuelles au fil d’une
œuvre particulièrement méditative.

Le programme s’est poursuivi par l’entrée en scène d’une autre dimension sonore, soit la
musique mixte. La création de Julien-Robert, Flash point, ainsi que la pièce de Patrick Saint-
Denis, Soul Vector (2009), faisaient toutes deux le pari d’une relation subtile entre alter ego
instrumental et électronique, rehaussée, chez Saint-Denis, par les sonorités mystérieuses et
envoutantes du piano Fender Rhodes. Après avoir relevé ce défi, les musiciens de
l’Ensemble Paramirabo ont clos le concert avec énergie en interprétant le très rythmique et
imaginatif the Torn Cubist de Scott Rubin. Le contrôle précis des sonorités,de la part du
compositeur, conjugué avec la vitalité de l’ensemble qui faisaient ressortir les touches
d’humour de la pièce, ont su mettre un point final inspirant à cette première prestation de
l’Ensemble Paramirabo au sein de la programmation de l’ECM+.

Crédit photo: Pierre Léveillé

                                                                                 Document de presse – page 16
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