LA THÉORIE DISC LA THÉORIE DISC

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La théorie DiSC®

                                                                    LA THÉORIE DiSC
Everything DiSC® - théorie DiSC - table des matières
La validation DiSC® ..………………………………………………………………….... …1-1
      La validation.…...……………………………………….…………………………… 1-1
      La fiabilité…………………………………………………………….………………. 1-2
      La validité……..….…………………………………………………….……………..1-4
             La validite du modèle……..………………………………………….……… 1-4
             Intercorrélations des échelles………………..………………………….…. 1-4
             L’echelonnement multidimentionnel…………………...……………………1-5
             L’analyse factorielle…………………………………………………….….....1-6
             Corrélations avec d’autres instruments…………………….…….….……..1-6
      Normes et comparaisons de groupes…………………………..……….…......... 1-9
      La notation du profil DiSC……………………………………………….…….......1-12
      Annexe 1……………………………………………………………….…..……......1-14
      Annexe 2…………………………………………………………………..….…......1-16

Les dimensions DiSC……………………………………………………………..……..….2-1
      Recherches actuelles sur les dimensions DiSC……………………..….……….. 2-3
      Que dirait Marston? …………………………………….…………………..............2-4

L’orientation des réponses …………………………………………….………….………. 3-1
       Pratique et théorie………………………………………………………….……….. 3-1

Les graphiques DiSC………………………………………………….………….…………4-1
      Le débat……………………………………………………….………….………….. 4-1
      Les origines du débat……………………………………….………….…………… 4-1
      Notre position……………………………………….………….……………………..4-2
      Résumé……………………………………………………….………….…………....4-3
      Explication des différences entre le graphique i et le graphique II ................... 4-4
      Recherches actuelles sur les graphiques………………….………….………......4-5

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La théorie DiSC®

                                                             LA VALIDATION DiSC
La validation
Les instruments psychologiques sont utilisés pour mesurer des qualités abstraites que nous ne
pouvons ni toucher ni voir, telles que l’intelligence, la dominance ou l’honnêteté. Alors comment
les chercheurs évaluent-ils ces instruments? Comment savoir si de tels outils fournissent
réellement des informations justes sur ces caractéristiques ou bien s’ils donnent, de façon
arbitraire, des retours qui semblent crédibles? Tout simplement, si un instrument est en effet
utile et exacte, il devrait répondre à une variété de normes différentes qui ont été établies par la
communauté scientifique à travers le temps. La validation est le procédé par lequel les
chercheurs évaluent la qualité d’un instrument psychologique en testant l’outil par rapport à ces
différentes normes. Ce document est conçu pour vous aider à comprendre ces dernières et à
voir comment les instruments DiSC® d’Inscape fonctionnent lorsqu’ils sont soumis à l’étude.
Veuillez noter que la recherche référencée ici a été menée à partir de l’instrument DiSC Classic.
Cette recherche utilisant la même page de réponses, elle est tout aussi pertinente que
l’instrument DiSC PPSS.

La validation pose deux questions fondamentales:

    1. Quelle est la fiabilité de l’outil? Autrement dit, les chercheurs se demandent si un
       instrument mesure d’une manière cohérente et fiable. Si les résultats d’un outil
       contiennent beaucoup de variations aléatoires, il sera considéré comme moins fiable.

    2. Quelle est la validité de l’outil? Autrement dit, les chercheurs se demandent si un
       instrument mesure de façon juste. Plus un outil mesure ce qu’il prétend mesurer, plus il
       est valide.

L’analogie suivante aide les individus à comprendre l’importance de la fiabilité et de la validité.
Imaginez que vous alliez dans votre salle de bains et que vous vous pesiez. Le lendemain,
vous faites la même chose et vous découvrez que vous avez perdu 30 pourcent de votre poids.
Bien que vous soyez sûrement tout de suite ravi(e), la réalité prend finalement le dessus. Votre
poids n’a pas changé, mais la balance, elle, oui. Feriez-vous confiance à cette balance? Non,
car elle n’est pas fiable.

Maintenant, imaginons une seconde situation dans laquelle vous vous soyez pesé(e) deux fois,
et par deux fois la balance a affiché la moitié du poids auquel vous vous attendiez. Donc, bien
que vous ayez une balance fiable, elle est sûrement fausse. La balance ne mesure pas ce
qu’elle prétend mesurer: votre poids. Elle n’est pas valide.

Dans le premier cas, la balance n’est ni fiable, ni valide. Autrement dit, la balance ne peut pas
mesurer votre poids correctement si ses résultats fluctuent de façon aléatoire et peu fiable.
Ainsi, un instrument ne peut être valide s’il n’est pas fiable. Dans le second cas, cependant,
nous avons une balance qui est fiable mais non valide. Elle mesure invariablement (c.-à-d. de
façon fiable), mais cette mesure n’est pas juste (c.-à-d. valide).

Notez qu’aucun outil psychométrique n’est parfaitement fiable ou parfaitement valide. Tous les
instruments psychologiques sont sujets à diverses sources d’erreur. La fiabilité et la validité
sont des questions de degré sur des échelles continues, plutôt que fiable/non fiable et
valide/invalide sur des échelles dichotomiques. Par conséquent, il est plus approprié de
demander, «Quelle est la fiabilité de cet outil?», plutôt que «Cet outil est-il fiable?».

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                                                                        LA VALIDATION DiSC
La fiabilite
Lorsque nous parlons de fiabilité en relation avec des profils tels que les évaluations DiSC®
d’Inscape Publishing, nous faisons référence en partie à la stabilité de l’outil et en partie à sa
consistance interne.

La Stabilité renvoie à la capacité de l’outil de générer les mêmes mesures sur une période
donnée. Le test consiste généralement à faire remplir le questionnaire de l’outil deux fois par les
mêmes personnes, dans un intervalle de temps appropriés entre les deux mesures (le
dénommé test-retest). Les résultats sont ensuite comparés afin de déterminer leurs similarités
(ou leur corrélation). Si le style DiSC d’une personne reste inchangé, un outil stable devrait
produire des résultats assez semblables entre deux différentes passations. En réalité,
cependant, il est presque impossible d’obtenir une fiabilité parfaite des test-retests à partir d’un
test psychologique approfondi, même si l’individu en question ne change pas au niveau des
attributs mesurés. En effet, les résultats des tests sont influencés par une variété de facteurs
extérieurs n’ayant aucun lien avec les caractéristiques que le test est censé mesurer. Par
exemple, une personne qui est fatiguée pendant un test répondra différemment au second test
lors duquel elle sera bien reposée. De même, une autre personne répondra différemment à un
test selon son humeur du moment. En général, plus l’intervalle de temps entre la passation des
deux tests est grand, plus ces variables aléatoires peuvent affaiblir facticement la fiabilité test-
retest d’un instrument. Autrement dit, plus la période entre les deux tests est longue, plus la
fiabilité du test-retest est faible.

Concrètement, la stabilité de DiSC (c.-à-d., la fiabilité du test-retest) est mesurée en demandant
à un groupe de personnes interrogées de passer un instrument DiSC une fois, puis de
demander aux mêmes personnes de passer le même test deux semaines plus tard. Si
l’instrument est stable, les résultats de l’instrument ne devraient pas beaucoup changer. Cette
stabilité peut être quantifiée sous forme d’un coefficient de fiabilité, statistique générée par la
relation mathématique entre les résultats initiaux d’un groupe à un instrument et ses résultats
ultérieurs. Les coefficients de fiabilité varient entre -1 et +1. Plus le coefficient de corrélation est
près de +1, plus l’instrument est considéré comme stable. Les chercheurs utilisent
généralement les principes directeurs suivants pour les aider à interpréter ces coefficients de
fiabilité des test-retests: les coefficients au-dessus de 0,70 sont considérés comme
acceptables, et ceux au-dessus de 0,80 sont considérés comme très bons.

Les quatre échelles de DiSC Classic (D- Dominance, i- Influence, S- Stabilité et C-Conscience)
ont été évaluées pour leur fiabilité testée et retestée sur des périodes variables, et les
coefficients suivants ont été trouvés:

             1 semaine t                                5 à 7 mois tt          1 an tt (10 à 14 mois)
             (N*=142)                                   (N*=174)               (N*=138)
             D:    0,89                                 D:     0,84            D:      0,79
              i:   0,87                                  i:    0,82             i:     0,80
             S:    0,89                                 S:     0,77            S:      0,76
             C:    0,89                                 C:     0,73            C:      0,71
        * N indique le nombre de participants
        t Version anglaise du Royaume-Uni
        tt Version anglaise des Etats-Unis

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                                                                    LA VALIDATION DiSC
Ces résultats suggèrent que DiSC® Classic est assez stable au fil du temps. Par conséquent,
les testés et les testeurs ne devraient s’attendre qu’à de petits changements lorsque
l’instrument est passé à des moments différents. Cependant, plus la période entre les deux
passations de test est longue, plus les résultats de ces passations seront observables.

Notez que même sur des intervalles très courts, les résultats d’un
instrument peuvent faire apparaître de petits changements. En
effet, il est improbable que deux passations d’un test génèrent

                                                                              D
exactement les mêmes résultats pour un instrument                                         Audacie
psychologique complexe. Lorsque de tels changements sont                    Agressif
observés dans DiSC, cependant, l’élévation exacte d’un profil est
plus susceptible de changer que l’est sa forme basique. Par                        Indépendant
conséquent, l’interprétation fondamentale des résultats sera
généralement la même.                                                                  Direct

La consistance interne évalue le degré de corrélation entre les
questions qui prétendent mesurer la même chose. Autrement dit,
chacune des quatre échelles de DiSC Classic est mesurée par une série d’items différents (c.-
à-d., questions sous forme d’adjectifs, tels que Audacieux, Indépendant, Agressif, ou Direct).
Les chercheurs reconnaissent que si tous les items d’une échelle donnée (par ex.: l’échelle D)
mesurent réellement la même chose (par ex.: la Dominance) ils devraient tous être corrélés à
un certain degré. Autrement dit, tous les items d’une échelle devraient être consistants les uns
par rapport aux autres. Dans la plupart des cas, un indice statistique appelé Alpha de Cronbach
est habituellement considéré comme la meilleure méthode pour évaluer la consistance interne.

Assez similairement aux coefficients de fiabilité décrits ci-dessus, l’Alpha de Cronbach exprime
le degré de corrélation par un nombre spécifique, qui varie généralement entre 0,0 et 1,0. Si la
valeur d’Alpha est de 0,0, alors il n’y a aucune relation entre les items/énoncés d’une échelle
donnée. D’un autre côté, si tous les énoncés d’un questionnaire sont identiques, alors la valeur
d’Alpha sera de 1,0, indiquant une consistance interne absolue. L’AIpha de Cronbach est
calculé séparément pour chacune des échelles de l’outil (c.-à-d. D, I, S et C).

Les principes directeurs suivants sont fréquemment utilisés pour évaluer la qualité de la fiabilité
interne d’une échelle: les valeurs Alpha supérieures à 0,70 sont généralement considérées
comme acceptables et satisfaisantes, les valeurs alpha supérieures à 0,80 sont généralement
considérées comme assez bonnes, et les valeurs supérieures à 0,90 sont considérées comme
le reflet d’une exceptionnelle consistance interne. En fait, les valeurs Alpha trop élevées
peuvent indiquer que les items d’une échelle sont redondants ou trop similaires. Dans de tels
cas, il est possible que de nombreux items de l’instrument ne fournissent que très peu de
nouvelles informations sur un répondant.

DiSC Classic a montré à maintes reprises une consistance interne de bonne à excellente.
L’échantillon de développement de DiSC Classic, version anglais américain, a révélé les Alpha
suivants lors de sa révision en 1996 (taille de l’échantillon=812):

                                                        D:   0,92
                                                        i:   0,87
                                                        S:   0,88
                                                        C:   0,85

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                                                             LA VALIDATION DiSC

Depuis, des recherches répétées ont produit des coefficients Alpha similaires sur la version
anglais américain, ainsi que sur des versions en d’autres langues qui ont été développées à
travers le monde. L’Annexe 1 contient un échantillon des coefficients alpha pour les versions de
DiSC® Classic en d’autres langues. Tous ces coefficients sont supérieurs au seuil de 0,70, et la
majorité d’entre eux sont largement supérieurs à ce seuil.

La validite

Comme cela a déjà été mentionné, la validité indique le degré auquel un outil mesure ce qu’il
est censé mesurer. Evaluer la validité d’un outil psychologique qui mesure des qualités
abstraites (comme l’intelligence, la dominance, ou l’honnêteté) peut être délicat. Il existe,
cependant, un nombre de stratégies de base dont se servent les chercheurs pour répondre à la
question «L’instrument mesure t-il bien ce qu’il prétend mesurer?» Les stratégies de validation
qui seront discutées ici font partie de la validité du modèlemodèle.

La validite du modelemodele

La validité du modèle examine la validité d’un outil à un niveau hautement théorique. Un
modèle est une idée abstraite ou un concept (comme l’intelligence, la dominance, ou
l’honnêteté) qui est utilisé pour donner un sens à notre expérience. L’échelle D de DiSC, par
exemple, mesure le modèle de Dominance. Ce modèle de Dominance, en retour, est lié en
théorie à une variété d’autres modèles. Par exemple, il est raisonnable de supposer qu’une
personne qui est très dominante sera jugée comme plus agressive par ses pairs. Ainsi, la
Dominance et la perception d’agressivité qu’ont les pairs sont théoriquement liées. Par
conséquent, si notre mesure de la Dominance a une grande validité, elle devrait très bien
corréler avec l’agressivité identifiée par les pairs. C’est essentiellement ce que les chercheurs
font lorsqu’ils étudient la validité du modèle. En premier lieu, ils définissent une série de
relations théoriques (par ex.: le modèle de Dominance est évalué par rapport aux modèles de
X, Y, et Z). Ensuite, ils testent ces relations théoriques de façon empirique afin de voir si la
relation existe réellement. Si la relation proposée existe, ils pensent que l’instrument a une plus
grande validité.

Les intercorrelations de l’echelle

Comme vous pouvez l’imaginer, il existe diverses manières différentes de tester la validité du
modèle. Tout d’abord, nous pouvons examiner la validité d’un instrument dans son ensemble.
Les instruments comme DiSC proposent un modèle sous-jacent dans lequel les échelles de
l’outil ont une relation spéciale les unes avec les autres. Les chercheurs examinent la relation
réelle entre les échelles pour voir si elle reflète bien la relation théorique proposée par le
modèle.

Le modèle DiSC suggère que les échelles adjacentes (par ex.: C/S ou C/D) auront des
corrélations faibles à modérées. En d’autres termes, ces corrélations devraient être
considérablement plus petites que les fiabilités Alpha des échelles individuelles. Par exemple,
la corrélation entre les échelles D et i (-0,11) devrait être considérablement moindre que la
fiabilité Alpha de l’échelle D (0,87). D’un autre côté, les échelles complémentaires (par ex.: D/S
ou C/i) sont, en théorie, opposées, et devraient alors avoir des corrélations négatives élevées.
Le Tableau 1 montre les données obtenues à partir d’un échantillon de 2002 de 7038
répondants qui ont complété la version en anglais américain de DiSC® Classic. Les corrélations
entre les échelles D, i, S, et C appuient ce modèle. Ainsi, des corrélations négatives élevées

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                                                                                              LA VALIDATION DiSC
sont observées entre C et i, et entre S et D. De plus, de faibles corrélations sont observées
entre deux échelles adjacentes.

     Tableau 1. Intercorrélations entre les échelles de DiSC Classic
                                                           D                    i                  S                   C
                                   D                      0,87
                                   i                     -0,11                 0,81
                                   S                     -0,82                -0,22               0,82
                                   C                     -0,37                -0,71               0,30                0,77
Les fiabilités de l’Alpha de Cronbach apparaissent en gras en diagonal, et les coefficients de corrélation entre les échelles apparaissent dans le
reste du tableau. Les coefficients de corrélation varient de -1 à +1. Une corrélation de +1 indique que deux variables sont parfaitement et
positivement corrélées si bien que lorsqu’une variable augmente, l’autre variable augmente proportionnellement. Une corrélation de -1 indique
que deux variables sont parfaitement corrélées négativement, si bien que lorsqu’une variable augmente, l’autre variable diminue
proportionnellement. Une corrélation de 0 indique que deux variables ne sont pas du tout corrélées. Les principes directeurs suivants peuvent
vous aider à interpréter la force relative de ces coefficients de corrélation (positive et négative): de très faibles corrélations varient de 0,0 à 0,2,
de faibles corrélations varient de 0,2 à 0,4, des corrélations modérées varient de 0,4 à 0,6, des corrélations élevées varient de 0,6 to 0,8, et des
corrélations très élevées varient de 0,8 à 1,0.

L’echelonnement multidimensionnel

Une technique statistique appelée échelonnement multidimensionnel appuie également le
modèle DiSC. Cette technique a deux avantages. Premièrement, elle permet un examen visuel
des relations entre les quatre échelles. Deuxièmement, cette technique permet aux chercheurs
de considérer toutes les échelles de façon simultanée. Afin d’obtenir un grand échantillon,
45588 personnes ayant répondu au profil DiSC ont été utilisées dans cette analyse. Dans la
Figure 1 ci-dessous, les échelles étant plus proches les unes des autres ont une relation
positive plus forte. Les échelles étant plus éloignées les unes des autres sont plus
dissemblables.

Comme observé dans la Figure 1, les échelles sont placées comme le prévoit le modèle DiSC.
Chacune des échelles est plus proche des échelles qui lui sont théoriquement adjacentes dans
le modèle DiSC. De plus, chaque échelle est plus éloignée des échelles qui lui sont
théoriquement opposées dans le modèle DiSC. Par conséquent, cette analyse soutient
fortement le modèle DiSC et la capacité de DiSC Classic à mesurer ce modèle.

                                                                                 D                                                        i

Figure 1: Solution d’echelonnement
multidimensionnel pour les echelles DiSC
Classic

                                                                                            C                                          S

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La théorie DiSC®

                                                             LA VALIDATION DiSC
L’analyse factorielle

Une autre méthode utilisée pour évaluer la validité de DiSC® Classic est l’analyse factorielle.
Contrairement à l’analyse corrélationnelle et à l’analyse d’échelonnement multidimensionnel
décrites précédemment, l’analyse factorielle a été utilisée pour étudier l’instrument DiSC au
niveau des items plutôt qu’au niveau des échelles.

En général, l’analyse factorielle aide les chercheurs à comprendre quels items sont très
corrélés, et se regroupent alors pour former une échelle. Cette technique statistique tient
compte des corrélations entre tous les items d’un test et identifie les facteurs indépendants (ou
dimensions) qui expliquent ces corrélations. Le modèle DiSC suggère que deux facteurs
principaux (ou dimensions) sont à la base des quatre échelles DiSC. Si ce modèle est
suffisamment mesuré par DiSC Classic, les items sur les échelles i et C devraient avoir une
corrélation élevée avec l’un des facteurs, et les items sur les échelles D et S devraient avoir une
corrélation élevée avec l’autre facteur.

Les résultats d’une analyse factorielle sur 7038 répondants ont démontré que, pour chacune
des échelles DiSC, les items se regroupaient de manière attendue. Dans une solution à deux
facteurs, la grande majorité des items DiSC avait une corrélation élevée avec le facteur prévu.
Ces résultats soutiennent l’existence du modèle DiSC et la pertinence des items de DiSC
Classic pour mesurer ce modèle.

Corrélations avec d’autres instruments

Lors de la validation d’un instrument, les développeurs de test reconnaissent qu’il est important
de comprendre la relation qu’a un instrument donné (par ex.: DiSC) avec d’autre outils
psychologiques du domaine. Les chercheurs identifient, en particulier, les instruments qui
mesurent des modèles (tels que l’agressivité, l’enjouement ou la stabilité émotionnelle) qui sont
liés en théorie aux modèles mesurés par l’instrument en question (tels que la Dominance,
l’Influence, et la Stabilité). Par exemple, l’échelle Influence de DiSC est liée en théorie au
modèle d’extraversion. Par conséquent, l’échelle Influence devrait avoir une corrélation élevée
avec les échelles des autres outils qui mesurent l’extraversion. Ce type de validité de modèle
est souvent appelé validité convergente.

Le 16PF
Un des instruments avec lequel DiSC a été corrélé est le Questionnaire des 16 Facteurs de
Personnalités de Cattell (16PF). Cet instrument a été développé par Raymond Cattell dans les
années 40 en utilisant une méthodologie reposant en grande partie sur l’analyse factorielle. Il
propose de mesurer 16 traits de caractère représentant les dimensions fondamentales des
différences de la personnalité humaine. Ces traits de personnalité décrivent le style individuel
de perception, de pensée et d’action d’une personne dans une grande variété de situations
différentes et sur une période de temps relativement longue.

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                                                              LA VALIDATION DiSC
Pour les besoins de la validation de DiSC®, nous nous intéressons seulement aux échelles qui
sont reliées en théorie aux modèles mesurés par DiSC. Nous avons demandé à un groupe de
103 participants de passer l’instrument DiSC et le 16PF. (L’instrument DiSC utilisé était le
prédécesseur de l’actuel DiSC Classic). Les échelles des deux instruments étaient alors
corrélées. Les paragraphes suivants décrivent une série d’hypothèses sur les corrélations, qui
ont été formulées à partir du modèle théorique DiSC, et de leur support empirique.

        L’échelle dominance du 16PF devrait être en corrélation positive avec l’échelle D de
        DiSC et en corrélation négative avec l’échelle S de DiSC. Des analyses confirment que
        l’échelle Dominance du 16PF était corrélée fortement et positivement avec l’échelle D de
        l’instrument DiSC (r= 0,62) et corrélée fortement et négativement avec l’échelle S (r= -
        0,52).

        L’échelle vivacité du 16PF devrait être corrélée positivement avec l’échelle i de
        l’instrument DiSC. Les données soutiennent cette hypothèse et démontrent une relation
        positive forte entre ces deux échelles (r=0,61). L’échelle Vivacité a aussi démontré une
        corrélation négative modérée avec l’échelle C de DiSC (r= -0,45).

        L’échelle sensibilité du 16PF mesure les individus dans un continuum qui varie d’ esprit
        utilitaire, non sentimental, et dur d’esprit sur son extrémité inférieure, à sensible,
        sentimental et esprit tendre sur son extrémité supérieure. Ce modèle de sensibilité est
        abordé sur les échelles D et S de DiSC, mais seulement de façon indirecte. Ainsi,
        l’échelle D de DiSC devrait montrer une corrélation négative mais modérée avec l’échelle
        de Sensibilité, et l’échelle S devrait montrer une relation positive mais modérée. Les
        données soutiennent cette hypothèse. L’échelle D a démontré une relation négative et
        modérée mais statistiquement pertinente avec l’échelle de Sensibilité. L’échelle S a
        montré une corrélation positive avec l’échelle de Sensibilité, bien que cette relation n’ait
        pas été statistiquement pertinente.

        L’échelle conscience et respect des conventions du 16PF mesure les individus dans
        un continuum qui varie d’indulgent avec soi-même et libre par rapport aux conventions
        sur son extrémité inférieure, à scrupuleux et respectueux des conventions sur son
        extrémité supérieure. Ce modèle de respect des conventions est mesuré indirectement
        par l’échelle C de DiSC, nous devrions donc nous attendre à une relation positive mais
        modérée entre ces deux échelles. Les données indiquent une petite relation, néanmoins
        statistiquement pertinente entre l’échelle C de DiSC et l’échelle Conscience et Respect
        des Conventions du 16PF.

        L’échelle assurance en societe du 16PF mesure les individus dans un continuum qui
        varie de timide et timoré sur son extrémité inférieure, à audacieux et téméraire sur son
        extrémité supérieure. D’un point de vue théorique, cette échelle Assurance en Société
        devrait être en corrélation modérée avec chacune des quatre échelles DiSC. Les
        échelles S et C devraient montrer des corrélations négatives modérées, et les échelles D
        et i devraient montrer des relations positives modérées. Les données soutiennent trois
        de ces quatre corrélations supposées. Les échelles S et C montrent toutes les deux des
        corrélations négatives et statistiquement pertinentes avec cette échelle. De plus, l’échelle
        i a montré une corrélation positive et statistiquement pertinente avec celle-ci. Bien que,
        comme prévu, l’échelle D ait eu une corrélation positive avec l’échelle Assurance en
        Société, cette corrélation s’est révélée être plus petite que ce que la théorie avait prédit.

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La théorie DiSC®

                                                              LA VALIDATION DiSC
        L’échelle d’interiorisation du 16PF mesure les individus dans un continuum qui varie
        de direct et extériorisé sur son extrémité inférieure, à discret et secret sur son extrémité
        supérieure. Les échelles DiSC® abordent indirectement ce modèle. On s’attendrait en
        particulier à ce que l’échelle i de DiSC ait une relation négative, mais modérée avec cette
        échelle. De plus, on pourrait s’attendre à ce que l’échelle C ait une relation positive mais
        modérée avec l’intériorisation. Les données soutiennent ces hypothèses. L’échelle i a
        démontré avoir une corrélation modérément négative et statistiquement pertinente avec
        l’échelle d’Intériorisation. Aussi, l’échelle C a démontré avoir une corrélation modérément
        positive et statistiquement pertinente avec l’échelle d’Intériorisation.

Le MBTI
Le Myers-Briggs Type Indicator (MBTI) est un inventaire de personnalité basé sur le travail
théorique de Carl Jung. Il propose de mesurer les préférences personnelles et stables d’un
individu selon quatre dimensions principales (c.-à-d. Introversion/Extraversion,
Sensation/Intuition, Pensée/Sentiment, Jugement/Perception). Selon le modèle théorique DiSC,
seule une des dimensions du MBTI (c.-à-d. Introversion/Extraversion) était supposée avoir une
forte relation avec les dimensions du profil DiSC. On s’attendait à ce qu’une autre dimension du
MBTI (c.-à-d. Pensée/ Sentiment), ait cependant une relation modérée ou faible avec les
dimensions du profil DiSC. Afin d’étudier la relation entre ces deux instruments, 103 personnes
ont été soumises au MBTI et au profil DiSC. (L’instrument DiSC utilisé était le prédécesseur de
l’actuel DiSC Classic.) Les paragraphes suivants décrivent les hypothèses de recherches de
façon plus détaillée et en fournissent les résultats.

        L’échelle d’introversion/extraversion (I/E) du MBTI prétend mesurer la source de
        l’énergie personnelle d’un individu. Les introvertis (c.-à-d. ceux qui ont eu un score bas
        sur cette échelle) sont censés tirer leur énergie de leur réflexion sur un monde interne
        d’informations, d’idées, ou de concepts. Les personnes qui reçoivent un score bas sur
        l’échelle I/E sont souvent décrites comme contenues, réfléchies, ou calmes. Ces mêmes
        adjectifs sont fréquemment utilisés pour décrire des individus qui ont obtenu un score
        élevé sur l’échelle C du profil DiSC. Par conséquent, nous devrions nous attendre à une
        corrélation négative entre ces deux échelles. D’un autre côté, les Extravertis (c.-à-d.
        ceux qui ont un score élevé sur cette échelle) sont censés tirer leur énergie de
        l’interaction avec le monde extérieur, des gens et des choses. Les personnes qui ont un
        score élevé sur cette échelle sont souvent décrites comme expressives, grégaires ou
        enthousiastes. Ces mêmes adjectifs sont souvent utilisés pour décrire les personnes qui
        ont un score élevé sur l’échelle i du profil DiSC. Par conséquent, ces deux échelles
        devraient avoir une corrélation positive. Les données soutiennent ces hypothèses.
        L’échelle i du profil DiSC corrélait fortement et positivement (r=0,65) avec l’échelle I/E.
        L’échelle C a démontré avoir une corrélation négative avec l’échelle I/E (r=-0,35), bien
        que cette corrélation ait été plus modérée en terme de force. Les deux corrélations
        étaient statistiquement pertinentes.

        L’échelle pensee/sentiment (P/S) du MBTI prétend mesurer la méthode grâce à
        laquelle une personne prend des décisions ou tire des conclusions. Ceux qui prennent
        une décision à partir d’une analyse logique et objective sont décrits comme appartenant
        à la Pensée avec un score bas sur l’échelle P/S. De même, les styles D et C du modèle
        DiSC sont supposés prendre fréquemment des décisions à partir de ces critères. Par
        conséquent, nous pourrions nous attendre à des corrélations négatives faibles à
        modérées entre l’échelle P/S et les échelles D et C du profil DiSC.

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La théorie DiSC®

                                                              LA VALIDATION DiSC
        Ceux qui prennent des décisions selon des valeurs personnelles en vue de créer une
        harmonie sont décrits comme appartenant au Sentiment avec un score élevé sur
        l’échelle P/S. Dans le modèle DiSC, les styles i et S sont aussi supposés prendre
        fréquemment des décisions à partir de ces critères. Ainsi, nous pourrions nous attendre
        à observer des corrélations positives faibles à modérées entre l’échelle P/S et les
        échelles i et S du profil DiSC. Les résultats de l’analyse de données ont démontré que
        l’échelle P/S avait, en effet, une corrélation négative avec l’échelle D, mais avait une
        corrélation légèrement positive avec l’échelle C. (Cette corrélation, cependant, n’était pas
        statistiquement pertinente). Les échelles i et S du profil DiSC, néanmoins, ont démontré
        les corrélations positives prévues avec l’échelle P/S.

Normes et comparaisons de groupes

Les normes représentent un concept important dans le test psychologique. Elles vous
permettent de comparer vos résultats à un test avec ceux de l’individu moyen d’une population
donnée (par ex.: votre pays, votre génération, votre profession). A partir de cela, les normes
nous permettent de comprendre quels scores doivent être considérés comme élevés ou comme
bas. Cette partie examinera brièvement l’utilisation et la pertinence des normes dans le profil
DiSC.

Lorsque les gens passent un test psychologique, ils reçoivent ce qu’on appelle un score brut. Il
s’agit généralement de l’addition du nombre d’items auxquels ils ont répondu d’une certaine
manière et/ou de la soustraction du nombre d’items auxquels ils ont répondu d’une manière
différente. Par exemple, les scores bruts du Graphique III de DiSC Classic sont issus de
l’addition du nombre de réponses «plus» d’un participant et de la soustraction du nombre de
réponses «moins» d’un participant. Le score brut sur chaque échelle DiSC varie globalement de
-28 à +28 sur le Graphique III du profil. Cette fourchette peut être plus petite selon la langue de
la version de l’instrument (cf. Notation du profil DiSC pour plus d’informations). Les
développeurs de tests ont cependant besoin de manières d’interpréter la signification de ce
score brut. Autrement dit, qu’est-ce qu’un score de 9 signifie concrètement? Est-il élevé ou
bas? En conséquence, les tests sont «référencés» de sorte que les concepteurs de tests
puissent donner un sens aux scores bruts et accompagnent les résultats d’explications
concrètes. Il existe diverses façons de référencer un test. DiSC est «normatif», ce qui signifie
que les scores bruts d’une personne (variant globalement de -28 à +28), sont interprétés par
rapport à la façon dont les autres personnes de la population se positionnent sur cette échelle.
Il s’agit d’une manière très commune de référencer un instrument psychologique. Donc, par
exemple, si la personne moyenne d’une population reçoit un score de -6 sur une échelle, un
score brut de +5 peut être considéré comme assez élevé.

Parce que DiSC Classic est normatif et que les scores prennent leur sens, en partie, par la
comparaison des scores d’un individu avec ceux d’une population, il est important que les
résultats des tests soient comparés au groupe adéquat.
Si un profil doit être utilisé pour permettre à l’Allemand moyen de se comparer avec les autres
Allemands, alors il ou elle devrait passer une version de DiSC Classic qui a été standardisée et
validée à partir d’un échantillon représentatif de la population allemande (appelé aussi «groupe
normatif allemand»). DiSC Classic est publié dans un grand nombre de langues différentes.
Chaque version du profil en langue étrangère a été validée en utilisant un échantillon
représentatif d’un pays ou d’une région donné. Par conséquent, non seulement ces différentes
versions du profil mesurent DiSC avec une langue différente, mais elles utilisent aussi une
population de répondants différente.

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La théorie DiSC®

                                                                    LA VALIDATION DiSC
Les trois tableaux ci-dessous montrent comment le Graphique III apparaît dans trois différentes
versions de DiSC® Classic en trois langues différentes. Vous remarquerez que la place des
résultats bruts change selon les différentes versions. Par exemple, un résultat brut de 3 sur
l’échelle D place la personne dans le Segment 4 de la version allemande, Segment 5 dans la
version danoise, et Segment 6 dans la version anglaise des Etats-Unis.

               Danemark                                 Allemagne                   Etats-Unis

Il est facile de visualiser les différences entre les trois graphiques ci-dessus. Ces différences
soulignent l’importance d’utiliser un instrument DiSC qui a été normalisé par rapport à une
population correspondant aux personnes interrogées d’un groupe. Comme mentionné ci-
dessus, les résultats bruts sur l’échelle D sont positionnés différemment sur chacun des trois
graphiques. Par conséquent, les comportements perçus comme Dominant dans une culture
pourront être vus différemment dans une autre. Si le style DiSC d’une personne est mesuré en
utilisant une version de DiSC Classic qui n’a pas été développée pour le groupe de référence
approprié, l’exactitude de la mesure et des retours est susceptible de baisser.

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La théorie DiSC®

                                                                LA VALIDATION DiSC

Cependant, les comparaisons interculturelles avec le profil DiSC®      Si vous deviez vous décrire avec un
sont difficiles car les différences de normes pour les profils         des deux mots ci-dessous, lequel
peuvent être dues à un nombre de facteurs différents. Par              choisiriez-vous?
exemple, les différences dans le niveau ou la forme du profil
peuvent être dues à des différences au sein de la population. (par               Empressé
ex.: les citoyens danois pourraient en fait avoir un niveau moyen
de Dominance plus élevé dans leur comportement et leurs                          Impatient
émotions que les Américains.) Il est également possible,               Les deux mots peuvent être utilisés
néanmoins, que les différences entre les cultures apparaissant sur     pour décrire la même chose, mais la
les graphiques soient dues à la désirabilité sociale des mots inclus   plupart des gens considèrent le mot
                                                                       «Impatient» comme moins désirable
dans la mesure. Autrement dit, même si nous essayons d’utiliser        que «Empressé».
les mêmes mots traduits dans les deux pays (et parfois les mots
en eux-mêmes changent), ces mots auront des connotations
légèrement différentes dans chaque pays. Les mots que nous utilisons pour mesurer la
Dominance, par exemple, peuvent être plus socialement désirables au Danemark, en
comparaison avec ceux utilisés pour cette même échelle aux Etats-Unis, même si les deux
populations ont en fait le même niveau moyen de Dominance. Par conséquent, il peut être
tentant de conclure que les Etats-Unis ont moins d’individus de style D élevé que le Danemark,
bien que ce ne soit qu’une des multiples explications possibles quant aux différences trouvées
dans les normes de profil.

Quand, cependant, des comparaisons sont faites entre des groupes culturels au sein d’une
même population (avec la même version de langue du profil DiSC®), peu de résultats
significatifs ont été trouvés. Par exemple, les comparaisons entre les groupes ethniques aux
Etats-Unis montrent qu’il n’existe aucune différence parlante entre les groupes ethniques
traditionnellement définis (c.-à-d. sino-américain, noir américain, blanc, hispanique, ou indien
d’Amérique). Selon les statistiques, le pourcentage de variance représentant la race (c.-à-d. à
l’eta-carré) de la population américaine sur n’importe quel style DiSC est bien en dessous de 1
pourcent. Que cela signifie-t-il concrètement? Connaître le classement ethnique d’une personne
ne vous apprendra presque rien sur son style DiSC.

De même, les patterns DiSC des individus ne semblent pas être liés de façon significative avec
l’âge. Dans la version en anglais américain, les différences d’âges se révèlent être plus grandes
sur l’échelle i du profil DiSC, mais même sur cette échelle, les différences sont minimes. Une
analyse de données de 7038 répondants à la version en anglais américain a démontré que les
répondants plus âgés avaient des scores légèrement plus bas sur l’échelle i, mais ces
différences d’âge représentaient seulement 1 pourcent environ de la variation des scores. Les
différences sur les autres échelles étaient considérablement plus petites. Bien que ces patterns
de résultats changent légèrement d’une culture à l’autre, les recherches suggèrent que les
nombreuses et importantes différences liées à l’âge sur DiSC Classic sont rares dans toutes
ses versions. Même les différences les plus grandes liées à l’âge sont généralement inférieures
d’un segment.

Les différences liées au sexe sur DiSC Classic ont également été étudiées. Les femmes et les
hommes semblent avoir de petites différences de groupes, néanmoins apparentes, sur deux
des quatre échelles DiSC de la version en anglais américain. Selon la série de données décrite
ci-dessus, les femmes ont démontré avoir des scores plus élevés que les hommes sur l’échelle
S, et les hommes ont obtenu des scores plus élevés que les femmes sur l’échelle D. Dans les
deux cas, cependant, les différences de sexe étaient inférieures d’un segment de score et
représentaient moins de 3 pourcent de la variation des scores DiSC. Bien que les hommes et

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La théorie DiSC®

                                                              LA VALIDATION DiSC
les femmes se différencient en tant que groupe sur les échelles D et S, ces résultats suggèrent
que le sexe d’une personne vous en apprendra très peu sur son profil DiSC attendu. D’autres
analyses ont révélé que bien que les femmes aient eu des scores plus élevés que les hommes
sur l’échelle i, cette différence n’était pas concrètement significative. De plus, les femmes et les
hommes, en moyenne, ont reçu des scores presque identiques sur l’échelle C. Ce pattern
général de résultats liés au sexe est semblable dans un grand nombre de versions de DiSC
Classic en différentes langues (par ex.: allemand, danois, anglais britannique), bien que de
légères variations soient parfois observées.

Vous pouvez vous référer à l’Annexe 2 qui fournit un échantillon de la composition
démographique des versions de DiSC Classic en trois langues différentes (anglais américain,
anglais britannique, et allemand). Les données démographiques de ces échantillons ont pour
but de fournir une réflexion globale sur les données démographiques réelles au sein d’une large
population. Par la suite, des analyses à partir de groupes de données plus larges confirment la
validité et la fiabilité trouvées dans ces échantillons de développement. Par exemple, un
échantillon de plus de 7000 répondants a passé la version en anglais américain de DiSC
Classic. Ces répondants étaient globalement équivalents à l’échantillon de développement de
toutes les grandes catégories démographiques. Comme nous l’avons mentionné ci-dessus, les
analyses de cet échantillon plus nouveau et plus grand soutiennent de façon continue la fiabilité
et la validité de l’instrument.

La notation du profil DiSC

DiSC Classic utilise une technique de mesure appelée «choix forcé». Dans DiSC Classic, ce
format de choix forcé signifie que quatre adjectifs (ou expressions selon la langue de la version)
sont présentés aux répondants, qui doivent choisir celui qui leur correspond le plus et celui qui
leur correspond le moins. L’avantage principal de ce format est qu’il réduit la désirabilité sociale
des réponses. Les scientifiques sociaux reconnaissent depuis bien longtemps que lorsque la
plupart des gens passent un test-instrument psychologique, ils ont tendance à orienter leurs
réponses pour faire bonne impression. Il ne s’agit pas nécessairement d’une tentative
consciente de tromper l’instrument ou l’administrateur du test. Il s’agit plutôt d’un désir naturel
de penser à soi-même et de se présenter sous un jour des plus positifs. Cela s’applique à la
plupart des adultes psychologiquement sains dans presque toutes les cultures. Le format de
choix forcé réduit l’influence de cette tendance en les obligeant à ne choisir qu’un seul choix
socialement désirable. Par exemple, la première case de réponse dans la version en anglais
américain de DiSC Classic demande aux participants de choisir entre les mots enthousiaste,
audacieux, diplomate et satisfait. Chacun de ces mots représente une qualité positive et est
donc socialement désirable. Les répondants de DiSC, cependant, peuvent seulement choisir
celui qui leur correspond le plus. De plus, ils doivent aussi choisir celui qui leur correspond le
moins. Par conséquent, ils ne peuvent pas choisir chacune des qualités positives, mais ils
doivent plutôt choisir leurs plus et leurs moins.

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