Contraintes environnementales et évolution des lubrifiants et des systèmes de lubrification - Réunion CT Laminage, 6 Janvier 2021 - SF2M

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Contraintes environnementales et évolution des lubrifiants et des systèmes de lubrification - Réunion CT Laminage, 6 Janvier 2021 - SF2M
Contraintes environnementales
et évolution des lubrifiants et des systèmes de lubrification
Réunion CT Laminage, 6 Janvier 2021

Pierre Montmitonnet
Contraintes environnementales et évolution des lubrifiants et des systèmes de lubrification - Réunion CT Laminage, 6 Janvier 2021 - SF2M
PLAN

Lubrifiants de mise en forme :
du vert mais pas que
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Bases et lubrifiants liquides: huiles minérales
► Huiles Minérales           * paraffines = alcanes , linéaires ou branchés         * aromatiques = benzene et dérivés
    = hydrocarbures
                             peu toxiques mais polluantes

                                                                                * naphtènes = cycles non-benzéniques
   mode d'action 1: formation de film ± épais par viscosité
   mode d'action 2: transport des additifs (importance du pouvoir solvant)

► Huiles Synthétiques:
   alcanes purs, avec branchements réguliers (PAO)

                    O               O
                    ||              ||
   Esters,       R-COH + HO-R'  R-C-O-C-R'                         (poly)éthers      R-COH + HOC-R'  R-C-O-C-R'
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Bases ou additifs, les triglycérides
oBiosourcés et biodégradables… leur atout et leur talon d'Achille                  O
► Graisses animales et huiles végétale: tri-esters de glycérol
                                                  H2C-OH                       H2C-O-C-CH2-…-CH2 (HC=CH)-CH2-…-CH3
Les huiles et gras de toutes origines                                                O
diffèrent par la distribution des longueurs       HC-OH                          H-C-O-C-CH2-…-CH2 (HC=CH)-CH2-…-CH3
de chaînes, et la saturation (indice d'iode)                 + 3 acide gras
                                                                                   O

                                                  H2C-OH                      H2C-O-C-CH2-…-CH2 (HC=CH)-CH2-…-CH3

► Exemples:

► Acide butyrique H3C-CH2-CH2-COOH (lait, beurre)           Acides caproïque, caprylique: H3C-(CH2)6/8-COOH (câpres)
► Acide laurique H3C-(CH2)10-COOH    (baies de laurier)     Acide myristique : H3C-(CH2)12-COOH (myrrhe)
► Acide palmitique H3C-(CH2)14-COOH (huile de palme)        Acide stéarique H3C-(CH2)16-COOH (graisses animales)
► Acide arachidique H3C-(CH2)18-COOH (huile d'arachide)     Acide béhénique H3C-(CH2)20-COOH (tournesol)
► Insaturés

► Acide oléique     cis - H3C-(CH2)7-HC=CH-(CH2)7-COOH (huile d'olive) – linoléique (9,12 di-ene)
► Acide ricinoléique H3C-(CH2)5-CHOH-CH2-HC=CH-(CH2)7-COOH etc.
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► excellents lubrifiants, bio-sourcés, connus et utilisés depuis l'antiquité et sans égaux aujourd'hui :
  très visqueux (efficacité filmogène) et polaires ( additifs limites basse température)
► les triglycérides saturés (gras animaux) sont très visqueux, solides à l'ambiante (fusion vers 40°C) ;
   les insaturés (huiles végétales) sont liquides à l'ambiante (sauf l'huile de palme).
► dans les lubrifiants modernes (en mise en forme), ils ne sont plus utilisés seuls,
  mais comme additifs (de quelques % à 50%) avec des huiles minérales                 H2C-OH            H2C-CH2OH

► pour des tôles plus propres, les triesters de glycérol sont remplacés:
                                                                                        HC-OH              HC-CH2OH
  esters de trimethylol-propane (Quaker)
  d'acide triméllitique (Esso)...
                                                                                       H2C-OH               H2C-CH2OH
► on utilise aussi des esters-phosphates (forte polarité  additifs et surfactants)
                                               O

                   +  3 alcools gras          O-C-CH2-…-CH2 (HC=CH)-CH2-…-CH3
                                           O
    O=P-O.H                                                                      "Biomimétiques" car ~similaires
                                   O=P   ---O-C-CH2-…-CH2 (HC=CH)-CH2-…-CH3
                                             O                                   aux phospholipides formant les
                                                                                 parois des cellules animales
                                               O-C-CH2-…-CH2 (HC=CH)-CH2-…-CH3
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Entre lubrifiants solides et liquides
oles verres (formage à chaud)
► verres minéraux standard : SiO2-Na2O-CaO…

► Ils fondent à haute température (T > 700°C)  liquides de très haute viscosité (105 - 1010 Pa.s).

► La propriété importante est la courbe h(T)  composition détaillée du verre (fondants…)

► Des additifs extrême-pression (EP) ou des lubrifiants solides peuvent être ajoutés

                                                                               Film de verre
► Applications : formage à chaud des métaux                   conteneur
  - forgeage des superalliages,                                            filière
                                                               Billette
  - extrusion des aciers,
  - extrusion ébauches tubes Zr…
                                                      Gargousse de verre
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oles savons secs
► Solides à température ambiante, ils fondent à
    T > 100-150°C  cristaux liquides de haute viscosité
    T > 300-400°C  « vrais » liquides (de basse viscosité)
                   ou décomposition

► Applications comme lubrifiants :
    - formage à froid des métaux (forgeage, tréfilage…)
    - plastifiants pour polymères / lubrifiants internes
                                                                                 Thermogramme DSC
                                                                                 du stéarate de sodium
                                                                      structures cristallines déterminées par DRX
► Exemples:
 Oléate de Calcium             CH3-(CH2)7-HC=CH-(CH2)7-COO-Ca-OOC-(CH2)7-HC=CH-(CH2)7-CH3

 Stéarate de sodium :          NaOH + acide stéarique (ou triglycérides)  CH3-(CH2)16-COO-Na + H2O
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oLes graisses
► Graisses = suspension d'huile dans une matrice de fibres de savon (ou feuillets d'argile, dispersion
  colloïdale de PTFE…),
► Dans le cas du savon, elle est obtenue par cristallisation lente du mélange savon-huile après
  saponification en phase huile
                                                                      Soap fibers

► Effet éponge: à l'entrée du contact,
  le "squelette solide" est comprimé
                                                                          Oil droplet
  et laisse partir l'huile qui est la phase lubrifiante;
  lorsque cette huile sort du contact, elle est recapturée

► Les graisses au savon résistent tant que le "squelette solide" n'est pas détruit par de hautes
  températures (= transition vers un cristal liquide, 100-200°C) ou un cisaillement excessif
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Additifs solides minéraux lamellaires (MoS2, h-BN, graphite…)

► Principe :    solides à structure cristalline lamellaire:
        fortes liaisons dans le plan, très faibles liaisons entre lamelles
        bonne résistance à la pression de contact, faible résistance au glissement = frottement
► Usages : En général utilisés pour des conditions sévères (T > 500°C, ultra-vide)
 huiles moteurs (anciennes): MoS2 + graphite
 mécanismes fonctionnant en ultra-vide (espace): MoS2
 mise en forme des métaux
    * graphite pour forgeage / laminage à chaud, remplacé par des "white lubricants" pour cause de saleté
     * MoS2 pour filage à chaud du Zr (avec poudre de verre et liant silicaté)
► Modes d'application :
•   dispersions dans l'eau (graphite), dans l'huile (graphite, MoS2) [alimentation continue ou dépôt]
•   films compactés [durabilité limitée]
•   vernis au graphite / MoS2 [durabilité accrue]
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oMoS                             2   vs graphite
                                                                                                    MoS2
   coefficient de frottement µ

                                                                    La qualité cristallographique
                                                                    est importante.

                                             graphite
                                                                         Cycle n°
                                 0    4000   8000   12000   16000

► MoS2 : très bon à température ambiante dans le vide, mais craint l'humidité
  (pontage entre lamelles  cisaillement plus aussi aisé) et les hautes températures (oxydation, sublimation).
    Possibilité de frottement bas à ultra-bas (µ
oHuiles contenant des nanoparticules
► Fort intérêt actuellement pour les huiles moteurs
   - Fullerènes et nanotubes de C (plus très en vogue)
   - MoS2 / WS2, forme "oignons" en concurrence avec la forme usuelle lamellaire
   - Oxydes
   - Métaux
   - core/shell (enveloppe oxyde contenant des nano-h-BN par exemple)

► Mise en forme: plutôt proposées jusqu'ici en laminage à chaud (pour lequel les huiles ont des limites)
   - Sulfonates de calcium surbasé (détergent) : cœur CaCO3 + chaînes sulfonates greffées
   - TiO2
   -…

► Mode d'action: dépôt d'un film métallique / oxyde formé de nanoparticules compactées + éventuellement
   nano-lamelle de MoS2, h-BN…
Additifs limites: 3 familles, 3 types de réactions

                                           Organo-soufrés, -chlorés : relarguent Cl ou S
                                            couches anti-adhésion (FeS / FeS2 , FeCl2 )
• Organo-phosphorés: DTPZn, TCP, …
                                           ( lubrifiant solide)
   verres de phosphates
                                            (spécifiques des alliages ferreux)
• DTPMo  verres de phosphates + MoS2
• Borates + molécules azotées  BN
  (spécifiques des alliages ferreux)

    Additifs polaires (« onctuosité ») :
    acides, alcools, esters, amines gras
    (tous métaux et alliages)
oQuelques résultats sur les additifs polaires
► Influence positive de la longueur de chaîne (Van der Waals  plus de cohésion entre molécules)
► Acide (-COOH) > alcool (-COH) > amine (-NH2)

              Jahanmir, Wear, 1985                       Bowden & Tabor, 1964
                      H3C-(CH2)14-COH
                                                        Acides gras linéaires saturés
                     H3C-(CH2)14-COOH

                                                                       H3C-(CH2)n-2-COOH
► Perte d'efficacité due à la désorption   Comportement basse / haute pression
            Jahanmir, Wear, 1985
                                           de multicouches d'additifs polaires

                                                Briscoe, Proc. Roy. Soc. A, 1973

                                               Stéarate de calcium,
                                               Nombre variable de
                                               couches moléculaires
oFilms réactionnels d'additifs phosphorés (DTPZn pour huiles moteur : Martin, 1978)
               Anti-usure (DTPZn ou ZDDP)
                                                                                   MoDTC, limiteur de frottement ( MoS2)

► films "épais" ( qq 100 nm), aux propriétés mécaniques essentielles pour le frottement et l'usure

► Ces additifs (initialement introduits dans les années 1950 comme anti-oxydants…) ont besoin de hautes températures qui
   entraînent leur décomposition : « extrême-pression » = en fait haute température
► S et P polluent les pots catalytiques  gros efforts de substitution, sans succès majeur à ce jour
► Structure du tribofilm
    (Bec et al., 1992)

• structure en "plots" discontinus
• structure multicouche :
  - S libéré  (Fe,Zn)S au contact de l'acier
  - polyphosphates (Fe,Zn) vitreux par dessus
• gradient de propriétés mécaniques
Lubrifiants liquides: émulsions

► Généralement huile dans eau (O / W), bien que les émulsions inverses (W / O) existent

    crème                                                                   Polaire (hydrophile)
                                                      eau

    Gouttes                                                                 = surfactant = amphiphile
    mouillant                                        huile
    les parois                                                              Non-polaire (hydrophobe)

► Exemples d'émulsifiant (surfactant):              nonyl-phénols éthoxylés (non–ioniques):

► Savons:        Na-OOC-(CH2)16-CH3 (anioniques)

► Sels d'ammonium        R-NH4+X-   (cationiques)
oMécanisme de lubrification par une émulsion: inversion accélérée par mouillage
► Démixtion à l'entrée du contact
  seule l'huile entre                                      Lignes de courant

 les facteurs nécessaires à la formation de film:
   * mouillage de l'huile sur la surface,
   * (in)stabilité de l'émulsion                                        Vcyl          réservoir L

    d'où l'extrême importance de l'émulsifiant

                                                     Vtôle
                                                                         Xinversion             Xplastique
                                                                         (p=0)                  (p=s0)
Par-delà les paraffines chlorées?
Deux exemples d'études sur une substitution difficile
► J. Hardell, B. Prakash, Tribological performance evaluation of cold pilgering lubricants,
   proc. ICTMP 2010 (Nice, 13-15 Juin 2010), P. Montmitonnet & E. Felder, eds, Presses des Mines, Paris, 2010.

                                     Fn
                  Inox Duplex

                                                         Acier à outils
                                                      (mandrin ou matrice)
Fn

► Essai de frottement jusqu'au grippage
            int    ext           soufré   ?   int      ext
 70°C     mixed                    ?          Ac. L.
                                              soufre
           P.Cl.

150°C
                                              soufre
           P.Cl.
Fn

  int    ext   soufré   ?      int     ext
mixed            ?            Ac. L.
                              soufre
 P.Cl.

P.Cl.                       soufre
► Essai 4 billes (grippage)

► Ici les soufrés font aussi bien que les paraffines chlorées – le résultat dépend du test!
► A priori, les paraffines chlorées réagissent avec la surface de l'inox, le soufre uniquement avec les aciers à outils
► Synthèse

             Paraffines chlorées

             EP inconnus

             EP soufré (lub LàPP)
             Acide laurique – pas d'EP
► N. Bay, T. Nakamura, S. Schmid, Green Lubricants for metal forming,
   proc. ICTMP 2010 (Nice, 13-15 Juin 2010), P. Montmitonnet & E. Felder, eds, Presses des Mines, Paris, 2010
                                                              AISI 304 vs P/M HSS tool (70°C),
                                                              Bending Under Tension Test
                                                                                                                                           F1  F2
                                                                                                                                    pc 
                                                                                                                                            2 Rw

                                                                                                               s 0 .w.t 2                 s 0 .w.t 2
                                                                                                   F2   F1              . exp( µ. ) 
                                                                                                                  4 R                       4R
                                                                                                    Using several values of  or F1,
                                                                                                    s0 may be eliminated
AISI 316 vs P/M HSS die,
Strip Reduction Drawing Test

  En production, bonne performance de Rhenus CXF125
  aussi, mais seulement avec des outils revêtus TiAlN
AISI 316 vs P/M HSS tool (70°C),
Découpe fine – frottement au retrait de l'outil
► Pour la mise en forme des inox, aucune des solutions n'est tout à fait à la hauteur des paraffines chlorées ;
   cette conclusion n'a pas été remise en cause à ma connaissance par les résultats publiés depuis.

► Des solutions acceptables peuvent être trouvées en combinant formulation du lubrifiant et acier à outil / revêtement, et
   spécifiques à une famille de procédés (avec leurs conditions de contact)

► Parmi les plus crédibles, la famille des esters, dont les "fatty acid methyl ester" utilisés purs (cf. expérience CEMEF en
   laminage à froid des inox).

► La tendance de l'utilisation de nanoparticules de tous types peut être interrogée aussi
Conclusion

► Nous pourrions parler des lubrifiants "blancs" (sans graphite) en forgeage à chaud : cette substitution est faite

► Les revêtements sont aussi en question:
   * phosphatation-savonage en filage à froid
   * et bien sûr le Cr dur à partir de bains de CrVI
Merci de votre attention

Pierre Montmitonnet
ADDITIVES

                                 The additives equation
                               Biobased oil stocks serve up different chemical
                                   qualities than mineral oil base stocks.
                                                                           By Mary Beckman
                                                                           Contributing Editor

KEY CONCEPTS
                                                                                                  For the lubricant industry, going renewable
The polarity of plant-based oils improves their ability to reduce friction on surfaces.           means researchers and engineers have to find
                                                                                                  new sources for base stocks that make up oils and
The chemical structure of additives affects how they perform in polar and nonpolar base stocks.   greases. But making something last for the life of
                                                                                                  your vehicle or farm implement out of something
Heat-treating plant-based oils makes their molecules longer and improves their viscosity.
                                                                                                  that is inherently biodegradable is a tricky problem.

32   •   SEPTEMBER 2020                                        TRIBOLOGY & LUBRICATION TECHNOLOGY                                         WWW.STLE.ORG
Part of the issue is characterizing bio-    additives, a commercially available poly-         test, enough load will eventually weld the
 logically derived base stocks. Lubrication       sulfide or a biobased polyester. Then they         top ball to the lower balls. Higher weld
 engineers have been working with petro-          subjected the oils to a four-ball friction and    points mean better protection by the ad-
 leum products for over a century, but plant-     wear test and a twist compression test. In        ditives.
 based oils haven’t been given as much at-        the four-ball test, one metal ball sits atop           Both additives yielded higher weld
 tention by modern science.                       three stationary balls bathed in the lubri-       points in either base stock. Polysulfide
      And then there are additives. Formu-        cant. The test puts force on the top ball         resulted in two to four times higher weld
 lating oils and greases requires an under-       and rotates it. The torque of the rotation        point than the polyester additive in 150N
 standing of the chemical qualities of every-     provides the coefficient of friction, and         oil. In soybean oil, polysulfide had better
 thing that goes into the mix and how those       the scar from the twisting ball provides          performance than polyester. The results
 chemicals interact.                              standard wear information. The twist              confirmed previous expectations.
      “It’s something people have to pay atten-   compression test works similarly except a              The additives’ overall improvement of
 tion to,” says STLE-member Ted McClure,          cylinder sitting atop a flat workpiece re-         the base oils depended on the base oil’s
 technical resources manager, for Sea-Land        places the top ball and three lower balls.        chemical structure. For example, polyest-
 Chemical Company and SLC Testing Ser-            Comparing test results between oils allows        er improved performance of mineral oil
 vices in Westlake, Ohio. “Even between           the researchers to see which combinations         more than soybean, and polysulfide per-
 additives, because it’s usually not just one     reduce friction and wear under extreme            formed better in soybean oil than mineral
 additive—it’s a coordinated group of addi-       pressure conditions, when the oils form a         oil. This might be because polysulfide is
 tives in a base stock.”                          very small boundary layer of lubricant.           more reactive with steel than polyester and
      Within the last 15 years or so, more                                                          will be more able to improve the perfor-
 chemists have been testing and charac-              Formulating oils and greases                   mance of polar soybean oil than polyester.
 terizing biobased oils, especially soybean          requires an understanding of the               Additive interactions with base oils and the
 oil. One of the hardest problems to over-           chemical qualities of everything               surfaces lubricated should be considered
 come is the ease with which biobased oils                                                          as formulators develop biobased oils.
                                                     that goes into the mix and how
 oxidize, a process that leads to breakdown
 and becoming thick and rancid. They’ve
                                                     those chemicals interact.
                                                                                                    Additives adding up to more
 also explored soybean oil’s structure, how            First, the team compared the base oils       Another USDA study focused on the oxida-
 it gets along with additives and even how        themselves. Torque rises and falls over           tion problem and found some synergy.
 to modify the oil itself.                        time in the test, and soybean oil had a low-      STLE-member B.K. Sharma, now at the
                                                  er and later peak in torque compared to           Illinois Sustainable Technology Center,
 Polar express                                    150N, showing that the setup with soybean         University of Illinois at Urbana-Champaign,
 Because a biobased oil, such as soybean          oil exhibited lower friction than the mineral     and colleagues tested a variety of antiox-
 oil, normally functions in a living world of     oil. This suggested that soybean oil’s polar      idants in soybean oil, alone and in com-
 water, its chemical structure is different       molecules can adsorb onto the surface to          binations.2 They used two pressurized
 from mineral oils, which reside inertly in       reduce friction. Mineral oil’s lack of polarity   differential scanning calorimeter (PDSC)
 rock. Polar molecules are a little bit pos-      gives it no such advantage.                       tests. One heats up the oil and additives
 itively charged on one end and a little bit           Five percent polyester added to 150N         and takes the temperature of the mixture
 negatively charged on the other, which           oil reduced both the amount of peak torque        when oxidation starts, which gives off a
 gives them particular characteristics. Soy-      and friction, but it had no effect when add-      burst of additional heat due to oxidation’s
 bean oil is polar while mineral oil is not.      ed to soybean oil. The soybean oil result         exothermic nature. The other test heats
      Additives have various chemical struc-      was not surprising—since it is already            up the oil to a set temperature and keeps
 tures as well, and they might interact with      chock full of esters, adding more doesn’t         it there until, again, a burst of exothermic
 polar and nonpolar base oils differently.        help. But the nonpolar 150N benefitted             heat indicates oxidation has begun. The
      To explore these interactions, STLE-        greatly from the added esters.                    “onset of oxidation” temperature from the
 member Girma Biresaw, a research chem-                When the team added 5% polysulfide            first test and the “oxidation induction time”
 ist, for the U.S. Department of Agriculture      to the base stocks, both 150N and soybean         from the second can be compared across
 (USDA) in Peoria, Ill., S. J. Asadauskas and     oil became much better lubricants—it cut          formulations. Higher is better.
 McClure examined two base stocks and             both torque and friction. But adding even              They compared four different antioxi-
 two additives to see how the mix of chem-        more polysulfide didn’t improve matters.           dant additives and three different antiwear
 ical structures influences the performance        The team concluded that once there was            additives for how well they preserved the
 of the modified oil under extreme pressure        enough polysulfide to coat the surfaces,           oil. The antioxidants can do their jobs in
 conditions.1                                     more wouldn’t help.                               several ways, such as by scavenging free
      The researchers mixed and matched                Finally, the team looked at a measure-       radicals, unstable molecules that bounce
 nonpolar paraffinic oil 150N, the more po-       ment called the weld point. In the four-ball      around and damage other molecules, or
 lar soybean oil, and two extreme pressure                                                          by sacrificing themselves to convert dan-

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ADDITIVES

gerous hydrogen peroxide to water and                   ing gears, they heated up the oil in such a             grease the gears, they evaluated several
oxygen, stopping it in its tracks. These                way as to make longer molecular chains                  antiwear additives in TP-SO using a four-
different means to the same end might al-               within the oil, a process called thermal po-            ball friction and wear test.
low antioxidants to work more effectively               lymerization.4 The treatment resulted in a                  They found that a boron ester antiwear
together than alone.                                    base stock called thermally polymerized                 additive combined with a compound called
     First the bad news. The researchers                soybean oil (TP-SO) that would have qual-               ZDDP created the smallest wear scar. The
found that, when combined with antioxi-                 ified as an SAE Viscosity Grade of 190.                  scar was so small compared to the base
dant butylated hydroxytoluene, two of the                   Of course, then it wasn’t going to flow              stock TP-SO that the two additives might
antiwear additives were actually making                 well at low temperatures. The first chemi-               be working synergistically.
oxidation worse.                                        cals they tested for their formulation were                 Having come up with a formulation for
     Now the good news. The third antiwear              proprietary pour-point depressants. They                bio-GO, the team put it up against five com-
additive, antimony dialkyldithiocarbamate               chose one that allowed the oil to pour at -15           mercial gear oils. Bio-GO had the second
(ADDC), reduced oxidation in the soybean                C rather than its beginning point of -9 C.              to highest viscosity index of the oils and
oil. All four antioxidants also worked as ad-           Because the USDA requires biobased oils                 created the second-smallest scar in the
vertised. But when researchers matched                  to be at least 58% renewable to be certified,            four-ball wear test. Although it performed
three of the antioxidants with ADDC, the                the team tested the addition of synthetic               admirably in those tests, it began to oxidize
results were synergistic. This meant that               oils as well on the pour point. Based on the            at the lowest temperature of the set. The
when they worked together, the effect was               results, their final formulation would have              commercial oils hit at least 269 C before
more than the sum of its parts.                         30.5% by weight of the Group V synthetic                oxidizing, whereas bio-GO became unsta-
     The team explored one other aspect                 aromatic ester base oil.                                ble at 220 C.
of the additives—the base oil stock. When                   One of the biggest problems with veg-                   Overall, the researchers were encour-
they used the additives in soybean oil that             etable oils is oxidation. To find a suitable             aged that thermal polymerization could
contained larger amounts of oleic acid, the             additive, they tested TP-SO with nine dif-              produce a biobased gear oil that held its
additives provided more antioxidant ac-                 ferent antioxidants. They used a PDSC to                own in bench tests.
tivity. The onset of oxidation temperature              measure the “onset of oxidation tempera-                    Just like with the gear oil, exploring
surpassed 250 C, suggesting manipulating                ture.” Based on the results, they chose two             ways to balance the biodegradability and
the saturation content of base stocks would             antioxidants to add to their base stock.                renewability of bio-base stocks with the
be another way to increase the oxidation                    “Of course, an industrial lubricant                 need for a long stable life is a problem for
stability of biobased oils.                             needs to do one thing well, and that is                 which scientists, increasingly, are holding
                                                        lubricate,” the researchers wrote. “This is             their own.
Heating up for gear oil                                 an especially important factor in gear oil
                                                                                                                Mary Beckman is a freelance science writer
Treating the base oil itself before adding              applications.”
                                                                                                                based in Richland, Wash. You can contact
modifiers is a method a group used in a                      To make sure their formulation would
                                                                                                                her at mbeckman@nasw.org.
publication in 2013. Researchers led by
Kenneth Doll at USDA in Peoria developed
a soybean oil-based gear oil and compared
its performance to commercially available
gear oils.3 They performed a series of tests
to determine the final mix of their bio-base
stock, which they called bio-GO.
     First, since regular soybean oil does not
have the viscosity for an application involv-

REFERENCES
1. Biresaw, G., Asadauskas, S.J. and McClure, T.G. (2012), “Polysulfide and biobased extreme pressure additive performance
   in vegetable vs paraffinic base oils,” Industrial and Engineering Chemistry Research, 51 (1), pp. 262-273. Available at
   https://pubs.acs.org/doi/10.1021/ie2015685.
2. Sharma, B.K., Perez, J.M. and Erhan, S.Z. (2007), “Soybean Oil-Based Lubricants: A Search for Synergistic Antioxidants,”
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