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4/2017 Etappenziel Destination intermédiaire Intermediate destination

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Editorial 4 Tribune: Securité informatique et numérique Garantir la sécurité face aux cyberdangers 20 Tribune: Protection des données Révolutions numériques – un instantané 22 Association Employés Suisse Quels effets la numérisation a-t-elle sur nous-même? 24 Les membres recrutent de nouveaux membres 26 Formation continue «Avancer ensemble avec l’offre de formation continue NAV» (continuation) 27 Objectif d’étape Voici la situation actuelle 28 Tribune: Des abeilles et du miel Merveilleuses abeilles 30 Chronique de Roger Thiriet – Tours de Bâle 32 arb – Association des employés de la région de Bâle ARB offre de consultation juridique 33 Editorial 4 Gastbeitrag: IT-Sicherheit Wirksamer Cyberschutz in widrigen Zeiten 6 Gastbeitrag: Datenschutz Digitale Revolutionen – eine Momentaufnahme 8 Angestellte Schweiz Was macht die Digitalisierung mit uns? 10 Mitglieder werben Mitglieder 12 Weiterbildung «Gemeinsam auf dem Weg mit dem NAV Weiterbildungs- angebot» (Fortsetzung) 13 Etappenziel Das ist der Stand der Dinge 14 Gastbeitrag: Von Bienen und von Honig Bienenpower 16 Kolumne von Roger Thiriet – Tours de Bâle 18 arb – Angestelltenvereinigung Region Basel ARB Rechtsberatungsangebot 19 Editorial 5 Guest contribution: IT security Staying Safe in Dangerous Cyber Times 34 Guest contribution: Data protection Digital revolutions – a snapshot 36 Employees Switzerland What is digitization doing to us? 38 Members recruit members 40 Further training “Working together with the NAV series of professional development events” (continuation) 41 Stage finish Where we stand at present 42 Guest contribution: Of bees and honey Bee power 44 Roger Thiriet’s column – Tours de Bâle 46 arb – Employees’ Association, Basel Region ARB offer for legal advice 47 3 I N F O D E Z E M B E R 2 1 7 Inhalt Impressum Sämtliche Artikel finden Sie auch unter: www.nav.ch Mitgliedschaften Angestellte Schweiz arb Angestelltenvereinigung Region Basel Redaktionsteam Claudio Campestrin, Susanne Hänni, Davide Lauditi und Roland Hirt Kontaktadresse NAV Novartis Angestellten Verband Geschäftsstelle Novartis Campus, Forum 1 WSJ-200.P.84/Postfach 4002 Basel Telefon +41 (0)61 697 39 00 E-Mail nav.nav(at)novartis.com info erscheint vierteljährlich Laufende Nr.: 80/2017 Auflage: 2700 Exemplare Redaktionsschluss info 1/2018 23. Februar 2018 Übersetzungen Inter-Translations SA, Bern CLS Communication AG, Basel Titelbild de.fotolia.com Grafik/Satz cdesign, Reinach Druck Runser Druck & Satz AG, Basel Jegliche Wiedergabe von Artikeln und Bildern, auch aus- zugsweise, nur mit schriftlicher Genehmigung der Redaktion.

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J ’ai le grand plaisir d’accueillir le res- ponsable mondial de la sécurité de l’information chez Novartis, Titus Melynk, comme auteur invité de ce numéro. Alors que des attaques majeures toujours plus nombreuses ont été com- muniquées contre des systèmes infor- matiques en tout genre, il m’a semblé important de donner à nos membres un aperçu approfondi de cette thématique. Auteur invité lui aussi, Daniel Szpilman profite de l’occasion pour saisir la passe au vol et nous esquisser la nouvelle loi sur la protection des données. Ensuite, Stefan Studer, le directeur de notre association faî- tière Employés Suisse, nous expose sa vision sur la progression de la numérisation. Nous sommes convaincus que la nu- mérisation et l’automatisation qui s’y rap- porte engendreront des bouleversements radicaux dans le monde du travail de l’«Industrie 4.0» – voilà pourquoi nous nous plongeons une fois de plus dans le sujet.

Le thème de notre session de dévelop- pement 2017, «Résilience», touche lente- ment mais sûrement à sa fin. Il a été très appréciable de voir qu’en dépit du dia- logue CEO parallèle, de nombreux mem- bres ont préféré venir à notre manifesta- tion. En effet, cette dernière est unique, alors qu’il est possible de visionner en tout temps l’enregistrement du dialogue CEO.

A côté de mon tour d’horizon sur l’ac- tualité, un autre auteur invité, Michael Mildner, vient «adoucir» la lecture par une excursion passionnante et enrichis- sante dans l’univers des abeilles et du miel. Personnellement, j’aime beaucoup le miel et compte parmi les grands utilisa- teurs de cet aliment raffiné. C’est pour- quoi j’ai volontiers accepté de publier cet article – une contrepartie, espérons-le appréciée, aux contributions précédentes sur la numérisation.

Pour finir, laissez-vous inspirer par la chronique de Roger Thiriet et commen- cez votre tour tout à fait personnel quand l’envie vous prendra. Je souhaite d’ores et déjà à tous nos membres et à leurs familles un bel hiver, une délicieuse période de Noël, une bonne fin d’année et un bilan d’étape réjouissant. Nous espérons que vous apprécierez cette lecture et serons ravis de recevoir vos retours quels qu’ils soient. N’hésitez- pas à nous recommander en interne au- près de vos collègues afin d’étendre la portée de notre association.

Nous restons à votre disposition pour répondre à vos questions et fournir les in- formations complémentaires souhaitées. Enfin, nous vous adressons d’ores et déjà nos meilleurs vœux pour la nouvelle année, votre président de la NAV – Claudio Campestrin Editorial 4 I N F O D E Z E M B E R 2 1 7

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Le monde entier peut témoigner des dommages causés par WannaCry et NotPetya. Notre équipe chargée de la sécurité s’emploie constamment à renforcer la protection de nos sys- tèmes et assurer la mise à jour des patchs de sécurité. Lorsqu’un nouveau type de logiciel malveillant, un «malware», est décou- vert, elle analyse la façon dont il infecte les machines. D’après notre expérience, leur propagation est souvent déclenchée par un simple clic sur un lien ou l’ouverture d’un document Office. Nous avons déjà connu des malwares qui dérobent les mots de passe d’e-mail personnel d’utilisateurs. Ceux-ci ensuite envoient des e-mails malveillants à leurs comptes e-mail professionnels. Peut-être que ce message très matinal vient m’annoncer que nous sommes victimes d’une nouvelle attaque.

Je prends mon téléphone et le déverrouille en apposant mon empreinte digitale, ce qui m’évite la tâche fastidieuse de taper un long mot de passe. C’est un e-mail de ma mère. Son compte Facebook a été piraté et elle ne sait absolument pas quoi faire. Des messages ont été envoyés à ses amis, contenant des liens Titus Melynk Head IT Security Technology & Operations I l doit être 3 ou 4 h du matin, à en juger par la luminosité dans la chambre. Com- bien d’heures ai-je dormi? Je me sens parfaitement réveillé, ce qui n’est ja- mais bon signe. Mes yeux se dirigent vers la table de nuit où je laisse mon smart- phone. Comme s’il ressentait mon angoisse, l’écran s’illumine subitement. Une per- sonne que j’ai désignée comme VIP vient de m’envoyer un e-mail. Mon cerveau s’emballe, mais qui donc m’enverrait un e-mail à une heure pareille? Nos systèmes font-ils l’objet d’une attaque? S’agirait-il d’un nouveau malware rançonneur crypté lâché dans la nature? T R I B U N E : S E C U R I T É I N F O R M A T I Q U E E T N U M É R I Q U E Garantir la sécurité face aux cyberdangers Actuel 20 I N F O D É C E M B R E 2 1 7

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internet étranges. C’est effectivement assez désagréable, mais ce n’est pas si grave. Après un long soupir de soulagement, je lui adresse mes instructions pour changer son mot de passe. J’en- voie un message à ses amis Facebook, leur indiquant de ne pas cliquer sur le lien. J’ouvre mon application de tâches et me mets un rappel de lui montrer comment activer l’authentification bi- factorielle afin qu’elle se protège de futures attaques. À mesure que les sociétés renforcent leur cybersécurité, les agresseurs inventent de nouvelles méthodes d’intrusion. Au lieu de tenter de contourner les systèmes des sociétés en matière de prévention des intrusions, l’analyse dynamique des codes binaires de sécurité et les autres dispositifs de sécurité, ils s’atta- quent aux comptes personnels des utilisateurs. Voilà pourquoi il est essentiel que les utilisateurs protègent leur propre système informatique, de la même manière que les sociétés protègent les leurs. Avec cette nouvelle génération d’attaques, il importe que tout un chacun prenne des mesures supplémentaires pour se protéger.

Chez Novartis, nous avons déployé des technologies qui im- posent à l’agresseur de passer un grand nombre de contrôles de sécurité avant de pouvoir compromettre des systèmes critiques. Par exemple, des technologies telles que MobilePASS offrent ce Actuel 21 I N F O D É C E M B R E 2 1 7 Voici quelques liens qui vous permettront de mettre en place une authentification bifactorielle sur les sys- tèmes les plus courants: Authentification bifactorielle d’Apple https://support.apple.com/en-us/HT204915 Protégez votre iCloud, votre iPhone, votre iPad et d’autres systèmes avec l’authentification bifactorielle d’Apple. Elle s’intègre aussi facilement à l’Apple watch. Authentification en deux étapes de Google https://www.google.com/landing/2step/ Protégez votre compte Gmail, votre appareil Android et d’autres systèmes avec le système d’authentification de Google.

Vérification en deux étapes de Microsoft https://support.microsoft.com/en-us/help/12408/microsoft- account-about-two-step-verification Protégez tous vos comptes personnels Microsoft, incluant également ceux de votre smartphone et votre smartwatch. Xbox Live, Hotmail, Outlook.com et d’autres services béné- ficieront de cette protection une fois activée. Authentification bifactorielle de Facebook https://www.facebook.com/help/148233965247823 Voici le lien que j’ai envoyé à ma mère. Les assaillants ciblent les réseaux sociaux, car ils constituent un excellent moyen de propager les malwares.

Vérification du login Twitter https://support.twitter.com/articles/20170430 Twitter vous enverra un message texte contenant un code PIN dont vous aurez besoin pour vous connecter. niveau supplémentaire de protection. Désormais, pour parvenir à compromettre le système, l’assaillant doit non seulement pira- ter l’identifiant et le mot de passe d’un utilisateur, mais égale- ment pouvoir accéder à l’application MobilePASS et au code PIN de l’utilisateur. Ce type de protection est appelé authentification bifactorielle.

L’authentification consiste à prouver à un système que nous sommes bien qui nous prétendons être. Il y a trois moyens pour le faire: Fournir quelque chose que seul vous connaissez (p. ex., un mot de passe), quelque chose que seul vous détenez (p. ex., votre smartphone personnel, un logiciel de sécurité spécial installé sur votre système), ou vos caractéristiques physiques uniques (p. ex., empreinte digitale, image rétinienne, reconnaissance faciale). La plupart des systèmes de sécurité utilise l’un de ces trois facteurs. Par exemple, de nombreux smartphones peuvent être déver- rouillés au moyen de l’empreinte digitale. Les systèmes haute- ment sécurisés peuvent requérir deux, voire les trois facteurs. Par exemple, pour autoriser l’accès, un système peut exiger que vous tapiez votre mot de passe, puis que vous fournissiez un PIN créé de manière aléatoire à partir d’une application à laquelle seul vous pouvez accéder.

La mise en place d’une authentification bifactorielle sur vos comptes personnels est un excellent moyen de renforcer votre sécurité. Cela prend généralement la forme d’un code PIN qui vous est envoyé par SMS ou généré par une application sur votre smartphone. Cela signifie que pour se connecter à vos comptes, un assaillant aurait besoin de voler simultanément votre nom d’utilisateur, votre mot de passe et votre smartphone. Heureusement, les dommages causés par le piratage du compte Facebook de ma mère ont été mineurs. Nous sommes parvenus à récupérer l’accès et aucun de ses amis n’a cliqué sur les liens malveillants envoyés par l’assaillant se prétendant être ma mère. La meilleure sécurité consiste à être vigilant. Redoublez de prudence lorsque vous recevez des e-mails et des messages inhabituels, même s’ils proviennent de personnes que vous connaissez. Pour en savoir plus sur les moyens de se protéger, je vous invite à consulter le site Web de Novartis Think First. http:/go/thinkfirst.

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Actuel 22 I N F O D É C E M B R E 2 1 7 Daniel W. Szpilman Auteur invité P our traiter le thème (actuellement omniprésent) de la protection des données de manière plus ou moins complète, il faut davantage qu’un article dans un magazine. Même un instantané, sous la forme du rapport final sur l’évaluation de la Loi fédérale sur la protection des données élaboré dans le cadre de la révision totale de la loi suisse sur la protection des données (LPD) qui compte 279 pages, n’est pas un morceau de littérature juridique facile à digérer – et ce malgré l’intérêt qu’il présente. La tenta- tive d’expliquer sur une page la révision de la loi sur la protection des données prévue par le Conseil fédéral serait donc naïve. Pourtant, la protection des données nous concerne tous, et devrait aussi tous nous intéresser, surtout depuis les médias sociaux, Snowden et autres scandales médiatiques. Les change- ments survenus ces dernières années dans le domaine de la pro- tection des données sont difficiles à décrire. La LPD entrée en vigueur en 1993 vise à «protéger la person- nalité et les droits fondamentaux des personnes qui font l’objet d’un traitement des données». C’est ce que mentionnent les experts dans le rapport final sur l’évaluation de la Loi fédérale sur la protection des données. Ils parviennent cependant aussi à la conclusion que l’actuelle loi sur la protection des données de 1993 doit être adaptée aux normes européennes. T R I B U N E : P R O T E C T I O N D E S D O N N É E S Révolutions numériques – un instantané Où étiez-vous en 1993? J’étais par exemple âgé de quelques mois seulement. En 1993, Bill Clinton était président des États- Unis. La Tchéquie et la Slovaquie se sont séparées cette année-là pour devenir des États indépendants. Le marché intérieur euro- péen est entré en vigueur et Nelson Mandela a reçu avec Frederik de Klerk le prix Nobel de la paix. 24 ans plus tard, le monde est totalement différent. Qui aurait alors cru pouvoir téléphoner dans le monde entier avec un iPhone, tout en voyant son interlocu- teur? Oui, qui aurait imaginé à l’époque que les enfants ne sau- raient plus ce que signifie écrire une lettre à la main? Que les cours de programmation seraient intégrés dans presque chaque plan d’études?

En 1993, il existait environ 50 serveurs dans le World Wide Web. Selon un sondage de Netcraft, ils sont actuellement au nombre d’environ 1,8 milliard. De plus, il existe aujourd’hui 2,7 zétaoctets de données, soit un trillion de gigaoctets ou 10 puissance 21 octets, ce qui correspond à plusieurs siècles de films HD. Les serveurs de données d’aujourd’hui consomment chaque année autant d’énergie que la Suède toute entière. La société américaine Walmart traite plus d’un million de transac- tions de clients par heure et plus de 5 milliards de personnes télé- phonent, surfent ou envoient des textos avec un Smartphone. À l’époque, il fallait dix ans pour décrypter le génome humain, actuellement une seule semaine est nécessaire. Le monde est devenu plus rapide, plus complexe et plus dense. En 1993, les ordinateurs coûtaient une fortune, l’accès au réseau était excep- tionnel et physiquement, les disques durs n’étaient pas de petits objets ressemblant aux clés USB ou aux disques durs portables actuels. Quelques années auparavant, soit en 1953, le disque dur le plus moderne était l’IBM 350, un composant de l’ordinateur IBM 305. A lui seul, le disque dur faisait 1,73 m de haut, avait une capacité légendaire de 3,75 mégaoctets et utilisait 50 pla- teaux en aluminium de 61 cm de diamètre. Il n’était pas vendu mais loué pour 650 dollars par mois. Ce n’est qu’en 1969, Pendant que vous commencez à lire cet article, plusieurs milliers de jeux de données sont créés et traités. Il n’est donc pas étonnant que le Big Data soit tendance, tout comme l’intérêt renforcé pour les questions relatives à la protection des données. En Suisse, la loi sur la protection des données est entrée en vigueur en 1993. «Cette évolu- tion vers une société d’information est devenue possible grâce à la technologie moderne d’information et de com- munication», écrivait le président de la Confédération Otto Stich en 1988 dans le message du Conseil fédéral au Parlement suisse. Une révision totale de la loi sur la pro- tection des données est en discussion depuis des années. Le Conseil fédéral espère que la nouvelle loi entrera en vigueur en été 2018.

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l’année où le premier homme a marché sur la lune, que l’IBM 350 a été retiré du marché. Aujourd’hui, je porte 64 gigaoctets à ma clé et dispose de 2 téraoctets sur une mémoire en ligne. Une révolution. De nos jours, cela paraît totalement inimaginable. Quelques années peuvent révolutionner aussi bien le domaine de la science que celui des données. Faut-il donc s’étonner du besoin de révi- sion de la loi sur la protection des données? De plus dans l’un des pays les plus modernes et digitalisés du monde? Avec la nou- velle révision de la loi sur la protection des données, le Conseil fédéral veut notamment que la Suisse ratifie les conditions de la convention du Conseil de l’Europe sur la protection des données et puisse reprendre dans le domaine de la poursuite pénale la directive de l’UE sur la protection des données. Il veut aussi garantir que le transfert de données au-delà des frontières reste possible. Le libre choix des personnes concernées et la transpa- rence du traitement des données doivent être accrus, les devoirs d’information des organes responsables de ce traitement être pour leur part étendus. Un droit de renseignement des per- sonnes concernées doit être précisé. Les compétences de sur- veillance du préposé fédéral à la protection des données doivent aussi être renforcées.

On pourrait encore mentionner de nombreux autres objectifs visés par le Conseil fédéral dans le cadre d’une telle révision. Il est évident que les adaptations aux nouveautés de l’Union euro- péenne sont obligatoires si la Suisse veut continuer à être recon- nue comme un pays disposant d’une protection des données adéquate. Il est intéressant de voir que des problèmes et défis encore inimaginables il y a quelques années doivent maintenant être réglementés.

Voilà, pendant que vous avez lu cet article, de nombreuses données supplémentaires ont été créées et traitées. Et jusqu’à ce que tous les acteurs politiques se soient mis d’accord sur un nou- veau projet, beaucoup de nouvelles questions auxquelles il fau- dra répondre auront été soulevées. Si la nouvelle loi sur la pro- tection des données entre en vigueur en 2018, l’ancienne aura été applicable pendant 25 ans. Le fait d’élaborer dans ce domai- ne un projet pour 25 années supplémentaires est tout un art. Différents thèmes prioritaires seront présentés plus en détails dans les éditions d’info 2018.

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Comment le salarié doit-il s’adapter, s’ali- gner, se perfectionner? Et comment les entreprises doivent-elles s’organiser, se développer, se modifier? Une approche pourrait consister à inverser la phrase de titre: «Quels effets avons-nous sur la numérisation?» En ce qui concerne le monde du travail, le psychologue du tra- vail zurichois Felix Frei résume la situation en quelques mots: «La numérisation mise sur la plus grande agilité possible. Cela n’est possible que si les organisations n’ont pas une base hiérarchique, mais se fondent sur des réseaux basés sur les rôles. Qui fonctionnent pour leur part uniquement si tout le monde assume des respon- sabilités. Ce qui est possible uniquement si tout le monde dispo- se d’une marge de manœuvre.» En d’autre termes: à l’avenir, la gestion ne peut plus agir et fonctionner via un pouvoir d’injonc- tion, elle doit convaincre. Mais nous n’en sommes pas encore là. L’expert en personnel Matthias Mölleney a estimé dans la «SonntagsZeitung» du 23 juillet à 70% le nombre de cadres qui ne sont pas préparés à diriger dans un monde du travail dominé par le numérique.

Des modes d’organisations sous forme de réseau qui se basent de manière conséquente sur la responsabilité de tout le monde exigent un autre état d’esprit de la part des cadres. Mölleney l’exprime ainsi: «Un supérieur sera à l’avenir davantage un teamplayer et un coach. Les ordres donnés du haut vers le bas appartiennent au passé.» Cette manière différente de voir les choses est centrale. Car à l’avenir, les demandeurs d’emploi ne se décideront plus en faveur d’une entreprise, mais d’une cul- ture de management.

Mais cela pour autant qu’ils cherchent ou obtiennent encore un emploi fixe. La numérisation offre aussi des opportunités d’avoir plus d’indépendance et de flexibilité dans la vie profes- sionnelle et d’améliorer la conciliation de celle-ci avec la vie pri- vée. Elle permet davantage de souplesse dans l’espace et le temps. Et ce potentiel n’est de loin pas épuisé. Mais là aussi, les différentes réponses concernant les chances et les risques des nouvelles formes de travail numériques sont diamétralement opposées.

La promotion de l’action commune et d’une économie du partage constitue un aspect positif. «Potentiellement», souligne le rapport mentionné du gouvernement allemand, «elle peut offrir de nouvelles chances à ceux qui ont des difficultés à accé- der au marché du travail ordinaire, comme les personnes âgées, celles qui s’occupent de leur famille et de leurs proches à la maison, les personnes handicapées, les habitants de régions reculées, etc.» En tant qu’«outil neutre», la numérisation peut aussi «créer de nouvelles possibilités d’innovations». L’un des Stefan Studer Directeur d’Employés Suisse L es considérations exprimées dans des études récentes montrent que l’incertitude règne partout. «La menace concernant l’emploi est probablement nettement plus faible que le potentiel d’automatisation technique», re- lève un rapport du gouvernement allemand qui relativise cepen- dant quelques lignes plus tard: «La question de savoir à quelle vitesse et dans quelle mesure les évolutions technologiques entraîneront des pertes d’emploi et quelles places de travail seront touchées est cependant encore ouverte.» D’une manière générale, on considère «que la numérisation entraîne d’impor- tants gains d’efficacité. Les potentiels de rationalisation présen- tés sont immenses, aussi bien dans le domaine de la production industrielle que dans celui du travail administratif.» Ce point de vue positif mais prudent venant d’Allemagne est contredit par des visions d’horreur provenant de dignes représentants de la Silicon Valley, qui estiment que le changement structurel entraî- nera la diminution de moitié des postes de travail dans les bureaux. Fait incontestable, avec l’Industrie 4.0, le changement structurel vers une société de services s’accélère. De plus, il est évident que la numérisation va radicalement modifier le monde du travail et par conséquent nous, êtres humains, ainsi que la société. Mais l’incertitude règne concer- nant l’avenir de nos postes de travail dans dix ou 20 ans. Le mot clé est intelligence artificielle (IA). Dans la «NZZ am Sonntag» du 23 juillet, Erich Horvitz, responsable Research chez Microsoft annonçait que l’IA créerait «des emplois d’un genre totalement nouveau», les systèmes devant être constamment actualisés et améliorés. Pour cette «tâche difficile», il faut une «toute nou- velle classe de personnes». Le fait que «des emplois d’un genre totalement nouveau soient créés» est cependant positif. Pour nous, le «commun des mortels», que signifie une telle déclaration pour pouvoir subsister dans le monde numérique? A S S O C I A T I O N E M P L O Y É S S U I S S E Quels effets la numérisation a-t-elle sur nous-même? Le thème de la numérisation et ses con- séquences sur le monde du travail et la société semblent être actuellement omniprésents. Les médias en Suisse et à l’étranger traitent ce sujet de manière quasi quotidienne. Or je constate que les conclusions des nombreux articles et études sur le sujet sont parfois dia- métralement opposées. Peut-être de manière la plus frappante concernant la question qui nous tracasse tous: la numérisation entraîne-t-elle la suppression massive d’emplois ou en crée-t-elle de nouveaux qui compensent au moins partiellement les pertes?

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marges de manœuvre ne peuvent être utilisées que par la forma- tion permanente. Nous devons renforcer une gestion convain- cante. Tout en investissant dans le développement personnel de l’individu. Le monde numérique va aussi changer fondamentale- ment l’attitude par rapport au travail et à l’employeur. Le perfectionnement aura une importance de plus en plus stratégique. Il ne transmet pas seulement des nouvelles connais- sances et des capacités pour créer le changement technolo- gique, mais soutient aussi la mobilité et la flexibilité profession- nelles. Le système de formation dual, le degré de formation et la spécialisation aideront la Suisse à gérer les défis liés à la numéri- sation. Dans ce contexte, l’être humain doit rester central, afin que nous ne devenions pas victimes, voire même esclaves de la numérisation. Nous devons donc nous engager pour que les gains de rationalisation liés à la numérisation se répercutent aussi dans des réductions du temps de travail.

exemples d’«indépendant solo» est le «cloudworker» qui accomplit son travail au sein et à l’extérieur d’une entreprise et propose ses prestations aussi au niveau international sur des pla- teformes. L’augmentation de la flexibilité temporelle et spatiale des travailleurs favorise la création de nouvelles formes de travail et la combinaison de différents modèles de travail. Mais il y a un revers à cela: le fait d’être atteignable constam- ment et d’avoir ainsi des horaires de travail prolongés augmente le stress. Dans ce contexte, et il s’agira de l’une des tâches cen- trales des organisations d’employeurs, il faudra trouver l’équi- libre entre protection du travail et intérêts de flexibilisation des salariés et employeurs. «Une meilleure couverture sociale des indépendants est la condition d’une meilleure acceptation par la société», souligne un point de vue allemand. C’est aussi d’Alle- magne que vient la notion de «travailleur-entrepreneur» du sociologue G. Günter Voss, qui décrit le nouveau type de tra- vailleur qui doit gérer sa propre force de travail comme un entre- preneur.

Je ne pense cependant pas que cette notion va s’imposer. Mais elle montre la direction que pourrait prendre la compré- hension du travail sous le signe de la numérisation. Qu’est-ce que cela représente pour nous en tant qu’organisations de tra- vailleurs? Nous aussi, nous devons changer radicalement d’ap- proche pour gérer les défis du futur dans l’intérêt de nos membres. Nous devons nous engager pour que la numérisation contribue à créer des marges de manœuvre (et non des restrictions). Ces Actuel 25 I N F O D É C E M B R E 2 1 7

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Demande d’adhésion à la NAV Je souhaite adhérer à la NAV. Je souhaite collaborer activement au sein de la NAV. M. Mme No personnel Date de naissance Nom Prénom Lieu No de tél. Adresse privée NPA/lieu Management CIT CCT J’ai été contacté(e) par Nom Prénom Lieu No de tél. Remplir la demande d’adhésion, la signer et l’envoyer au bureau de la NAV, WSJ-200.P.84 (Forum 1). Les membres recrutent de nouveaux membres Notre action se poursuit! Nos prix attrayants ont d’ores et déjà fait le bonheur de plus d’un partici- pant.

Une seule réinscription vous permet de partici- per au prochain tirage au sort. Cotisation annuelle: Fr. 130.– ✁ L E S M E M B R E S D U M A N A G E M E N T P E U V E N T A U S S I Ê T R E R E P R É S E N T É S P A R L A N A V . NAV, active pour vous 26 I N F O D É C E M B R E 2 1 7

Susanne Hänni Membre du conseil du NAV – respon- sable de cours de formation continue … et nous continuons avec le thème de la résilience, qui signifie en bref: force de résistance interne – système immuni- taire psychique et flexibilité. Le mardi 12 septembre 2017, un autre exposé a eu lieu sur le sujet susmentionné. Il s’intitulait: «Autosabotage mental – sur les traces de convictions fondamentales marquantes» et a enco- re une fois été présenté de manière passionnante et claire par Patricia von Moos.

La NAV espère que suite à cet exposé de 60 minutes, vous avez pu vous débarrasser de schémas de pensée destructeurs et que vous êtes parvenu à intégrer dans votre quotidien les convictions fondamen- tales (affirmations positives) telles que par exemple «Je suis bien comme je suis» – «Je le vaux bien» ou «Je suis important/e». Nous continuons à traiter ce sujet et aurons le plaisir de vous accueillir à nou- veau le mardi 20 mars 2018 à 16 h 00 au WSJ-510.U1.AUD.

NAV, active pour vous 27 I N F O D É C E M B R E 2 1 7 F O R M A T I O N C O N T I N U E Suite de la dernière édition: «Avancer ensemble avec l’offre de formation continue NAV» Nous avons éveillé votre intérêt? Si oui, nous nous réjouissons de vous accueillir le mardi 20 mars 2018, de 16 h 00 à env. 17 h 30h, WSJ-510.U1.AUD, à l’ex- posé de Patricia von Moos – «Note: insuffisante! – entre autocritique et auto- compassion». L’invitation électronique suivra prochainement. Lors de cette manifestation, vous recevrez davantage d’informations sur le thème: Note: insuffisante! – entre autocritique et autocompassion Etre résilient signifie trouver un moyen de gérer ses propres faiblesses ou lacunes de manière différente et plus constructive, par exemple par l’autocritique ou l’autocondamnation. L’auto- critique permanente peut cependant entraîner une perte de con- fiance en soi et des doutes concernant son propre potentiel. Elle empêche également d’avoir un équilibre interne stable et une attitude positive.

Découvrez dans le cadre de cet exposé comment l’autocom- passion peut permettre de développer un nouveau type d’empa- thie. Dans ce contexte, l’accent est mis sur l’acceptation bien- veillante et la gentillesse envers soi-même, combinées avec une conscience sereine de ce qui est actuellement dans le cadre de nos possibilités ou ne l’est pas (encore).

adressons tous nos vœux de bonheur et de santé pour la suite. En employant Angela Oberrieder au-delà de l’âge ordinaire de la retraite, l’association a fait figure de pionnière et gagné une expérience précieuse sur le thème du maintien des rapports de travail. Si le monde politique et économique est sérieux lorsqu’il affirme que les employées et employés doivent rester dans la vie active après 65 ans, il est important de respecter quelques fac- teurs clés: il faut veiller à la santé physique car fournir une pres- tation de travail sans restriction n’est pas toujours simple à assu- rer du fait des troubles liés à l’âge. Les deux parties – employé et employeur – doivent faire preuve de compréhension et d’indul- gence. Il faut aussi tenir compte du contexte informatique actuel: le paysage technologique évolue si vite que le savoir acquis devient rapidement obsolète si l’on ne travaille pas en permanence à l’actualisation des connaissances informatiques. Nous remercions nos deux collègues pour l’expérience pré- cieuse que nous avons pu faire et leur souhaitons encore de nombreuses années pleines d’entrain et de belles aventures! Partenariat social Pour l’association des employés de Novartis ainsi que pour ses représentantes et représentants du personnel, l’année a com- mencé de manière plutôt calme et rangée. Le partenariat social Claudio Campestrin Président NAV C omme vous pourrez le lire dans la chronique, une «étape» est, au sens historique, un lieu situé à l’arrière du front. Bien que ce terme trouve son origine dans le vocabu- laire militaire, il ne faut en aucun cas avoir l’impression que nous nous trouvons dans une situation assimilable à l’état de siège. Au contraire, 2017, la première année de ma prise de fonction, touche lentement mais sûrement à sa fin, ce qui est une bonne raison de faire une pre- mière rétrospective des mois écoulés et oser se projeter en 2018. Association des employés de Novartis: activités de l’association L’Assemblée générale de cette année, au cours de laquelle la présidence est passée pleinement d’Henriette Brunner à moi- même après le vote de confirmation, a été un élément central pour l’association. La conduite de l’association est une tâche passionnante et ambitieuse. La collaboration au sein du Comité est collégiale et fructueuse grâce à l’échange franc entre tous les membres. Cette diversité est bénéfique et très appréciée car elle permet de voir régulièrement émerger de bonnes solutions et des alternatives constructives.

L’assemblée des délégués de l’organisation faîtière Employés Suisse (AS), qui a eu lieu fin juin, a confirmé le siège de la NAV au Comité de AS. Ce qui garantit la poursuite de la défense de nos intérêts à l’échelle nationale. Le bureau a déménagé une fois de plus et semble avoir désor- mais trouvé sa place sur le site actuel, juste à côté de la Caisse principale de Novartis, au rez-de-chaussée du Forum 1. La nou- velle adresse est: Forum 1-WSJ-200.P.84. A titre expérimental, l’occupation du bureau est actuellement réduite: ce dernier est ouvert aux membres le lundi et le mardi de 10 h 00 à 16 h 00. Les deux anciennes titulaires de poste du bureau de l’associa- tion ont pu partir à la retraite: Berta Treier fin mai et Angela Oberrieder, qui a atteint l’âge limite réglementaire de 70 ans, fin septembre 2017. Nous les remercions vivement de leur soutien permanent et précieux des activités de l’association, et leur O B J E C T I F D ’ É T A P E Voici la situation actuelle La NAV, l’association des employés de Novartis, organise de nombreuses activités durant toute l’année: la lecture de cet article vous permet d’en savoir davantage sur les activités internes de l’association, le partenariat social avec Novartis et le travail dans les Conseils de fondation des Caisses de pensions Novartis 1 et 2.

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fonctionnait tel que planifié, les nombreuses instances se réunis- saient comme prévu. Le 18 mai 2017, l’annonce de la restructuration de Novartis en Suisse a eu de quoi surprendre et a engendré une réorienta- tion fondamentale des axes prioritaires du dialogue social. Les représentantes et représentants du personnel ont organisé sans attendre et dans la meilleure tradition hanséatique les réunions de consultation. De nombreuses manifestations Town Hall ont eu lieu avec les secteurs touchés par la restructuration, et il a été possible d’en tirer des enseignements essentiels pour faire des propositions constructives lors des consultations avec l’entreprise. Ainsi, une solution interne a pu être déjà trouvée en amont pour de nombreuses personnes concernées.

Toutes les activités se poursuivent comme prévu, et il faut souligner qu’une grande cohésion et une très bonne coopéra- tion règnent chez les représentantes et représentants du person- nel de la NAV. Caisse de pensions Les comptes annuels 2016 des Caisses de pensions devaient être validés par le Conseil de fondation au début de l’année. A posteriori, nous pouvons constater que l’année financière a été bonne, ce qui s’est révélé propice pour assurer le niveau actuel des pensions. Et ce, bien que rien n’ait fondamentalement chan- gé au niveau des intérêts. Certains économistes pensent que l’environnement actuel de taux d’intérêt bas persistera encore longtemps. Le travail des Conseils de fondation des Caisses de pensions continuera donc d’être capital. Au-delà des séances ordinaires courantes du Conseil de fon- dation, la votation sur la réforme de Prévoyance Vieillesse 2020 était importante. Depuis le dépouillement, on sait que le paquet de réformes a échoué au verdict des urnes. Pour les Caisses de pensions Novartis 1 et 2, son adoption n’aurait pas changé grand-chose. Indépendamment du résultat, l’espérance de vie croissante et les faibles taux d’intérêt restent de véritables défis aussi pour nos caisses de pensions. Il existe trois alternatives pour les relever: des rentes plus basses, des cotisations plus élevées ou une durée de cotisation plus longue, c.-à-d. un âge de la retraite plus élevé. Etant donné que «conserver le niveau de subsistance habituel» est ancré comme but dans la Constitution fédérale, la variante relative à la baisse des rentes devient caduque. Comment assurer le niveau des rentes avec les deux alternatives restantes reste un sujet de préoccupation pour les politiques, la population et les Caisses de pensions.

Perspectives pour 2018 La nouvelle année verra les élections de renouvellement des représentantes et représentants du personnel. Les électrices et les électeurs auront raison, ici comme en politique. Nous espé- rons que notre engagement pour le personnel chez Novartis a su vous convaincre, et nous sommes confiants que vous soutien- drez votre association. Indépendamment du résultat des élections, nous vous assu- rons dès maintenant de notre soutien total. C’est avec grand plaisir, chers membres, que nous restons en contact avec vous pour échanger dans le cadre d’un entretien personnel ou au cours de l’une de nos nombreuses mani- festations: n’hésitez pas à participer aux activités de votre association, à la prochai- ne Assemblée générale du mercredi 25 avril 2018 ou à l’une des formations con- tinues. La prochaine formation aura lieu le 20 mars 2018 et clôturera la série de manifestations sur le thème de la résilien- ce. Nous vous informerons à temps de la suite de nos activités.

Qui plus est, la fondation de la NAV célèbrera ses 20 ans en 2018. Nous aime- rions célébrer cet anniversaire avec vous. Venez donc fêter avec nous la pérennité de votre association! NAV, active pour vous 29 I N F O D É C E M B R E 2 1 7

Toutefois, la relation entre l’homme et l’insecte s’est rapide- ment détendue: les abeilles sont en effet le plus ancien animal domestique de l’humanité. Aujourd’hui, le miel est générale- ment récolté dans un style cultivé par les apiculteurs qui s’enga- gent également pour la survie des ruchées en combattant les nombreux dangers qui les menacent. Un zèle exemplaire Si le miel est la priorité des apiculteurs, la pollinisation des plantes est le plus important «produit d’abeille» pour la nature. Environ 80% des plantes pollinifères dépendent des abeilles; sans ces dernières, les arbres fruitiers se retrouveraient nus et les fleurs ne produiraient pas de graines.

Au cours d’une seule expédition de butinage, les abeilles visi- tent quelque 1200 plantes avant de regagner leur ruche. Si l’on calcule la distance de vol nécessaire pour produire 500 g de miel, on obtient 50 000 vols ou environ 75 000 kilomètres! Pour une cuillérée de miel, les abeilles doivent donc parcourir plus de 1000 kilomètres, se déplaçant dans un rayon de 3 à 7 kilomètres depuis leur propre ruche. Outre différentes espèces d’abeilles mellifères, il existe égale- ment des abeilles sauvages. Celles-ci sont réparties en quelque 1500 espèces qui vivent généralement en solitaire. L’intensification de l’agriculture et ses monocultures présen- tent une énorme menace pour toutes les abeilles. Outre le manque de fleurs, l’utilisation de pesticides peut également affecter leur sens de l’orientation, entraînant une perturbation, voire même un effondrement de la communication entre les abeilles, avec des conséquences fatales. À ce jour, la cause de la mortalité massive et globalisée des abeilles n’est pas entièrement expliquée. Parmi les raisons plau- sibles, citons les parasites telles que l’acarien varroa, les pesti- cides ou encore les situations de stress causées par l’exploitation commerciale des ruchées telle qu’elle est décrite dans le film documentaire «Des abeilles et des hommes».

Spécialités apicoles Outre le pollen d’abeille mentionné ci-dessus que les hommes utilisent également en tant que complément alimentaire, la ruche produit d’autres spécialités précieuses telles que la propo- lis et la gelée royale. Propolis («devant la» en grec ancien) est une espèce de résine que les abeilles recueillent sur les bourgeons, les fruits, les fleurs et les feuilles des plantes. Elles s’en servent pour isoler la ruche et la protéger des courants d’air. En raison de ses propriétés anti- bactérienne et antifongique, la propolis prévient également l’in- trusion d’agents pathogènes. Mélangé au miel ou sous forme de teinture, la propolis peut également être utilisée par les êtres humains.

La gelée royale est quant à elle une substance réellement pro- digieuse: il s’agit de l’aliment qui transforme les abeilles nor- males en reines. La gelée résulte d’une sécrétion du système glandulaire céphalique des abeilles ouvrières. Les larves ordi- Michael Mildner Auteur invité e amateur de miel L es abeilles peuplent notre planète depuis plus de 100 mil- lions d’années. Pour les êtres humains, elles sont un important fournisseur alimentaire depuis l’âge de pierre, comme le révèle un pétroglyphe datant d’il y a 12 000 années dans la caverne de La Araña près de la ville espagnole de Valence. On y voit une voleuse de miel entourée d’un essaim d’abeilles furibondes.

T R I B U N E : D E S A B E I L L E S E T D U M I E L Merveilleuses abeilles Les abeilles ne sont pas seulement les plus importantes pollinisatrices de nos plantes – elles produisent également miel, propolis, gelée royale, pollen et cire. Et comme si cela ne suffisait pas, elles constituent également des colo- nies d’une complexité et d’une efficacité ahurissantes. Plus on en apprend sur les abeilles, plus ces créatures mer- veilleuses nous remplissent de fascination.

Actuel 30 I N F O D É C E M B R E 2 1 7

naires n’en reçoivent qu’au tout premier stade de leur dévelop- pement, tandis que les larves des reines se nourrissent exclusive- ment de cet élixir qui augmente aussi bien leur taille que leur longévité par rapport au reste de la colonie. Un autre produit d’abeille est la cire. Elle est réalisée à partir des écailles blanches sécrétées par les glandes cirières des abeilles, qui mastiquent ensuite la substance afin de la rendre opaque grâce à leurs sécrétions mandibulaires. Ainsi, la cire peut être utilisée pour construire les rayons ou fermer les alvéoles. Là encore, il s’agit d’un véritable chef-d’œuvre de la nature: lors- qu’une alvéole de couvain est fermée à l’aide de cire, elle demeure perméable à l’air. En revanche, lorsqu’elle sert de cou- vercle aux alvéoles à miel, elle reste parfaitement étanche. L’organisation d’une colonie d’abeilles et si efficace et si com- plexe qu’elle a donné lieu à toute une littérature spécialisée, rai- son pour laquelle nous nous contenterons d’évoquer quelques anecdotes seulement: selon les saisons, une ruchée est compo- sée de 8000 (hiver) à 40 000 (été) insectes. En été, la reine pond 1000 à 2000 œufs par jour, qui donnent lieu aux nouvelles reines après 16 jours, aux ouvrières après 21 jours et aux abeilles mâles, les faux bourdons (ou abeillauds) après 24 jours. D’une durée de quelques semaines seulement, la vie d’une abeille mel- lifère est strictement réglementée en fonction de ses tâches: il existe ainsi des abeilles chargées du nettoyage et du chauffage, des nourricières, des cirières, des veilleuses et bien entendu des butineuses.

Douceur oblige Et puis il y a tout naturellement le miel, spécialité apicole par excellence. Le miel est bien plus que cette masse sucrée et homogène disponible dans les supermarchés et que l’on étale distraitement sur ses tartines – bien au contraire: un bon miel est le reflet même de son paysage d’origine. Autrement dit, chaque type de miel est parfaitement unique par nature, puisque la végétation et les conditions environne- mentales de chaque ruche sont différentes. Bien souvent, des ruchées situées dans un même endroit produisent des miels aux goûts distincts.

À cela vient s’ajouter l’attention, la passion et l’expérience de l’apiculteur qui s’occupe des abeilles et qui récolte le miel. Des sites soigneusement choisis et un nombre réduit de colonies sont des facteurs qui augmentent les chances d’obtenir un produit de haute qualité réellement individuel. En parlant de qualité: saviez-vous que les régions sauvages et naturelles de la Suisse recèlent un grand nombre de types de miel différents qui divergent fortement en termes de couleur, de consistance et de goût? La palette s’étend de la délicate rose des Alpes aux arômes caramel des forêts de mélèzes en passant par les saveurs fraîches et citronnées du Bergell. Il existe également des miels jaune pissenlit, ambre foncé ou blanc pur qui peuvent être crémeux, liquides ou compacts. La Suisse se targue ainsi d’un trésor mellifère d’une qualité et d’une diversité uniques au monde.

Mais les villes et les régions campagnardes produisent égale- ment des miels très intéressants. Ainsi, la quête de «votre» miel de prédilection sera forcément une aventure fascinante, à l’image de la passionnante vie des abeilles! Actuel 31 I N F O D É C E M B R E 2 1 7 Pour toute question ou information complémentaire, n’hé- sitez pas à contacter l’auteur: Michael Mildner Gempenring 21b, CH-4143 Dornach E-mail: mildner(at)intergga.ch Site Internet: www.swissalpinehoney.com

discussions chez les spécialistes du vélo comme dans les médias. Alors que la direction de la course avait jusqu’alors opté pour une arrivée en dehors de la ville, par exemple dans la plaine de Saint- Jacques entre le stade de football et les installations sportives, l’au- dacieux comité d’organisation de Bâle emmena les cyclistes dans une boucle spectaculaire par la vieille ville avant de franchir la ligne d’arrivée. Le peloton dévala à toute allure la Freie Strasse, prit le goulot d’étranglement de la colline de la cathédrale avant de pas- ser devant le Münster et poursuivit sur l’historique Rittergasse en direction de l’arrivée près de la Schützenmatte. Les spectateurs, mais surtout les photographes, s’en donnèrent à cœur joie! «Le Grand Départ» ...

Partis sur la lancée de cette première audace, l’entrepreneur Ruedi Reisdorf, ses collaborateurs et, plus tard, les fondateurs de Radio Basilisk, Hansruedi Ledermann et Willi Erzberger, journaliste sportif local spécialisé, visait alors déjà la suite et posèrent la can- didature de Bâle comme départ du Tour de France, la plus grande course cycliste au monde. Devenu riche grâce son entreprise de transport, Reisdorf s’engageait souvent et volontiers comme spon- sor et mécène dans le monde sportif. Il obtint un rendez-vous auprès des organisateurs de l’époque du Tour et part pour Paris où il offrit un million de francs suisses en liquide, dans une «petite vali- se» qu’il apporta avec lui, soit la plus grosse somme jamais versée pour pouvoir organiser le «Grand Départ». Et il reçut le consente- ment. Le 2 juillet 1982 eut lieu le prologue du Tour à Binningen; le 3, une épreuve contre la montre individuelle conduisit les cou- reurs de Schupfart à Möhlin et le 4, un dimanche, le départ de la deuxième étape de 250 km de Bâle à Nancy fut donné. ... et «Le Grand Tour» Mais Bâle n’a pas été seulement une étape pour les Tours de Suisse et de France: en effet, elle l’est aussi depuis plusieurs années pour «Le Grand Tour of Switzerland» de Suisse Tourisme et de l’association «Grand Tour of Switzerland». Ciblant davantage les motards et les automobilistes que les cyclistes, ce sublime tour fait découvrir 45 sites touristiques suisses dont douze sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le point culminant du Tour est le col de la Furka à une altitude de 2429 m; le point le plus bas est le lac Majeur à 193 m au-dessus du niveau de la mer. La route prin- cipale, longue de 1643 km, peut évidemment se faire… par étapes; auquel cas Bâle n’est pas une arrivée mais le point de départ de l’une des «étapes d’entrée» du tour qui emmène le voyageur sur 165 km, de Bâle à Neuchâtel en passant par Saint Ursanne et La Chaux-de-Fonds. Justement là où a été donné, en 1936, le coup d’envoi de l’étape du Tour de Suisse en direction de Bâle. Roger Thiriet Auteur et journaliste L e philosophe grec Héraclite savait déjà que la guerre est le père de tout et de toute chose. D’ailleurs, le terme d’«étape» trouve son origine dans le vocabulaire militaire. Les généraux des siècles passés désignaient ainsi les lieux à l’arrière du front où les provisions pour les troupes étaient stockées et les services de support comme les hôpitaux militaires, les unités administratives et celles de réparation installés. Ces étapes étaient judicieusement éloignées les unes des autres par un jour de mar- che; aujourd’hui, elles permettent surtout de mesurer la perfor- mance journalière d’un coureur cycliste ou d’un touriste motorisé. Le Tour de Suisse à Bâle...

Au cours des décennies passées, Bâle a régulièrement été le lieu d’arrivée de courses cyclistes. C’est le Tour de Suisse qui s’y est le plus souvent arrêté et ce, dès les deux premières éditions où les coureurs ont rejoint le coude du Rhin en partant respecti- vement de Genève et de Berne. Le 26 juin 1936, lors de la qua- trième édition, les cyclistes pédalaient une centaine de kilo- mètres à travers le Jura, de La Chaux-de-Fonds à Bâle, où la population pouvait acclamer la victoire d’un Suisse du nom de Theo Heimann. Dix ans plus tard, une étape Zurich-Bâle fut de nouveau courue, à l’issue de laquelle la légende italienne du vélo Gino Bartali franchit la ligne d’arrivée en vainqueur. Après plu- sieurs arrivées d’étapes intermédiaires les années suivantes, le tour se termina à Bâle en 1960, où le coureur suisse très popu- laire Fredy Rüegg, vainqueur au classement général, fut porté par ses fans dès la ligne d’arrivée. Tout aussi connu et aimé, Rolf Maurer courut quatre ans plus tard l’étape Delémont-Bâle en maillot jaune et le défendit jusqu’à la fin du tour. ... et la vieille ville de Bâle Les seniors fans de cyclisme bâlois se souviennent tout particu- lièrement de l’arrivée du Tour de Suisse en 1980. Non pas parce que l’étape Boncourt-Bâle fut particulièrement capti-vante; non plus en raison du vainqueur, le Belge Daniel Willems. Mais plutôt parce que le circuit à travers la vieille ville de Bâle est absolument spectaculaire; en amont, ce choix avait d’ailleurs entraîné de vives C H R O N I Q U E Tours de Bâle Bâle a été à plusieurs reprises une étape du Tour de Suisse et du Tour de France. Pour le «Grand Tour» de Suisse Tourisme, la cité nichée dans le coude du Rhin est l’étape de départ d’un parcours touristique apprécié à travers le Jura suisse.

NAV, active pour vous 32 I N F O D É C E M B R E 2 1 7 Roger Thiriet, auteur et journaliste, vit à Bâle. Sa chronique aborde le thème- phare de la revue actuelle par le biais des us et coutumes de sa ville natale. Sources: https://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_de_Suisse . https://www.nzz.ch/sport/aktuell/zwischenhalt-in-der-schweiz-wie-basel-eins t-zur-tour-de-france-kam-ld.105988 http://grandtour.myswitzerland.com/fr/

Le comité de la NAV vous souhaite des journées de fête reposantes et une très bonne et heureuse nouvelle année. Nous vous remercions cordialement de votre confiance et votre fidélité à notre association. L’association des employés de Novartis NAV est membre affilié de l’association des employés de la région de Bâle (www.arb-basel.ch). L’ARB propose désormais des conseils juridiques gratuits par des avocats professionnels et expéri- mentés, dans tous les domaines juridiques. Coûts: aucun Inscription: nécessaire, par courrier électronique (info(at)arb-basel.ch) Indiquez-nous de quelle association vous êtes membre. Nous vérifierons vos informations et confirmerons le rendez- vous souhaité. Si la date ne convient pas, nous vous donne- rons un autre rendez-vous. Veuillez aussi nous préciser de quel domaine juridique il s’agit ou quelles sont vos demandes concrètes. Il est conseillé de nous envoyer les documents à l’avance par courrier électronique ou par la poste. Lieu: Furer & Karrer Avocats Gerbergasse 26, 4001 Bâle Conseils donnés par: Dr Hans Furer Regula Steinemann, licenciée en droit La consultation juridique (il ne peut s’agir d’une consulta- tion approfondie) dure au maximum 30 minutes. Veuillez prendre avec vous tous les documents importants. Suite de la procédure: si nous estimons qu’une défense est indiquée, nous vous recommanderons des avocats au bénéfice des connaissances spécialisées.

Prestation pour les membres arb – consultation juridique NAV, active pour vous 33 I N F O D É C E M B R E 2 1 7

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